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Les dates, les rendez-vous et les manifestations à ne pas manquer (exposition, exposition vente, troc, salon, foire, etc.)

Admirer le coucher du soleil sous l’arche de l’Arc de Triomphe

Arc de Triomphe à Paris, France, photo Fotolia / AndersphotoUne nouvelle fois, le soleil va se coucher dans la perspective de l’arche de l’Arc de Triomphe à Paris. Les meilleures dates pour observer ce phénomène seront les 3 et 4 août 2018 suivant le lieu d’observation choisi.

Depuis la construction de la Grande Arche à La Défense, l’horizon n’est plus dégagé lorsque l’on regarde dans l’axe de l’Arc de Triomphe depuis les Champs Élysées. Une barre horizontale correspondant au sommet de la Grande Arche est visible sous l’arche de l’Arc de Triomphe, cette barre horizontale masque également une partie du Soleil couchant. Plus on s’approche de l’Arc, plus le sommet de la Grande Arche est bas sur l’horizon, mais plus le diamètre apparent de l’arche augmente alors que le diamètre apparent du Soleil reste constant.

Observation depuis la place de la Concorde
Depuis la place de la Concorde, le diamètre de l’arche est vu sous un angle apparent de 23,6′, le diamètre solaire est donc toujours plus important que cette valeur ; le Soleil ne sera donc jamais en entier sous l’arche. Ces calculs sont des prévisions tenant compte de la réfraction atmosphérique et du dénivellement entre un observateur situé place de la Concorde (au pied de l’obélisque) dans l’axe de l’Arc de Triomphe. Une variation même minime avec cet axe peut induire des différences notables dans l’azimut du Soleil (un mètre à droite ou à gauche change l’azimut d’environ 1,63′) et des différences de temps de quelques dizaines de secondes sur les prévisions. Si vous vous déplacez vers la gauche de l’axe, le décalage de temps est négatif et si vous vous déplacez vers la droite de l’axe le décalage de temps se fait positivement.

Jours et les heures de visibilité du phénomène (en heure légale française, source IMCCE) :

Jour Instant du coucher
du centre du Soleil
Période où le centre du Soleil
passe par l’axe de l’arche
4 août 2018 21h 18m 27s 21h 15m 13s à 21h 15m 33s
5 août 2018 21h 16m 54s 21h 16m 00s à 21h 16m 20s

La meilleure date pour les observations est le 4 août, le 5 août le centre du Soleil sera proche de l’horizon.

Observation depuis le rond point Champs Élysées Clemenceau
C’est donc la position idéale pour photographier le Soleil sous l’arche. Attention, une variation même minime avec cet axe peut induire des différences notables de quelques dizaines de secondes sur les prévisions. Si vous vous déplacez vers la gauche de l’axe, le décalage de temps est négatif et si vous vous déplacez vers la droite de l’axe le décalage de temps se fait positivement.

Jours et les heures de visibilité du phénomène (en heure légale française, source IMCCE) :

Jour Instant du coucher
du centre du Soleil
Période où le centre du Soleil
passe par l’axe de l’arche
2 août 2018 21h 19m 29s 21h 13m 40s à 21h 14m 00s
3 août 2018 21h 18m 00s 21h 14m 27s à 21h 14m 47s
4 août 2018 21h 16m 29s 21h 15m 15s à 21h 15m 35s

La meilleure date est le 3 août 2018, le 2 août le bord supérieur du Soleil sera caché par l’arche et 4 août le centre du Soleil sera bas sur l’horizon et on ne verra pas le bord inférieur du Soleil.

Avertissement
L’observation du soleil n’est pas sans danger. Tant que le Soleil vous éblouit, ne le regardez jamais directement. Et évitez de le photographier sans filtre, vous risquez d’endommager votre appareil photo et votre vue si vous utilisez un appareil à visée réflexe.

Au Jardin des plantes de Paris, réouverture après restauration de la Gloriette de Buffon

Gloriette de Buffon, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)Depuis le 27 juillet 2018, les visiteurs du Jardin des Plantes de Paris ont de nouveau accès à la Gloriette de Buffon. Après sept mois de travaux, ce belvédère surplombant les allées du Jardin, plus vieille construction métallique de Paris et l’une des plus anciennes au monde, aussi classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993, retrouve tout son éclat.

Un édifice historique à plus d’un titre
Depuis 1635, date de la création par Louis XIII du Jardin royal des Plantes médicinales, le Jardin des Plantes a évolué avec les besoins et les styles d’aménagements de chaque époque.  L’un des plus anciens témoins de cette évolution est la Gloriette de Buffon, érigée au sommet de la butte du labyrinthe. Cette butte, qui compte parmi les premiers terrains acquis pour la fondation du Jardin royal, n’a en fait rien de naturel : elle a été constituée au XIVe siècle par l’accumulation de détritus et de gravats calcaires provenant des faubourgs de la capitale !

Avant-gardiste pour l’époque, la Gloriette précède de 60 ans les œuvres de Victor Baltard, et de plus d’un siècle les réalisations de Gustave Eiffel. Le belvédère a en effet été construit en 1786-87 sur l’ordre du Comte de Buffon, d’après les dessins d’Edme Verniquet, architecte de Louis XVI, et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du Roi. Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993.

Une structure unique et précaire
La Gloriette est établie sur un plan de forme circulaire, présentant huit colonnes. Constitué d’une armature en fonte de très haute qualité fabriquée dans les forges de Buffon à Montbard, le kiosque présente des superstructures et des décorations composées de bronze, cuivre, laiton et or. Cet habillage dissimule en grande partie l’ossature en fer fixée par rivets, la soudure n’existant pas au XVIIIe siècle. S’élevant sur plus de 9 mètres, la Gloriette est surmontée d’une sphère armillaire en fonte et cuivre, modélisant le mouvement des étoiles, du Soleil et de l’écliptique autour de la Terre. Un gong solaire, qui sonnait chaque jour à midi, dominait l’ensemble. Ce dernier a aujourd’hui disparu.

Malheureusement, l’association des différents métaux transforma la structure en une pile polymétallique, et certains éléments se dégradèrent rapidement par électrolyse. Restauré au début des  années 80, l’édifice avait retrouvé son aspect originel. Mais depuis, la forte fréquentation du Jardin des Plantes, la pollution et la stagnation des eaux, entre autres, ont détérioré ses décors mais aussi fragilisé sa structure, le rendant dangereux pour le public et obligeant le Muséum à fermer son accès (ce que montre ma photo prise bien avant la restauration de l’édifice).

Pour sa rénovation, le Muséum a lancé en 2016 un appel aux dons auprès du grand public, qui a largement répondu. Les entreprises mécènes (Fondation du patrimoine grâce au mécénat de la Fondation Total, Fondation de la Maison de la Chimie, Eiffage, Société des Amis du Muséum) ont également apporté leur soutien à la rénovation.
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Décès de Pierre André Lablaude, ACMH des jardins de Versailles

Pierre André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques en charge des jardins du château de Versailles de 1990 à 2012, est décédé jeudi 26 juillet 2018. Il a été le grand artisan de la restauration des jardins après la tempête de 1990.

Arrivé en 1990 quelques jours avant la première tempête, Pierre André Lablaude a mené la replantation et le rétablissement des grandes perspectives du domaine, qu’il a poursuivi en 1999 après la seconde tempête. Il a conduit la restauration du Moulin du Hameau de la Reine, du bosquet de l’Encelade, du théâtre de la Reine, du Petit Trianon et du jardin anglais, du Belvédère et du bassin des Enfants dorés. On lui doit également la renaissance du bosquet des Trois Fontaines.

Son dernier grand chantier aura été la restauration du bassin de Latone, qu’il considérait lui-même comme l’apogée de sa carrière au château de Versailles.

Pierre André Lablaude voulait, selon ses propres termes : « rendre aux jardins et au parc la rigueur et la précision de leur géométrie d’origine », mais aussi « la richesse et l’exubérante fantaisie des décors disparus ».

Catherine Pégard, présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a tenu à rendre hommage à celui qui a su redonner vie aux jardins de Versailles, tels que les nombreux visiteurs du monde entier les admirent aujourd’hui. Son expertise, reconnue dans le monde entier, et sa volonté de partager son savoir-faire l’ont conduit, bien au-delà de nos frontières à contribuer à la restauration de lieux insignes : les temples d’Angkor ou bien les jardins impériaux du Shinjuku Gyoen à Tokyo. Son humour allié à une extrême courtoisie, son autorité bienveillante, sa passion intime pour Versailles lui donnaient une présence particulière qui ne s’effacera pas.

Le château de Versailles lui rendra hommage à la rentrée dans le bosquet des Trois Fontaines.

Année de l’oeillet d’Inde au Jardin des Plantes de Paris

Présentation de nombreuses variétés d'oeillet et rose d'Inde (Tagetes erecta et Tagetes patula), Astéracées, en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)En début d’année, je vous annonçais que 2018 était l’année de l’oeillet d’Inde selon l’organisation Fleuroselect. L’été étant bien avancé, il est temps d’aller découvrir les nombreuses variétés de cette fleur annuelle aux coloris vifs dans la grande perspective du Jardin des plantes de Paris.

À l’occasion de la campagne international de promotion « 2018, année de l’oeillet d’Inde » organisée par Fleuroselect, des essais de culture d’oeillets et de roses d’Inde ont été plantés en Angleterre dans le jardin de Wisley (Royal Horticultural Society) et Cotswold Wildlife Park, en France dans le Jardin des Plantes (Muséum national d’Histoire naturelle) de Paris et en Allemagne dans Ega Park à Erfurt.

En ce moment et pendant tout l’été 2018, vous pouvez admirer plus de 150 variétés proposées par les entreprises membres de Fleuroselect comme Ameriseeds, Benary, Burpee Seeds and Plants, Floranova, Hem Genetics, HM.Clause, Thompson & Morgan, Mr Fothergills, PanAmerican Seed, Sakata Ornamentals, Suttons et Syngenta Flowers. Les plantes sont bien poussées et fleuries, vous pouvez allez repérer vos variétés préférées.

Les variétés à grand développement sont très peu nombreuses. L’oeillet d’Inde (Tagetes patula) est devenu une plante compacte et rase motte, aux fleurs en pompons de plus en plus gros. Et les roses d’Inde (Tagetes erecta) ont aussi été nanifiées au point de ressembler de plus en plus à… des oeillets d’Inde à très grosses fleurs.

La Lune et Mars font le spectacle ce 27 juillet 2018

Plus grosse pleine lune au-dessus de Paris, Paris 19e (75)
Ce 27 juillet 2018, une éclipse totale de Lune est prévue en soirée. Et la planète Mars ne sera qu’à 57,6 millions de kilomètres de la Terre, la distance la plus courte depuis quinze ans. A l’œil nu, on devrait pouvoir distinguer un point brillant à droite et en dessous du globe lunaire dans le ciel.

En France, l’assombrissement de la Lune va commencer à 19h14 (heure légale), la phase partielle de l’éclipse est prévue à partir de 20h24, l’éclipse totale à 21h30, avec une phase maximale à 22h22 et une fin pour 23h30. La fin de la deuxième phase partielle est prévue à 0h19. La Lune quittera la pénombre à 1h28. Mais pour une bonne observation, il faut un ciel sans nuages, ce qui ne devrait pas être le cas partout.

Ne tenez surtout pas compte de la fausse information qui circule sur Internet (avec photo à l’appui) : la planète Mars ne sera pas aussi grosse que la Lune dans le ciel.

Les 20 ans de la Reine-Claude Label Rouge

Prunes 'Reine-Claude', photo Fotolia / tpzijl1998 – 2018 : la Reine Claude, fête cette année les 20 ans de son Label Rouge. Cette prune bien connue des consommateurs est facilement identifiable par sa robe verte à dorée, parfois soulignée d’une pigmentation rouge. Cette année, les premières cueillettes sont attendues aux alentours du 25 juillet.

La Reine Claude Label Rouge, très appréciée pour son goût sucré, son parfum de miel et ses arômes subtils, apporte la garantie d’une qualité supérieure. Elle est issue de vergers certifiés, cueillie à la main, et sélectionnée avec rigueur par des producteurs et des metteurs en marché soucieux de préserver la notoriété d’une prune d’exception. Cette variété traditionnelle, découverte au XVIème siècle et baptisée en hommage à Claude de France, épouse du roi François 1er, fait aujourd’hui partie du patrimoine culinaire national. Consommée crue ou cuite, elle est l’une des prunes préférées des Français. La production, principalement localisée en Occitanie (Tarn et Garonne, Lot), représente un potentiel de récolte qui avoisine 1 000 tonnes par an.

Cette année, la récolte s’annonce bonne. Alors que les nouvelles variétés de prunes ont globalement souffert d’un printemps maussade, la Reine Claude a bénéficié d’une courte période favorable au moment de sa floraison. La charge des arbres est prometteuse, laissant espérer une belle saison, avec des fruits de qualité attendus pour début août et disponibles jusqu’à mi septembre. De quoi fêter comme il se doit les 20 ans de son Label Rouge !
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