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Contrôle de l’arrosage des potées avec le coléus

Coleus (Solenostemon) sur mon balcon parisien en été, Paris 19e (75)
En plein été, quand les plantes ont beaucoup poussé, il est plus difficile de surveiller l’état d’humidité du terreau dans les potées et les jardinières. Certaines plantes ne montrent des signes de soif que lorsque le mal est déjà très avancé, d’où l’utilité d’avoir toujours une espèce avec qui manifeste très vite son besoin en eau. C’est le cas du coléus, bon témoin de la sécheresse du substrat.

Coleus (Solenostemon) sur mon balcon parisien en été, Paris 19e (75)
Mon pied de coleus est installé dans une très grande jardinière de 80 cm de longueur, avec un alcathéa, un pigamon, des pinellias, un lis crapaud et un aconit. L’alcathéa, grand buveur, manifeste assez vite un manque d’eau, mais quand les signes deviennent visibles, cela peut déjà endommager les feuilles qui jaunissent vite. Heureusement, mon pied de coléus baisse très vite ses tiges et ses feuilles, et ce signe m’indique à coup sûr qu’il est urgent de bien arroser. Dès que les feuilles ramollissent, je dégaine l’arrosoir ou le tuyau d’arrosage, pour le plus grand bonheur des autres plantes. Tant qu’il reste bien dressé, je sais que le terreau est suffisamment humide.

Les impatiences sont aussi de bonnes indicatrices, car très vite leurs feuilles s’affaissent dès que l’eau vient à manquer.

Attention au temps frais (froid) et humide

Ciel chargé de gros nuages noirs sur le parc des Buttes-Chaumont et du 19e arrondissement de Paris
Les températures se sont beaucoup rafraichies avec des risques de gelées hors de la capitale dans la moitié nord de la France et des fortes pluies avec parfois de la grêle ou du grésil qui détrempent les jardins et les jardiniers.

Fidèle à sa réputation, le mois d’avril souffle le chaud et plutôt le froid en ce moment. Nous sommes en période de lune rousse et la météo est particulièrement imprévisible, avec des risques de gel qui incitent à la mise en place de protections pour les végétaux les plus sensibles aux températures négatives ou aux journées et nuits trop fraiches.

Côté potager, les imprudents qui ont déjà planté leurs aubergines, leurs basilics, leurs piments, leurs poivrons ou leurs tomates ont quelques soucis à se faire. Ces plantes potagères très frileuses n’aiment guère quand le thermomètre descend en-dessous de 12 °C. L’installation de voile de forçage disposés sur des arceaux ou des poteaux est conseillée pour garder une ambiance plus clémente autour de ces légumes.
Le feuillage de vos pommes de terre commence à poindre hors de terre ? Vite, étendez un voile d’hivernage en non tissé sur toute la planche. À retirer seulement quand les températures seront redevenues plus chaudes.
Pas de semis de haricots en pleine terre, la levée du semis serait catastrophique. Attendez la fin du printemps.

Côté fleurs, surveillez les lauriers roses, les daturas, les solanums, les cactées et les pélargoniums si vous les avez déjà installés à l’extérieur. Abritez-les des courants d’air. Arrosez-les en début de journée et ne laissez pas de l’eau stagner dans leurs soucoupes ou leurs cache-pots. Couvrez-les vite avec des journaux ou des voiles d’hivernage si le temps se dégage en fin de journée et que la météo annonce des températures négatives.

Même si vous avez besoin de place, il est trop tôt pour sortir les plantes d’intérieur qui attendront des jours plus doux, fin mai ou en juin, pour aller prendre un grand bol d’air. Et si vous aérez les pièces de votre maison ou appartement, faites attention de ne pas glacer vos potées à l’intérieur.

Un temps à mousses

Tapis de mousse bien vert en automne dans Montmartre, Paris 18e (75)

Encore un week-end gris, brumeux, pluvieux, sombre à souhait ! Pas vraiment le temps idéal pour se faire une « mousse » en terrasse, mais par contre les mousses parisiennes sont superbes avec toute cette humidité persistante.

Tapis de mousse bien vert en automne dans Montmartre, Paris 18e (75)

Dans le langage courant, on parle de mousses pour décrire des végétaux de taille réduite, mais nous devrions utiliser le terme de Bryophytes, pour parler de ce groupe de plantes fréquentes dans les endroits plus humides, aussi bien en pleine ville qu’à la campagne.

Le saviez-vous ?
Les coussinets de mousses abritent une quantité innombrable de petits animaux : acariens, collemboles, rotifères, tardigrades, coléoptères et bien d’autres invertébrés. Dans un mètre carré de mousses, on dénombre des milliers de bestioles.