Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

Mes derniers articles

Mes feux d’artifice fleuris pour le 14 juillet

Pas follichonne la météo pour ce 14 juillet, pour une fois que nous ne travaillons pas un lundi, c’est pas le grand et beau soleil…
Les feux d’artifice ont illuminé le ciel hier au soir, d’autres vont le faire encore ce soir. Voici une petite sélection de feux d’artifices fleuris, au cas où la pluie serait un peu trop au rendez-vous.

Pour commencer, une belle gerbe d’épis plumeux,Suivie d’une torche tout feu tout flamme,Nouvelle gerbe étoilée,Cascade et bouquet d’étoiles,Et le bouquet final, petite apothéose d’épis et de choux sur tapis de vergerettes… Passez un excellent 14 juillet !

Les visites de la Luciole : Le Luxembourg, palais et jardin

Lucile Dupuis, guide conférencière nationale, propose deux visites du palais et du jardin du Luxembourg les dimanche 13 et 20 juillet, à 17 heures.
Rendez-vous à l’angle de la rue Gay-Lussac et du Boulevard Saint-Michel, près du RER Luxembourg.
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Agrandir le plan
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Prix de la visite commentée : 10 euros.
Pour toutes informations :
Tél: 06 86 97 85 34 et le site Les visites de la Luciole

Manif de nuages dans le ciel : fleurs qui rient, fleurs qui boudent

Les nuages se sont donnés rendez-vous ce matin dans le ciel parisien et francilien. Grisaille et temps couvert au programme, la météo du week-end est plutôt à la pluie.
Certaines fleurs apprécient ce temps frais mais pas froid, d’autres refusent obstinément d’ouvrir leurs corolles…
Les pourpiers sont tous fripés,Les gazanias boudent et font le moue,Les ipomées cachent leurs trompettes,Mais les impatiens sont toute pimpantes,Et les bégonias s’en donnent à coeur joie !Bon week-end, avec ou sans soleil…

Mes petits secrets pour récolter plein de tomates cerises

Le potager au balcon ou à la fenêtre est de plus en plus tendance. Tomates, basilics, ciboulette, menthe… En direct du balcon dans l’assiette !
Il faut reconnaître que le plaisir est grand quand on grapille une tomate bien juteuse et douce, quand on cueille quelques brins de ciboulette ou de menthe et que le parfum vous remplit les narines ou quand on croque dans sa première fraise, sucrée et parfumée à souhait…Parmi les légumes qui donnent de belles cueillettes sur le balcon, les tomates cerises arrivent grandes premières. Avec un pied, c’est déjà quelques apéritifs d’assurés. Avec trois ou quatres plants, la production devient plus conséquente, de quoi faire de nombreuses salades, brochettes et autres petits plats gourmands.Pour une belle récolte, quelques petits trucs simples qui donnent d’excellents résultats :
1 – Il faut un emplacement ensoleillé, au Sud ou à l’Ouest, sinon la tomate fait beaucoup de verdure mais les fruits sont rares et n’en finissent pas de mûrir.
2 – Un grand pot ou une jardinière assez large. Cela limite les arrosages, les racines souffrent moins des coups de soif (quand on part en week-end par exemple).
3 – Un grand tuteur, solide. Joli aussi, mais surtout bien costaud, car le petit pied peut monter à 1,50 m voir 2 m quand il se plaît. Penser à attacher les pousses au fur et à mesure de leur croissance, car sur un balcon, il y a toujours du vent, trop parfois.
4 – Un bon terreau pour géraniums, enrichi d’un engrais organique pour tomates (il en existe différentes marques, je prends surtout CP Jardin mais il en existe d’autres). Surtout pas d’engrais chimique, le but c’est d’avoir des tomates les plus naturelles ! Vous pouvez ajouter du guano de chauve-souris, un peu cher à l’achat mais qui donne d’excellents résultats. Quand on ajoute des fleurs au pied des tomates, la floraison est époustouflante !
5 – Supprimer tous les gourmands, ces petites tiges qui poussent à la base des feuilles. Une tige ça suffit largement. Sinon gare à la jungle inextricable !
6 – Arroser copieusement quand la terre est bien sèche en surface, sans apporter d’engrais liquide.
7 – Vous pouvez planter quelques fleurs dans la jardinière, au pied de la tomate. De préférence des oeillets d’Inde, qui chassent pas mal les parasites. Un ou deux pieds de basilics aussi, un vert et un pourpre, pour le plaisir des yeux avant celui des papilles.
Bonne culture et surtout faites de belles cueillettes !

Mes belles-de-nuit embaument la fleur d’oranger

Surprise en revenant chez moi ce soir, une suave senteur m’a accueilli. Les belles-de-nuit (Mirabilis longiflora) qui ont encore gagné de la hauteur (impressionnant depuis la dernière fois que je vous en ai parlé), sont maintenant de plus en plus nombreuses à s’ouvrir et le parfum est de plus en plus fort. Suave et sucré comme celui de la fleur d’oranger, très puissant… J’ai ouvert les fenêtres, toutes les effluves ont pénétré dans l’appartement qui est parfumé partout maintenant. Quel plaisir !Malheureusement, vous ne pouvez pas en profiter, juste quelques images pour le plaisir des yeux…

Météo froide et humide, l’oïdium attaque en force !

Le temps humide et plutôt froid pour la saison, entrecoupé de courte période de chaleur humide, est idéale pour la prolifération des champignons parasites.
Oïdium en tête, mais aussi pourriture grise, taches noires, mildiou, le bataillon des maladies cryptogamiques est en action.
Pour preuve ce pauvre berbéris photographié aujourd’hui, qui de pourpre est devenu tout blanc comme poudré de farine.Ou encore ce tout petit mahonia, blanc comme un sapin de Noël floqué.L’un comme l’autre vont avoir du mal à s’en remettre et ce d’autant plus qu’à ce stade, les traitements ne servent plus à grand chose. Car pour les champignons parasites, mieux vaut prévenir que tenter de guérir, en vain le plus souvent, surtout avec cette météo déprimante qui vous lessive le produit traitant avant même qu’il ait eu le temps de pénétrer et d’agir. Tant que la pluie menace, il faut patienter…
Comme un malheur ne va jamais seul, en mai dernier, je pestais déjà contre la météo catastrophique et les limaces, trop voraces. Méfiez-vous, elles sont toujours là. Pas de vacances pour les gastéropodes, que nenni. Bien au contraire, quand le jardinier est parti, les limaces font bombance.
Oïdium et limaces, quel programme pour un mois de juillet !