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Quelques fleurs d’oranger trifolié

Fleur d'oranger trifolié, Poncirus trifoliata, Parc Floral, Paris 12e (75)
Plus rares que les orangers du Mexique dans les parcs et jardins de Paris, l’oranger trifolié (Poncirus trifoliata) n’en est pas moins charmant au début du printemps quand sa floraison blanche délicate s’épanouit.

Une floraison à admirer sans trop s’approcher, car cet arbuste est parsemé de redoutables épines qui le rend redoutablement défensif… et agressif !

Fleur d'oranger trifolié, Poncirus trifoliata, Parc Floral, Paris 12e (75)Et déjà on aperçoit les premiers fruits semblables à de minuscules oranges…

Oranges, mandarines ou citrons parisiens ? Que nenni, des fruits de poncirus

Citronnier épineux (Poncirus trifoliata), parc des Buttes-Chaumont, Paris 19ème (75)

Surnommé citron du Nord, cet arbre exotique (Poncirus trifoliata) se couvre de fruits jaune orangé en fin d’été et en automne. Ses petits citrons qui n’en sont pas ne sont hélas pas comestibles, mais elles sont très décoratives.

Citronnier épineux (Poncirus trifoliata), parc des Buttes-Chaumont, Paris 19ème (75)

Le citron du Nord est un des rares agrumes à pouvoir résister au froid. Il supporte des températures basses jusqu’à -17 °C.

Plantes parfumées pour haie

Quels arbustes aux fleurs parfumées peut-on planter en bordure d’un jardin et le long d’un trottoir pour constituer une petite haie de quelques mètres de longueur ?

« Je suis à la recherche d’un conseil » m’a écrit Pierre Gilbert il y a quelques jours.
« J’ai une haie de 3 à 4 m à installer qui donne sur un trottoir. J’aimerais installer 2 ou 3 plantes à parfums remarquables… Et je sèche !
J’ai déjà Daphne aureomarginata, un petit rhododendron, un gardénia, un edgeworthia et un abélia. J’avais pensé à un petit lilas ou un osmanthus ? »

Passons en revue quelques espèces d’arbustes pas trop envahissants, choisis pour leur floraison bien parfumée :

 

  • Un camélia d’automne (Camelia sasanqua) ? Oui en haie libre dans une région à sol neutre ou acide, surtout pas calcaire. La floraison automnale est délicatement parfumée. Le feuillage vernissé et brillant est persistant.
  • Un laurier rose (Nerium oleander) ? Oui en région à climat doux (cette espèce peu rustique ne supporte pas des températures inférieures à -10 °C). La floraison de certaines variétés (‘Papa Gambetta’ par exemple) est très parfumée. Le feuillage est persistant et la plante supporte très bien des tailles répétées car elle fleurit sur les pousses de l’année. Très bien en bord de mer.
  • Le lilas (Syringa vulgaris) ? Oui pour le parfum puissant et pour une haie libre, mais attention aux drageons qui vont vite quitter la ligne de la haie pour s’aventurer côté jardin et sur le trottoir si le revêtement le permet. La floraison est de plus de très courte durée, deux ou trois semaines environ, guère plus surtout si le printemps est chaud comme cette année. En hiver, le lilas perd son feuillage caduc, la haie ne cache plus grand chose à cette période de l’année.
  • Un osmanthe (Osmanthus x burkwoodii) ? Oui pour une haie libre ou taillée, car le feuillage est persistant, la floraison est très parfumée, avec des effluves de jasmin. Il existe de nombreuses autres espèces et variétés plutôt réservées aux climats doux, sans hiver rigoureux. Très bien en bord de mer.
  • Un oranger du Mexique (Choisya ternata) ? Oui pour une haie libre basse. Son superbe feuillage persistant vert, vernissé et brillant, est toujours impeccable à longueur d’année. Sa floraison printanière blanche est très parfumée. Elle se renouvelle de façon plus éparse au cours de l’été. Cette espèce assez rustique est quand même plutôt réservée aux régions où les hivers ne sont pas trop rigoureux.
  • Un pittospore du Japon (Pittosporum tobira) ? Oui pour une haie libre ou taillée en bord de mer. La floraison printanière évoque la fleur d’oranger. Le feuillage est persistant.
  • Un poncirus (Poncirus trifoliata) ? Oui pour une haie défensive infranchissable. La floraison printanière blanche est très parfumée, avec une senteur suave. Le feuillage est caduc, les rameaux sont très épineux, avec d’immenses épines acérées. Les petits fruits ressemblent à des citrons. Non comestibles, ils sont très décoratifs sur l’arbre pendant la mauvaise saison.
  • Le seringat (Philadelphus) ? Oui pour une haie libre. Le parfum exceptionnel des variétés aux fleurs simples. Mais comme pour le lilas, le feuillage caduc laisse l’arbustre très dénudé pendant l’hiver.

La liste n’est pas exhaustive. On peut ajouter aussi les aubépines, les chimonanthes, les coronilles, les sarcococcas…

Belle floraison du poncirus

Le « citron du Nord » (Poncirus trifoliata) est actuellement en pleine floraison dans Paris. Cet agrume chinois donne des fleurs simples aux grands pétales blancs qui exhalent une délicieuse senteur de fleur d’oranger.

Floraison du citron du Nord dans Paris

Fleur de Poncirus trifoliata, Parc des Buttes Chaumont (Paris 19e), mai 2010, photo Alain Delavie

Une belle floraison à admirer et humer de loin, car les branches portent des grandes épines redoutables. L’arbre est armé pour se défendre vaillamment contre les curieux ! Gare à ceux qui seraient tentés par les petites oranges qui murissent tardivement en automne.

Des oranges à Paris ?

Bien rebondies mais un peu pâlichonnes, elles attirent le regard en se promenant dans le parc des Buttes-Chaumont (Paris, 19e). Des oranges, vraiment ? Mais non, les fruits du citronnier épineux (Poncirus trifoliata).

Fruits du Poncirus trifoliata dans le parc des Buttes-Chaumont (Paris, 75), photo Alain Delavie

Fruits du Poncirus trifoliata dans le parc des Buttes-Chaumont (Paris, 75), photo Alain Delavie

Bardé de redoutables épines, cet arbuste est le seul agrume suffisamment rustique pour résister au climat parisien. Incroyablement parfumé au printemps quand il fleurit, paré d’or en automne avant que les feuilles ne tombent, il reste décoratif avec ses petits fruits jaune orangé. Des fruits immangeables malheureusement.
À réserver aux haies défensives, à éviter sur un balcon ou une terrasse, sinon gare aux piqures !

Clôture verte à la gare de Ris-Orangis (91)

La gare de Ris-Orangis (Essonne) a été choisie pour expérimenter un nouveau concept de clôture.

Il s’agit d’une haie d’épineux (Poncirus trifoliata), spécialement conçue pour dissuader et résister à toute tentative d’intrusion et de franchissements répétés. Cette opération vise à régler les problèmes de dégradation de clôture dans cette gare.

Les végétaux dissuasifs, fortement armés d’épines, sont tressés entre eux jusqu’à une hauteur de 1,80 m environ. La haie n’offre aucune portance et ne peut donc pas être franchie par le haut. Le tressage assure une densité impossible à franchir et très difficile à découper. Il renforce aussi la résistance à l’enfoncement ou l’arrachement. Afin d’éviter tout risque de blessure, la haie d’épineux est entourée de deux autres haies de végétaux inoffensifs :
– côté grillage, une haie de Ligustrum ibota à croissance rapide,
– côté quai, une haie de spirées.

Deux autres haies de ce type ont été plantées au printemps dernier sur la ligne J (Paris – Mantes-la-Jolie) dans les gares de Limay (en photo) et Issou Porcheville (Yvelines).

Si cette expérimentation s’avère concluante, ce concept pourrait être mis en place dans les autres gares de la ligne du RER D ayant des problèmes d’intrusion par dégradation de clôture.