Archives de mots clés: sécheresse

Pelouse grillée mais liseron vigoureux et fleuri

Liseron fleuri dans une pelouse desséchée en été, Paris 16e (75)
Les hautes températures et le temps sec ont vite transformé les pelouses en paillasson jauni, mais les adventices elles font de la résistance comme ces touffes de liseron complètement vertes et couvertes de fleurs.

Liseron fleuri dans une pelouse desséchée en été, Paris 16e (75)
On pourrait presque se demander si une pelouse entièrement composée de liserons ne serait par préférable… Plus de tonte, pas d’arrosage et des fleurs tout le printemps et l’été. Cette mauvaise herbe redoutée est assez résistante pour supporter un piétinement. Et vous pouvez compter sur ses immenses rhizomes souterrains pour aller chercher l’eau en profondeur.

Liseron fleuri dans une pelouse desséchée en été, Paris 16e (75)Et si vous arrosez votre pelouse pour tenter de lui redonner un plus bel aspect, ce qui n’est pas gagné par ces fortes chaleurs sèches, les liserons profiteront bien évidemment de l’eau apportée. Ils n’en seront que plus beaux !

Contrôle de l’arrosage des potées avec le coléus

Coleus (Solenostemon) sur mon balcon parisien en été, Paris 19e (75)
En plein été, quand les plantes ont beaucoup poussé, il est plus difficile de surveiller l’état d’humidité du terreau dans les potées et les jardinières. Certaines plantes ne montrent des signes de soif que lorsque le mal est déjà très avancé, d’où l’utilité d’avoir toujours une espèce avec qui manifeste très vite son besoin en eau. C’est le cas du coléus, bon témoin de la sécheresse du substrat.

Coleus (Solenostemon) sur mon balcon parisien en été, Paris 19e (75)
Mon pied de coleus est installé dans une très grande jardinière de 80 cm de longueur, avec un alcathéa, un pigamon, des pinellias, un lis crapaud et un aconit. L’alcathéa, grand buveur, manifeste assez vite un manque d’eau, mais quand les signes deviennent visibles, cela peut déjà endommager les feuilles qui jaunissent vite. Heureusement, mon pied de coléus baisse très vite ses tiges et ses feuilles, et ce signe m’indique à coup sûr qu’il est urgent de bien arroser. Dès que les feuilles ramollissent, je dégaine l’arrosoir ou le tuyau d’arrosage, pour le plus grand bonheur des autres plantes. Tant qu’il reste bien dressé, je sais que le terreau est suffisamment humide.

Les impatiences sont aussi de bonnes indicatrices, car très vite leurs feuilles s’affaissent dès que l’eau vient à manquer.

8 millions d’arbres morts en forêt suite à la sécheresse de 2015

Logo France Bois Forêt
La forêt française a payé un lourd tribut lors de la sécheresse 2015 : 8 millions d’arbres plantés sont morts, soit le double de la mortalité moyenne observée ces dix dernières années.

À partir des relevés centralisés par le Département Santé des Forêts du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt ainsi que des relevés de Météo France, l’ensemble de la France a été impactée, avec une forte concentration dans 44 départements où dans 37 % des plantations installées en 2015, près d’un plant sur deux est mort.

La situation est d’autant plus catastrophique que le changement climatique en marche laisse à penser aux experts que les sécheresses seront de plus en plus fréquentes  dans le futur. Il faut donc une nouvelle dynamique pour sécuriser les plantations et le bon renouvellement de la forêt française ; et ce alors que le rythme des plantations devrait s’accélérer pour adapter la forêt française au changement climatique. Un comble quand on sait que la forêt française capte 20 % des émissions nationales de CO2 et qu’elle contribue à l’atténuation du changement climatique.

Les forestiers, soutenus par l’ensemble de la filière, sont déjà mobilisés pour réparer les dégâts de la sécheresse. Devant l’ampleur de la catastrophe 2015, une cellule de crise interprofessionnelle a été mise en place et a constaté le 17 décembre que les seuls moyens des forestiers réunis ne suffiront pas. Pépiniéristes, reboiseurs, experts forestiers, coopératives forestières, propriétaires forestiers publics et privés demandent au gouvernement le déblocage d’une aide exceptionnelle. Parallèlement, conscients de la nécessité de considérer cette nouvelle donne climatique, ils travaillent à la mise en place de mécanismes garantissant le renouvellement et l’avenir de la forêt française.

 

Connaître les départements concernés par des restrictions d’eau

Restrictions d'eau, carte des arrêtés au 23 juillet 2015, PropluviaAu 23 juillet 2015, 55 départements étaient concernés par au moins un arrêté préfectoral limitant certains usages de l’eau. Pour savoir si votre département est soumis à des restrictions d’eau, consultez le site internet Propluvia, l’outil du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie qui répertorie l’ensemble des arrêtés de restriction d’eau.

Avec cet outil mis en ligne, vous pouvez connaître en temps réel la situation sur l’état de sécheresse pour chaque département. La carte des arrêtés, accessible en ligne, présente quatre niveaux de restriction :

  • vigilance (information et incitation des particuliers et des professionnels à économiser l’eau),
  • alerte (réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieures à 50 % ou interdiction jusqu’à 3 jours par semaine, mesures d’interdiction d’activité nautique, interdiction à certaines heures d’arrosage des jardins, de lavage des voitures…),
  • alerte renforcée (réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50 %, limitation plus forte des prélèvements sur l’arrosage des jardins, le lavage de voitures pouvant aller jusqu’à l’interdiction de certains prélèvements),
  • crise (arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles, seuls les prélèvements en relation avec la santé, la sécurité civile, l’eau potable ou encore la salubrité étant autorisés).

Consulter en ligne les arrêtés de restriction d’eau sur Propluvia

 

 

Sécheresse et chaleur, le temps idéal pour les araignées rouges

Forte attaque d'araignées rouges sur les feuilles d'un sceau de Salomon, balcon parisien, Paris 19e (75)
Belle attaque d’araignées rouges sur quelques feuilles de mes sceaux-de-Salomon, bien sûr sur celles les plus protégées des pluies devenues rares sur Paris depuis plusieurs semaines maintenant. Ces ravageurs ont les conditions idéales pour prospérer, aussi bien sur les balcons que dans les jardins et les intérieurs. La vigilance s’impose pour empêcher une trop grande infestation.

Avant d’envisager un traitement, le premier geste à faire (quand cela est possible), c’est d’asperger les feuilles atteintes, dessous et dessus, car les araignées rouges n’aiment pas l’humidité. Et on peut répéter l’opération chaque jour quand le beau temps sec persiste. Sur un balcon, c’est difficile à faire car l’eau risque ensuite de couler dans la rue et d’éclabousser les passants ou les voisins. J’arrive à le faire quand il y a une bonne averse, mais il faut quand même limiter l’aspersion pour éviter d’avoir une cataracte descendant du balcon.

Le deuxième geste consiste à couper les parties trop atteintes pour enlever le plus possible de ravageurs. Sur les sceaux-de-Salomon, je ne le fais que lorsque les feuilles ont complètement jauni, sinon le pied est affaibli par manque de feuillage nécessaire pour accumuler des réserves nutritives.

J’ai de la chance, aucune attaque sur mes plantes d’intérieur alors que l’hygrométrie est désespérément faible dans mon appartement. Au plus chaud de ces derniers jours, j’ai relevé 39% d’hygrométrie. Idéalement, il faudrait plus de 50%. L’air reste trop sec, même en brumisant de l’eau douce sur les feuillages chaque jour.