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Fête de la Biodiversité et son Salon du Livre au ZooSafari de Thoiry

Affiche de la Fête de la biodiversité et son salon du livre, ZooSafari de Thoiry, septembre 2018
Le ZooSafari de Thoiry accueille la Fête de la Biodiversité et son Salon du Livre le samedi 22 septembre 2018. Présidée par Présidés par Jean JOUZEL, climatologue, glaciologue, lauréat du prix Vetlesen, membre de l’Académie des sciences. Et avec la participation exceptionnelle de Jean-François Clervoy (E.S.A).

« La fête de la biodiversité & son salon du livre » aura lieu au Château, à l’Orangerie et au Jardin d’Automne. De 10h à 19h, près de quarante auteurs, reconnus pour promouvoir la biodiversité dans leurs domaines respectifs, présenteront leurs ouvrages et offriront leur savoir lors de cafés littéraires et tables rondes, animés par des journalistes professionnels. L’interactivité du public leur fournira des opportunités de dialogues correspondant aux sujets d’intérêts des adultes et enfants.

Programme de la Fête de la biodiversité et son salon du livre, ZooSafari de Thoiry, septembre 2018Sujets des cafés littéraires
Plantes et jardins / Marie CURIE, Femme écologiste en 1914 / Les Bishnoïs ; 1ère Société éco citoyenne de la Planète / Causes et effets du changement climatique / Combat contre la pollution / Les enjeux de la biodiversité / Nourrir le Monde ! / Art animalier, intelligence de l’animal.

A 16h, inauguration de l’unité de méthanisation

Réalisée par Colomba de La Panouse Turnbull via sa Société Thoiry Bioénergie et assistée de Sylvie Fleury, ingénieur, l’unité de méthanisation récupère les déchets organiques de la région pour produire du biogaz issu de leur fermentation et le transformer en biométhane. Avec le soutien de GRDF, l’énergie verte fournie alimentera le Safari et Zoo, le Château, l’orangerie et 9 Villages avoisinants (dont Thoiry).

Logo du ZooSafari de ThoiryInformations pratiques
ZooSafari de Thoiry, château et orangerie, rue du Pavillon de Montreuil, 78770 Thoiry.
Tarif de l’entrée de la Fête de la Biodiversité et du Salon du Livre : 2 €/adulte et 1,50 €/enfant.
Parkings gratuits, nombreux endroits de pique-nique, restaurations accessibles aux visiteurs munis de billets ou passeports d’accès au Parc, ainsi qu’au village de Thoiry.

Entrée en vigueur de l’interdiction des néonicotinoïdes le 1er septembre 2018

L’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes fait l’objet d’une interdiction en France à compter du samedi 1er septembre 2018. Cette mesure s’inscrit dans la lutte contre le déclin massif des colonies d’abeilles et autres pollinisateurs sauvages.

Logo du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche
5 substances insecticides néonicotinoïdes, ayant des effets particulièrement nocifs sur l’environnement (notamment sur les pollinisateurs), sont interdites d’utilisation en France. Sous l’impulsion de la France, l’Union européenne a récemment adopté des restrictions d’usage pour 3 de ces substances, interdisant leur utilisation dans la plupart des situations. Le Gouvernement souhaite aller encore plus loin dans la protection de la santé et de l’environnement et a inscrit, dans le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation, l’interdiction prochaine de deux autres substances dont le mode d’action est identique à celui des substances de la famille des néonicotinoïdes. La mesure vient d’être notifiée à l’Union européenne.

Ces interdictions sont essentielles pour lutter contre le déclin massif des colonies d’abeilles et des pollinisateurs sauvages, constaté cet hiver. Le Gouvernement rappelle qu’il a mis en place un plan ambitieux sur les pesticides avec une priorité donnée à l’élimination rapide des substances les plus préoccupantes. Dans de nombreuses situations, les produits contenant des néonicotinoïdes peuvent être remplacés par des solutions alternatives, telles que les produits de biocontrôle. Le Gouvernement entend accompagner les agriculteurs dans cette transition.

Le saviez-vous ?
Les néonicotinoïdes sont une famille de substances employées dans des produits insecticides. Ces substances agissent sur le système nerveux central des insectes. En raison de leur toxicité sur les pollinisateurs, mise en évidence par de nombreuses études, ces substances sont une des causes du déclin des colonies d’abeilles. Les substances suivantes sont interdites à compter du 1er septembre 2018 : imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame, thiaclopride et acétamipride. L’Union européenne vient d’interdire, pour une majeure partie des usages, les 3 premières substances mentionnées. Le projet de loi issu des États Généraux de l’Alimentation propose d’étendre cette interdiction aux substances ayant un mode d’action identique à celui des néonicotinoïdes. Sont concernées, aujourd’hui, le sulfoxaflor et le flupyradifurone.

127 dossiers et 23 finalistes pour l’élection de la Capitale Française de la Biodiversité 2018

Bannière du concours 2018 qui a pour thème "Conception et gestion des espaces de nature"
127 collectivités mobilisées pour la biodiversité : nouveau record de participation pour la 8ème édition du concours Capitale française pour la biodiversité.

L’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) et Plante & Cité lançaient en mars dernier la huitième édition du concours national « Capitale française de la Biodiversité » qui valorise les actions des collectivités territoriales en faveur de la biodiversité. Avec 127 dossiers reçus, l’opération atteint un nouveau record de participation. Le comité scientifique et technique (CST) composé de chercheurs, techniciens, représentants d’institutions et d’associations, s’est réuni le 11 juin 2018 pour évaluer les 193 actions présentées et sélectionner les finalistes en lien avec le thème de l’année : « Conception et gestion des espaces de nature ».

23 finalistes en lice pour le titre de Capitale française de la Biodiversité
Au total, 23 collectivités ont été sélectionnées et figurent donc parmi les finalistes pour un titre national dans leur catégorie (villages, petites villes, villes moyennes, grandes villes et intercommunalités) et pour le titre de Capitale française de la Biodiversité 2018. Tout au long de l’été, chaque collectivité sélectionnée recevra la visite du jury. Ces visites feront l’objet d’un rapport illustré et constitueront une véritable source d’inspiration à travers les retours d’expériences, d’actions et de réponses à des problématiques qui cherchent à concilier aménagement et protection de la nature.

Catégorie village

  • Bonnelles
  • Saint-Rémy en Comté
  • Saint Privat de Vallongue

Catégorie des petites villes

  • Le Thor
  • Morne-à-l’Eau
  • Saint Martin de Crau
  • Saint-Prix
  • Vauréal
  • Venelles

Catégorie des villes moyennes

  • Avignon
  • Lens
  • Grande-Synthe
  • Nevers

Catégorie des grandes villes

  • Besançon
  • Caen
  • Le Havre
  • Lille
  • Paris
  • Strasbourg

Catégories des intercommunalités

  • CA Maubeuge Val de Sambre
  • CC Couesnon Marches de Bretagne
  • Métropole du Grand Nancy
  • Métropole Rouen Normandie

(suite…)

CESE, un avis qui compte pour la nature en ville

Logo du Conseil économique, social et environnemental (CESE)Le 11 juillet 2018, l’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté le projet d’avis intitulé « La nature en ville : comment accélérer la dynamique ? », en présence de M. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

L’Interprofession VAL’HOR salue l’adoption de ce rapport dont les préconisations sont en phase avec l’argumentaire pour une Cité Verte développé depuis de nombreuses années. Les 22 préconisations sont déclinées autour de 5 axes :

  • donner toute sa place à la nature dans les politiques publiques,
  • connaître et faire connaître les bienfaits de la nature en ville,
  • répondre aux besoins des habitants et accueillir la nature en ville,
  • faire de la nature un élément structurant de l’aménagement urbain,
  • contribuer à la solidarité de la ville avec son territoire.

Avec des pistes concrètes et s’appuyant sur les bonnes pratiques de villes pionnières et des auditions de personnalités qualifiées, l’avis vise « à généraliser à l’ensemble des villes françaises de métropole et d’outre-mer une dynamique qui donne une meilleure place à la nature dans la ville et qui insère mieux la ville dans la nature » Annabelle Jaeger, rapporteure pour la section Environnement du CESE.

Une place importante est donnée aux bienfaits de la nature et du végétal en ville, ainsi qu’à la nécessité de créer ou préserver des espaces verts et bleus qualitatif et efficients pour la biodiversité. Citons également le souhait de M. Nicolas Hulot, exprimé à la tribune du CESE, que « chaque habitant puisse avoir accès à un espace de nature à moins de 15 minutes ».

Cliquez pour retrouver la synthèse de l’avis sur le site Cité Verte.

Semaine des Fleurs pour les Abeilles du 15 au 24 juin 2018

Affiche de la semaine des Fleurs pour les Abeilles, juin 2018Plus de 100 000 ambassadeurs et des centaines d’entreprises se mobilisent avec l’Observatoire Français d’Apidologie pour la semaine des Fleurs pour les Abeilles. À cette occasion, des fleurs mellifères seront semées partout où c’est possible : jardinières, potées, balcons, terrasses, espaces verts, jardins, friches, champs, bords de routes…

La part de la production végétale en France pouvant être attribuée à l’action d’insectes pollinisateurs, varie entre 2,3 et 5,3 milliards d’euros par an selon l’Évaluation française des écosystèmes et des services économiques. Si le niveau de dépendance varie d’une culture à l’autre, il existe pour 72% des espèces cultivées pour l’alimentation humaine.

Du 15 au 24 juin 2018 pendant la semaine des Fleurs pour les Abeilles, tout le monde peut agir en semant de quoi nourrir les abeilles. Plus de 100 000 ambassadeurs sont mobilisés au sein des entreprises partenaires qui vont montrer l’exemple ainsi que des milliers d’enfants. Jardineries, fleuristes, horticulteurs, pépiniéristes et paysagistes vont présenter une offre végétale diversifiée et fleurie pour embellir les balcons, les terrasses et les jardins. Retrouvez la liste des entreprises participantes sur : www.flowersforbees.com

Pendant une semaine, du 15 au 24 juin, chacun est invité à se rendre dans les points de vente participants à  l’opération pour acheter des plantes mellifères et contribuer ainsi au maintien d’espaces fleuris – dans les jardins, sur les balcons, sur les terrasses – et à la protection des abeilles. Partagez vos plus belles photos et vidéos sur les réseaux sociaux avec les hashtags : #OnSème #FlowerForBees

Cette campagne portée par l’Observatoire Français d’Apidologie (OFA) et Val’hor, l’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, sera institutionnalisée comme un nouveau rendez-vous annuel destiné à créer une opportunité supplémentaire de s’engager pour la planète en combattant une des causes identifiée de la disparition des abeilles.

À propos de l’Observatoire Français d’Apidologie
Installé dans le Var au pied de la Sainte Baume, l’Observatoire Français d’Apidologie (OFA) est une association loi 1901 à but non lucratif déclarée d’intérêt général qui s’est donné pour mission d’agir en faveur du repeuplement et de la sauvegarde des abeilles. Il regroupe un cheptel apicole expérimental pour la sélection et la reproduction, un centre de recherche et un centre de formation professionnelle. Il a proposé au Parlement Européen un objectif de 30 000 nouveaux apiculteurs en Europe et la création de 10 millions de nouvelles colonies d’abeilles d’ici 2025.

Le végétal : clé de la ville de demain ?

Logo Unep - les entreprises du paysageLUnion Nationale des Entreprises du Paysage (UNEP), en partenariat avec Hortis, les responsables d’espaces nature en ville, ont dévoilé les résultats d’une nouvelle étude menée dans le cadre de l’Observatoire des villes vertes. Pour cette 6e enquête, le panel a été interrogé sur la place des infrastructures vertes dans leurs politiques urbaines. Résultat : les collectivités les plus en pointe ont pris conscience de l’atout que représentent les infrastructures vertes pour développer la biodiversité, améliorer le cadre de vie des habitants et favoriser l’attractivité de leur territoire. Les projets de végétalisation d’infrastructures « grises » quant à eux se multiplient. Pour Catherine Muller, présidente de l’Unep, il est souhaitable que cette dynamique s’étende rapidement à l’ensemble des villes Françaises.

Le végétal prend progressivement le pas sur le béton
La notion « d’infrastructure verte » englobe tous les espaces végétalisés, naturels ou aménagés – par opposition aux « infrastructures grises » : routes goudronnées, bâtiments. Pour cette étude, l’Observatoire des villes vertes a interrogé 25 villes parmi les plus en pointe ; celles dont les politiques liées au végétal préfigurent les futures tendances.
Premier enseignement : la végétalisation d’infrastructures grises est largement pratiquée par les collectivités interrogées. 7 sur 10 ont des projets en cours, qu’il s’agisse de végétaliser des parkings, des toitures de bâtiments collectifs, des voiries ou des ronds-points, comme par exemple la place de la Nation à Paris.
La végétalisation des voies de tramway, à l’instar des travaux démarrés en début d’année à Brest, est encore plus plébiscitée (8 villes sur 10). La végétalisation de pistes cyclables est en bonne voie, même si certaines villes sont plus investies que d’autres en la matière. Ces initiatives peuvent aller jusqu’à la création de véritables « voies vertes », comme à Angers où une ancienne voie ferrée a été entièrement végétalisée afin de relier la ville aux communes avoisinantes, (et permettre aux habitants de les emprunter à pied ou à vélo).

« Pour les Français, la ville idéale est d’abord écologique et végétale (Source : étude Unep–Ifop 2016 « Ville en vert, ville en vie »). Les bons résultats de cet Observatoire en matière de végétalisation d’infrastructures grises sont encourageants, car si les villes françaises souhaitent s’adapter aux aspirations de leurs citoyens, il est impératif qu’elles investissent non seulement dans la création de nouveaux espaces verts, mais également dans la végétalisation des infrastructures existantes » analyse Catherine Muller, Présidente de l’Unep. « Pour les y aider, les professionnels du paysage disposent de toutes les compétences techniques, végétales et écologiques nécessaires. »

Infographie, Observatoire des Villes vertes, UNEP (suite…)