Archives de mots clés: prêle

Avez-vous une solution pour éradiquer la prêle ?

Prêle (Equisetum arvense) dans les planches du potager du parc de Bercy au printemps, Paris 12e (75)
Cette plante sauvage dont on fait des décoctions très utiles pour prévenir les maladies cryptogamiques n’en est pas moins une véritable peste quand elle s’installe dans les jardins et notamment dans les potagers où il est pratiquement impossible de l’éliminer. La question des moyens pour vraiment l’éradiquer revient fréquemment et j’avoue ne pas avoir de remède « bio » 100% efficace si ce n’est une persévérance et un acharnement à toutes épreuves. Et vous, avez vous pu en venir à bout ?

Prêle (Equisetum arvense) dans les planches du potager du parc de Bercy au printemps, Paris 12e (75)

Dans une planche de fraisiers, c’est la galère… A moins de refaire la plantation en nettoyant le sol (mais il ne faut pas laisser le moindre morceau de racine, sinon la prêle repart de plus belle) puis en le couvrant complètement avec une bâche sombre. Et encore, au niveau des trous réalisés pour planter les fraisiers, les mauvaises herbes et la prêle peuvent repousser si le nettoyage n’a pas été assez efficace.

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Jardinière de prêle et muehlenbeckia

Jardinière de Muehlenbeckia complexa et de grandes prêles, Paris 1er (75)

La terrasse de la Brasserie du Louvre située sur la place du Palais-Royal (Paris 1er) est entourée de grandes jardinières plantées de grandes prêles et de tapis de muehlenbeckie (Muehlenbeckia complexa). Deux plantes aux feuillages persistants (tant que l’hiver n’est pas trop rude) qui donnent un look résolument graphique, sobre et contemporain.

Jardinière de Muehlenbeckia complexa et de grandes prêles, Paris 1er (75)

Un accord de vert parfait pour toutes celles et ceux qui recherchent un décor végétal permanent qui sort un peu de l’ordinaire.La vigueur des prêles n’est pas un problème pour les plants de muehlenbeckie qui étendent leurs fines tiges en tous sens, s’insinuant sans difficultés entre les cannes des prêles et pouvant même s’enrouler autour pour se hisser davantage vers la lumière. La muehlenbeckie va s’étaler et retomber le long de la jardinière. Elle supporte les tailles répétées et peut donc être contenue comme on le souhaite. Par contre elle n’est pas très rustique et elle est réservée aux régions où les températures ne descendent pas en dessous de -10 °C, ce qui est le cas dans la capitale, surtout en situation protégée.

La prêle et la fétuque

Fétuque bleue et prêle des champs, Jardin du Musée du Quai Branly, Paris 7e (75)

Mariage inattendu que celui d’une fétuque bleue (Festuca glauca) et de prêles des champs (Equisetum arvense) ! Bien que très utilisée en jardinage bio, cette prêle est une redoutable mauvaise herbe, terriblement envahissante. Mais les lignes graphiques et le contraste des coloris de ces deux plantes sont plutôt intéressantes…

Fétuque bleue et prêle des champs, Jardin du Musée du Quai Branly, Paris 7e (75)

Connaissant la vigueur implacable et tenace de la prêle des champs, je ne donne pas cher de ce pauvre pied de fétuque bleue qui va avoir du mal à ne pas se faire envahir de plus en plus au point d’être étouffé par le feuillage de la prêle. Et pour le jardinier, il est très difficile d’éliminer la prêle, très drageonnante et résistante. Une peste quand elle s’invite dans un jardin…

La prêle, peste et panacée

Prêle des champs (Equisetum arvense)

Prêle des champs (Equisetum arvense), photo Alain Delavie

Dans un jardin, la prêle est une mauvaise herbe particulièrement difficile à éliminer et à éradiquer. Mais c’est aussi une plante aux vertus reconnues qui permet de faire des décoctions et des extraits fermentés très utiles pour dynamiser les plantes du jardin et prévenir les maladies cryptogamiques.

Prêle des champs (Equisetum arvense)

Prêle des champs (Equisetum arvense), photo Alain Delavie

Prêle des champs (Equisetum arvense)

Prêle des champs (Equisetum arvense), photo Alain Delavie

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Les prêles repoussent, un peu trop peut-être…

De plus en plus utilisé dans les jardins citadins en raison de leur look très design, les grandes prêles (Equisetum americanum, Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum) dressent leurs grandes cannes à longueur d’année en pot ou en pleine terre. Avec le retour du printemps, de nouvelles pousses apparaissent… Mais pas toujours là où on les attend !

Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum

Prêle du Japon (Equisetum japonicum), Musée du quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

Comme les bambous, ces plantes préhistoriques émettent de nouvelles pousses parmi les plus vieilles tiges et tout autour du pied mère, ce qui permet de renouveler les pousses les plus âgées qui finissent par se dessécher.

Grande prêle envahissant les autres plantes vivaces

Jeunes pousses d'Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum, Musée du Quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

Mais quand les prêles se plaisent, elles ne se contentent pas d’occuper l’emplacement que le jardinier leur a attribué. Elles en débordent et vite ! Et c’est comme ça que l’on voit surgir des pousses n’importe où, à travers le feuillage des autres plantes vivaces qui sont au voisinage.

Plante envahissante

Jeune pousse d'Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum poussant dans une touffe d'anémone du Japon, Musée du Quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

L’invasion est commencée, plus rien ne l’arrêtera… Ou alors très difficilement. Vivent les grandes prêles en pot ou en jardinière. Comme les menthes d’ailleurs, les savonnières à fleurs doubles (Saponaria officinalis ‘Rosea Plena’ ou ‘Alba Plena’) ou le terrible liseron aux fleurs de roses (Calystegia hederacea ‘Flore Pleno’)… Des belles pestes à contenir par tous les moyens.