Archives de mots clés: Paris 8e

Mariage végétal en vert amande et pourpre noir

Amarante, bananier et graminée en vert amande et pourpre noir, massif, décorations florales estivales, Parc Monceau, Paris 8e (75) J’aime beaucoup l’opulence, l’exotisme et le contraste entre le vert amande doux des amarantes et le pourpre noir du bananier rouge d’Abyssinie et de la canne à sucre.

Ce trio imposant (Amaranthus caudatus, Ensente ventricosum ‘Maurelii’ et Saccharum officinarum ‘Violaceum’) a été planté dans les parterres du parc Monceau (Paris 8e). Avec la fin de l’été, il a pris toute son ampleur et montre ses plus belles couleurs. Pour réussir une telle association, il faut une exposition chaude et ensoleillée, un sol riche qui reste frais pendant l’été.

Semis spontané de tomate au pied de l’église de la Madeleine

Jeune plant de tomate au pied de la grille de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75)
Quand nombre de jardiniers pestent contre les maladies qui déciment leurs pieds de tomates pendant l’été, la nature nous montre que ce légume fruit peut se montrer très résistant. C’est le cas avec ce semis spontané apparu au pied de la grille devant l’église de la Madeleine (Paris 8e), un lieu qui n’est pas propice à la culture de légumes quels qu’ils soient.

Jeune plant de tomate au pied de la grille de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75)
Le feuillage est bien vert et sain. La plante de petite taille n’aura certainement pas le temps de fleurir et de donner des fruits car l’été est déjà très avancé. Mais cette graine venue de nulle part (égarée par un jardinier malicieux, issue d’une tranche de tomate tombée d’un sandwich, qui sait ?) a germé dans les pires conditions, sans arrosage régulier, avec peu de terre, en plein cagnard et avec pas mal de bouffées de gaz d’échappement. Un peu rageant pour tous ceux qui ratent régulièrement leurs semis au début du printemps…

Coucher du Soleil sous l’arche de l’Arc de Triomphe

Arc de Triomphe, Paris 8e (75), France, photo Fotolia / Ekaterina Belova

Le soleil a une nouvelle fois rendez-vous avec l’Arc de Triomphe au moment où il semble se coucher sur l’horizon. Les 3, 4 et 5 août 2017, le phénomène sera visible depuis l’avenue des Champs-Élysées (Paris 8ème arrondissement) et la place de la Concorde (1er arrondissement).

Attention, depuis la construction de la Grande Arche à La Défense, l’horizon n’est plus complètement dégagé lorsque l’on regarde dans l’axe de l’Arc de Triomphe depuis l’avenue des Champs-Élysées. Une barre horizontale correspondant au sommet de la Grande Arche est visible sous l’arche du monument et cette barre horizontale masque une partie du Soleil couchant. Plus vous vous approchez de l’Arc de Triomphe, plus le sommet de la Grande Arche apparaît bas sur l’horizon, mais plus le diamètre apparent de l’arche augmente alors que le diamètre apparent du Soleil reste constant. (suite…)

Paysage Landscape, exposition photographique du 13 mai au 5 juin 2017

Thierry Cardot, exposition Paysage Landscape, Fabrique du 222, ParisCette exposition photographique nous propose de rencontrer le temps d’un instant, fugace ou non, un cheminement, un itinéraire que parcourt le paysagiste et photographe Thierry Cardot, bien au-delà de la simple expression du jardin : le paysage.

Le paysage
Lieu ou non lieu, parfois se déployant au regard (territoire), parfois à l’ouïe (soundscape) où encore à l’imaginaire (la rêverie), chaque être de tous les moments se porte au sein d’un paysage. Son imprégnation sensible qu’elle soit consciente où non, induit donc des pluralités de vies, de vécus, au sein de ce même espace.

Le regard
Outils perfectibles chaque jour : le regard ? Le paysagiste ? Le paysagiste se forge, au gré des rencontres, de la contemplation des natures (loci et autres topos), différentes images l’emmenant bien souvent au-delà de ses propres « paysages madeleines ».
Le paysagiste ne cesse de regarder. De regarder l’expression de nature, l’expression des hommes, l’expression des sensibles se mélangeant et formant un tout nommé paysage, et de les questionner.
Cet itinéraire involontaire qui se construit chaque jour, sorte de nourriture quotidienne, alimente l’expression du paysagiste tant dans une approche technique, culturale et botanique, qu’une démarche plus artistique. Cette recherche d’harmonie naturelle au travers du prisme de l’oeil oblige la découverte du beau et des dynamiques du vivant. Cette éducation, au fil du temps, incite de plus en plus à percevoir les riches détails qui nous entourent, qui composent cet ensemble nommé Paysage.

Le paysagiste
Qui est cet homme qui traverse les paysages, les regarde, les dessine, les fouille pour trouver une simple clef de création mais aussi de bien-être ?
Qui est ce « dit » paysagiste ? Et qui sont ces paysages qui le forment pour des essais d’expressions que seule la raison ramène au monde des hommes ?
Nature, ne l’as-tu pas sublimé, chapardé, pris aux autres pour te garantir un allié, cet homme sensible qui s’émeut face à tes multiples visages ? Ne l’as-tu pas sculpté par tes beautés ? Transfuge de deux mondes n’en formant qu’un seul.

Informations pratiques
Exposition photographique du 13 mai au 5 juin 2017
Vernissage le 16 mai à 18h30.
Fabrique du 222 – Couvent de l’Annonciation
222, rue du Faubourg Saint Honoré, 75008 Paris.

Exposition « Jardins » au Grand Palais du 15 mars au 24 juillet 2017

Affiche de l'exposition Jardins, Grand Palais, Paris 8e (75)Dimanche dernier, j’ai eu l’immense plaisir de parcourir en avant-première la nouvelle grande exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais qui va ouvrir ses portes le 15 mars 2017. Un grand rassemblement pluridisciplinaire de peintures, sculptures, photographies, dessins, films, etc. pour refléter toute la diversité des jardins. À découvrir sans plus tarder !

Le pot doré de Jean Pierre Raynaud, exposition Jardins, square Jean Perrin, Grand Palais, Paris 8e (75)Jardins se veut un modeste écho à la phrase, souvent reprise mais essentielle, de Foucault : « Le jardin, c’est la plus petite parcelle du monde et puis c’est la totalité du monde. »

150 ans après la publication de l’ouvrage fondateur d’Arthur Mangin, Les Jardins : histoire et description et quarante ans après l’exposition déterminante de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites en 1977, Jardins, 1760-1820. Pays d’illusion, terre d’expérience, l’engouement que suscite le patrimoine vert en France ne se dément pas, avec aujourd’hui 22 000 parcs et jardins présentant un intérêt historique, botanique ou paysager, dont près de 2000 sont inscrits ou classés au titre des monuments historiques.

Jardins, dont le titre entend refléter sobrement toute la diversité du sujet, considère à la fois l’histoire de l’art des jardins et l’histoire des expositions sur ce thème, qui n’a que rarement retenu l’attention des institutions culturelles. Si sa présence au musée semble fondée sur une contradiction – le jardin, monument vivant, par nature changeant, éphémère et in situ, n’est-il pas l’objet par excellence d’une exposition impossible ? – les liens entre le musée et le jardin sont en vérité étroits. Lieux de savoir et de plaisir, qui naissent, grandissent et meurent, ils sont aussi un espace que peut arpenter, à son rythme, le visiteur.
Éclair vert, PVC, feutre, eau, plantes, Patrick Blanc, exposition Jardins, Grand Palais, Paris 8e (75)Le sujet est étudié dans sa définition essentielle : comme enclos, entité délimitée au sein d’un territoire, espace mis en scène et donc miroir du monde.

Présenté dans les Galeries nationales du Grand Palais, ce rassemblement pluridisciplinaire de peintures, sculptures, photographies, dessins, films, etc., n’est ni une histoire complète de l’art des jardins, ni un état des lieux qui prétendrait à l’exhaustivité. Des notions connexes, comme celle de nature, seront tenues à l’écart d’un propos fermement centré sur son sujet mais qui entend néanmoins montrer, comme dans un grand collage, le jardin comme œuvre d’art totale, qui éveille tous les sens, et poser la question essentielle de la représentation.

Le parcours thématique, où s’entremêlent l’histoire de l’art et celle des sciences, est construit comme une promenade où le jardin « réel » – ni littéraire, ni symbolique, ni philosophique – est entendu à la fois comme ensemble botanique et construction artistique. Cette exposition « jardiniste », un mot d’Horace Walpole repris par Jean-Claude-Nicolas Forestier, entend défendre le jardin comme forme d’art et ses créateurs comme artistes.

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Création florale du fleuriste Baptiste Pitou pour le Royal Monceau Raffles Paris

Création Baptiste Pitou pour le Royal Monceau Raffles Paris, Gloriosa et roses, fleurs de Aoyama Flower Market, Paris 8ème (75)
Il y a quelques jours je vous annonçais la décoration florale exceptionnelle installée dans le Royal Monceau Raffles Paris avec les fleurs de la boutique Aoyama Flower Market. Je suis allé la découvrir à l’occasion d’une rencontre avec Tomoji Hakuno, directeur artistique de la boutique et Hideaki Inoue, président du groupe Park Corporation et d’Aoyama Flower Market.

Création Baptiste Pitou pour le Royal Monceau Raffles Paris, Gloriosa et roses, fleurs de Aoyama Flower Market, Paris 8ème (75)
L’installation florale a été réalisée par Baptiste Pitou avec des centaines de fleurs de Gloriosa et des roses rouges.

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