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Exposition « Jean Cotelle , 1646-1708. Des jardins et des dieux » au château de Versailles

Du 12 juin au 16 septembre 2018, au Grand Trianon, exposition consacrée à Jean Cotelle, peintre du XVIIeme siècle
L’exposition « Jean Cotelle, 1646-1708. Des jardins et des dieux » est la première consacrée à ce peintre du XVIIe siècle, disparu des mémoires, et qu’il est temps de redécouvrir dans le Grand Trianon à Versailles (Yvelines).

L’ensemble de sa carrière sera présentée, avec en point d’orgue son oeuvre la plus illustre : la galerie qui porte son nom au Grand Trianon. Il y a représenté les plus beaux bosquets du premier jardin de Louis XIV, conçu par André Le Nôtre. Ces toiles constituent aujourd’hui une référence majeure dans la représentation des jardins à la française, et dans la connaissance des jardins de Versailles. Plus d’une centaine d’oeuvres seront exposées : peintures, dessins, gravures, miniatures et sculptures provenant de collections publiques et privées.

Des restaurations d’oeuvres
Les 24 tableaux de la grande galerie dite Cotelle constituent un témoignage précieux de l’état des jardins sous le règne de Louis XIV. Certaines de ces oeuvres nécessitaient une restauration urgente. Cette opération a pu être menée grâce au concours de nombreux mécènes (la Société des Amis de Versailles et des mécènes particuliers), dans le cadre de la campagne « Adoptez un tableau de la galerie des Cotelle » lancée en 2013. Ainsi le public pourra découvrir, lors de l’exposition, ces chefs d’oeuvre de la peinture du XVIIe siècle dans toute leur beauté retrouvée. Un film diffusé dans l’exposition dévoilera aux visiteurs les coulisses de cette restauration de grande ampleur. Ils assisteront, au côté des restaurateurs, à la redécouverte de la fraîcheur des coloris des tableaux, en particulier pour les figures, et de la délicatesse du dessin des bosquets.

Le parcours de l’exposition
Jean Cotelle, le peintre des bosquets de Versailles
À partir de 1687, la décoration du Trianon de marbre, résidence de plaisance, retirée de la Cour, ouvre la voie à une nouvelle génération de peintres, pour laquelle priment la recherche de l’agrément et la représentation de la nature. L’un de ces artistes est Jean Cotelle. Très apprécié à son époque, il se voit confier l’essentiel de la décoration de la grande galerie, soit vingt et un tableaux probablement exécutés entre 1688 et 1691. Pour ce lieu, long de près de 53 mètres et rythmé par 16 grandes baies donnant sur les jardins, l’artiste opte pour des toiles de format vertical. Elles représentent chaque bosquet des jardins de Versailles agrémenté de personnages tirés de la mythologie ou des fables, disposés en deux registres (terrestre et céleste), et prenant modèle sur les paysages bucoliques du peintre bolonais l’Albane.
Ce cycle, complété par trois peintures de Jean-Baptiste Martin et d’Étienne Allegrain, constitue un ensemble unique, révélateur du goût de Louis XIV pour ses jardins. En écho à ces toiles, seront présentées quatorze gouaches commandées à l’artiste et représentant en miniature les mêmes scènes que les grands formats. De plus, des sculptures en plomb évoqueront le décor de certains bosquets disparus du jardin de Versailles, comme le bosquet du Labyrinthe, ou encore le bosquet des Dômes, largement détruit.

Jean Cotelle, une carrière riche
L’exposition abordera aussi l’ensemble de la carrière de l’artiste et toutes les autres facettes de son talent. Fils d’un décorateur et ornemaniste, Jean Cotelle se forme probablement chez le portraitiste Claude Lefèvre. Après un long séjour en Italie, il rentre à l’Académie royale de peinture et de sculpture en tant que miniaturiste. Il est chargé d’illustrer les Campagnes de Louis XIV. Bénéficiant d’un certain renom, il est appelé par Monsieur, frère du Roi, pour décorer vers 1680 le cabinet des bijoux, aujourd’hui disparu, au château de Saint- Cloud. L’artiste est également de ceux qui reçoivent la commande d’un May pour Notre-Dame de Paris, Les Noces de Cana. En 1693, il quitte Paris pour Marseille où il devient directeur adjoint de l’Opéra et où il décore le plafond de l’Hôtel de Ville. Ses talents de décorateur le conduisent à participer aux décors éphémères pour l’entrée du duc de Bourgogne et du duc d’Anjou en Avignon. De retour à Paris en 1703, sa carrière semble alors plus discrète.

Commissariat de l’exposition : Béatrice Sarrazin, conservateur général au château de Versailles, en charge des peintures du XVIIe siècle.
Scénographie : Nicolas Groult, Valentina Dodi.
Catalogue de l’exposition : Co-édition château de Versailles / éditions Liénart. Sous la direction de Béatrice Sarrazin.
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Aider l’acquisition du parterre de marguerites de Gustave Caillebotte

Peinture, huile sur toile, "Parterre de marguerites", Gustave Caillebotte
Le musée des impressionnismes Giverny fait appel à votre générosité pour rénover et acquérir une peinture réalisée par Gustave Caillebotte (1892-1893) : le Parterre de marguerites.

Cette oeuvre aux dimensions imposantes (200 x 100 cm), a été redécouverte au cours de la préparation de l’exposition Caillebotte, peintre et jardinier dont Marina Ferretti, directrice scientifique du musée, assure le commissariat et qui est présentée du 25 mars au 3 juillet 2016 à Giverny.

Resté inachevée au décès du peintre en 1894, cet imposant Parterre de marguerites témoigne d’un ambitieux projet de décoration destiné à sa salle à manger de Gustave Caillebotte au Petit Gennevilliers. Cette œuvre, une huile sur toile, qui n’était à l’origine qu’un seul grand panneau décoratif, est restée roulée dans une réserve durant plusieurs années. Sa fragilité n’y a pas résisté. Plusieurs experts ont donc décidé de découper en quatre ce panneau pour n’en présenter que le meilleur.

Cette œuvre représenterait l’une des sources d’inspiration majeures du Monet des trente dernières années. Avec sa dimension décorative et japonisante, elle fait figure de nouvel éclairage sur la démarche des Nymphéas.  Le musée souhaite faire de ce Parterre de marguerites un des fleurons de sa jeune collection.

La valeur de l’oeuvre est estimée à 360 000 euros. Le fonds d’acquisition du musée des impressionnismes Giverny est de 130 000 euros. Plusieurs entreprises mécènes soutiennent pour cette acquisition, mais le musée a encore besoin de 20 000 euros pour boucler le budget.

Participez à l’acquisition de Parterre de marguerites de Gustave Caillebotte, dernière oeuvre de l’artiste laissée inachevée : www.kisskissbankbank.com/grace-a-vous-des-marguerites

Vous pouvez donner à partir de 5 euros.

Exposition « Caillebotte, peintre et jardinier »

Affiche de l'exposition "Caillebotte, peintre et jardinier, Musée des impressionnismes Giverny
Considéré comme l’une des figures majeures du groupe impressionniste, Gustave Caillebotte a consacré une part importante de sa production artistique à l’évocation des jardins. Le musée des impressionnismes Giverny organise une exposition qui se propose d’étudier le thème du jardin dans l’œuvre de Gustave Caillebotte (Paris, 1848 – Petit Gennevilliers, 1894).

Peintures de Gustave Caillebotte, exposition "Caillebotte, peintre et jardinier" du 25 mars au 3 juillet 2016, Musée des impressionnismes Giverny
Il peint ses premières études sur le motif dans la demeure familiale d’Yerres, avant d’acquérir au Petit Gennevilliers une propriété où il élabore un somptueux jardin et fait construire une serre. Tout comme son ami Claude Monet, avec lequel il partage une passion pour l’horticulture, il privilégie l’évocation de cet univers végétal.

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Repeindre ou non une pelouse jaunie

Pelouse, photo Zaza Studio / Fotolia
Question posée par Béatrice dont la pelouse a jauni avec l’hiver et à qui on a proposé de la peindre avec une peinture spécial bio.

La peinture de la pelouse, c’est une méthode qui se développe aux États-Unis et notamment en Californie. Quand le vrai gazon dépérit et jaunit, souvent par manque d’eau lors d’une sécheresse prolongée, certains américains « maquillent » tout simplement l’herbe jaunie en pulvérisant dessus une peinture verte. Cela donne un aspect plus proche de celui attendu pour une pelouse, mais ça n’améliore pas l’état du gazon. Et il faut être sûr que la peinture n’a aucune toxicité pour les graminées qui composent le tapis vert, sinon bonjour les dégâts !

Quand la pelouse jaunit en hiver, le plus simple, c’est d’attendre le retour du printemps, d’épandre une fine couche de compost en surface après avoir ratissé les herbes desséchées et jaunies et aéré le sol. Cela devrait suffire pour redonner un coup de fouet aux graminées qui devraient vite reverdir, sans oublier de les arroser si le temps sec se prolonge.

Les engrais spécial gazon, riches en azote, ont souvent une action coup de fouet et reverdissante. Mais ils n’améliorent pas le sol dont la structure se dégrade sans apport de matières organiques sous forme d’humus. Privilégiez le compost, sans excès.

Nous sommes en terrasse

"Nous sommes en terrasse", L'homme blanc, Jérome Mesnager, quai de Jemmapes, Paris 10e (75)
Jérome Mesnager
a reproduit une nouvelle fois son célèbre homme en blanc qu’il a créé en janvier 1983. À découvrir sur le quai de Jemmapes, le long du canal Saint-Martin (Paris 10e).

Une peinture, qui après les attentats du 13 novembre 2015, affirme que les parisiens n’ont pas changé leur mode de vie qui revendique la liberté de boire, de manger et de faire la fête.

#JeSuisEnTerrasse