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Lancement de la charte « Jardiner en préservant sa santé et l’environnement en Île-de-France »

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Le 5 novembre 2018, la DRIAAF, la FREDON et AQUI’ Brie ont présenté et lancé la charte « Jardiner en préservant sa santé et l’environnement en Île-de-France » en présence de Yves Jaunaux, Président d’AQUI’ Brie et Vice-président en charge de l’environnement du département 77.

Le 1er janvier 2019, les jardiniers ne pourront plus acheter, en magasin, de produits chimiques de protection des plantes. Afin d’accompagner les distributeurs de ces produits et leurs clients vers des solutions alternatives, AQUI’ Brie et ses partenaires (FREDON et DRIAAF) déploient cette démarche sur l’Aire d’Alimentation des Captages de la Fosse de Melun et de la Basse Vallée de l’Yerres.

Une charte pour qui, pour quoi ?

Cette charte proposée à la signature des enseignes (jardineries, pépiniéristes, GMS…) a pour objectifs de diminuer durablement la consommation de produits de jardins conventionnels en orientant les consommateurs vers des solutions alternatives. Ces solutions préconisées peuvent être préventives (choisir une variété résistante aux maladies) ou curatives (application d’un produit utilisable en agriculture biologique). En Île-de-France, 398 magasins sont agréés pour la distribution de produits de protection des plantes vers le grand public. Sur le territoire prioritaire de l’Aire d’Alimentation de captages de la Fosse de Melun et de la Basse Vallée de l’Yerres, 12 magasins sont concernés.

Comment se présente la charte ?

Les enseignes signataires s’engagent à former leurs employés / vendeurs, à exposer sur leur surface de vente différents supports de communication : fiches techniques, livrets, plaquettes, affiches etc. Ces supports ont vocation à être consultés directement par le jardinier amateur et à apporter de l’information sur les bonnes pratiques au jardin.

Plus d’informations sur la charte : http://www.mieux-jardiner.fr/

AQUI’ Brie et le territoire Prioritaire de la Fosse de Melun et de la Basse Vallée de l’Yerres

AQUI’ Brie améliore aujourd’hui ses connaissances sur la nappe du Champigny mais aussi sur ses relations avec les deux autres nappes adjacentes et avec les rivières. Pour ce faire, elle réalise des mesures de terrain et de surveillance des nappes et des cours d’eau. Elle analyse ses investigations afin de proposer des pistes d’amélioration de la gestion de la nappe et de la protection de ce patrimoine naturel.
AQUI’ Brie porte aussi des actions de protection de la nappe auprès de publics professionnels agricoles et non agricoles : auprès de 223 communes dont 17 en Essonne, de 159 agriculteurs d’un bassin versant seine-et-marnais, des gestionnaires des 5970 km de routes départementales et nationales, des gestionnaires de 310 km de rails.
Les captages d’eau stratégiques pour l’alimentation en eau potable doivent depuis 2006 disposer de zone de protection et d’un programme d’action. Le premier contrat de captage au Champigny a été signé en décembre 2012 et concerne les captages de la Fosse de Melun et de la basse vallée de l’Yerres. Les actions menées par AQUI’ Brie dans le cadre du volet urbain intègre le déploiement d’une action auprès des vendeurs de phytosanitaires. Elle se concrétise aujourd’hui par le lancement de la charte auprès des jardineries et enseignes de grande distribution afin de sensibiliser et de mieux connaître les pratiques d’un secteur sensible.

Bonnelles lauréat du Prix régional Île-de-France du Concours Capitale française de la Biodiversité 2018

Agence Régionale de la Biodiversité, Île-de-France (ARB idf)Le vilage de Bonnelles (78) est distingué par le « prix régional Île-de-France 2018 » décerné par l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) dans le cadre du concours national. Le thème 2018 était « Conception et gestion écologique des espaces de nature« .

Bonnelles (1 979 habitants) est un village rural du sud-est des Yvelines, territoire principalement agricole et forestier. La commune vient d’être récompensée pour sa politique de préservation de son patrimoine naturel dont la création de la Réserve naturelle régionale des Étangs de Bonnelles est emblématique. Elle a su s’appuyer sur les acteurs locaux comme le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, et les associations locales. En matière de gestion écologique, la ville n’utilise plus aucun produit phytosanitaire, elle a mis en place un plan de gestion communal, un plan d’éclairage nocturne adapté, végétalise les trottoirs avec ses habitants et assure une gestion intégrée de l’eau (assainissement avec filtres plantés, récupération des eaux pluviales…). Bonnelles démontre ainsi que ce n’est pas la taille des équipes techniques qui compte en matière de transition écologique, mais la volonté politique et la mobilisation des acteurs du territoire et des habitants.

Le label « village / ville / intercommunalité nature » 2018

En parallèle de ce concours thématique, les 24 villes et intercommunalités franciliennes participantes en 2018 ont renseigné un questionnaire exigeant et complet sur leurs actions en matière de préservation de la nature. Sur cette base, l’ARB îdF leur délivre le label « Village-Nature », « Ville-Nature » ou « Intercommunalité-Nature » selon les cas, traduisant leur niveau d’engagement et de performance en matière de préservation de la biodiversité par l’attribution de 1 à 5 « libellules » maximum.

Le label « village / ville / intercommunalité nature » 2018 6 autres collectivités récompensées au niveau national
  • Besançon remporte le titre de « Capitale française de la Biodiversité 2018 »,
  • Saint-Privat-de-Vallongue remporte le titre de « Meilleur village pour la biodiversité 2018 »,
  • Morne-à-l’Eau remporte le titre de « Meilleure petite ville pour la biodiversité 2018 »,
  • Grande-Synthe remporte le titre de « Meilleure ville moyenne pour la biodiversité 2018 »,
  • La Métropole Rouen Normandie remporte le titre de « Meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2018 »,
  • Saint-Rémy (en Comté) s’est vue attribuer un prix « Coup de cœur » par le comité scientifique et technique 2018.

Lancement du programme « Des terres et des ailes » pour réinstaurer la biodiversité dans les campagnes

Logo LPOLe vendredi 12 octobre 2018, la LPO a lancé, avec le soutien de Chambres d’agriculture France (APCA) un nouveau programme intitulé “Des terres et des ailes”, pour lutter contre la disparition des oiseaux communs de nos campagnes.

Chambres d’agriculture France (APCA) logo
Les derniers chiffres issus de l’étude conjointe du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS sont édifiants : les populations d’oiseaux dans les campagnes ont été réduites en moyenne d’un tiers au cours des quinze dernières années, avec une forte accélération depuis deux ans. Selon l’UICN (l’Union Internationale pour la conservation de la nature), un tiers des espèces sont aujourd’hui menacées. En cause: l’évolution des pratiques agricoles depuis 50 ans avec l’usage de certains pesticides, le braconnage d’espèces protégées et l’évolution de l’habitat.

La disparition des oiseaux n’est pas une fatalité : il est encore temps d’agir ! Le retour de la nature dans nos campagnes dépend avant tout de la mobilisation des acteurs du monde agricole : agriculteurs, paysans, associations locales, chambres d’agriculture… Le programme « Des terres et des ailes » est à leur disposition pour les accompagner dans cette reconquête.

Un site internet dédié et complet permettra à tout un chacun de participer de manière libre et autonome et de trouver une mine d’astuces et de champs de connaissances :

  • des aménagements favorables aux oiseaux et aux insectes, faciles à mettre en place à travers la “carte des réalisations” et des fiches informatives,
  • des conseils et astuces pour accompagner et faciliter la mise en place des conditions d’accueil des espèces d’oiseaux,
  • des consignes pour faire connaître et valoriser les actions concrètes mises en place

Ainsi, chaque agriculteur trouvera les solutions qui répondent à ses attentes et capacités d’action. Aujourd’hui plus que jamais, chaque geste compte, petit ou grand. Seule une participation massive des agriculteurs permettra de retrouver les conditions favorables à l’accueil des oiseaux et petits animaux dans nos campagnes françaises.

Pour Allain Bougrain Dubourg, « il n’est plus temps de stigmatiser les agriculteurs, il faut leur donner les moyens d’agir. C’est là où la biodiversité a le plus régressé qu’il faut mettre les moyens, ensemble, pour lui permettre une renaissance ». Pour Pascal Ferey, vice-président des Chambres d’agriculture, « L’agriculture joue un rôle majeur dans l’équilibre des écosystèmes sur notre planète. La diminution des populations d’oiseaux doit nous inquiéter car cette présence joue un rôle primordial dans les grands équilibres de la biodiversité faunistique. La signature de cette convention entre la LPO et Chambres d’agriculture France relève d’une ambition partagée entre les Chambres d’agriculture, les agriculteurs et les adhérents de la LPO avec un objectif commun : assurer un milieu agricole et rural riche de nos activités de production et protecteur de la biodiversité. »

Uber transforme la place Georges Pompidou en un espace végétalisé géant

Uber transforme la place Georges Pompidou en un espace végétalisé géantÀ l’occasion de la Semaine Européenne de la Mobilité, Uber transforme la place Georges Pompidou (Paris 4e) en un espace végétalisé géant pour les Parisiens. Du 21 au 23 septembre 2018, 2 km réalisés avec l’option UberGreen, c’est 1m2 de gazon ajouté. Le but étant d’arriver à recouvrir les 2000 m2 de la place.

UberGreen, qu’est-ce que c’est ?

Lancée en juin 2016, UberGreen est une option distincte dans l’application Uber qui permet de commander une course avec un véhicule hybride ou électrique en région parisienne. L’option est disponible avec près de 2 800 véhicules sur l’application et constitue une alternative plus durable et plus propre pour se déplacer – en diminuant l’utilisation de carburant, en améliorant la qualité de l’air et en réduisant l’empreinte carbone de chaque trajet. Pourtant, deux ans après son lancement, 63% des utilisateurs de l’application Uber ne connaissent pas ou que vaguement l’option UberGreen.

Encourager les Parisiens à adopter une mobilité plus durable

Réalisée en collaboration avec l’agence Ubi Bene, cette opération a pour objectif d’améliorer la notoriété de l’option UberGreen et d’encourager les Parisiens à réaliser leurs courses via l’application Uber avec cette option. Les comportements les plus responsables sont souvent ceux qui demandent un effort supplémentaire. Oui, il faut glisser sur la seconde page de l’application Uber pour voir l’option s’afficher. Oui, il y a parfois moins de véhicules disponibles sur l’option UberGreen. Mais oui, ça en vaut la peine.

Alors, pour encourager les Parisiens à adopter plus souvent le réflexe UberGreen et les remercier, Uber a souhaité développer une mécanique positive et créer un espace vert éphémère dans un lieu iconique de la capitale. Du vendredi 21 au dimanche 23 septembre 2018, 1m2 de gazon sera posé sur la place Georges Pompidou tous les 2 km effectués avec l’option UberGreen. L’objectif est de réussir à recouvrir la place avant la fin du week-end pour permettre à tous les Parisiens de profiter de cet espace végétalisé.
(suite…)

Forum annuel Low Carbon City à Paris les 21, 22 et 23 septembre 2018

Affiche du Forum mondial "Construisons la ville de demain", Paris (75), septembre 2018

Le Forum annuel Low Carbon City, c’est 3 jours de sensibilisation, d’échanges, de divertissements et d’inspiration afin d’imaginer et de bâtir ensemble des villes plus durables et humaines ! Il a pour but de partager connaissances et initiatives technologiques, innovantes ou sociales entre les écoles, universités, centres de recherches, associations, ONG, activistes, entrepreneurs et citoyens qui luttent pour la préservation de l’environnement ou veulent adopter un mode de vie plus éco-responsable.

Rejoignez le Forum les 21, 22 et 23 septembre 2018 à Paris pour parler de 3 grands thèmes :

  • La nature dans la Ville
  • L’économie responsable
  • La gestion des déchets

2 jours et demi d’activités 100% gratuites pour sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux environnementaux dans les villes. Plus de 150 intervenants et 60 exposants seront présents pour vous présenter leurs solutions et/ou réflexions pour construire la ville de demain. Cliquer pour découvrir l’intégralité du programme du Forum et les lieux des différentes animations, ateliers, tables rondes et autres événements.

Entrée en vigueur de l’interdiction des néonicotinoïdes le 1er septembre 2018

L’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes fait l’objet d’une interdiction en France à compter du samedi 1er septembre 2018. Cette mesure s’inscrit dans la lutte contre le déclin massif des colonies d’abeilles et autres pollinisateurs sauvages.

Logo du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche
5 substances insecticides néonicotinoïdes, ayant des effets particulièrement nocifs sur l’environnement (notamment sur les pollinisateurs), sont interdites d’utilisation en France. Sous l’impulsion de la France, l’Union européenne a récemment adopté des restrictions d’usage pour 3 de ces substances, interdisant leur utilisation dans la plupart des situations. Le Gouvernement souhaite aller encore plus loin dans la protection de la santé et de l’environnement et a inscrit, dans le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation, l’interdiction prochaine de deux autres substances dont le mode d’action est identique à celui des substances de la famille des néonicotinoïdes. La mesure vient d’être notifiée à l’Union européenne.

Ces interdictions sont essentielles pour lutter contre le déclin massif des colonies d’abeilles et des pollinisateurs sauvages, constaté cet hiver. Le Gouvernement rappelle qu’il a mis en place un plan ambitieux sur les pesticides avec une priorité donnée à l’élimination rapide des substances les plus préoccupantes. Dans de nombreuses situations, les produits contenant des néonicotinoïdes peuvent être remplacés par des solutions alternatives, telles que les produits de biocontrôle. Le Gouvernement entend accompagner les agriculteurs dans cette transition.

Le saviez-vous ?
Les néonicotinoïdes sont une famille de substances employées dans des produits insecticides. Ces substances agissent sur le système nerveux central des insectes. En raison de leur toxicité sur les pollinisateurs, mise en évidence par de nombreuses études, ces substances sont une des causes du déclin des colonies d’abeilles. Les substances suivantes sont interdites à compter du 1er septembre 2018 : imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame, thiaclopride et acétamipride. L’Union européenne vient d’interdire, pour une majeure partie des usages, les 3 premières substances mentionnées. Le projet de loi issu des États Généraux de l’Alimentation propose d’étendre cette interdiction aux substances ayant un mode d’action identique à celui des néonicotinoïdes. Sont concernées, aujourd’hui, le sulfoxaflor et le flupyradifurone.