plante exotique

Présentation, description ou toute autre information concernant les plantes exotiques, notamment des conseils de culture

Floraison du plectranthus

Avec l’arrivée de l’automne et les jours de plus en plus courts, les plectranthus fleurissent de plus belle.

Les petites fleurs tubulées sont réunies en épis lâches, dressés à l’extrémité des tiges. Une floraison gracieuse, très élégante et bienvenue à cette période de l’année.

Si vous avez encore des plants de plectranthus à l’extérieur, il est grand temps de les rentrer à l’abri, dans une pièce très claire, voire un peu ensoleillée dans la journée et pas trop chauffée. Evitez les températures supérieures à 18 °C en hiver.

Les plus anciens palmiers de Paris partent en Anjou

Le Jardin du Luxembourg dispose dans ses collections botaniques de palmiers plus que centenaires. Ce sont les plus anciens palmiers de Paris. L’été, ils ornent les parterres autour du grand bassin. L’hiver, ils sont placés dans l’Orangerie de l’allée Delacroix.

Chaque année, ces palmiers grandissent en taille d’environ 20 centimètres. Aujourd’hui 3 d’entre-eux ont atteints, avec leur caisse, la taille de 8,80 mètres, soit la hauteur de la verrière de l’orangerie. Sauf à perturber leur croissance ou à réaliser des travaux d’élévation de cette verrière, une solution devait être trouvée pour leur implantation dans un autre lieu.

Ces palmiers ont été implantés en région parisienne à la fin du XIXème siècle, période où se développait en Europe un fort engouement pour la constitution de collections de plantes exotiques dans les grands jardins. L’un d’entre eux provient du parc du château de Versailles et est arrivé pour les mêmes raisons de croissance au Luxembourg en 2001. Les deux autres sont au Luxembourg depuis la fin du XIXème siècle. Sans doute originaires du jardin d’essais du Hamma à Alger dont on sait qu’il fut dirigé par un jardinier en chef du jardin du Luxembourg, puis par son fils. Un palmier porte d’ailleurs les traces de l’histoire du jardin et notamment des blessures infligées par des balles et des éclats lors des combats de la Libération de Paris en août 1944.

Les Questeurs du Sénat ont souhaité en faire don à un jardin botanique et leur choix s’est porté sur Terra Botanica, un parc de 11 hectares à forte dimension pédagogique, qui ouvrira ses portes en avril 2010 au nord d’Angers. Ainsi poursuivront-ils leur croissance dans la douceur angevine.

Le 23 septembre 2009 l’enlèvement des palmiers se déroulera dans le jardin du Luxembourg (Terrasse de l’Observatoire, entrée par la grille, rue Auguste Comte).

Déroulement de l’opération :
Les palmiers auront été préalablement dépannautés afin de réduire leur motte.
Le jour J, chaque palmier subira une même suite d’opérations. Après avoir été arrimés, ils seront soulevés afin de les sortir de leur caisse. Ils seront ensuite délicatement couchés afin de pouvoir travailler leur couronne de feuille : la couronne des palmes les plus anciennes sera taillée et les palmes restantes seront emballées tel un pinceau géant. La motte sera également protégée.
Le palmier sera ensuite soulevé afin d’être placé sur le plateau du camion qui doit effectuer la livraison. À 14h30, un palmier devrait être chargé sur le camion, un second sera en cours L’emballage tandis que le 3ème sera en attente de dépotage.

Le pin wollemi du Jardin des Plantes

Véritable joyau du patrimoine végétal mondial et parisien, le pin wollemi (Wollemia nobilis) planté dans le Jardin des Plantes le 19 septembre 2006, mérite une petite visite.

Le sujet installé dans le Jardin des Plantes (MNHN) est superbe pour son troisième anniversaire d’existence dans la capitale (et oui, c’est aujourd’hui l’anniversaire de sa plantation, une coïncidence que j’ai découverte en me promenant dans le Jardin des Plantes). Pendant l’été, des énormes cycas (Cycas revoluta), autres plantes rescapées des temps préhistoriques, sont plantés à ses côtés. Ambiance Jurassique Parc…

Un peu d’histoire :
En 1994, David Noble, un garde forestier du parc national Wollemi en Australie, pénètre dans une gorge profonde et s’approche d’un groupe d’arbres matures de grandes dimensions aux allures étranges. Ses feuilles sont vert foncé et ressemblent à de la fougère. En partant, David Noble emporte l’un des rejetons et décide de l’identifier à Sydney. De retour dans la métropole australienne, il cherche de l’assistance auprès des services de la flore et des parcs nationaux de Nouvelle-Galles du Sud, et auprès des Jardins Botaniques Royaux de Sydney. On prend d’abord la branche pour une fougère, et on s’étonne d’entendre David évoquer un arbre de 40 mètres de hauteur. Après des visites sur place et d’autres recherches, on conclut qu’il s’agit d’une espèce tout à fait nouvelle, voire d’un genre nouveau. D’abord appelé pin Wollemi en raison du site de sa découverte, il est officiellement baptisé Wollemia nobilis, d’après le nom de l’auteur et du lieu
où on l’a trouvé. Il est classé dans la famille des Araucariacées. Comme il n’était alors connu
que d’après des découvertes fossiles, le pin wollemi est également souvent appelé  » fossile
vivant « . D’après ces découvertes fossiles, on sait que le Wollemia nobilis est apparu depuis, au moins, 90 millions d’années, et a disparu depuis 2 millions d’années environ. Par conséquent, depuis sa redécouverte il y a plus de 10 ans, il fait l’objet d’intensives recherches. Le pin Wollemi aurait atteint son seuil de propagation maximale entre le Jurassique et le Crétacé, soit de -200 à -65 millions d’années. On suppose qu’il était présent sur tout le territoire du Gondwana, l’ancien continent de l’hémisphère Sud. Aujourd’hui, moins de 100 exemplaires ont été recensés dans la nature.
Suite à cette exceptionnelle découverte, outre les dispositions légales visant à protéger le pin Wollemi, un programme pour la sauvegarde de ce genre menacé a été mis au point. Venant s’ajouter à la plus grande discrétion sur le lieu et aux mesures protectrices légales, ce programme prévoit d’en commencer la culture, comme élément clé de sauvegarde de l’espèce. Un pin wollemi dans chaque jardin et parc du monde entier réduira le risque pour la population naturelle, en évitant la visite illégale du lieu de sa découverte. Le 23 octobre 2005, à l’occasion d’une vente aux enchères, les premiers exemplaires de pin wollemi ont été proposés à des particuliers amateurs de plantes. La société anglaise de vente aux enchères Sotheby’s a organisé la vente d’environ 300 plantes. Depuis sa multiplication et la vente de jeunes arbres aux parcs et jardins botaniques du monde contribuent à sa sauvegarde.

Parmi les premières plantations officielles effectuées en France, il y a eu :
– 6 septembre 2006, aux jardins de la principauté de Monaco,
– 7 septembre 2006, au conservatoire biologique tropical de La Londe (83), en partenariat avec la jardinerie Tirand, à Aubagne (13),
– 14 septembre 2006, au parc national de la Tête d’or à Lyon (69), en partenariat avec la jardinerie Botanic de Villeurbanne (69),
– 19 septembre 2006, au Muséum National d’Histoire naturelle de Paris (75), en partenariat avec les jardineries Truffaut,
– 20 septembre 2006, au jardin botanique de la ville de Bordeaux (33), en partenariat avec la jardinerie Truffaut de Merignac (33),
– 27 septembre 2006, au jardin des plantes de Lille (59), en partenariat avec les jardineries Les compagnons des Saisons (59),
– 3 octobre au conservatoire national de Brest (29), en partenariat avec les jardineries Les compagnons des Saisons (29),
– 5 octobre au jardin botanique de Nancy (54), en partenariat avec la jardinerie Décors Jardin (54).

Le site officiel du pin wollemi : www.wollemipine.com

Les orchidées bijoux poussent, poussent…

Si les chiritas fleurissent, les orchidées bijoux (Macodes petola) donnent de la feuille ! Dans le petit terrarium de 20 litres, des nouvelles pousses pointent un peu partout alors que les plus vieilles feuilles s’étalent et montrent leurs filets d’or.

Visiblement, mes petites orchidées bijoux apprécient leur nouveau terrarium et l’éclairage. Elles ont perdu deux ou trois feuilles à la base, qui ont vite jauni, mais depuis ce sont les nouvelles pousses qui apparaissent.

Et les couleurs des feuilles sont de plus en plus spectaculaires. Superbes !

Les chiritas fleurissent

Mes pieds de chiritas (Chirita tamiana), installées il y a peu dans un terrarium, sont bien reparties. Les premières hampes florales sont déjà apparues.

Quelques vieilles feuilles ont pourri (aussitôt enlevées), mais le coeur de la rosette des plantes est resté bien vert, donnant de nouvelles feuilles et très vite des hampes florales. Avec ces superbes petites fleurs blanches avec deux marques violettes au coeur. Charmantes, mais il va falloir que je limite les floraisons si d’autres se montrent, car le feuillage a besoin de se refaire une santé. Pour le moment, je laisse faire, c’est trop mignon !

Dendrobium type nobile

9,90 euros pour cette splendide potée de dendrobium, un hybride de Dendrobium nobile, couvert de fleurs qui passent de l’orange doux au parme le plus tendre. Un grand plaisir à petit prix !

Mon pied d’orchidée a trois longues cannes, en fait trois grands pseudobulbes dressés, avec des feuilles tout au long et une multitude de petites fleurs, incroyablement parfumées ! La floraison est déjà très avancée, mais il y a encore des boutons floraux non ouverts.

Et de nouvelles pousses sont visibles à la base, signe que la plante est en bonne santé. J’espère qu’elle va se plaire chez moi, car ces orchidées ne sont pas les plus faciles à cultiver. Si vous craquez, voici les besoins de cet hybride de Dendrobium nobile :
– Substrat très drainant, avec des écorces de pin moyennes.
– Lumière vive, avec si possible quelques heures de soleil matinal. Les feuilles doivent prendre une couleur vert claire. Si elles deviennent vert foncé, la lumière est insuffisante.
– Placer la potée sur le balcon ou la terrasse entre mai et octobre, dès que les températures sont supérieures à 10 °C. Les hybrides de Dendrobium nobile ont besoin de grands écarts de température entre le jour et la nuit, ce qui est possible à l’extérieur pendant la belle saison.
– Arroser régulièrement pour garder le substrat toujours un peu frais, mais bien sûr jamais détrempé. Pas d’eau qui stagne dans la soucoupe ou le cache-pot ! Quand les cannes cessent de pousser (en fin d’été en général), réduire les arrosages pour laisser sécher le substrat entre deux apports d’eau. Cette période est nécessaire pour induire la floraison. Trop d’arrosage peut entraîner une nouvelle croissance avec l’apparition de keikis à la place des boutons floraux.
– Pendant la période de croissance des nouvelles cannes, apporter de l’engrais pour plantes vertes dilué à moitié de la dose préconisée, à chaque arrosage. Cesser quand la croissance des cannes s’arrête, pour favoriser l’induction florale.