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Clématite grignotée

Fleur de clématite 'Blue River' au printemps sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)Ma belle clématite a recommencé sa floraison, mais en faisant un tour hier sur mon balcon, je me suis aperçu qu’une des fleur était sérieusement grignotée. Les découpes effectuées dans les pétales ne laissent aucun doute, ce sont les méfaits des otiorhynques.

Les limaces et les escargots n’étant pas un problème sur mon balcon haut perché, et les grignotages étant disposés sur le pourtour des pétales, les fautifs sont vite désignés. Et cela ne m’étonne guère car j’ai déjà vu quelques adultes d’otiorhynque que j’ai vite éliminés.

Il est temps d’agir et d’effectuer un arrosage avec des nématodes pour réduire la population de ce ravageur très fréquent dans Paris…

La lutte contre les otiorhynques va bientôt reprendre

Dégâts d'otiorhynques sur feuillage d'un arbuste, parc des Buttes Chaumont, Paris 19e, (75)
Si vous avez un ou plusieurs arbustes ou plantes vivaces avec le feuillage aussi découpé sur les bords que celui que j’ai photographié dans Paris ces derniers jours, sans nul doute, vous avez des otiorhynques dans votre jardin ou sur votre terrasse ou balcon. Il est encore trop tôt pour agir, la lutte s’effectuant idéalement entre mars et octobre.

Dégâts d'otiorhynques sur feuillage d'un arbuste, parc des Buttes Chaumont, Paris 19e, (75) (suite…)

Otiorhynque repéré !

Otiorhynque caché a coeur du feuillage d'un Dahlia merckii sur mon balcon au printemps, Paris 19e (75)
L’otiorhynque est un petit charançon assez discret qui se repère davantage pas les dégâts qu’il provoque sur les feuilles qu’ils poinçonnent. Soigneusement blotti au creux des feuilles de mon Dahlia merckii, un adulte ne m’a pas échappé. Le temps de faire quelques photos et son sort était réglé, zigouillé !

Je ne dois plus en avoir beaucoup sur mon balcon parce que je n’ai pratiquement plus de feuilles découpées sur les rebords des limbes. Le dahlia n’a pas souffert, aucune de ses feuilles n’est grignotée. Et l’ennemi est trépassé. Enfin, celui que j’ai pu apercevoir…

Feuilles poinçonnées, cherchez l’otiorhynque !

En me promenant sur le parvis de la Défense, je me suis arrêté devant un arbuste aux feuilles passablement échancrées, comme passées à la poinçonneuse. Une pauvre viorne qui a subi une forte attaque d’otiorhynque, une sorte de charançon très fréquent à Paris et en Île-de-France, surtout dans les jardins en pots.On ne voit presque jamais l’animal qui a causé ces dégâts si caractéristiques. Mais on découvre un beau jour ses plantes complètement découpées, comme si un petit rigolo avait joué de la poinçonneuse sur le rebord des feuilles. Rien de vraiment grave pour les plantes qui n’en souffrent pas plus que cela, mais d’un point de vue esthétique, c’est pas terrible. Et puis il faut savoir que les larves, qui vivent dans le sol, peuvent s’attaquer aux racines et faire des dégâts bien plus graves. Quand il y a trop de parasites dans un bac, l’arbuste peut périr dans les cas les plus graves.
Comment réagir ? La meilleure méthode est l’emploi de nématodes, de l’espèce Heterorhabditis bacteriophora, qui éliminent radicalement les larves et les pupes (dernier stade avant la transformation de la larve en adulte) de la manière la plus naturelle qu’il soit. Justement nous sommes en plein dans la période de traitement, qui s’étend d’août à octobre, quand la température du sol est supérieure à 12 °C, au moins quelques heures par jour (sic ! 14 °C dans l’air ce matin, pas terrible l’été). L’autre grande période de traitement étant au printemps, de mars à mai selon la température. Ces nématodes sont proposés notamment par la société Biotop et doivent être dilués dans l’eau au moment de leur utilisation. Il suffit ensuite d’arroser la terre à la base des plantes contaminées et de maintenir le substrat humide pendant le mois qui suit l’application. Avec 500 000 nématodes, vous traitez une surface de sol de 1 m2. Le traitement est simple, mais il est coûteux (la dose de 500 000 nématodes est proposée actuellement à 27 euros, ce qui fait donc un coût de 27 euros le m2).
Dernier point, il est essentiel de ne pas utiliser de produits chimiques sur la zone à traiter pendant la semaine qui précède le traitement et au moins pendant le mois qui suit.