Archives de mots clés: paysagiste

Prix international André Le Nôtre

Pour  la première fois en France, un prix sera décerné à un paysagiste concepteur pour l’ensemble de son œuvre. Créé à l’initiative de la Fédération Française du Paysage par l’interprofession Val’hor à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre dans le cadre des Rencontres André Le Nôtre de Versailles, le Prix international André Le Nôtre a pour ambition de devenir la plus haute distinction décernée en France à un paysagiste concepteur sur la durée de son exercice professionnel.

Ce prix qui sera remis tous les deux ans à partir de 2013, récompense un paysagiste concepteur pour l’ensemble de son œuvre de la conception, à la maitrise d’œuvre en passant par sa contribution à la recherche, ses publications et à l’enseignement.

Le Jury, composé d’une vingtaine de membres (représentants des Ministères, de la Fédération Française du Paysage, de l’interprofession, de la maîtrise d’ouvrage, journalistes…), jugera les candidatures selon les critères suivants :

  • l’apport original du candidat à la conception de paysage, à la reconnaissance des paysages et de la démarche paysagère, à la formation des futurs professionnels, à la production d’innovation,
  • la capacité du candidat à élaborer et conduire un projet avec tous les partenaires, notamment la maîtrise d’ouvrage et les différents métiers de la filière professionnelle. (suite…)

Conférence d’Yves Gosse de Gorre sur le fantastique dans le jardin

Rendez-vous le lundi 25 mars 2013 à 17h avec l’association Vivaces & Cie pour la conférence du paysagiste et pépiniériste Yves Gosse de Gorre, créateur des superbes jardins de Séricourt (Pas-de-Calais).

Formé à l’Ecole Supérieure du Jardin et du Paysage d’Anderlecht en Belgique, Yves Gosse de Gorre s’installe à Séricourt dans le Pas-de-Calais dans les années 80. Il y crée son entreprise de paysages et une pépinière parce qu’il ne trouvait pas les végétaux qu’il souhaitait pour réaliser ses plantations dans les jardins qu’il dessinait. En même temps, autour de sa maison et de sa pépinière, il peaufine son jardin avec une vision très personnelle, où l’imaginatif et le professionnalisme s’expriment à part entière pour le plus grand plaisir des visiteurs. Il y donne vie aux images qui peuplent son imaginaire, et sa vision poétique imprime à ce lieu une marque exceptionnelle. Tout un nouvel art visionnaire magique et merveilleux des jardins est né.

Sagesse et déraison au jardin (Yves Gosse De Gorre, éditions Ulmer)

Bibliographie :
Sagesse et déraison au jardin (Yves Gosse De Gorre, éditions Ulmer)

Espace 104
104, rue de Vaugirard
75006 Paris.
Entrée : 5 €; 7 € pour les non adhérents de l’association Vivaces & Cie.
Métro : ligne 4, station Saint Placide ou lignes 4, 6, 12 ou 13, station Montparnasse.

Les lauréats de la première édition du concours « Diplômes de paysage : les talents 2013 »

Lauréats des "Diplômes de paysage: les talents 2013". De	gauche	à	droite, Marion	Guichard, Joséphine Pinatel et Raphaël Rapp; photo Sylvain Morin / FFP

Jeudi 13 décembre 2012, à l’espace Pierre Cardin (Paris 8e), à l’occasion de la cérémonie des Victoires du Paysage, avait lieu la proclamation des lauréats de la première édition du concours « Diplômes de paysage : les talents 2013 ». Initié par la Fédération Française du Paysage avec l’appui de sa délégation francilienne, ce prix des meilleurs diplômes et travaux de fin d’études a été décerné à trois jeunes architectes-paysagistes diplômés d’écoles supérieures de paysage françaises reconnues par la profession.

Après une première sélection sur dossier par un Jury d’Experts composé de personnalités du monde du paysage, de l’urbanisme, de l’art et de la culture, de l’écologie et du végétal, cinq candidats ont été désignés comme finalistes. Pour la toute nouvelle édition de cet évènement, cinq écoles supérieures de paysage, Agrocampus Ouest (Angers), ENSNP (Blois), ENSAP (Lille), ESAJ (Paris) et ENSP (Versailles-Marseille), avaient répondu à cet appel à candidature, présentant en tout quatorze candidats.

Le 30 novembre dernier, dans les locaux du Groupe Le Moniteur, les finalistes ont dû alors soutenir oralement leurs projets de fin d’études devant un Grand Jury composé de personnalités de premier plan que sont Laure Adler (journaliste, écrivaine, éditrice et productrice), Fabienne Giboudeaux (adjointe au Maire de Paris, chargée des espaces verts), et Jean-Pierre Le Dantec (architecte, historien et écrivain). Les sujets étaient diversifiés, questionnant souvent l’échelle des territoires. Ils visaient tant à définir des sites, qu’à en qualifier les enjeux et les réponses possibles en terme de projet de paysage.

  • Pauline Gillet (ENSNP Blois) abordait ainsi la question de la mutation d’une ancienne poudrerie à Bergerac.
  • Marion GUICHARD (ENSNP Blois) requalifiait un no man’s land berlinois en corridor écologique.
  • Élodie LEGOUBIL (ENSAP Lille) amenait à découvrir la vallée de la Souleuvre en véritable éloge de la ruralité.
  • Joséphine PINATEL (ENSNP Blois) proposait un nouvel avenir pour les abords délaissés de l’étang de Bolmon.
  • Et enfin, Raphaël RAPP (ESAJ Paris) requalifiait et apportait de nouveaux usages au patrimoine ancré des moulins à marée de la Rance.

Si tous ont été remarqués par le Jury d’Experts, seuls trois d’entre eux devaient faire l’objet d’une distinction par le Grand Jury.

Les trois lauréats du concours « Diplômes de paysage : les talents 2013 » sont :

  • Marion Guichard (ENSNP Blois), pour son travail intitulé : « Berlin : promenade au gré des paysages de l’ancien no man’s land »
  • Joséphine Pinatel (ENSNP Blois), pour son travail intitulé : « Les désordres de la lagune de Bolmon »
  • Raphaël Rapp (ESAJ Paris), pour son travail intitulé : « L’estuaire de la Rance et ses moulins à marée ».

Une exposition de l’ensemble des candidatures sera organisée au Chai de Bercy, Paris 12e, au printemps 2013, avec l’aimable soutien de la Ville de Paris. À l’occasion de l’inauguration seront remises les distinctions aux trois lauréats.

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Les mains dans la terre (Camille Muller)

Les mains dans la terre (Camille Muller)

La sortie du très beau livre de Camille Muller, intitulé « Les mains dans la terre » (Éditions Ulmer), ne devrait plus tarder. J’ai eu l’immense plaisir de le découvrir en avant-première lors d’une rencontre intimiste chez le paysagiste au cœur de la capitale, « sur les toits de Paris ». Un grand moment pour un bel ouvrage !

Camille Muller compte parmi les trois ou quatre paysagistes français les plus réputés et des plus côtés. Artiste à part entière, ce passionné, botaniste et amoureux des plantes, n’a pas d’égal pour transformer un lieu en un coin de paradis des sens. À son actif des métamorphoses toujours uniques, inventives et d’une extrême précision, qu’il doit à un processus de création très personnel.

S’immerger sans retenue pour ressentir l’atmosphère, comprendre l’âme du lieu, observer le terrain, en déceler les points forts, le respecter… autant de moments indispensables à vivre, avant toute réflexion, pour révéler l’environnement d’origine tout en traduisant le désir des personnes qui le sollicitent.

Précurseur, la nature et l’écologie ont toujours joué dans ses jardins un rôle majeur, à une époque où ce n’était pas encore la mode. Ses réalisations tantôt foisonnantes, tantôt épurées ou plus contemporaines sont autant de terrains d’expériences rendant hommage à la nature.

17 de ses plus beaux jardins se révèlent à travers l’objectif de Claire de Virieu. Des photos exceptionnelles, dont l’intensité et la beauté traduisent à merveille la complicité artistique et l’émotion pour la nature, qu’elle partage avec le paysagiste depuis plus de 10 ans.

Pour chacun des jardins, vous découvrez des « notes écologiques et botaniques », qui apportent des informations pratiques sur les végétaux, les matériaux utilisés et la démarche de Camille Muller.

Un livre intimiste sur l’univers et le travail d’un paysagiste d’exception.

Au sommaire

  • Éco-Jardins
  • Format paysage
  • Processus de création
  • Jardins organiques
  • Inspirations

Informations pratiques
Texte Armelle de Saint Sauveur et Camille Muller; photos Claire de Virieu
Éditions Ulmer

260 pages; 260 photos; 40 dessins originaux.
Format : 29 x 28 cm.
Prix : 49,90 €. Sortie en octobre 2012.

Save the date !
Rendez-vous avec Camille Muller le 20 octobre 2012 à 11h pour une conférence lors des Journées des Plantes de Courson (Essonne). Elle sera suivie par la signature de son livre.

Louis Benech et Jean-Michel Othoniel choisis pour un bosquet du château de Versailles

Le château de Versailles a choisi Louis Benech associé à Jean-Michel Othoniel pour l’aménagement paysager du bosquet du théâtre d’eau dans les jardins du château de Versailles.

Suite à un concours international lancé auprès de créateurs de jardin pour la restauration du bosquet du Théâtre d’eau, le paysagiste Louis Benech et l’artiste Jean-Michel Othoniel ont été choisis pour leur projet de création contemporaine. Le chantier débutera dès 2013 et sera un nouvel hommage que rendra le château de Versailles à André Le Nôtre à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance.

Le bosquet du Théâtre d’eau, aujourd’hui bosquet du rond vert, se situe au centre de la frange Nord du jardin de Versailles entre le bosquet de l’Étoile et le bosquet des Trois Fontaines. Il a été créé, entre 1671 et 1674, par Le Nôtre, secondé des hydrauliciens Francine et Denis. Les fontaines sont l’œuvre de Le Brun. Conçu à l’origine comme un bosquet à découvrir, le Théâtre d’Eau s’offrait à voir progressivement et jouait sur le secret de la révélation graduelle. Modifié dès 1704, très détérioré par la suite, le Théâtre d’Eau fut détruit en 1775 pour faire place à un dessin d’allées et d’engazonnement, ce qui lui valut son nom de bosquet du Rond Vert.

De forme carrée comme la plupart des bosquets de Versailles, il comprend une partie centrale de 1,5 ha aujourd’hui vide et utilisée comme espace logistique. Or, depuis les tempêtes de 1990 et 1999, une stratégie de requalification du parc de Versailles a été mise en œuvre pour retrouver dans les bosquets une configuration Ancien Régime, à l’exception du Théâtre d’Eau qui verra une création contemporaine se déployer dans la salle centrale.

Louis Benech associé à Jean-Michel Othoniel aménageront la salle intérieure du Théâtre d’Eau formant un carré de 120 m de côté inscrit dans un autre carré de 180 m de côté.

Le projet prévoit dans l’esprit des jardins dessinés par Le Nôtre de tenir compte de l’écologie des lieux, des problématiques de développement durable, d’accessibilité, de coût d’entretien, de sécurité et d’usage impératif de l’eau.

(suite…)

Le jardin secret du 51 rue de Seine (Paris 6e)

Jardin du 51 rue de Seine (Paris 6e), création Philippe Thébaud, agence Thébaud Urbanisme et Paysage

Au 51 rue de Seine (Paris 6e), un puits de verdure a retrouvé aujourd’hui ses couleurs et sa fraîcheur grâce à la restauration entreprise par Philippe Thébaud, président de l’agence Thébaud Urbanisme et Paysage.

Philippe Thébaud y a installé son agence il y a sept ans. Pour que la cour retrouve tout son charme d’antan, il a proposé à la Copropriété de réhabiliter le jardin dans le respect du lieu et de l’autorité de l’Architecte des Bâtiments de France.

Au fil des heures de la journée jusqu’à la nuit tombée, végétaux et façades s’offrent avec discrétion et féérie grâce à la mise en scène lumineuse étudiée par l’équipe de Landmark and Light International également animée par Philippe Thébaud.

Jardin illuminé du 51 rue de Seine (Paris 6e), création Philippe Thébaud, agence TUP

Pour faire revivre ce jardin il fallait intensifier la présence du végétal, dessiner des formes entre rigueur et liberté, accuser le contraste des buis taillés avec une strate extravagante faite de vivaces, fougères et tapissantes diverses, dont les couleurs évolueront au gré des saisons.

L’ouverture aux formes contemporaines y est assurée par de grandes poteries et un bassin d’oiseaux dessiné « maison ». Ces grands bacs donnent un parfum d’exotisme, mêlé aux charmes des bambous de collection et à la ramure des érables japonais.

Pour fabriquer ce lieu, il fallait ce qui se fait de mieux en plantes, toutes issues de pépinières de renom, déjà testées depuis longtemps par Philippe Thébaud en Europe. Ainsi sont venus d’Italie, d’Allemagne, de la Drôme et d’Anduze, des plantes et des substrats pour créer les scènes du jardin