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Un tapis de mousse et ça pousse !

Tapis de mousse avec sedum, Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
La mousse s’installe la première sur une surface minérale où rien d’autre ne pousse, puis peu à peu, d’autres plantes viennent s’implanter dans cette couche végétale protectrice qui leur assure une source de nourriture et d’humidité, certes limitée, mais suffisante pour certaines espèces pionnières.

Tapis de mousse avec sedum et Geranium robertianum, Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)Sur ce mince tapis végétal constitué par la mousse, ce sont des sedums et des géraniums herbe-à-Robert qui se sont semés et qui ont poussé. Les premiers supportent les périodes de sécheresse, les géraniums un peu moins surtout sur de longues périodes, d’où leurs dimensions modestes. Et les réserves en éléments nutritifs sont limitées, provenant de l’accumulation des poussières et de la décomposition des plus vieilles mousses. Mais cela suffit pour ce retour de la végétation sur un sol inerte et minéral. En fait l’élément limitant, c’est l’eau surtout… et l’envie de nettoyage des humains !

Vert de mousse

Mousse vert fluo sur une tombe dans le Cimetière du Père Lachaise en hiver, Paris 20e (75)

J’aime la couleur des mousses à la fin de l’hiver quand elles reprennent leur croissance. Le vert est alors presque fluorescent, avec une intensité et une luminosité particulières, et ce d’autant plus que la journée est ensoleillée ce qui était le cas hier.

Mousse vert fluo sur une tombe dans le Cimetière du Père Lachaise en hiver, Paris 20e (75)

Cet hiver, les mousses n’ont vraiment pas manqué d’eau et les températures n’ont pas été exceptionnellement froides, la douceur ayant été souvent au rendez-vous. Des conditions qui ne peuvent que favoriser le développement de ces végétaux qui aiment les endroits frais et peu ensoleillés. Les cimetières sont des bons lieux d’observation actuellement dans la capitale, certaines tombes étant pratiquement recouvertes d’un beau tapis vert. Un tapis où les oiseaux aiment venir grattouiller pour y trouver quelques pitances.

Mourir ? Plutôt crever !

Mourir ? Plutôt crever ! Tombe du Cimetière de Montmartre, Paris 18e (75)

La visite des cimetières réservent souvent de nombreuses surprises, notamment celle des grands cimetières parisiens. Dans le cimetière de Montmartre, j’y ai vu des chats nombreux et ce surprenant cactus cierge en bronze dressé sur une pierre tombale avec l’épitaphe « Mourir ? Plutôt crever ! »

Mourir ? Plutôt crever ! Tombe du Cimetière de Montmartre, Paris 18e (75)

Mourir ? Plutôt crever ! Tombe du Cimetière de Montmartre, Paris 18e (75)

Cette tombe est l’acquisition du caricaturiste Siné. Celui ci a non seulement acheté l’emplacement de son repos éternel prévu pour l’accueillir après son incinération, mais il a pensé à ses amis en prévoyant assez de place pour une soixantaine d’urnes funéraires, la concession étant à perpétuité et incompressible !

Quelques brins de cymbalaires et le bouquet revit !

Bouquet de fleurs artificielles recouvert de cymbalaires, cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Image follement nostalgique et poétique captée dimanche dernier dans le cimetière du Père Lachaise (Paris 20e) avant que la pluie ne m’en chasse. Un vieux bouquet de fleurs artificielles aux couleurs passées, depuis longtemps déposé et peut-être oublié sur une tombe pour être subtilement envahi, paré, orné des fines tiges de cymbalaires. Coup de chapeau à Dame Nature qui a joué les fleuristes en créant cette composition délicate.

Fleur artificielle entourée de cymbalaires, cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Encore une belle composition de Dame Nature faisant la part belle aux cymbalaires, charmantes petites plantes tapissantes, retombantes ou traçantes qui forment de magnifiques festons fleuris.

Bouquet de fleurs artificielles envahi de cymbalaires, cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Quand les travaux auront enfin cessé (ce n’est pas pour demain) sur la façade de mon immeuble, je vais essayer d’acclimater quelques jeunes pieds de ces « Ruines-de-Rome » que l’on trouve parfois chez certains pépiniéristes qui proposent aussi la variété à fleurs blanches. J’ai repéré aussi des semis de linaires sauvages qui me tentent beaucoup… Mais encore quelques semaines à attendre, le ravalement est loin d’être terminé…

Reviviscence d’une fleur du souvenir

Semis spontané de fougère dans une fleur artificielle sur un monument funéraire du cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

La nature fait bien les chose ! Ce petit semis spontané de fougère a été se nicher au coeur d’une fleur artificielle défraîchie et passablement passée qui retrouve ainsi une deuxième vie.

L’eau de pluie et les débris organiques qui se sont accumulés au coeur de la fleur en céramique au fil des années permettent à ce bébé fougère de se développer. Une pouponnière provisoire, car le plant va vite manquer de nourriture et d’espace, surtout si le temps se met enfin au beau et que l’été s’installe avec ses chaudes journées. Mais c’est le destin annoncé et prévisible d’un grand nombre de semis spontanés qui sinon transformeraient le cimetière du Père Lachaise en jungle urbaine inextricable…

Pour le moment, c’est mignon comme tout.

Le chat de Ricardo (Niki de Saint Phalle)

Chat de Ricardo, Niki de Saint Phalle, tombe dans le cimetière du Montparnasse, Paris 14e (75)

Les cimetières parisiens sont remplis d’oeuvres d’art. En traversant le cimetière du Montparnasse que je connais très peu, j’ai découvert une sculpture de Niki de Saint Phalle : le chat de Ricardo.

En 1989, Ricardo Menon, assistant et ami de Niki de Saint Phalle, décède. L’artiste compose alors une grande sculpture d’un chat en mosaïque d’environ 1,50 m de hauteur pour la tombe de son ami située dans la sixième division du cimetière du Montparnasse à Paris 14e (75).
L’épitaphe a été rédigé par Niki de Saint Phalle : « À notre ami Ricardo qui est mort trop tôt, beau, jeune et aimé. »

Chat de Ricardo, Niki de Saint Phalle, tombe dans le cimetière du Montparnasse, Paris 14e (75)

Niki de Saint Phalle, née Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 29 octobre 1930 et décédée à San Diego le 21 mai 2002, était une artiste française, plasticienne, peintre, sculpteur et réalisatrice de films.