agriculture, agriculture urbaine, agroécologie

Pratiques agricoles en zones rurales, périurbaines ou urbaines

La France est le premier exportateur mondial de semences

Dans son communiqué de presse du 16 janvier 2018, le GNIS annonce qu’avec un total de 951 M€, le solde de la balance commerciale semences et plants atteint un nouveau record, soit une progression de 5,6 %, sous l’effet conjugué d’une stabilité des importations à 666 M€ et d’une hausse des exportations de 3,1% pour un total de 1 617 M€.

Logo du GNIS
Cette situation traduit, notamment, une hausse des prix des semences à l’exportation qui bénéficie à la majorité des groupes d’espèces. En 2016, la France reste, notamment, le leader mondial des exportations de semences de grandes cultures, présente dans 150 pays, devant les USA et l’Allemagne.

Les semences oléagineuses et potagères : en croissance à l’export
La progression du solde de la balance commerciale est principalement due aux semences oléagineuses qui dégagent un excédent de 237 M€ (+25%), ceci grâce à un nouveau record à l’exportation avec 313 M€ (+5%) et à une baisse de 29 % des importations à 76 M€.
Les semences potagères affichent un solde record de 282 M€ grâce à des exportations en hausse de 11% à 462 M€.
Malgré une tendance baissière pour la seconde année consécutive, le maïs reste leader à l’international avec un excédent commercial de 396 M€ (-6%).
La filière pomme de terre maintient une progression sensible des exportations (+9%) qui permet de dégager un excédent commercial de 58 M€ (+3,5%).

Les échanges de la France avec les pays de l’Est fortement bénéficiaires
Pour la seconde année consécutive, le solde de la balance commerciale de la France avec ses partenaires européens affiche une tendance baissière (-4,6%) due à des importations en progression de 14% à 439 M€ que ne compensent pas la hausse de 2% des exportations à 1 128 M€. La part de l’UE sur le total des exportations se stabilise à 70%.
L’Allemagne reste le premier partenaire à l’export avec un total de 219 M€, suivie par l’Espagne (184 M€), l’Italie (150 M€) et les Pays-Bas (109 M€).
Le bilan des échanges de la France avec ses partenaires (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie) à l’Est reste globalement fortement bénéficiaire. En 2016/17, le solde de la balance commerciale repart modérément à la hausse (+2%) pour atteindre 191 M€ grâce à une baisse des importations de 16% à 44 M€, mais aussi un léger recul des exportations à 235 M€.

Nouveau record des échanges de la France avec les pays tiers
Le solde excédentaire des échanges de la France avec les pays tiers atteint un nouveau record de 330 M€, soit une progression de 30%. Cette situation résulte d’une baisse des importations de 23% à 158 M€ et d’une hausse des exportations de 6% à 488 M€.
En deux ans, la France a rétabli sur la CEI Occidentale le niveau de ses exportations de 2012/13 et les importations en provenance des USA et d’Amérique Latine enregistrent une baisse sensible, respectivement, de -31% et -24%.
Le solde de la balance commerciale avec les pays du Proche et Moyen Orient retrouve, quant à lui, un niveau de croissance exceptionnel (+36%) et atteint le record de 52 M€.

Les développements internationaux au cœur du Gnis
Le Gnis est, bien sûr, très présent à l’étranger. Son service des Relations internationales a pour objectif de représenter et de promouvoir l’expertise française, de servir le développement de la filière semencière française à l’international en créant un contexte favorable à nos exportations, et enfin de coopérer à partir de notre modèle d’organisation.
Cela passe par la mise en œuvre et le suivi de projets de coopération avec des pays-tiers, par l’appui aux entreprises et par le suivi des négociations et règlementations internationales.
Ainsi, le Gnis appuie les associations semencières nationales et continentales en Afrique et en Asie. Il est aux côtés des ministères de l’Agriculture étrangers, comme en Ukraine, au Sénégal, ou au Burkina Faso, pour les aider à mettre aux normes internationales et européennes leurs systèmes de contrôle de la qualité des semences.
Le Gnis a, par exemple, participé au second comité mixte franco-iranien sur les questions agricoles, qui s’est tenu en octobre 2017, en marge du Sommet de l’élevage de Cournon. Ce rendez-vous a surtout permis de renouveler l’accord de coopération, signé par M. Pierre Pagès, Vice-Président du Gnis et, M. Alireza Mohajer, Conseiller du ministre, sous le haut-patronage des deux ministres de l’Agriculture.
Comme l’avait annoncé le président du Gnis à l’occasion d’un entretien avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, le 25 octobre 2017, un représentant du Gnis a remis au secrétaire général du TIRPAA (Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation) à Kigali, un chèque symbolique de 175 000 € représentant la 1ère contribution annuelle au Fonds de Partage des Avantages du Traité. Rappelons que ce fonds permet de financer des actions de conservation et d’utilisation des ressources génétiques en particulier dans les pays en développement et les pays émergents.

Étude de l’impact de différentes pratiques agricoles sur les chauves-souris et les oiseaux

Champs de blé en hiver, photo Fotolia / DmytroLes chercheurs du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO) viennent de montrer que des changements simples de pratiques peuvent réduire les impacts négatifs de l’agriculture sur la biodiversité.

La biodiversité dans les campagnes subit une sévère érosion dont l’intensification agricole est une des causes majeures. Pourtant, très peu d’études ont jusqu’ici comparé les effets de changements précis dans les pratiques agricoles sur les groupes d’animaux situés au sommet des réseaux trophiques, constituant de bons indicateurs biologiques et rendant des services écosystémiques considérables. Les chercheurs du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO : Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS / UPMC – Sorbonne Universités) ont ainsi étudié l’impact sur les chauves-souris et les oiseaux de différentes pratiques agricoles.

En comparant l’activité des chauves-souris sur différents champs de blé conventionnels et un champ biologique en Ile de France, les résultats d’une première étude, publiée dans la revue Ecology and Evolution, montrent que l’activité est plus importante dans le système biologique, ainsi que sur les exploitations conventionnelles où le travail du sol a été réduit. De plus, le bénéfice dû à la diminution du travail du sol s’avère nettement plus important lorsqu’on diminue les passages d’herbicides, sans que cela n’affecte les rendements. Dans une seconde étude, publiée dans Agriculture, Ecosystems and Environement et menée sur des exploitations conventionnelles, les résultats indiquent que l’effet de la réduction du travail au sol sur l’abondance des oiseaux agricoles dépend de la méthode de contrôle des adventices utilisée. En effet, lorsqu’un couvert herbacé est utilisé, l’abondance des oiseaux est nettement plus élevée ; tandis que l’usage uniquement d’herbicides lui est très néfaste.

Ces travaux mettent en évidence les impacts négatifs de l’utilisation d’herbicides et du travail du sol sur deux groupes d’animaux, qui témoignent aussi d’une plus large perte de biodiversité (insectes notamment). Or, des améliorations importantes peuvent être facilement réalisées en agriculture conventionnelle, passant par la diminution du travail du sol et les types de gestion des adventices qu’elle engendre. Des changements de pratiques qu’il devient urgent de promouvoir pour sauvegarder la biodiversité agricole.

Références
Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, François Chiron, Christian Kerbiriou. Tillage and herbicide reduction mitigate the gap between conventional and organic farming effects on foraging activity of insectivorous bats. Ecology and Evolution. 2017;00:1–11 : https://doi.org/10.1002/ece3.3688
Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, Christian Kerbiriou. Weed control method drives conservation tillage efficiency on farmland breeding birds. Agriculture, Ecosystems and Environment. 2018. 256: 74-81 : https://doi.org/10.1016/j.agee.2018.01.004

2 décembre 2017 : découvrez l’agriculture urbaine, locale et solidaire avec le Paysan urbain

Seine-Saint-Denis TourismeSeine-Saint-Denis Tourisme vous propose une visite de l’établissement du Paysan Urbain le samedi 2 décembre 2017 à 14h.

Installé à Romainville depuis juillet 2015, le Paysan Urbain, nouvel acteur de l’agriculture urbaine, produit des micro pousses sur une parcelle située dans le quartier de la ZAC de l’Horloge. Véritable concentré d’énergie et de saveurs, ces micro pousses sont cultivées dans des bacs pouvant être installés n’importe où.

Il s’agit d’une occupation éphémère d’une friche urbaine en attente de projet. La démarche du paysan urbain est de produire bio, de distribuer localement en circuit-court. Elle a également pour objectif de créer de l’emploi en insertion, de sensibiliser aux enjeux environnementaux et de créer des liens avec les agriculteurs ruraux.

Lors de votre visite, découvrez les processus de cette agriculture nouvelle génération et sa facilité d’installation, ainsi que son potager pédagogique et son poulailler.

Cliquer sur le lien pour vous inscrire. Tarif 6 euros.
Le Paysan Urbain, 64, avenue Gaston Roussel, 93230 Romainville. Métro : ligne 5, station Bobigny-Pantin Raymond Queneau.
En cas d’inscription de dernière minute (vendredi 12h), imprimez votre facture, celle-ci vous sera réclamée lors de la visite.

Agriculture urbaine : Asnières second prix de l’innovation territoriale

La ville d’Asnières-sur-Seine vient de remporter le second prix du trophée « Innova’Ter » de la Gazette des communes, qui récompense les projets les plus innovants portés par les collectivités territoriales.

Asnieres-sur-SeineFaire pousser des fraises bio en plein cœur d’Asnières (Hauts-de-Seine), sans pesticides, sans OGM et en économisant 90% d’eau, tout en favorisant la consommation en circuit court. Depuis le début de l’été, c’est une réalité ! Un container de la start-up AGRICOOL a été installé aux pieds de la halle Flachat. À l’intérieur, l’hygrométrie et la température y sont parfaitement contrôlées afin de reconstituer un environnement idéal pour la culture du précieux fruit rouge.

Pour Manuel Aeschlimann, Maire d’Asnières-sur-Seine, ce projet est une première étape : « nous allons développer l’agriculture urbaine pour que de nombreux fruits et légumes soient cultivés, vendus et consommés à Asnières. Il y a une attente très forte dans les zones urbaines et denses et nous y sommes très attentifs. D’autres parcelles sont d’ores et déjà identifiées pour accueillir des projets identiques, notamment en bord de Seine, et nous étudions actuellement la possibilité que ces containers soient semi-enterrés et entièrement végétalisés. »

Journée de formation « Agriculture bio de proximité » le mardi 3 octobre 2017

Journée de formation "Agriculture Bio de Proximité", Moissy-Cramayel (77)Line Magne, maire de Moissy-Cramayel, Francis Chouat, président de l’Agglomération Grand Paris Sud et Christian Pierre, président du Groupement des agriculteurs Bio (GAB) d’Ile-de-France vont réunir le 3 octobre 2017 à Moissy-Cramayel les acteurs du territoire intéressés par la question de l’agriculture bio de proximité.

Porteuse de projets, la ville s’est tout naturellement proposée pour accueillir cette journée de formation. Les dossiers en lien avec le Bio, l’environnement et la santé ne manquent pas à Moissy-Cramayel : un projet de ferme maraîchère bio pour approvisionner en partie la cuisine centrale, une restauration municipale repensée privilégiant la qualité et le goût des produits en recourant aux produits Bio, labels de qualité et circuits courts, un éco-quartier connecté avec la nature utilisant les énergies renouvelables, une gestion différenciée et de l’éco-pâturage pour l’entretien de certains espaces communaux et favoriser la biodiversité… Des initiatives et réflexions qui font écho au travail d’ accompagnement proposé aux collectivités par le Groupement des agriculteurs bio (GAB). À Moissy, le GAB IdF avait déjà participé à l’appui à l’écriture du marché public pour permettre à la restauration de s’ approvisionner en produits bio locaux. Quand le Groupement, également organisme agréé de formation, a présenté les formations organisées à l’échelle des territoires d’Île-de- France, c’est tout naturellement que la Ville s’est proposée pour accueillir cette journée de rencontres et d’échanges.

Au programme : alimentation de qualité, circuits de distribution, préservation des ressources naturelles et du cadre de vie, protection de l’eau, maîtrise foncière… des enjeux pouvant être traités par le truchement de l’agriculture biologique.

Par des retours d’expériences et des apports méthodologiques (maîtrise du droit des sols, rôle des collectivités…), les questions de la viabilité des fermes urbaines et micro-fermes, de l’introduction des produits bio et locaux en restauration collective et de la prévention de la pollution de l’ eau seront abordées.

Cette rencontre, ouverte aux autres territoires, s’ adresse à tous les élus et agents de l’ agglomération, des communes, des syndicats de restauration collective, des établissements publics d’ enseignement, des acteurs de l’eau, des entreprises et des agriculteurs du territoire. Tous les participants, pourront à l’ issue de la journée, valider s’ ils le souhaitent, une journée de formation.

Le midi sera servi un buffet réalisé avec des produits locaux et bio.

Informations pratiques
Journée de formation « Agriculture bio de proximité », mardi 3 octobre 2017 de 9h à 17h.
À la Rotonde (place du 14 juillet 1789), 77550 Moissy-Cramayel.
Coût de la formation : 50 euros.
Cliquer sur le lien pour découvrir le programme détaillé.

Semaines du Mangeons Local Paris Île-de-France du 18 septembre au 8 octobre 2017

Affiche des Semaines du Mangeons Local Paris Île-de-France, du 16 septembre au 8 octobre 2017Le locavorisme Francilien montre ses facettes pendant les Semaines du Mangeons Local Paris Île-de-France. Artisans, maraichers, agriculteurs, restaurateurs, épiciers, boulangers… prennent part aux nombreux événements organisés dans toute l’Île-de-France. Ainsi, ils partagent leur passion, le local d’ICI, auprès de familles, de fins gourmets ou encore de touristes.

Initié par le Centre Régional de Valorisation et d’Innovation Agricole et Alimentaire (CERVIA), ce rendez-vous met l’accent sur une grande diversité d’initiatives et commence en beauté avec un grand marché le samedi 16 septembre à la REcyclerie.

ICI c’est :
La Seine-et-Marne,
L’Essonne,
Les Yvelines,
Le Val d’Oise,
La Seine-Saint-Denis,
Le Val-de-Marne,
Les Hauts-de-Seine,
Paris.

ICI, ça démarre très fort
Quoi de mieux qu’un endroit où l’on teste de nouveaux modes de vie durables, pour débuter les Semaines du Mangeons Local Paris Île-de-France ? La REcyclerie, une ancienne gare située dans le nord de Paris, se transforme en marché locavore, le 16 septembre 2017 dès midi pour vivre une journée sous le signe de la découverte.

Ce marché est animé par plus d’une quinzaine de professionnels, maraîchers, artisans… qui ont à cœur de proposer des étals 100% local et de saison. Les franciliens peuvent y faire leurs courses parmi un choix large de produits, de saveurs d’ICI qui peuvent aussi avoir un goût d’ailleurs.
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