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Le repos du cactus

Chamaecereus silvestrii, cactus, Cactacées, potée, balcon, Paris 19e (75)Le mois de septembre touche à sa fin et malgré les températures plus clémentes et le soleil de ces derniers jours, il faut songer au repos hivernal des potées de cactus.

Même si le temps s’est bien adouci pour devenir presque estival dans la journée, il ne faut plus trop arroser les potées de cactus. Au contraire, il faut veiller à bien laisser le substrat se dessécher avant d’arroser une nouvelle fois. Un arrosage effectué en début de matinée et non plus le soir car les nuits sont trop fraiches désormais. Basses températures et humidité, c’est un cocktail dangereux pour ces plantes succulentes sensibles à la pourriture des racines et du collet. Et bien sûr, on ne laisse pas de l’eau stagner dans la soucoupe ou le cache-pot.

Et gare aux limaces pour ceux qui ont des potées autour de la maison, à proximité du jardin.

Ma potée de cactus cornichon (Chamaecereus silvestrii ‘El Gigante’) a beaucoup poussé cette année, au point d’occuper tout son pot. L’emplacement attribué lui a bien réussi. Le pot est bien drainé, l’eau ne stagne pas au niveau des racines. Mais la terre s’assèche quand même assez lentement, aussi je n’arrose presque plus. Le but est d’avoir un substrat bien sec quand les premiers froids seront annoncés. Je placerai la potée sous plusieurs couches de voile d’hivernage, tout contre le mur de l’appartement. Bien au sec !

Le repos imminent du bégonia ‘Papaya’

Comme tous les bégonias tubéreux cultivés dehors pendant la belle saison, mon bégonia ‘Papaya’ (en fait un Begonia sutherlandii), entre en repos. Il jaunit de plus en plus et donne des bulbilles à l’aisselle des feuilles.

Bégonia tubéreux

Feuillage jaunissant du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

L’arrêt de la floraison et le net jaunissement du feuillage sont les signes avant-coureurs de l’arrêt de la végétation pour ce petit bégonia tubéreux sud-africain. La période devient délicate, il ne faut plus arroser ou presque plus, sinon c’est la pourriture des racines et du bulbe. Et cette année, j’ai de la chance, pas d’attaque d’oïdium, fréquente en fin d’été et en automne.

Bégonia tubéreux

Bulbilles sur les tiges du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

L’autre signe du repos imminent, c’est l’apparition de bulbilles, des petits bulbes situés à la base des feuilles, sur les tiges. Ce sont des organes de reproduction végétative de ce bégonia, car chaque bulbille est susceptible de redonner un plant de bégonia au printemps suivant.

Bégonia tubéreux

Bulbille sur la tige du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

Je suis plutôt content, car cette année les bulbilles sont assez grosses et bien formées. Je les ai repérées suffisamment tôt pour disposer la potée à l’abri des eaux de pluie et sur le sol, à l’arrière du balcon. Quand le feuillage va s’effondrer et se dessécher, ce sera plus facile pour récupérer celles qui vont immanquablement tomber de part et d’autre.

La difficulté ensuite est de les conserver pendant l’hiver, sans qu’elles se dessèchent trop à l’air libre car ces organes de survie ont peu de réserves et beaucoup se ratatinent au fil des semaines. Je vais peut-être les enfermer dans de la tourbe sèche pour limiter les risques de perte d’eau. Le tout dans une boite hermétique, à la cave ou dans le bac du réfrigérateur. Quand à la potée au repos, s’il ne gèle pas trop fort, je la laisserai sur le balcon, à l’abri. Sinon ce sera la cave.