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Nouveau site internet pour Noé

Capture d'écran du nouveau site internet de Noé
noeconservation.org devient désormais noe.org ! Plus fonctionnel et plus joli, le nouveau site vous permet de retrouver tous les renseignements sur Noé ainsi qu’un résumé de l’actualité liée à la biodiversité.

Dans la rubrique « Reconnecter« , vous découvrirez toutes les informations liées aux Observatoires de la Biodiversité des Forêts, des Jardins et de la Nuit. Comment rejoindre le programme, les outils à disposition, les protocoles, les résultats… Le site présente également d’autres informations concernant les différents programmes de l’association, tels que ceux de protection, de restauration et de sauvegarde.

Visiter ce nouveau site, découvrez quels programmes vous correspondent et auxquels vous avez envie de participer, et n’hésitez pas à les faire connaître autour de vous !
Le site exclusivement dédié à l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts reste bien sûr actif et actualisé.

Noé Conservation accompagne les jardiniers amateurs et les gestionnaires d’espaces verts

Logo Noé ConversationLe 20 mars 2015, la Semaine pour les alternatives aux pesticides fêtera ses 10 ans. À cette occasion, Noé Conservation invite les jardiniers et gestionnaires d’espaces verts à s’engager pour des jardins plus sains et plus vivants. Des solutions existent, Noé Conservation les porte et accompagne ces acteurs au quotidien et sur le long terme grâce au programme « Jardins de Noé« .
Du 20 au 30 mars, la Semaine pour les alternatives aux pesticides permettra de sensibiliser les citoyens à la dangerosité des pesticides et de faire connaître les solutions alternatives à travers des centaines d’évènements en France et à l’international. Ce temps fort de mobilisation, organisé par Générations Futures, fait notamment écho au
plan Ecophyto 2018, dont Noé Conservation est signataire, qui vise à réduire de moitié, l’utilisation des pesticides d’ici 2018. D’après le rapport Potier établi en novembre dernier, les résultats espérés ne sont pas atteints. La politique de ce plan s’est néanmoins renforcée avec la loi Labbé du 6 février 2014. Celle-ci interdira l’usage des pesticides dans les espaces publics d’ici 2020, voire 2017, ainsi que la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usages non professionnels d’ici 2022.

La Semaine pour les alternatives aux pesticides, 20-30 mars 2015
Malgré ces avancées majeures, Noé estime que la route est encore longue et se place en apporteur de solutions, au quotidien et sur le long terme. L’association propose
ainsi aux jardiniers amateurs et aux gestionnaires d’espaces verts de collectivités et d’entreprises, de s’engager à travers la Charte Jardins de Noé. Autrement dit, Noé les
accompagne pour qu’ils adoptent progressivement 10 gestes et échangent leurs expériences au sein d’un réseau national comptant déjà près de 4000 jardins.
Noé Conservation appelle tous les jardiniers, amateurs ou professionnels, à rejoindre la communauté des Jardins de Noé afin de bâtir le plus grand réseau de jardins dédiés à la biodiversité.

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Impact à grande échelle des pesticides sur les papillons et bourdons des jardins privés de France

Abeille sur fleur de crocus, photo © Marek Walica / Fotolia
Des chercheurs du Centre des sciences de la conservation (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/UPMC) et de l’Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis ont démontré pour la première fois les effets de l’emploi de pesticides par les particuliers en France. Les scientifiques se sont basés sur des données de sciences participatives et montrent, à l’échelle d’un pays, l’impact de l’utilisation des pesticides par les jardiniers amateurs sur les insectes floricoles. Ces effets varient selon l’environnement, peuvent être indirects et toucher des organismes non visés initialement. Ces résultats sont publiés dans la revue Biological Conservation.
En milieu urbain, les jardins privés représentent une ressource importante en termes de nourriture et d’abri pour les espèces animales. Pourtant, l’impact des pratiques de jardinage sur ces espèces, en particulier l’utilisation de pesticides, est très difficile à évaluer à grande échelle du fait, d’une part de l’absence de mesures
standardisées et d’autre part de la difficulté d’accès à des propriétés privées. En milieu agricole, les modes de culture ou d’utilisation de produits phytosanitaires ont des impacts avérés sur la biodiversité : il est donc probable que de tels effets existent également dans les jardins privés. Les auteurs de cette publication ont évalué les effets à grande échelle des pratiques de jardinage sur deux groupes importants d’insectes floricoles, les papillons de jour et les bourdons, à partir des données collectées dans le cadre de l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins.
Leurs analyses montrent que papillons et bourdons sont moins abondants dans les jardins traités avec des insecticides, ce qui était attendu, mais aussi dans ceux traités par des herbicides. À l’inverse, ces insectes sont plus abondants lorsque les jardiniers utilisent de la bouillie bordelaise, des fongicides et des granulés anti-limaces. Si l’impact des insecticides sur les insectes est direct, celui des herbicides serait indirect, en limitant les ressources disponibles pour les papillons et les bourdons. Les autres pesticides étudiés auraient, eux, un impact positif indirect, favorisant des plantes plus vigoureuses qui offrent alors davantage de ressources aux insectes. Par ailleurs, l’impact des pesticides varie selon le type de paysage : les effets négatifs des insecticides sont plus importants en milieu urbain. Cela serait dû à la difficulté de recolonisation des jardins traités dans une matrice urbaine hostile aux insectes floricoles.

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Avis de recherche sur les habitants des forêts !

Noé Conservation et le Service du Patrimoine Naturel (MNHN) lancent des inventaires participatifs de la biodiversité forestière, dans le cadre de l’ »Observatoire de la Biodiversité des Forêts » de Noé. La cible ? Le grand public, avec ou sans connaissances préalables. Comment ? 22 missions d’inventaires en forêt, photos à l’appui, tout au long de l’année. Un objectif : contribuer à l’Inventaire National du Patrimoine Naturel.

Chemin en forêt, photo © Igor Sokolov - Fotolia.com
Aujourd’hui, on estime que les forêts françaises abritent plus du tiers de la biodiversité nationale
Le milieu forestier en France métropolitaine représente 30% de la superficie du territoire et plus du tiers du nombre total d’espèces présentes dans l’Hexagone. Cela correspond à plusieurs dizaines de milliers d’espèces, animales, végétales ou encore fongiques, de la canopée à l’humus du sol ! Ces espèces évoluent, migrent, disparaissent, prolifèrent… Mais comment inventorier toute cette biodiversité et tenir à jour les informations connues (présence, répartition, disparition, etc.) ?

Mieux connaître notre patrimoine naturel : une étape essentielle pour le conserver
Les inventaires participatifs de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts ont pour objectif d’alimenter l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN), la base nationale de référence sur la biodiversité française. Les observations seront validées par les scientifiques du Service du Patrimoine Naturel (MNHN), partenaire du programme. Elles contribueront à mettre à jour les données concernant les espèces forestières.
Cet objectif scientifique s’étend sur le long terme, car des données de qualité et à jour permettront d’orienter et de mettre en place des plans de conservation d’espèces menacées.

Des missions d’inventaires spécifiques
Le protocole, est ouvert à tous. Il nécessite de prendre des photos (appareil photo, Smartphone, etc.), mais ne demande aucune compétence préalable. Sur le site Internet du programme, les participants trouvent des fiches de renseignement sur les espèces à observer et sur les missions d’inventaires qui se déroulent dans leur région. Ils n’ont alors plus qu’à choisir, mois après mois, les missions auxquelles ils souhaitent participer.
Les inventaires sont déclinés en missions, 22 au total, avec pour chacune une zone géographique et une période fixée. En effet, beaucoup d’espèces ont des aires de répartition limitées ou sont visibles pendant une courte période de l’année. Le participant saisit ses observations et photos sur un compte dédié de CardObs, le site de saisie, gestion et analyse en ligne de données naturalistes du Muséum.

Pour Arnaud Greth, Président de Noé Conservation, « ce programme a aussi un objectif pédagogique fort, celui de (re)connecter l’Homme à la Nature en faisant de lui l’acteur d’un programme scientifique sur la biodiversité ». Avec ou sans connaissances préalables, seul, en famille, entre amis, en classe, du printemps à l’automne, chacun est invité à inventorier la nature et à compléter ainsi le puzzle de notre patrimoine naturel !

Pour en savoir plus et participer :
www.biodiversite-foret.fr

Pour en savoir plus sur l’INPN :
inpn.mnhn.fr

Nouvelle enquête participative « Insectes et Ciel étoilé »

Pour découvrir le monde fascinant de la nature la nuit, le Muséum national d’Histoire naturelle, Noé Conservation et l’Association française d’Astronomie lancent de mai à octobre 2014 une nouvelle enquête participative, « Insectes et Ciel étoilé ». L’objectif : proposer à tous, petits et grands, d’aider les chercheurs à mieux comprendre l’impact de l’éclairage artificiel sur la biodiversité.

Enquête participative Insectes et ciel étoiléUn environnement nocturne menacé
L’éclairage artificiel nocturne s’est fortement développé en France et représente aujourd’hui près de 40 % de la facture d’électricité des communes. Une grande partie du territoire est concerné par cette pollution lumineuse et l’impact de ce phénomène sur la biodiversité est encore méconnu. La question se pose en effet lorsque l’on prend conscience des nombreuses « merveilles » naturelles qui peuplent l’univers nocturne. Il existe par exemple en France métropolitaine près de 20 fois plus d’espèces de papillons de nuit que de papillons de jour et, par nuit noire, on peut voir dans le ciel près de 2 000 étoiles !

Des impacts encore méconnus
L’enquête « Insectes et Ciel étoilé » a pour objectif d’évaluer à grande échelle l’impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité, en couplant l’observation des étoiles à celle des insectes nocturnes. L’observation des étoiles visibles permettra de mesurer la pollution lumineuse, celle des insectes donnera une indication de l’abondance et de la diversité des espèces présentes.

Un double protocole
Le protocole, ouvert à tous, comporte deux volets. Il ne nécessite ni matériel compliqué, ni compétences préalables en astronomie ou en entomologie : un guide est à disposition des participants pour les aider à reconnaître les insectes et les étoiles.
La première phase « Insectes » consiste à installer au coucher du soleil une ampoule au-dessus d’un drap blanc et à y compter et identifier, une heure après, les petites bêtes qui auront été attirées.
La seconde phase « Ciel Étoilé » peut ou non se réaliser la même nuit. Après avoir habitué ses yeux à l’obscurité, il faudra repérer dans le ciel une des trois constellations (selon la période d’observation) : Lion, Vierge ou Cygne, puis noter les étoiles de la constellation visibles à l’œil nu.
Enfin, la dernière étape, essentielle pour que les données puissent être analysées par les chercheurs, est la saisie des observations sur le site internet.

Pour réaliser chez soi « Insectes et Ciel étoilé », profiter d’une soirée originale en famille, s’initier à la reconnaissance des insectes et des étoiles, monter une animation… le protocole et tous les outils sont téléchargeables sur : insectesetcieletoile.fr

Une enquête en lien avec l’exposition “Nuit ». Cette exposition du Muséum national d’Histoire naturelle aborde l’astronomie, la biologie des animaux nocturnes, le sommeil, la mythologie, sans oublier les pollutions lumineuses. Actuellement dans la Grande Galerie de l’Évolution. Pour plus d’informations : nuit.mnhn.fr

Noé Conservation vous aide à inviter la biodiversité dans votre jardin

Affiche opération "Ce printemps, j'accueille la biodiversité", Noé Conservation
L’Assemblée Nationale a récemment adopté la loi Labbé. Signataire de l’accord cadre du plan Écophyto 2018, Noé Conservation invite dès ce printemps tous les jardiniers de France à adopter progressivement 10 gestes simples pour accueillir la biodiversité et privilégier les méthodes alternatives aux pesticides.

Chaque semaine jusqu’au 30 juin 2014, Noé Conservation donne rendez-vous aux jardiniers pour découvrir un geste de la Charte Jardins de Noé. Ce printemps, sautez le pas et jardinez plus nature grâce à la Charte que Noé vous propose ! Adoptez 10 gestes simples au fil des saisons selon vos envies et faites de votre jardin un Jardin de Noé plein de vie !

Flâneries dans le transat, apéros ensoleillés sur la terrasse, pieds nus dans l’herbe qui chatouille, pique-niques à l’ombre des feuillages, cache-­cache avec les enfants : le temps des plaisirs simples est arrivé ! On profite du jardin en prenant soin de soi. Mais dans cette pièce à vivre que vous adorez, prenez-vous aussi soin de la nature ? Observez-vous des papillons qui virevoltent de fleurs en fleurs ? Des coccinelles qui se
baladent sur les orties et se régalent de pucerons ? Des oiseaux qui se font la cour de branche en branche et construisent leur nid de brindilles ? Un hérisson pointe-t-­il son nez au crépuscule pour grignoter quelques
escargots ? Saviez-vous que votre jardin pourrait vous conter mille et une histoires de la sorte ? Et les enfants en raffolent ! Alors si vous l’écoutiez ?

Comme Sylvie, jardinière du réseau Jardins de Noé, mettez par exemple une prairie fleurie en place pour favoriser les pollinisateurs sauvages.
« Les premières années, nous passions la tondeuse sur nos prairies pour « faire propre »; mais nous avons observé la présence d’une ou deux orchidées sauvages. Au départ nous pensions juste les préserver en évitant de les tondre. Après quelques années nous nous sommes rendus compte que ce n’était plus possible de toutes les contourner lors de la tonte, tant elles s’étaient multipliées. Aujourd’hui, la flore diversifiée de nos prairies attire de plus en plus d’insectes, de papillons et de petits animaux de toutes sortes. Quel plaisir en été de flâner au milieu de toute cette nature préservée et de voir voler et butiner tout ce petit monde. »

Faites de votre jardin, un jardin de Noé en toute simplicité !
Grand ou petit, en ville ou à la campagne, votre coin de verdure peut accueillir la biodiversité. Conviez-­la et partagez votre expérience en rejoignant gratuitement le réseau des jardiniers de Noé. (suite…)