écologie

écologie, environnement, développement durable

Étude de l’impact de différentes pratiques agricoles sur les chauves-souris et les oiseaux

Champs de blé en hiver, photo Fotolia / DmytroLes chercheurs du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO) viennent de montrer que des changements simples de pratiques peuvent réduire les impacts négatifs de l’agriculture sur la biodiversité.

La biodiversité dans les campagnes subit une sévère érosion dont l’intensification agricole est une des causes majeures. Pourtant, très peu d’études ont jusqu’ici comparé les effets de changements précis dans les pratiques agricoles sur les groupes d’animaux situés au sommet des réseaux trophiques, constituant de bons indicateurs biologiques et rendant des services écosystémiques considérables. Les chercheurs du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO : Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS / UPMC – Sorbonne Universités) ont ainsi étudié l’impact sur les chauves-souris et les oiseaux de différentes pratiques agricoles.

En comparant l’activité des chauves-souris sur différents champs de blé conventionnels et un champ biologique en Ile de France, les résultats d’une première étude, publiée dans la revue Ecology and Evolution, montrent que l’activité est plus importante dans le système biologique, ainsi que sur les exploitations conventionnelles où le travail du sol a été réduit. De plus, le bénéfice dû à la diminution du travail du sol s’avère nettement plus important lorsqu’on diminue les passages d’herbicides, sans que cela n’affecte les rendements. Dans une seconde étude, publiée dans Agriculture, Ecosystems and Environement et menée sur des exploitations conventionnelles, les résultats indiquent que l’effet de la réduction du travail au sol sur l’abondance des oiseaux agricoles dépend de la méthode de contrôle des adventices utilisée. En effet, lorsqu’un couvert herbacé est utilisé, l’abondance des oiseaux est nettement plus élevée ; tandis que l’usage uniquement d’herbicides lui est très néfaste.

Ces travaux mettent en évidence les impacts négatifs de l’utilisation d’herbicides et du travail du sol sur deux groupes d’animaux, qui témoignent aussi d’une plus large perte de biodiversité (insectes notamment). Or, des améliorations importantes peuvent être facilement réalisées en agriculture conventionnelle, passant par la diminution du travail du sol et les types de gestion des adventices qu’elle engendre. Des changements de pratiques qu’il devient urgent de promouvoir pour sauvegarder la biodiversité agricole.

Références
Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, François Chiron, Christian Kerbiriou. Tillage and herbicide reduction mitigate the gap between conventional and organic farming effects on foraging activity of insectivorous bats. Ecology and Evolution. 2017;00:1–11 : https://doi.org/10.1002/ece3.3688
Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, Christian Kerbiriou. Weed control method drives conservation tillage efficiency on farmland breeding birds. Agriculture, Ecosystems and Environment. 2018. 256: 74-81 : https://doi.org/10.1016/j.agee.2018.01.004

Conférence et échanges autour du biocontrôle le 17 janvier 2018

Soirée de conférence et d’échanges autour du biocontrôle, jardinage au naturel, SNHF, Paris 7e (75), 17 janvier 2018La Société Nationale d’Horticulture de France vous donne rendez-vous le mercredi 17 janvier 2018 à 18h45 pour une soirée de conférence et d’échanges sur les nouvelles pratiques pour un jardinage naturel. 

Dans le cadre du plan d’action national Ecophyto, dont le but est la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse et pour accompagner les jardiniers amateurs dans le changement de leurs pratiques, la SNHF organise une soirée d’échanges sur le biocontrôle. Pour mémoire, en application de la loi Labbé, les produits phytosanitaires de synthèse ne sont d’ors et déjà plus disponibles en libre-service dans les jardineries et seront définitivement interdits à la vente dès janvier 2019.

Ces conférences ont pour but de promouvoir les pratiques et produits de biocontrôle ainsi que les méthodes d’origine naturelle utilisables pour la protection des plantes. (suite…)

Atelier de conception sur la Forêt de la Corniche des Forts Romainville (Seine Saint-Denis)

Forêt de la Corniche des Forts, Romainville, photo Yann Monel
Une forêt sauvage peut-elle être considérée comme un nouveau type de jardin ? Question paradoxale quand un jardin est par définition un espace façonné par l’homme. C’est la problématique étudiée par les futures architectes dans l’atelier du Master-Lab Habiter l’Anthropocène de l’ESA, à travers l’étude de la Corniche des Forts. Les projets seront exposés à l’ESA le 21 décembre 2017.

Cette forêt méconnue, située à 2 km de Paris, est un site d’intérêt remarquable à l’échelle européenne, car il est un observatoire pour voir comment la nature a recolonisé un espace façonné par l’homme. Aujourd’hui cette forêt est une enclave entre Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec et les Lilas, inaccessible au public à cause des cavités profondes de l’ancienne carrière. Plusieurs scénarii ont été envisagés pour son futur : parc urbain, base de loisirs ou forêt urbaine. Raser la forêt ou combler les cavités impliquerait de détruire la dimension sauvage du site et ces espaces de la carrière qui sont de véritable cathédrales souterraines.

L’enjeu de l’atelier a été d’imaginer la métamorphose de ce tiers-paysage comme catalyseur pour l’imaginaire de cette banlieue parisienne et pour l’aménagement de son tissu hétéroclite, à travers une série de micro-projets architecturaux. Il s’agit de porter une réflexion à double échelle, celle du milieu et celle de l’objet. Comment conserver la forêt tout en l’aménageant pour le public ? Quels objets programmatiques pour créer une connectivité durable entre la ville et la forêt ?

Une forêt née des carrières de gypse, un bien commun pour le climat et l’Île-de-France
Cette forêt moderne et improbable, est une friche urbaine qui doit son existence à son passé industriel. Elle est situé sur une ancienne zone d’exploitation de gypse qui servait à extraire du plâtre pour la construction de Paris. Suite à la fermeture des carrières, la nature a pris le dessus en recouvrant intégralement le site d’un nouveau biotope.

La sous-face invisible de cette forêt, est donc sa raison d’être, mais aussi son défi. L’accès est interdit au public en raison des risques d’effondrement. Pourtant des chemins y sont tracés, des riverains pratiquent ce lieu et les 20 hectares déjà aménagés en parc à ses abords. Des associations de sauvegarde de la Forêt se sont crées lorsque la ville puis la Région annonçaient leur projet de créer un parc public et une île de loisirs. En effet, ces projets signifient le comblement des carrières pour sécuriser le site et par conséquence le défrichement d’une partie de la forêt.

À l’heure d’un dérèglement climatique accéléré, de l’extinction massive des espèces et d’une pollution atmosphérique urbaine persistante, ne faut-il pas changer de récit ? Ne faut-il pas donner une valeur supérieure à cette forêt comme cela se fait à Tokyo, Rio, Singapour ou Toronto qui abritent, préservent et valorisent leurs forêts urbaines ? Ne faut-il pas la considérer comme un écosystème autonome et bénéfique non seulement pour l’homme mais aussi pour toutes les espèces qui y vivent ? (suite…)

Marjolaine, le plus grand marché bio du 4 au 12 novembre 2017

Affiche du salon Marjolaine, Paris, novembre 2017
Le Salon Marjolaine 2017 ouvre ses portes aujourd’hui 4 novembre 2017. Rendez-vous dans le Parc Floral de Paris pour 9 jours pendant lesquels vous pourrez vivre en bio, intensément. Cette nouvelle édition met l’eau à l’honneur.

En 1976 – décrétée année de la qualité de la vie par le gouvernement de Jacques Chirac – Nature & Progrès crée l’événement en organisant le premier salon bio français. Près de 30000 visiteurs, curieux ou attachés à ce nouveau mode de vie et de consommation, viennent rencontrer la petite trentaine d’exposants qui a investi les 2000 m2 de l’enceinte de l’ancienne gare de la Bastille.

Précurseur et référence absolue des adeptes de la vie en mode bio, Marjolaine a connu une belle évolution et accueille désormais près de 80000 visiteurs friands de découvertes, d’astuces, de produits et de conseils pour vivre mieux. Le salon est passé de 30 exposants à ses débuts à 560 exposants triés sur le volet par un comité de sélection indépendant et rigoureux, sous l’égide de Nature & Progrès.

Cliquer sur le lien pour consulter la liste des exposants : www.salon-marjolaine.com/visiteurs/liste-des-exposants

La 42e édition du salon met l’accent sur le repérage de trois nouveaux parcours :

  • l’Innovation, pour identifier les nouvelles pépites bio qui simplifient la vie et apportent des solutions inédites de consommation aux actifs urbains ;
  • les Produits Sans, pour aller à l’essentiel des aliments sans gluten, sans sucre, sans lactose ou sans sel ;
  • le Vegan, pour retrouver les produits des exposants, les nouveautés alimentaires et cosmétiques, le prêt-à-porter et les accessoires mode et déco «cruelty-free» pour petits et grands.

Mais également : (suite…)

Nouvelle collecte de déchets chimiques citoyenne à Pierrelaye et Ormesson

Logo EcoDDSEcoDDS continue sa tournée de collecte des déchets chimiques des particuliers en Île-de-France, avec un passage prévu à Pierrelaye et Ormesson le samedi 28 octobre 2017.

Les citoyens sont invités à venir déposer leurs pots de peinture, mastics, colles, pesticides et produits de cheminée usagés le  samedi 28 octobre 2017 :

  • CASTORAMA Ormesson, Zone d’activité commerciale de L’Hippodrome, Centre Commercial Pince-Vent, 94430 Chennevières.
  • CASTORAMA Pierrelaye, 28, Allée du Poirier St Jean, 95480 Pierrelaye.

Les collectes auront lieu de 10h à 17h sur les parkings des magasins concernés. Des animateurs seront présents lors de la collecte pour rappeler les bons gestes pour la protection de notre environnement.

Qu’ils soient vides, souillés ou avec un reste de contenu, les déchets chimiques usagés peuvent en effet présenter un risque pour la santé et l’environnement ; ils ne doivent pas être jetés dans les canalisations ni dans les poubelles classiques, mais ramenés en déchetterie ou lors d’opérations de collecte ponctuelle comme celle-ci.

VIVEZ NATURE 2017, le salon bio, nature et bien-être à Paris

Affiche du salon Vivez nature 2017 à ParisRendez-vous pour la 46ème édition du salon du Bio à Paris pendant trois jours, du 20 au 22 octobre 2017.

Cliquer pour découvrir le programme de conférences et celui des ateliers.

Informations pratiques
Paris Event Center, 20, avenue de la Porte de la Villette, Porte de la Villette, 75019 Paris.

Vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 octobre 2017 de 10h30 à 19h30.
Lundi 23 octobre 2017 de 10h30 à 18h.
Entrée gratuite, sur invitation.

Métro : Ligne 7, station Porte de la Villette, sortie Paris Event Center.
Bus : Lignes 139, 150, 152, arrêt Porte de la Villette.
Tramway : ligne T3b, arrêt Porte de la Villette.