Une bourse aux plantes pour aider à végétaliser Paris

Pénélope Komites, adjointe à la Maire de Paris, a lancé en mars dernier l’opération « Végétalisons Paris » : une vente inédite des plantes et arbustes en surplus issus de la pépinière municipale. La deuxième édition de cette bourse aux plantes aura lieu samedi.

Logo de la Mairie de Paris
Le Centre de production horticole (CPH) de Paris assure chaque année la production de 2,5 millions de végétaux, destinés à agrémenter et à fleurir l’espace public parisien et les espaces verts municipaux. Pour s’assurer de pouvoir répondre aux besoins, ce centre réalise chaque année un léger excédent de production, d’environ 50000 plantes (2% de la production totale). Cet excédent était jusqu’à présent broyé pour être utilisé comme paillage ou composté en vue d’améliorer la qualité du sol des pépinières.

Pénélope Komitès a décidé de mettre ce surplus à la disposition des Parisiens, sous la forme d’une bourse aux plantes. Après une première bourse aux plantes organisée en mars dernier, à laquelle les habitants ont répondu nombreux, l’adjointe à la Maire organise samedi deux nouvelles ventes. Près de 5000 plantes seront proposées sans pot au tarif unique de 1€. En raison des fortes chaleurs, ces ventes se tiendront sur des espaces ombragés. Une nouvelle opération dédiée à la vente de plantes sera organisée à l’automne.

Cette initiative originale donne l’occasion aux Parisiens de participer à l’accroissement du fleurissement et de la végétalisation de la capitale. Elle complète notamment le permis de végétaliser, qui vient d’être adopté par le Conseil de Paris et qui va permettre aux Parisiens de s’approprier facilement l’espace public afin d’y planter les végétaux de leurs choix ou des graines offertes par la Ville de Paris.

Bourse aux plantes samedi 4 juillet 2015
  • à 10h, square Maurice Gardette (Paris 11e),
  • à 14h, sous le tunnel de la promenade Renée Dumont, angle de la rue Brahms (Paris 12e).

Commentaires (8)

  1. Alain Delavie (Auteur de l'article)

    Merci JPP pour cette information que je n’avais pas…

  2. Alain Delavie (Auteur de l'article)

    Merci pour ce compte rendu. Et bien, je n’ai pas voulu y aller, trop fatigué, trop chaud. J’ai bien fait !

  3. Catherine

    merci pour l’info et les infos jardinage en général.

    A 10 h ce matin au square Maurice Gardette, à vue d’oeil 2 heures de queue minimum pour atteindre le stand de la mairie de Paris… avant de voir ce qui y était proposé : des géraniums, des oeillets d’Inde, etc… rien qui retienne vraiment l’attention et qui me motive suffisamment pour retourner dans la queue qui s’était considérablement allongée…les parisiens sont courageux de risquer l’insolation pour fleurir leur balcon à moindre coût !
    Et au fait, on en est où du Plan Biodiversité ? Pas vu beaucoup de plantes indigènes…
    Une occasion ratée de faire un peu d’information et de pédagogie !

  4. jpp

    Pour voir comment ça marche (communiqué de la Ville de Paris) :
    Atelier pratique de jardinage

    Végétaliser l’espace public : Pourquoi ? Comment ?

    Vendredi 10 juillet, de 14 h à 16 h 30.

    Pourquoi et comment cultiver un pied d’arbre ou un jardin en pot ?

    Pour savoir comment renseigner son projet et connaitre les documents cadres de végétalisation (programme Main Verte pour les jardins partagés, permis de végétaliser).

    Pour apprendre à aménager, jardiner et entretenir ces plantations.

    Tenue de jardinage conseillée (et adaptée à la météo du jour !)

    Par les conseillers environnement de la Maison du jardinage.

    Gratuit, renseignements et inscriptions auprès de main.verte@paris.fr, par téléphone au 01 53 46 19 19.

  5. krug

    Les plantes mellifères: celles qui permettent aux abeilles de faire leur miel, abeilles qui participent de ce fait a l’echange de polene entre especes et a l’evilution genetique de la flore, comprennent bien entendu les arbres fruitiers.
    Des fruits seraient alors accessibles aux sdf en saison.

  6. jpp

    On s’accorde en effet pour dire qu’un jardinier par jardin c’est bien le grand maximum. Nos jardins partagés ressemblent très souvent à des patchworks. Mais on voit arriver des jardins « jazziques » : sur la base d’un projet défini en commun chacun improvise à sa manière : ça donne parfois de beaux jardins paysagers comme au jardin des Soupirs dans le XXème.

  7. Josette

    L’idée est généreuse, intéressante mais si chacun apporte sa plante dans un massif le résultat risque d’être olé olé ! La vente des plantes sera peut être accompagnée de conseils de culture. Sinon pour certains ce sera l’apprentissage. Je me souviens d’un collègue qui s’étonnait que son forsythia installé sur son balcon ne continue pas de fleurir tout le printemps et tout l’été….

  8. jpp

    Je ne suis pas un grand défenseur du petit commerce (encore que si quand il s’agit de nos bons pépiniéristes). Mais on peut se demander si c’est bien là la vocation de la Ville de Paris. Des plants en surplus d’un côté, de l’autre des corbeilles de plus en plus minables aux Buttes-Chaumont …
    Les jardins partagés du XIXème mettent en place des pépinières mutualisées : c’est du local et au moins on sait ce qu’on plante !

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