biodiversité

La diversité biologique

Biodiversité : une agence régionale en Île-de-France

Logo de l'ARB ÎdFJeudi 12 avril 2018, Valérie Pécresse présidente de la Région Île-de-France, Michel Cadot Préfet de la région d’Île-de-France, Préfet de Paris, Christophe Aubel directeur général de l’Agence française pour la biodiversité, Fouad Awada directeur général de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Île-de-France (IAU îdF) et Patricia Blanc directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, ont lancé la première Agence régionale de la biodiversité (ARB îdF).

La Région Île-de-France se dote aujourd’hui d’une ARB et marque ainsi son rôle de chef de file de la biodiversité et son engagement sur les questions environnementales. Rattachée à l’IAU comme département dédié à la biodiversité, cette ARB intègre notamment les équipes et les missions de Natureparif.

Portée également par l’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’ARB travaillera avec elle en coopération permanente. Depuis janvier 2017, l’AFB exerce des missions de soutien à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de la connaissance, de la préservation, de la gestion et de la restauration de la biodiversité des milieux terrestres, aquatiques et marins.

L’Agence de l’eau Seine-Normandie, dont les compétences d’action sont élargies à la protection de la biodiversité terrestre et marine, apportera également son concours technique et financier, par l’accompagnement des projets qui contribuent à préserver les ressources en eau, à lutter contre les pollutions, et à reconquérir la biodiversité aquatique et protéger les milieux humides.

Le Ministère de la transition écologique et solidaire, qui œuvre pour la sauvegarde de la biodiversité, la préservation des espaces naturels et la restauration des continuités écologiques, s’engage, au travers de ses services déconcentrés et notamment le Direction régionale de l’environnement et de l’énergie d’Île-de-France (DRIEE) avec la signature de la convention par le Préfet de la région d’Île-de-France, Préfet de Paris.

Lutter contre l’érosion de la biodiversité en Île-de-France : une nécessité absolue
Région la plus peuplée et la plus urbanisée de France, l’Île-de-France recèle un patrimoine naturel riche et mal connu. Au total, 10 000 espèces animales, dont 200 protégées, y sont recensées. La flore est également particulièrement abondante et diversifiée, puisqu’elle atteint 25 % du nombre des espèces présentes au niveau national. Région principalement agricole (47 % du territoire), l’Île-de-France accueille aussi 280 000 ha d’espaces boisés (24 % du territoire), répartis principalement entre les grands massifs de Fontainebleau, de Rambouillet et de Saint-Germain-en-Laye.

Sur un territoire à forte densité démographique, avec une fragmentation des milieux naturels et une imperméabilisation des sols, les pressions sur la biodiversité sont constantes. Les milieux humides ont perdu environ la moitié de leur surface au cours des cinquante dernières années, et ceux qui perdurent sont fréquemment artificialisés. L’abondance d’oiseaux a diminué de 21 % en 15 ans et la richesse en papillons de 8 %. La diversité en plantes est restée stable en 10 ans.

Au regard de ce contexte, aggravé par le changement climatique, l’objectif de l’ARB îdF est de renforcer l’action engagée pour la biodiversité, de la rendre encore plus efficace, plus visible et de l’ancrer durablement dans les territoires. Avec une nouvelle fonction d’ingénierie territoriale, l’Agence travaillera à l’émergence et à l’essaimage d’initiatives et de projets vertueux en Île-de-France ainsi qu’à la mise en réseau des acteurs. Elle contribuera ainsi à incarner le rôle de chef de file régional en matière de biodiversité. (suite…)

ANNULÉE / Conférence publique « La biodiversité auxiliaire des cultures » le 29 mars 2018

Affiche de la conférence publique sur la biodiversité auxiliaire des cultures, ARB îdF, Paris 18e (75), mars 2018LA CONFÉRENCE EST ANNULÉE / Dans le cadre de son cycle de conférences à destination du grand public, l’ARB Île-de-France, anciennement Natureparif, vous propose de rencontrer Michel Griffon, agronome et économiste, pour une conférence sur la biodiversité auxiliaire de l’agriculture et de l’élevage, le jeudi 29 mars 2018 à la Halle Pajol, Paris 18e (75).

Ancien directeur scientifique du CIRAD et ancien Directeur Général de l’Agence Nationale de la Recherche, Michel Griffon promeut le concept d’intensification écologique qui prend en compte la nécessité de faire face à la vague démographique planétaire et de préserver la biosphère.

Selon Michel Griffon « La longue histoire de l’agriculture a toujours tourné autour de l’élimination systématique de tous éléments susceptibles d’impacter négativement la production des plantes cultivées et de l’élevage. En a résulté une vision profondément éradicatrice des « mauvaises herbes » comme des « maladies et ravageurs », donnant lieu à l’utilisation d’un langage quasi militaire de protection des cultures et animaux d’élevage. Cette vision est également à l’origine du labour et de l’utilisation des nombreux pesticides et médicaments qui participent à la crise environnementale de l’agriculture et de l’élevage. Le recours à des techniques alternatives directement inspirées par l’écologie scientifique plaide aujourd’hui pour une conception « écosystémique » de cette protection. Ainsi, une partie importante de la flore et de la faune peut-elle être utilisée comme auxiliaire, c’est-à-dire utile à la production, tout en enrichissant la biodiversité. »

Déroulé de la conférence
Dans un premier temps, Michel Griffon abordera l’histoire de la protection des cultures et de l’élevage. Il abordera ensuite les impasses techniques actuelles et montrera dans quelle mesure l’écologie scientifique peut être une inspiration pour la production. Enfin il conclura son propos en présentant des exemples de biodiversité auxiliaire de l’agriculture et de l’élevage.

Informations pratiques
Jeudi 29 mars 2018 de 19h à 21h / ANNULÉE
Halle Pajol – Auberge de Jeunesse, 18/22 ter, rue Pajol, 75018 Paris.
Métro : ligne 12, station Marx Dormoy.
Entrée gratuite. Inscription conseillée

Conférence « Préservation de la biodiversité » au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris

L’association Orée et le magazine Green Innovation organisent une conférence le vendredi 16 mars 2018 à Paris sur le thème : Préservation de la biodiversité, les innovations des fondations.

Logo Green InnovationLa préservation de la biodiversité est un des enjeux majeurs qui s’impose à nos sociétés dans le cadre des accélérations des changements globaux, au même titre que le climat. Tout acteur est ainsi concerné pour son quotidien autant que pour sa stratégie et il aura à s’investir maintenir et adapter son activité, répondre voire anticiper la réglementation, préserver ou développer son image auprès de ses parties prenantes.

Parmi les acteurs qui accompagnent ces choix, on compte les états mais également les fondations qui sont engagées de longue date dans le financement de la préservation de la biodiversité. Elles soutiennent chaque année plusieurs milliers des programmes sur appel à projet.

De la sensibilisation du grand public à la recherche scientifique, leur champ d’action est particulièrement large. Fondation d’entreprise, ONG ou fondation d’État, elles disposent d’une importante marge de manœuvre pour soutenir des initiatives techniques et de gestion innovante pour la préservation des espèces et des espaces.

Cette rencontre permettra les échanges suivants :
Animation par Hélène Leriche, Responsable Biodiversité et Économie, ORÉE
10h : accueil des participants
10h30 : mots d’introduction d’Areion Group (Alexis Bautzmann) et d’ORÉE (Patricia Savin)
10h40 : les enjeux internationaux de la préservation de la biodiversité, par l’ONU Environnement (Fanny Demassieux, Chef de l’Unité Pollution et Santé)
10h50 : Différents types de fondations ; présentations et échanges :

11h50 : questions de la salle
12h : conclusion par Jean-Philippe Siblet, Directeur des expertises au Muséum national d’Histoire naturelle ;
13h : fin de la matinale

Cliquer sur le lien pour vous inscrire à cette conférence.

Informations pratiques :
16 mars 2018 à partir de 10h
Muséum national d’Histoire naturelle de Paris,
Grand amphithéâtre, 57, rue Cuvier, 75005 Paris.

La semaine du jardinage pour les écoles fête ses 20 ans

Affiche de la Semaine du jardinage pour les écoles 2018, GNIS
L’édition anniversaire de l’opération pédagogique, parrainée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, va se dérouler du 12 au 17 mars 2018 dans les 400 jardineries participantes dans toute la France.

Depuis la création de l’opération en 1999, les jardineries animent gratuitement durant une semaine des ateliers pratiques de jardinage et de découverte des plantes. Au fil des années, cette opération est devenue le rendez-vous pédagogique du printemps et a incité de nombreux enseignants à initier un projet de jardinage avec leur classe. Organisée par le Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants (GNIS), la Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie (FNMJ) et VAL’HOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, la Semaine du Jardinage pour les écoles a reçu le parrainage du ministère de la Transition écologique et solidaire pour l’édition 2018. Elle s’est forgée une excellente image auprès des enseignants. Ils saluent chaque année la qualité des ateliers pédagogiques de découverte des plantes et d’initiation au jardinage organisés et animés par les professionnels pour les classes maternelles et élémentaires.

Plus d’un million d’enfants initiés au jardinage
En vingt ans, la Semaine du Jardinage pour les écoles a accueilli gratuitement 42170 classes maternelles et élémentaires dans les 400 jardineries qui participent chaque année à l’opération. Grâce à l’implication des professionnels et à leur plaisir de transmettre leur passion, plus d’un million d’enfants de 4 à 10 ans ont été initiés au jardinage et de très nombreux enseignants ont prolongé cette activité en classe en bâtissant un projet de jardin d’école.

La biodiversité à portée de mains pour la 20ème édition
La Semaine du Jardinage pour les écoles met la biodiversité à l’honneur. L’activité de jardinage est une occasion privilégiée et concrète pour appréhender la notion de biodiversité. Lors des ateliers pratiques menés par les professionnels, les élèves découvriront la diversité des végétaux et des animaux qui cohabitent au jardin et interagissent entre eux. Les mains dans la terre, ils pratiqueront des plantations de fleurs, de légumes, de fraisiers et réaliseront des jardinières de plantes aromatiques ou de plantes mellifères. L’initiation aux premiers gestes de jardinage sera propice pour sensibiliser les enfants à des pratiques de jardinage respectueuses de l’environnement.
(suite…)

Conférence « Biodiversité, génétique et évolution » le 15 février 2018

Affiche de la conférence de l'ARB Île-de-France, biodiversité, génétique et évolution, février 2018Dans le cadre de son cycle de conférences pour le grand public, l’ARB Île-de-France, anciennement Natureparif, propose de rencontrer Pierre-Henry Gouyon, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, à l’AgroParisTech, à l’ENS et à Sciences Po Paris.

Depuis le début de sa carrière de biologiste spécialisé en génétique et en évolution, Henry Gouyon porte un regard interrogateur sur les relations entre ces disciplines et la société, et plus particulièrement sur le lien entre nos perceptions de ce qu’est l’évolution et notre rapport au vivant.

La biodiversité est facile à observer mais difficile à définir. La théorie de l’évolution constitue la base de la biologie, l’écologie et la génétique en sont issues. Elle affirme l’unité du Vivant, et permet d’agir sur lui, mais pose de nombreux problèmes à la société, a servi de fondement à des idéologies ignobles et est refusée par les extrémistes religieux. Quant à la description et la sauvegarde de la biodiversité, elles reposent souvent sur des fondements religieux plus que scientifiques. Les biotechnologies se développent à grande vitesse et de nombreux débats ont vu le jour ; sur les OGM par exemple, les scientifiques ont souvent considéré les critiques comme essentiellement obscurantistes et semblent parfois eux-mêmes se conformer à une vision religieuse du progrès. Peut-on espérer l’avènement d’un véritable échange entre sciences et société dans le champ de la biologie ?

Informations pratiques
Jeudi 15 février 2018 de 19h à 21h
Halle Pajol, Auberge de Jeunesse, 18/22 ter, rue Pajol, 75018 Paris.
Métro : ligne 12, station Marx Dormoy.
Entrée gratuite.  Inscription conseillée 

Journée mondiale des zones humides le 2 février 2018

Journée mondiale des zones humides (JMZH), 2 février 2018
Chaque année, le 2 février, l’association Ramsar France, Evian et la LPO se mobilisent dans le cadre de la Journée Mondiale des Zones Humides (JMZH) pour sensibiliser le public à la préservation des ressources en eau et faire connaître leur importance dans l’écologie mondiale.

La Journée mondiale des zones humides consacre son édition 2018 à la nécessité vitale, d’intégrer et de développer les milieux humides dans les villes. Et pour cause : 50% des zones humides métropolitaines ont disparu entre 1960 et 1990 ; 47% se sont dégradées entre 2000 et 2010. Les marais, tourbières, lagunes, salines et autres terres humides sont reconnus pour receler une grande diversité et richesse biologiques. Ils ont un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des écosystèmes, la fourniture de services comme la lutte contre le réchauffement climatique. Ils sont encore aujourd’hui sacrifiés par un développement qui n’a toujours pas intégré les services écosystémiques et aménités en amont des décisions publiques et privées. Détentrices et responsables de terres humides, les villes ont un rôle majeur à jouer. (suite…)