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Belle floraison de ma violette vietnamienne

Deinostigma tamiana = Primulina tamiana = Chirita tamina en pleine floraison dans un terrarium sous éclairage artificiel, Paris 19e (75)Bien au chaud dans son terrarium et sous un éclairage artificiel qui estompe les variations de lumière dues aux saisons, mon pied de violette vietnamienne ne cesse de fleurir.

Cette petite espèce est bien plus florifère que les saintpaulias pourtant peu avares en fleurs quand les conditions leur conviennent. Et la culture en terrarium lui réussit particulièrement.

Bon à savoir
Le nom latin de cette plante exotique de la famille des Gesnériacées a beaucoup changé. Quand je l’ai découverte, elle était dénommée Chirita tamiana. Puis son nom latin est devenu Primulina tamiana. Et dorénvant, nous devrions l’appeler Deinostigma tamiana.

Ne l’appelez plus Chirita tamiana

Primulina tamiana (ex Chirita tamiana) dans un terrarium, photo Alain Delavie

Les chiritas n’étaient pas des plantes tellement connues ni très répandues dans les points de vente de jardinage. Et bien ceux qui avaient réussi à retenir leurs noms vont devoir les oublier car ils viennent de changer suite à un profond remaniement de la classification botanique.

Les techniques de séquençage moléculaire et de reconstruction phylogénétique appliquées au genre Chirita viennent de chambouler la classification en transférant un grand nombre des espèces botaniques du genre Chirita dans cinq autres genres : Damrongia, Henckelia, Liebigia, Microchirita et Primulina.

Suite aux travaux publiés par Weber et al. (2011), mes petits pieds de Chirita tamiana ont donc changé de nom et ne doivent plus être dénommés comme tel !
Ce sont dorénavant des Primulina tamiana.

(suite…)

Chiritas : aussitôt nettoyées, aussitôt refleuries

Incroyablement florifères, les petites Chirita tamiana, que j’ai installées dans un petit terrarium, ne cessent de fleurir et refleurir.

Plantes d'intérieur

Chirita tamiana en plein floraison dans mon terrarium, janvier 2010, photo Alain Delavie

Quand les touffes sont défleuries, il suffit de faire un bon nettoyage en coupant toutes les hampes florales fanées au ras des feuilles.

Plantes d'intérieur

Chirita tamiana avec les fleurs fanées dans mon terrarium, décembre 2009, photo Alain Delavie

Plantes d'intérieur

Chirita tamiana après avoir ôté avec les fleurs fanées dans mon terrarium, décembre 2009, photo Alain Delavie

Quelques semaines à peine et un bon arrosage suffisent pour que de nouveaux boutons floraux apparaissent et qu’une nouvelle floraison éclate, toujours plus belle. Je ne me lasse pas de ces petites Gesnériacées si charmantes et délicates, tout en étant de culture facile et d’une incroyable générosité…

Les chiritas fleurissent

Mes pieds de chiritas (Chirita tamiana), installées il y a peu dans un terrarium, sont bien reparties. Les premières hampes florales sont déjà apparues.

Quelques vieilles feuilles ont pourri (aussitôt enlevées), mais le coeur de la rosette des plantes est resté bien vert, donnant de nouvelles feuilles et très vite des hampes florales. Avec ces superbes petites fleurs blanches avec deux marques violettes au coeur. Charmantes, mais il va falloir que je limite les floraisons si d’autres se montrent, car le feuillage a besoin de se refaire une santé. Pour le moment, je laisse faire, c’est trop mignon !

Mini terrarium pour Chirita tamiana

Il y a une semaine je vous montrais mon mini terrarium pour mes orchidées bijoux. J’en ai un deuxième, planté d’une petite Gesnériacée : Chirita tamiana.

Cette plante qui tient dans le creux de la main est donc de la famille des saintpaulias, des codonanthes, des épiscias, des columnéas et des aeschynanthus. Jamais proposée en France à ma connaissance, il est possible de l’acheter en Angleterre, chez Dibleys Nurseries. Mes pieds sont issus de graines que j’avais récolté il y a quelques années sur des pieds que je cultivais dans un grand terrarium, à partir de semences diffusées par la Gesneriad Society, société américaine consacrée aux Gesnériacées, dont je suis membre depuis… Je ne compte plus ! Bref, dès que cette espèce a été diffusée (la Gesneriad Société propose un service de vente de graines avec une liste incroyable d’espèces, régulièrement mise à jour), j’ai commandé des graines et j’ai obtenu facilement des plants, qui fleurissent en quelques mois à peine quand ils sont cultivés en terrarium sous éclairage artificiel.

La plante n’est peut être pas très spectaculaire, mais elle est résolument charmante, tout simplement ! Elle forme une rosette de feuilles ovales vert vif brillantes d’où sortent les hampes florales. Les fleurs sont tubulaires, blanches avec deux marques violettes au coeur. Elles donnent ensuite un fruit allongé, très effilé, rempli de graines très fines (photo ci-dessous). Dans un terrarium, les semences germent facilement, il faut même surveiller pour que les plantes ne soient pas trop serrées. Car cette espèce est vraiment facile à cultiver, même à l’air libre si j’en crois la réussite de Plantine. Pour ma part, je les ai toujours cultivées dans un terrarium éclairé.

Mes plants sont maintenant installés dans un aquarium Nano cube 30 litres Dennerle, le même que celui utilisé pour mes crevettes. J’ai simplement doublé l’éclairage, 2 x 11 watts. J’attends maintenant qu’elles reprennent et se remettent à pousser dans leur nouveau territoire qui leur est entièrement dédié. Jusqu’ici, je les cultivais dans un grand terrarium avec des bégonias, mais ces derniers sont décidément trop envahissants, je devais sans cesse surveiller pour que mes chiritas ne soient pas étouffés. En terrarium, tout va très vite… Des plantes trop serrées, une feuille qui pourrit et c’est toute une branche ou une touffe qui périt. Aussi, j’ai maintenant un grand terrarium à bégos, un petit à orchidées bijoux, un petit à chiritas. J’en ai d’autres en préparation, mais je dois d’abord trouver le meuble qui va les supporter.

Un peu d’histoire concernant cette espèce miniature, tiré de l’article de John Boggan, du département de botanique du Smithsonian Institute à Washington, publié fin 1999 dans le journal de la Gesneriad Society, qui s’appelait à l’époque The Gloxinian : il y a à peu près 20 espèces de chiritas au Vietnam, et, exception faites de deux espèces annuelles de la section Microchirita considérées comme des mauvaises herbes, les espèces sont très peu connues. Chirita tamiana a été récoltée par une expédition de botanistes russes et vietnamiens en 1986 sur le mont Tam Dao, au Nord Ouest d’Hanoi, la capitale du Vietnam. Les premières plantes ont fleuri au jardin botanique de Saint-Petersbourg en 1991. Elle a transité ensuite par les jardins botaniques de Liberec (République tchèque), l’Université de Vienne et le Royal Botanic Garden d’Edinburgh en Écosse. Elle a été importée aux Etats-Unis par Anna Weitzman, collègue de John Boggan lors d’un voyage effectué en mai 1998 au Royal Botanic Garden. À l’époque, la plante a été introduite sous le nom erroné de Chirita eberhardtii. Il s’agissait en fait d’une espèce encore non dénommée, ce qui fut fait en 1999 lors de la convention de l’American Gloxinia and Gesneriad Society (devenue depuis la Gesneriad Society) qui se déroulait à Nashville, Tennessee (USA) : Chirita tamiana B. L. Burtt.

Le type a été cultivé au Royal Botanic Garden d’Edingburgh sous le n° 199811743 (E). Origine : N. Vietnam, Prov. Vinh Phu, Tam Dao (NO de Hanoi), coll. Soviet-Vietnamese Expedition 1986, N° 114.