Rien n’arrête la morelle douce-amère (Solanum dulcamara) !

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Rien n’arrête la morelle douce-amère (Solanum dulcamara) !

Douce-amère (Solanum dulcamara) poussant dans une haie, Cap 18, Paris 18e (75)

Cette liane indigène souvent considérée comme une mauvaise herbe envahissante pousse dans les endroits les plus improbables. Je l’ai photographiée sortant d’une haie épaisse de cotoneasters ou de pyracanthas qu’elle avait réussi à percer pour se hisser vers la lumière et fleurir.

Douce-amère (Solanum dulcamara) poussant dans une haie, Cap 18, Paris 18e (75)

Il ne faut pas se contenter de couper les rameaux qui dépassent. Il faut aller extirper la souche de la plante si vraiment on ne veut pas la laisser pousser.

Douce-amère (Solanum dulcamara), Cap 18, Paris 18e (75)

Les tiges de la morelle douce-amère peuvent atteindre jusqu’à 3,50 mètres de longueur. Elles s’accrochent à n’importe quel support à proximité, ses rameaux volubiles lui permettant de s’agripper aux arbres et arbustes de son entourage. La floraison s’étend sur une longue période, ce qui permet d’avoir sur un même plant des fleurs violettes aux étamines jaunes et, selon leur degré de maturité, des jeunes fruits allant du vert à l’orange et au rouge.

About the Author:

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste, spécialisé dans le jardinage et la météorologie. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Rustica Hebdo et conseiller éditorial du site www.rustica.fr

2 Comments

  1. josette 18 mai 2012 at 13 h 21 min

    Chez moi c’est un petit rosier blanc genre « pompons » qui a réussi à se faufiller sous une haie épaisse de thuyas pour trouver la lumière et fleurir. Chapeau les plantes !

  2. jpp 18 mai 2012 at 11 h 50 min

    J’en profite pour parler de « Badasson et Cie » de Pierre Lieutaghi, merveilleux livre à la fois restitution d’une enquête ethno-botanique en Haute-Provence et commentaires savants.
    Il indique donc pour la douce-amère : « plante toxique dont les tiges sèches(fraîches elles sont dangereuses) ont une vielle réputation de remède dépuratif, à visée surtout dermatologique ».

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