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Atelier de conception sur la Forêt de la Corniche des Forts Romainville (Seine Saint-Denis)

Forêt de la Corniche des Forts, Romainville, photo Yann Monel
Une forêt sauvage peut-elle être considérée comme un nouveau type de jardin ? Question paradoxale quand un jardin est par définition un espace façonné par l’homme. C’est la problématique étudiée par les futures architectes dans l’atelier du Master-Lab Habiter l’Anthropocène de l’ESA, à travers l’étude de la Corniche des Forts. Les projets seront exposés à l’ESA le 21 décembre 2017.

Cette forêt méconnue, située à 2 km de Paris, est un site d’intérêt remarquable à l’échelle européenne, car il est un observatoire pour voir comment la nature a recolonisé un espace façonné par l’homme. Aujourd’hui cette forêt est une enclave entre Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec et les Lilas, inaccessible au public à cause des cavités profondes de l’ancienne carrière. Plusieurs scénarii ont été envisagés pour son futur : parc urbain, base de loisirs ou forêt urbaine. Raser la forêt ou combler les cavités impliquerait de détruire la dimension sauvage du site et ces espaces de la carrière qui sont de véritable cathédrales souterraines.

L’enjeu de l’atelier a été d’imaginer la métamorphose de ce tiers-paysage comme catalyseur pour l’imaginaire de cette banlieue parisienne et pour l’aménagement de son tissu hétéroclite, à travers une série de micro-projets architecturaux. Il s’agit de porter une réflexion à double échelle, celle du milieu et celle de l’objet. Comment conserver la forêt tout en l’aménageant pour le public ? Quels objets programmatiques pour créer une connectivité durable entre la ville et la forêt ?

Une forêt née des carrières de gypse, un bien commun pour le climat et l’Île-de-France
Cette forêt moderne et improbable, est une friche urbaine qui doit son existence à son passé industriel. Elle est situé sur une ancienne zone d’exploitation de gypse qui servait à extraire du plâtre pour la construction de Paris. Suite à la fermeture des carrières, la nature a pris le dessus en recouvrant intégralement le site d’un nouveau biotope.

La sous-face invisible de cette forêt, est donc sa raison d’être, mais aussi son défi. L’accès est interdit au public en raison des risques d’effondrement. Pourtant des chemins y sont tracés, des riverains pratiquent ce lieu et les 20 hectares déjà aménagés en parc à ses abords. Des associations de sauvegarde de la Forêt se sont crées lorsque la ville puis la Région annonçaient leur projet de créer un parc public et une île de loisirs. En effet, ces projets signifient le comblement des carrières pour sécuriser le site et par conséquence le défrichement d’une partie de la forêt.

À l’heure d’un dérèglement climatique accéléré, de l’extinction massive des espèces et d’une pollution atmosphérique urbaine persistante, ne faut-il pas changer de récit ? Ne faut-il pas donner une valeur supérieure à cette forêt comme cela se fait à Tokyo, Rio, Singapour ou Toronto qui abritent, préservent et valorisent leurs forêts urbaines ? Ne faut-il pas la considérer comme un écosystème autonome et bénéfique non seulement pour l’homme mais aussi pour toutes les espèces qui y vivent ? (suite…)

La forêt enchantée de Marianne Guédin à la Cité de la Mode et du Design

L'heure bleue entre chien et loup, installation végétale féérique de Marianne Guedin, Cité de la Mode et du DesignDu 30 novembre 2016 au 5 février 2017, la Cité de la Mode et du Design produit et présente « L’Heure Bleue, entre chien et loup », créée par la scénographe et designer Marianne Guedin. Les visiteurs pourront se promener dans cette forêt enchantée, tous les jours, de 10h à minuit, de l’entrée du 34 Quai d’Austerlitz jusque dans l’Atrium de la Cité.

L’Heure Bleue, entre chien et loup confronte l’architecture brute des Docks à l’univers poétique et envoûtant de Marianne Guedin. Cette interprétation moderne et chic d’une forêt enchantée donnera l’occasion aux visiteurs de tous âges de se promener dans les bois en hiver, sans quitter Paris. (suite…)

Intempéries : l’ONF maintient son appel à la vigilance en forêt

Dans son communiqué de presse du 28 juin 2016, l’Office National des Forêts (ONF) rappelle qu’il est à l’heure actuelle toujours dangereux de se promener ou de se déplacer en forêt.

Logo de l'Office National des Forêts (ONF)
Si les effets les plus visibles des intempéries exceptionnelles du mois de mai ont disparu depuis la décrue des cours d’eau ces dernières semaines, certains espaces naturels seront marqués durablement par cet épisode climatique, au premier rang desquels la forêt.

Sols détrempés, routes et chemins forestiers impraticables ou inondés, arbres couchés ou à l’équilibre instable…, l’ONF rappelle que les forêts présentent toujours un danger avéré pour les promeneurs et autres usagers, et demande à chacun d’éviter les déplacements dans les massifs forestiers.

21 mars, journée mondiale des forêts

Affiche de la Journée Internationale des Forêts, 21 marsSuite à l’Année Internationale des Forêts en 2011, l’Organisation des Nations Unies a instauré une journée mettant les forêts à l’honneur : le 21 mars est ainsi devenu la Journée internationale des forêts. À cette occasion, des événements sont organisés pour valoriser, protéger et fêter les forêts.

Les manifestations en Île-de-France.

Les chiffres-clés de la forêt française
La surface forestière française a doublé depuis 1850. Aujourd’hui, ce sont 2,5 arbres qui sont plantés en France chaque seconde, soit 80 millions chaque année. Biodiversité, lutte contre le changement climatique, ressources en eau douce, emplois, espace de loisirs… la forêt répond à de nombreux enjeux.

  • 28% du territoire métropolitain est couvert de forêts
  • 3,2 millions de propriétaires privés se partagent 12 Mha, soit 75% de la forêt
  • plus de 15 600 collectivités sont propriétaires de 2,9 Mha, soit 16% de la forêt
  • l’État possède 1,7 Mha de forêts domaniales, soit 9% de la forêt
  • la forêt publique représente un quart de la forêt française
  • 5,1 millions d’ha sont écocertifiés PEFC
  • la forêt française séquestre chaque année 45 millions de tonnes de CO2 net, soit 8% du total des émissions nationales de gaz à effet de serre
  • la forêt abrite 40% des zones Natura 2000
  • la forêt accueille plus de 500 millions de visites chaque année.
  • 3ème pays européen pour sa surface forestière après la Suède et la Finlande, la forêt française représente 13% de la surface boisée de l’Union européenne.
  • 1/3 des forêts françaises sont des forêts tropicales.

8 millions d’arbres morts en forêt suite à la sécheresse de 2015

Logo France Bois Forêt
La forêt française a payé un lourd tribut lors de la sécheresse 2015 : 8 millions d’arbres plantés sont morts, soit le double de la mortalité moyenne observée ces dix dernières années.

À partir des relevés centralisés par le Département Santé des Forêts du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt ainsi que des relevés de Météo France, l’ensemble de la France a été impactée, avec une forte concentration dans 44 départements où dans 37 % des plantations installées en 2015, près d’un plant sur deux est mort.

La situation est d’autant plus catastrophique que le changement climatique en marche laisse à penser aux experts que les sécheresses seront de plus en plus fréquentes  dans le futur. Il faut donc une nouvelle dynamique pour sécuriser les plantations et le bon renouvellement de la forêt française ; et ce alors que le rythme des plantations devrait s’accélérer pour adapter la forêt française au changement climatique. Un comble quand on sait que la forêt française capte 20 % des émissions nationales de CO2 et qu’elle contribue à l’atténuation du changement climatique.

Les forestiers, soutenus par l’ensemble de la filière, sont déjà mobilisés pour réparer les dégâts de la sécheresse. Devant l’ampleur de la catastrophe 2015, une cellule de crise interprofessionnelle a été mise en place et a constaté le 17 décembre que les seuls moyens des forestiers réunis ne suffiront pas. Pépiniéristes, reboiseurs, experts forestiers, coopératives forestières, propriétaires forestiers publics et privés demandent au gouvernement le déblocage d’une aide exceptionnelle. Parallèlement, conscients de la nécessité de considérer cette nouvelle donne climatique, ils travaillent à la mise en place de mécanismes garantissant le renouvellement et l’avenir de la forêt française.

 

Colloque « Changement climatique et filière forêt-bois : investisseurs innovants »

Le Colloque « Filière forêt-bois et changement climatique : Investir pour l’avenir » se tiendra au Palais d’Iena, siège du Conseil économique, social et environnemental le 5 novembre prochain. Cette manifestation alternera exposés et tables rondes. Certains des grands témoins apporteront une dimension internationale aux débats.

Paris 2015 COP21
La 21ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ou COP21, va se tenir du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris. L’enjeu est de taille car il s’agit d’aboutir à un accord permettant de lutter contre le dérèglement climatique et d’impulser, voire d’accélérer, la transition vers des sociétés et des économies dont le développement exigera moins de carbone. Plus largement, la conférence de Paris doit adresser aux acteurs économiques et financiers les signaux nécessaires à la réorientation de leurs investissements afin de les engager vers une économie bas-carbone.

Dans ce contexte la filière forêt-bois française, qui compense à elle seule près de 20% des émissions nationales de CO2, a un rôle de première importance à jouer dans l’atténuation des effets du changement climatique. Pour répondre aux engagements de la France, il s’agit d’assurer la pérennité de la forêt et de promouvoir dans notre pays l’utilisation du matériau bois. Cette démarche conduit aussi à des effets positifs en termes d’emploi dans nos territoires et de valeur ajoutée à la production de bois français.
Dans cette perspective, des investissements sont nécessaires pour répondre aux besoins d’une gestion dynamique de la forêt et du développement des industries de transformation du bois sur les marchés d’avenir. Cet objectif constitue de réelles opportunités pour les investisseurs. (suite…)