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Fougère-houx (Cyrtomium fortunei)

Fougère-houx (Cyrtomium fortunei), 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

Fougère-houx (Cyrtomium fortunei), 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

 Cette fougère très décorative et parfaitement rustique en région parisienne forme des touffes évasées qui restent belles toute l’année.

Le pied que je cultive en pot a supporté les derniers hivers rigoureux sans protection. Les superbes sujets admirés dans le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire (41), près du vallon des brumes, prouvent que cette fougère résiste bien aussi dans cette région, en pleine terre sous les arbres.

Fougère-houx (Cyrtomium fortunei), 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

Fougère-houx (Cyrtomium fortunei), 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Je la cultive en pot depuis plusieurs années et je trouve qu’elle pousse sans difficultés. Il faut toutefois veiller à l’arroser régulièrement avec une eau douce non calcaire, même si elle supporte des courtes périodes de sécheresse. Et il faut la protéger du vent, qui assèche trop l’atmosphère et abime vite son joli feuillage.

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La fougère houx dans un seau haut perché…

Non ce n’est pas une nouvelle fable de La Fontaine exhumée d’une sombre bibliothèque. Mais j’ai tout simplement déplacé mon gros pied de fougère houx (Cyrtomium fortunei). Et la place qui lui convenait le mieux et qui me gênait le moins sur le balcon, et bien c’est en hauteur contre un mur, où cette belle fougère rustique peut étaler ses frondes de plus en plus grandes autant qu’elle le souhaite.

Fougère houx (Cyrtomium fortunei) en pot sur balcon

Fougère houx (Cyrtomium fortunei) dans une suspension sur mon balcon, avril 2011, photo Alain Delavie

En trois ans, le petit pied acheté avec quelques frondes seulement s’est considérablement étoffé et finissait par étouffer mon pauvre gardénia rustique, que j’ai découvert très dégarni à la base. Il était temps que j’intervienne pour lui donner davantage de lumière et d’espace avant que la fougère sans en avoir l’air ne le recouvre complètement de ses nouvelles frondes toujours plus grandes.

J’ai maintenant ma fougère à portée du regard. Il faut juste que je reste vigilant avec l’arrosage, car je ne vois pas la terre du pot donc je ne sais jamais si ma plante a besoin ou non d’eau. Et l’aspect du feuillage ne m’aidera pas beaucoup, car il reste impeccable longtemps. Quand il se crispe et se fane, c’est foutu, la plante est proche de la fin… Et il faut alors couper les feuilles fanées qui récupèrent très rarement. Ce serait dommage.
Je vais donc devoir tâter souvent sous la fougère (LOL) avant d’arroser !

Cyrtomium fortunei, fougère rustique

Cette belle fougère à frondes persistantes mates est d’une grande élégance, aussi bien en pot sur un balcon ombragé qu’en pleine terre, à l’ombre d’arbustes ou d’un mur.

Fougère rustique

Cyrtomium fortunei en pot sur mon balcon, avril 2010, photo Alain Delavie

Sur mon balcon, elle tient compagnie à mon gardénia rustique (Gardenia jasminoides ‘Kleim’s Hardy’). Ces deux plantes ont supporté les rigueurs de l’hiver dernier sans broncher. Et sans la moindre protection !

Cette fougère apprécie les emplacements ombragés, sans soleil brulant surtout. Peu exigeante, elle pousse dans un bon terreau bien drainé, qui est maintenu frais pendant la belle saison par des arrosages réguliers. Ici à Paris, elle a supporté les apports d’eau de ville, pourtant très dure et chargée en calcaire.

Depuis que le printemps s’est installé et que les températures sont restées positives, le pied a émis de nombreuses frondes, renouvelant presque complètement l’ancien feuillage. Une belle vigueur, sans avoir besoin d’apporter de l’engrais. J’ai toutefois surfacé la potée et fait un apport de corne torréfiée pour stimuler la croissance tout au long de la belle saison.

Capillaire du Canada

L’adiante pédalé ou capillaire du Canada (Adiantum pedalum) présente un port original et un feuillage d’une grande élégance.
Cette petite fougère rustique en France apprécie un emplacement ombragé à mi-ombragé, un sol frais mais bien drainé. Elle se cultive aussi bien en pleine terre qu’en pot ou jardinière. Il faut lui éviter les coins ventés.

Vous pouvez la planter avec des épimédiums, des hostas ou d’autres plantes d’ombre peu envahissantes.

Dans un bac, essayez-la avec des ophiopogons noirs, le contraste est saisissant !

Fougère cuivrée : Dryopteris erythrosora

La couleur cuivrée presque rouge de Dryopteris erythrosora en fait une des fougères rustiques les plus décoratives pour les coins ombragés, en pleine terre ou en pot.

La couleur orange cuivrée est plus intense sur les nouvelles frondes au printemps. Elle s’estompe ensuite pour devenir plus verte. Le feuillage est semi-persistant, la plante pouvant résister à des températures de -15 °C, voire encore plus froides. Adulte, cette fougère déploie des frondes de 50 à 80 cm de longueur et de hauteur. Elle apprécie un sol frais, ni trop sec, ni trop humide.

Vous pouvez en admirer un superbe tapis dans le nouveau parc Clichy-Batignolles Martin Luther King (Paris 17ème), où j’ai fait ces photos. Les fougères sont installées sur un talus, sous des arbres, en compagnie de géraniums vivaces et de sarcococcas.