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Petit dracaena devient grand…

Pousse de mon Dracaena

Malgré l’hiver et les journées courtes, ma potée de dracaena (Dracaena surculosa) s’est mise à pousser et émet une tige bien droite qui se dresse, encore et toujours plus haut. J’ai même du intervenir pour que la pousse ne se retrouve pas coincée sous l’étagère où est installée la potée.

Cette espèce fait vraiment penser aux bambous, alors que ce sont des plantes de genres et familles différentes. Mais la manière de pousser, l’aspect des feuilles… C’est une bonne plante d’intérieur dans tous les cas, peu exigeante. Elle supporte un intérieur pas très lumineux, elle est résistante aux maladies, peu sensible aux araignées rouges. Et quand elle se plaît, elle fleurit, en donnant des boules de fines fleurs tubulaires et blanches, éphémères mais très parfumées.
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Dans Paris, la misère (Tradescantia) reste dehors tout l’hiver

Pas de volonté de jeu de mots dans mon titre qui est équivoque je l’admets. Je parle ici de la plante couramment appelée misère, habituellement cultivée dans les appartements, mais qui pousse aussi très bien à l’air libre pendant la belle saison et même toute l’année dans les coins protégés de la capitale.

Tapis de misère (Tradescantia) dans Paris

Depuis plusieurs années je cultive cette plante verte retombante ou couvre-sol dans mes jardinières sur mon balcon. Quand les hivers sont très froids, comme l’année dernière, les tiges et le feuillage sont grillées par les fortes gelées. Mais jusqu’ici des nouvelles pousses sont toujours apparues au printemps, plus ou moins tardivement selon la plus ou moins grande fraîcheur des mois printaniers. Et je ne protège pas mes pieds, je laisse seulement la masse de feuillage gelé se dessécher et former un coussin protecteur tant que les températures sont basses. Au printemps, je rabats les tiges sèches à la base pour permettre aux nouvelles pousses de s’épanouir.

Tapis de misère (Tradescantia) dans Paris

Et visiblement, il n’y a pas que sur mon balcon où la misère pousse au grand air comme n’importe quelle autre plante vivace rustique. Le tapis que j’ai photographié prospère dans le 16e arrondissement, en pied d’immeuble et au bord de la rue. Il a supporté l’hiver dernier sans grosse catastrophe, comme le prouvent les photos prises pendant la belle saison.

Toutes les misères ne sont pas aussi résistantes. Celle ici photographiée, Tradescantia fluminensis, est la plus robuste. La forme panachée de crème et de blanc est redevenue entièrement verte au fil des années, comme si les pousses panachées étaient plus sensibles au froid. J’ai tenté à plusieurs reprises l’adorable misère gypsophile, Gibasis siderasis, mais elle n’a pas résisté aux hivers les plus froids. Idem pour les callisias.

Zamioculcas zamiifolia ‘Zamicro’

Dix ans après l’introduction de Zamioculcas zamiifolia, qui a connu un succès extraordinaire, son petit frère ‘Zamicro’ est arrivé en 2007 sur le marché des plantes d’intérieur. Une copie en tous points conformes, mais avec un format plus réduit.

Plante verte d'intérieur

Zamioculcas zamiifolia ‘Zamicro’, photo DR

Le lancement du minicultivar ‘Zamicro’ a eu lieu en août 2007. La plante a connu immédiatement un immense succès dû principalement à son format compact et son look très graphique. Les tiges ne dépassent pas 40 centimètres de hauteur, la croissance est plutôt lente. La plante possède les mêmes caractéristiques que son grand frère (feuillage persistant brillant, tiges renflées à la base, port en touffe évasée, aspect très exotique et graphique), hormis son feuillage plus fin.

Plante verte d'intérieur

Zamioculcas zamiifolia ‘Zamicro’, photo DR

Les soins à porter au ‘Zamicro’ sont aussi simples que pour la forme type :
– Installer la potée dans un emplacement lumineux non ensoleillé, éventuellement dans un endroit moins lumineux, mais dans ce cas la croissance est beaucoup plus lente voire pratiquement nulle.
– Arroser d’un peu d’eau quand la surface de la terre du pot sèche en surface. Sauter ou oublier un arrosage ne pose pas de problème avec cette espèce, bien au contraire. Le Zamioculcas est une plante succulente, possédant des réserves d’eau dans la tige renflée à la base qu’elle utilise afin de survivre en période sèche. Un excès d’arrosage provoque la pourriture des racines et du collet. Sinon la tenue de cette plante verte robuste est excellente.
– Une fois par an, doucher la plante pour ôter la poussière qui finit par ternir le joli feuillage vernissé.

Le Zamioculcas zamiifolia ‘Zamicro’ est le plus souvent vendu dans des pots de 10,5 cm de diamètre avec quatre à cinq tiges feuillées qui évoquent des plumes. La hauteur de la plante est d’environ 40 cm. J’ai acheté un pied il y a maintenant plus de deux ans. La plante s’est très lentement étoffée en poussant à peine plus en hauteur.

Plante verte d'intérieur facile à cultiver

Ma potée de Zamioculcas zamiifolia 'Zamicro', janvier 2011, photo Alain Delavie

Je l’ai rempotée il y a moins d’un mois maintenant car les grosses racines occupaient tout le volume du pot. Mais l’encombrement de ma potée reste très limité, contrairement à l’espèce type que j’ai cultivée pendant de nombreuses années et dont j’ai du me séparer car la potée occupait une surface d’un mètre carré, ce qui était bien trop dans mon petit appartement parisien. Avec le Zamicro, la place n’est plus un problème !

Si je ne devais garder qu’une seule plante d’intérieur (j’aurai vraiment énormément de mal à me limiter à une plante !), ce serait sans hésiter le Zamicro.
Facile à cultiver, jamais malade, élégant, original, très graphique… Que des qualités.

Chlorophytum comosum ‘Vittatum’

La phalangère (Chlorophytum comosum ‘Vittatum’ et les autres variétés) a retrouvé un regain d’attractivité ces dernières années avec tout le battage médiatique qu’il y a eu autour des plantes d’intérieur dépolluantes. Dépolluante ou pas, cette plante qui se plaît aussi bien dedans que dehors pendant la belle saison, pousse facilement et permet de vite composer de belles suspensions.

Plante d'intérieur à feuillage panaché

Potées de phalangères (Chlorophytum comosum 'Vittatum') dans ma salle à manger, juillet 2010, photo Alain Delavie

Cette plante d’intérieur, parfois proposée pour la décoration à l’extérieur des potées, jardinières ou massifs d’été, forme une rosette de feuilles effilées qui donnent à la plante un aspect ébouriffée quand elle prend de belles proportions. Un peu comme une très grosse touffe d’herbe aux larges feuilles. Ses petites fleurs étoilées sont blanches. Elles sont groupées à l’extrémité de longues tiges fines, de couleur crème. Elles apparaissent au printemps et en été. Quand elles se fanent, elles donnent ensuite des jeunes plantes en tous points similaires à la plante mère et qui s’enracinent facilement dans l’eau ou dans du terreau. Ces stolons qui apparaissent en nombre pendant la belle saison ont valu le surnom de « plante araignée » à cette espèce et à ces variétés horticoles.

Sa culture est des plus faciles. Il faut l’installer dans un terreau léger, riche et humifère. La plante pousse vite et a besoin d’un rempotage annuel. Pendant la belle saison, il faut l’arroser régulièrement, mais en attendant que le sol sèche en surface entre deux apports d’eau. La phalangère a des grosses racines tubérisées qui lui permettent de résister à une sécheresse passagère. Un excès d’arrosage entraine la pourriture des racines et du collet, ce qui peut être fatal à la plante. Elle pousse bien sans engrais, mais pour obtenir une grosse potée au feuillage abondant et aux nombreux stolons, il est préférable de lui donner un engrais complet liquide tous les quinze jours, de mars à septembre. Cet apport de fertilisant est nécessaire quand on laisse tous les stolons sur la plante mère pour obtenir une plus grande suspension.
Cultivée à l’intérieur, elle apprécie un emplacement clair, sans soleil direct. Une pièce chauffée modérément lui convient mieux, les fortes températures entrainant une sécheresse de l’air ambiant qui a pour effet de provoquer le brunissement de la pointe et du bord des feuilles. Si vous la cultivez dehors à partir du mois d’avril, vous pouvez l’installer à mi ombre ou à l’ombre. C’est alors une compagne idéale pour les impatiens, les bégonias ou les fuchsias.

Les différentes variétés de phalangère :
Elles sont rarement étiquetées correctement dans les points de vente de jardinage qui se contentent le plus souvent de la mention « Chlorophytum ». C’est comme ça que j’ai acheté mes deux derniers pieds, juste sur l’aspect du feuillage. Je trouvais la panachure centrale particulièrement blanche et belle.

Chlorophytum comosum ‘Vittatum’ forme une rosette de feuilles effilées d’un vert moyen, mesurant de 15 à 30 cm de longueur, marquées d’une bande centrale, parfois assez large, blanche ou crème.

Plante d'intérieur à feuillage panaché

Chlorophytum comosum ‘Vittatum’, juillet 2010, photo Alain Delavie

Chlorophytum comosum, l’espèce type, a des longues feuilles vert franc, rubanées et effilées.
Chlorophytum comosum ‘Variegatum’ (= C. comosum ‘Elatum’) donne une rosette de feuilles panachées irrégulièrement de blanc ou de jaune.
C. comosum ‘Mandaianum’ a des feuilles de 10 à 15 cm de longueur, vert sombre avec une rayure centrale jaune.
C. comosum ‘Picturatum’ est proche de la variété précédente par ses feuilles vert moyen de 30 cm de longueur environ, à rayure centrale jaune.
C. comosum ‘Bonnie’ a des feuilles panachées de blanc et rubanées, qui s’enroulent sur elles-mêmes.
C. comosum ‘Ocean’ a des feuilles assez courtes et larges, vert vif foncé bordé d’une fine strie crème de part et d’autre du limbe foliaire.
Vous trouvez aussi couramment dans les points de vente de jardinage une autre espèce, Chlorophytum laxum ‘Bichetii’, aux feuilles plus petites, vert foncé finement bordé de blanc.

La phalangère a-t-elle un pouvoir dépolluant ?
Le 28 juin 2010, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) a proposé un point scientifique sur les connaissances actuelles concernant l’épuration de l’air intérieur par les plantes. Une des conclusions est que l’utilisation des plantes en pot n’apparaît pas efficace pour éliminer les polluants dans les espaces clos. Le chlorophytum a montré des effets dépolluants en laboratoire, mais ils n’ont pas été confirmés pour des conditions réelles.

Pteris umbrosa ‘Major’

Une jolie fougère australienne au feuillage original, trouvée lors de la dernière Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard (91) en avril dernier. Elle semble se plaire chez moi et s’étoffe de plus en plus.

Fougère d'intérieur

Pteris umbrosa 'Major', juin 2010, photo Alain Delavie

Cette forme a des frondes plus larges et plus longues que l’espèce type. Au fur et à mesure de leur développement, les folioles ondulent de plus en plus. Le port de cette fougère d’intérieur est très élégant. Il évoque celui des bambous.

Fougère d'intérieur

Pteris umbrosa 'Major', juin 2010, photo Alain Delavie

La plante se cultive assez facilement en intérieur où elle supporte l’atmosphère plus sèche, notamment pendant la mauvaise saison quand le chauffage est allumé. Il faut maintenir le substrat très léger toujours frais sinon les feuilles se flétrissent rapidement et dépérissent. À surveiller régulièrement !
Il est préférable d’arroser la plante avec une eau douce non calcaire, toujours à la température de la pièce. Cette fougère d’intérieur supporte une lumière modérée, sans soleil direct.

Où la trouver ?
Chez Olivier Ézavin, pépinière Le Monde des Fougères.

Calathea Network

Présenté par la société Plant Planet au Salon du Végétal d’Angers en février dernier et lors de l’édition printanière des Journées des plantes de Courson le week-end dernier, un nouveau calathéa arrive dans les points de vente de jardinage : Calathea Network.

Plante d'intérieur

Calathea Network, plante verte d'intérieur, Plant Planet, mai 2010, photo Alain Delavie

Cette petite plante verte d’intérieur de la famille des Marantacées présente de longues feuilles brillantes, vert clair et vert foncé, les couleurs formant un réseau, une mosaïque verte qui donne tout l’attrait décoratif à cette plante exotique.

Plante verte d'intérieur

Calathea Network, Marantacées, Plant Planet, mai 2010, photo Alain Delavie

Cette plante verte n’est pas trop exigeante en lumière. Elle redoute même un ensoleillement direct. Comme la plupart des calathéas, elle apprécie une ambiance humide, une hygrométrie élevée. Vous pouvez vaporiser de l’eau douce non calcaire sur les feuilles le plus souvent possible ou disposez le pot sur un plateau rempli de billes d’argile expansée et d’eau. D’avril à septembre, faites un apport d’engrais liquide azoté tous les quinze jours pour favoriser la croissance de la plante.