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Décès de Pierre André Lablaude, ACMH des jardins de Versailles

Pierre André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques en charge des jardins du château de Versailles de 1990 à 2012, est décédé jeudi 26 juillet 2018. Il a été le grand artisan de la restauration des jardins après la tempête de 1990.

Arrivé en 1990 quelques jours avant la première tempête, Pierre André Lablaude a mené la replantation et le rétablissement des grandes perspectives du domaine, qu’il a poursuivi en 1999 après la seconde tempête. Il a conduit la restauration du Moulin du Hameau de la Reine, du bosquet de l’Encelade, du théâtre de la Reine, du Petit Trianon et du jardin anglais, du Belvédère et du bassin des Enfants dorés. On lui doit également la renaissance du bosquet des Trois Fontaines.

Son dernier grand chantier aura été la restauration du bassin de Latone, qu’il considérait lui-même comme l’apogée de sa carrière au château de Versailles.

Pierre André Lablaude voulait, selon ses propres termes : « rendre aux jardins et au parc la rigueur et la précision de leur géométrie d’origine », mais aussi « la richesse et l’exubérante fantaisie des décors disparus ».

Catherine Pégard, présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a tenu à rendre hommage à celui qui a su redonner vie aux jardins de Versailles, tels que les nombreux visiteurs du monde entier les admirent aujourd’hui. Son expertise, reconnue dans le monde entier, et sa volonté de partager son savoir-faire l’ont conduit, bien au-delà de nos frontières à contribuer à la restauration de lieux insignes : les temples d’Angkor ou bien les jardins impériaux du Shinjuku Gyoen à Tokyo. Son humour allié à une extrême courtoisie, son autorité bienveillante, sa passion intime pour Versailles lui donnaient une présence particulière qui ne s’effacera pas.

Le château de Versailles lui rendra hommage à la rentrée dans le bosquet des Trois Fontaines.

Lancement de l’année Le Nôtre au Domaine de Sceaux (Hauts-de-Seine)

Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine

Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et Yves Révillon, Vice-président du Conseil général en charge du Patrimoine non scolaire et des Promenades bleues et vertes, ont lancé « L’Année Le Nôtre » au Domaine de Sceaux hier lundi 8 avril.
Au programme :
Visite du chantier de réintroduction des parterres de broderies et de gazon des jardins du Domaine de Sceaux, à l’origine conçus par André Le Nôtre.
Cette visite était commentée par Pierre-André Lablaude, architecte en chef des Monuments historiques et maître d’œuvre du projet.
Le Conseil général des Hauts-de-Seine s’est fixé pour objectif de valoriser l’histoire des lieux en soulignant cette perspective paysagère majeure et en jouant sur la hiérarchie des parterres, fidèle en cela aux jardins réguliers des XVIIe et XVIIIe siècles.
Vernissage de l’exposition en plein air « Le Nôtre à Sceaux »
Seize panneaux disséminés dans le parc présentent l’art d’André Le Nôtre au Domaine de Sceaux (l’eau, les jeux optiques, les perspectives…).
Présentation des animations au Parc de Sceaux
Le Conseil général rend hommage au plus célèbre des jardiniers à travers de nombreuses animations : conférences, spectacles musicaux, visites guidées, journées d’études destinées aux professionnels…
Le chantier de restauration des parterres de broderies et de gazon en quelques chiffres :
  • 4 hectares réaménagés
  • 8 mois de travaux
  • 250 nouveaux ifs de 1,50 m taillés en topiaire
  • 70 000 buis, soit 6 km de linéaire végétal
  • 9 600 m² d’engazonnement

Visite du chantier de restauration des parterres de broderies et de gazon du Domaine de Sceaux (92)

Photomontage du projet de réintroduction des parterres de broderie et de gazon de la Grande perspective ©Pierre-André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques

Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et Yves Révillon, Vice-président du Conseil général en charge du Patrimoine non scolaire et de la Promenade bleue et des Promenades vertes, ont effectué une visite du chantier de réintroduction des parterres de broderies et de gazon du Domaine de Sceaux, à l’origine conçus par André Le Nôtre.

Cette visite était commentée par Pierre-André Lablaude, Architecte en chef des Monuments historiques et Maître d’œuvre du projet.
Le Conseil général des Hauts-de- Seine s’est fixé pour objectif de valoriser l’histoire des lieux en soulignant cette perspective paysagère majeure et en jouant sur la hiérarchie des parterres, fidèle en cela aux jardins réguliers des XVIIème et XVIIIème siècles.

En 2013, le Conseil général des Hauts-de-Seine célébrera le 400ème anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre (1613-1700) avec la restauration des parterres de broderies et de gazon, des conférences, des visites guidées, des spectacles, des expositions.

Le chantier de restauration du parterre de borderies et de gazon en quelques chiffres:

  • 4 hectares réaménagés,
  • 8 mois de travaux,
  • 176 nouveaux ifs de 1,50 m taillés en topiaire,
  • 125 000 buis, soit 6 km de linéaire végétal,
  • 9 600 m2 d’engazonnement.

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Restauration du Belvédère et de son rocher dans le domaine de Marie-Antoinette (Versailles)

Le Belvédère et son Rocher restaurés / château de Versailles, photo Thomas Garnier

Pour la première fois, deux grands mécènes du château de Versailles se sont associés autour d’un projet commun: la restauration du Belvédère et de son rocher dans le domaine de Marie-Antoinette. Après une année de travaux, d’un montant d’un million d’euros, le Belvédère et son rocher retrouvent leur éclat au cœur du jardin anglais de Trianon.

Le Belvédère et son Rocher sont situés dans le Jardin champêtre ou Jardin anglais de Trianon créé dans les années 1780 pour la Reine Marie-Antoinette, dans le style du jardin paysager, où l’alliance pittoresque de l’architecture et de la végétation est portée à son plus haut degré de raffinement. Le Belvédère, principale fabrique dominant le lac du jardin, est un pavillon octogonal, édifié par Richard Mique. Il illustre parfaitement le goût du XVIIIe pour les compositions de décors végétaux et d’architecture. Utilisé par la Reine comme salon de musique, le pavillon du Belvédère décline, avec le Temple de l’Amour, un décor classique. L’équilibre de ses proportions, le raffinement de sa sculpture et la richesse de son décor peint intérieur au thème champêtre, sont complétés par un dallage de marbre polychrome. Le Rocher, ouvrage dessiné et conçu par le peintre Hubert Robert, complète cette scène paysagère et forme le pendant de la fabrique par son esthétique contrastée.

Les travaux de restauration ont porté sur des ouvrages de pierre de taille, sur la balustrade de l’édifice, sur les figures de sphinges encadrant chacun des emmarchements du perron et sur la couverture en plomb du dôme. La restauration des décors peints intérieurs a comporté d’importantes interventions de nettoyage et d’éliminations de repeints du XIXe siècle, la réintégration picturale des lacunes et enfin un travail en recherche de rehauts de dorure. Le Rocher a quant à lui fait l’objet de travaux de consolidation et de restitution de ses effets d’eau originels jusqu’alors disparus. Ces opérations ont été conduites par Pierre-André Lablaude, architecte en chef des Monuments Historiques. (suite…)