Archives de mots clés: nature en ville

Vient de paraître : Aménager et gérer avec frugalité (Plantes & Cité)

Aménager et gérer avec frugalité, publication de Plantes & Cité, juin 2017
La nouvelle publication de Plante & Cité, intitulée « Aménager et gérer avec frugalité » présente la diversité des solutions ingénieuses et innovantes pour aménager avec sobriété ou optimiser sa gestion tout en préservant les ressources naturelles et la biodiversité.

Comment faire mieux avec moins ? Les contextes budgétaires contraints actuels entrainent bien souvent des situations complexes pour les professionnels de la nature en ville. Cet ouvrage se veut résolument positif en montrant des nouvelles manières de faire, de penser l’avenir et préserver la biodiversité, dans un contexte de raréfaction des ressources et des moyens.

Évolution de la commande publique, démarche « zéro-déchets » pour les paillages, chantiers et création de sols, biologie de la conservation, économie circulaire de l’eau ou encore mutualisation de matériel et génie des « moyens du bord », de nombreuses solutions frugales sont aujourd’hui adoptées par des collectivités et entreprises pour répondre aux enjeux de la ville durable. Découvrez ces réalisations innovantes, accompagnées de synthèses d’études de Plante & Cité.

Pour le Président et les vice-Présidents de Plante & Cité, « l’innovation est à la portée de tous. C’est le message que nous souhaitons porter à travers ce numéro qui, nous l’espérons, alimentera l’inspiration et la créativité pour la ville durable. »

Cette publication est le troisième numéro de la collection « & » (Esperluette). Cette collection rassemble des ouvrages synthétiques et pratiques issus des travaux d’études et d’expérimentations de Plante & Cité pour innover avec la nature en ville. Après deux premiers numéros dédiés à la gestion de la flore spontanée (en 2015) et aux solutions de végétalisation de la ville (en 2016) Plante & Cité a investi le thème de l’innovation frugale.

La publication annuelle est un des services offerts en contrepartie de l’adhésion à Plante & Cité. Envoyée gratuitement aux adhérents de Plante & Cité, la publication est aussi en vente au tarif de 25 euros (édition limitée). Pour la commander, il suffit de remplir le formulaire en ligne sur le site www.plante-et-cite.fr (rubrique Ressources). Tout nouvel adhérent pour l’année 2017 recevra les trois numéros de la collection gratuitement.

Informations pratiques
68 pages, 25 euros TTC
Éditeur : Plante & Cité, Maison du Végétal, 26, rue Jean Dixméras, 49066 Angers cedex.
Tél. : 02 41 71 17 37.
Courriel : contact@plante-et-cite.fr

Fête des paysages et de la nature en ville du 6 au 21 juin 2015

Logo 1000 paysages en actionsSégolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, lance la première édition de la Fête des paysages et de la nature en ville du 6 au 21 juin 2015.

À cette occasion les collectivités, les administrations, les associations, les professionnels du paysage, les entreprises et les établissements scolaires (écoles de paysages, enseignement agricole, secondaire et primaire…) sont invités à inscrire leurs manifestations en faveur du paysage sur la plateforme 1000 paysages en actions à l’adresse suivante : www.1000paysages.gouv.fr

La plateforme internet www.1000paysages.gouv.fr lancée en avril dernier permet de faire connaître les initiatives prises en faveur des paysages et les événements de la Fête des paysages et de la nature en ville.

Le 29 février 2012, c’est le lancement de Missions Printemps !

Missions Printemps est la plus grande expérience de science participative sur le printemps 2012 lancée par Arte. Dès le mois de février et durant 12 missions, vous êtes invités à aider les scientifiques à observer la nature, pour suivre l’arrivée du printemps et à comprendre, par vous-même, les éventuels effets du réchauffement climatique en France. Aujourd’hui 29 février 2012, vous pouvez découvrir la première mission de l’opération Missions Printemps : Réaliser la deuxième cartographie des vers de terre de France.

Cette première enquête participative ludique réponds à de grands enjeux scientifiques. Vous pourrez aider Daniel Cluzeau, de l’Université de Rennes 1, à réaliser la seconde étude nationale sur les vers de terre. Méconnus, ils sont pourtant les habitants les plus importants (en termes de volume, de masse et de densité) des territoires émergés. La seule et unique carte qui leur est consacrée en France date de plus de 40 ans. La connaissance des 100 espèces souterraines est fondamentale pour comprendre comment vivent et évoluent nos sols.
(suite…)

Table ronde : « Quels politiques et usages de la nature en ville ? »

La ville de Montreuil (93), en partenariat avec Médiapart, vous invite à participer à la troisième séance des Entretiens de Montreuil, cycle de débats pour le changement, les samedi 7 mai 2011 de 14h à 18h30, sur le thème : Quelles politiques et quels usages de la nature en ville ?

Table ronde et échanges avec la salle animés par Anne Dhoquois, journaliste indépendante, en présence de :

  • Gilles Clément, paysagiste et écrivain, concepteur du « jardin en mouvement »,
  • Muriel Pagès, architecte en charge du projet « Les Hauts de Montreuil »,
  • Francis Rol-Tanguy, directeur de l’Atelier parisien d’urbanisme,
  • Catherine Ribes, Conseillère régionale d’Ile-de-France, ancienne directrice adjointe de Natureparif.

Déroulement de la séance :

  • 14h introduction de Dominique Voynet, maire de Montreuil, Sénatrice de Seine-Saint-Denis,
  • 14h15 micro trottoir : « Pour vous à Montreuil, la nature en ville, c’est quoi ? »
  • 14h20 table ronde et échanges avec la salle
  • 17h pot convivial

Modalités pratiques :
Après-midi ouverte à toutes et tous.
Inscriptions par mail : entretiensdemontreuil@montreuil.fr ou par téléphone : 01 48 70 64 95.

Salle Maria Casarès,
63 rue Victor Hugo
93100 Montreuil-sous-Bois
.
Métro : ligne 9, station Mairie de Montreuil.

Exposition « La Ville fertile » à la Cité de l’Architecture & du Patrimoine

Avec l’exposition « La Ville fertile », il s’agit pour la Cité de traiter en détail l’un des sujets majeurs du moment en replaçant la question de la nature en ville dans une perspective large, qui en aborde les dimensions historique, sociale, culturelle, botanique autant qu’écologique.

Affiche de l'exposition La Ville fertile

Affiche de l'exposition La Ville fertile

En 2011, le thème fort de la programmation de la Cité est la place de la nature en ville, qui est l’une des interrogations majeures de nos concitoyens. Le Cycle « Ville et nature » est un parcours décliné en deux expositions complémentaires. La première, intitulée La Ville fertile, entend rendre compréhensible à un large public les enjeux fondamentaux de cette présence de la nature en ville, en décortiquant les composantes d’une architecture paysagère urbaine et en présentant quelques réalisations emblématiques en France et dans le monde. La seconde exposition est consacrée au brésilien Roberto Burle Marx, l’un des pères du paysagisme moderne. Ces deux expositions sont confortées par une session des Cours publics d’histoire de l’architecture consacrée aux jardins, une exposition-atelier destinée aux jeunes publics, un parcours dans les collections du musée, des formations, un colloque, et, enfin, une programmation audiovisuelle sur le même thème.

Exposition La Ville fertile (23 mars – 24 juillet 2011)
Elle est composée de deux séquences et propose une immersion dans le monde végétal et urbain, en même temps qu’elle donne à voir les différents éléments qui le traversent : l’horizon, l’eau, le vent, le paysage urbain, les sons…

La première séquence de l’exposition, intitulée « L’Objet du désir », a été confiée, pour le commissariat et la scénographie, à l’architecte de paysages Nicolas Gilsoul. Elle vise à montrer, à travers une mise en scène très théâtrale, que lorsque nos fantasmes de nature s’incarnent dans la réalité des villes, ils convoquent une grande diversité d’approches créatives, d’innovations technologiques, de domaines de connaissances scientifiques inédits, et de nouvelles urbanités. Cette richesse et cette profondeur sont illustrées par 16 projets prospectifs et réalisations récentes, en France et dans le monde, répartis entre quatre thèmes : « Forêt », « Prairie », « Friche », « Rives ». Le visiteur est invité à un parcours le conduisant de New York (Governor’s Island – WEST8 et High Line – designed by James Corner Field Operations (project lead) with Diller Scofidio + Renfro) à Paris (Forêt linéaire – agence TER et François Leclercq), de Munich (Allianz Arena – Herzog et de Meuron / VOGT) à Beyrouth (Mausolée Hariri – Marc Barani), de Saint- Nazaire (Base sous-marine – Gilles Clément et Coloco) à Détroit, des bords de Seine (Ilex) à Costanera Sur en Argentine…

La seconde séquence, « La fabrique de la ville fertile », dont le commissariat et la scénographie sont assurés par le paysagiste Michel Péna, propose une promenade autour de sept thèmes qui guident le visiteur et reprennent les grands éléments – l’eau, la terre, le feu… -, incontournables dès lors qu’il est question de nature. Ils sont complétés par les notions de temps, d’espace, et de milieu vivant, eux aussi indispensables pour expliquer à un large public les fondements de la ville fertile. Interviews filmés (Augustin Berque, Bernard Chevassus-au-Louis, Alexandre Chemetoff, Gilles Clément, Michel Corajoud, Michel Desvignes…) alternent avec des « promenades » parmi quelques réalisations majeures en France, et des « ateliers » thématiques conçus autour des travaux de paysagistes, mais aussi des savoir-faire et des références culturelles qui les inspirent, qu’il s’agisse d’Alexandre Chemetoff à Nantes et au Havre, Michel Desvignes à Bordeaux, l’agence In Situ à Lyon, Florence Mercier à Ivry-sur-Seine, Jacqueline Osty à Amiens…

Cité de l’architecture & du patrimoine
Palais de Chaillot
Galerie basse des expositions temporaires
1 place du Tocadéro et du 11 novembre,
75016 Paris.
Du 23 mars au 24 juillet 2011
Tarif : Plein tarif 8 €; Tarif réduit 5 €.

Évaluation de la production d’une parcelle de jardin familial

La Fédération des Jardins Familiaux et Collectifs (FNJFC) et FranceAgriMer ont réalisé une étude sur l’évaluation de la production d’une parcelle de jardin familial. La FNJFC est la référence française des jardins ouvriers et familiaux. Elle réunit 200 associations de jardins familiaux soit environ 23 000 jardiniers. Voici la synthèse réalisée à la suite des conférences de FranceAgriMer du 2 décembre 2010 aux salons Vinitech Sifel sur les facteurs-clés du succès des jardins familiaux.

L’objectif de cette étude est d’acquérir de meilleures connaissances sur les raisons économiques, sociales ou gustatives, dans l’investissement d’une parcelle de jardin familial et de définir quels sont les fruits et légumes les plus cultivés. Lors de cette enquête, trois types de questionnaires ont été envoyés :
– un questionnaire transmis aux jardiniers,
– un questionnaire transmis aux responsables des jardins,
– un questionnaire envoyé aux présidents des associations ou comités locaux.
En parallèle, des entretiens individuels ont été menés sur divers sites franciliens.

Localisations des jardins familiaux
Les départements qui comptent le plus de jardins sont le Rhône, le Nord, la Côte d’Or, le Val-de-Marne et l’Essonne.

Profil des jardiniers

  • Plus d’un jardinier sur deux habitent en centre ville et 39 % en périphérie.
  • 61 % résident dans un habitat collectif et 38 % en maison individuelle.
  • Les jardiniers sont en majorité des retraités (54 % ont 60 ans et plus et 46 % entre 30 à 60 ans).
  • 52 % des jardiniers entretiennent leur parcelle depuis plus de 6 ans, 42 % depuis 1 à 6 ans et seulement 6 % depuis moins de 1 an. Les jardiniers qui possèdent une parcelle souhaitent la conserver.

Les parcelles

  • La surface moyenne de la parcelle cultivée est de 172 m2.
  • Plus de la moitié des parcelles mesurent de 100 à 200 m2, un quart de 200 à 300 m2. Les plus petites parcelles sont situées en région parisienne.
  • L’investissement temps des jardiniers est très important puisque 45 % d’entre eux pratiquent le jardinage entre 7 et 9 mois par an et 33% entre 10 et 12 mois par an. Globalement, les jardiniers sont présents dans leur jardin trois fois par semaine ou plus.
  • 72 % utilisent du compost, 70 % du fumier, et plus d’un jardinier sur deux fertilisent avec des engrais dont 53 % sont d’origine organique, 46 % biologique et seulement  8% chimique.
  • 96 % pratiquent la rotation des cultures, 83 % le compostage, 51 % utilisent une machine agricole.
  • Si 15 % des jardiniers déclarent avoir des difficultés à cultiver, c’est pour 33% en raison de la nature de leur terre.

Les productions
Sur une parcelle moyenne, l’espace potager est prépondérant (81%), le reste est réparti entre les fruits, les fleurs et l’espace détente.

  • Les jardiniers cultivent plus de 50 légumes différents : salade, tomate, haricot vert, courgette, aubergine, pomme de terre, carotte, poireau, radis, chou, oignon sont les plus cités. Les légumes les plus cultivés tels les tomates, salades, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux se situent parmi les légumes les plus productifs : avec une moyenne de 100 kg de pommes de terre, 53 kg de tomates, 30 kg de poireaux et 24 kg de haricots.
  • 8 jardiniers sur dix produisent des petits fruits. La valeur de ces productions est répartie de la manière suivante : fraise 32 %, framboise 30%, mûre 14%, groseille 13%, le reste concernant cassis, raisin et myrtille.
  • Parmi les fruits cités, une majorité de jardiniers cultive de la rhubarbe et du melon, puis des pêches, des figues et des cerises. Il faut noter que de nombreuses associations de jardins familiaux réglementent l’implantation d’arbres fruitiers : hauteur maximum, distance de plantation par rapport à la clôture voir interdiction de plantation.
  • 72 % des jardiniers cultivent des aromates. On constate une grande variété d’herbes aromatiques cultivées avec une prédominance pour le thym, la ciboulette, la menthe, le basilic et le persil.
  • 44% des jardins sont fleuris, en majorité avec des bulbes et des rosiers.
  • Les choix de production sont guidés par les besoins de la famille, le désir de retrouver leur origine (en majorité paysanne) et l’envie de réaliser des économies.
  • 72 % de jardiniers ont des surplus de production, surtout en salades, tomates, courgettes, haricots verts, pommes de terre et poireaux. 87 % en font dons à leur famille, voisins ou amis, 77% pratiquent la congélation ou la stérilisation.
  • 80 % affirment avoir déjà eu des pertes de récolte et ce notamment sur la tomate.

Dépenses et économies réalisées
L’économie moyenne réalisée sur une parcelle de jardin familial est estimée à 544€. Par ailleurs, la dépense moyenne sur une parcelle est estimée à 286 €, avec comme postes les plus importants la cotisation annuelle et les achats de graines et de plants. Cette économie est proportionnelle à la taille de la parcelle et à l’expérience du jardinier.

Consommation – Achats dans le commerce
Le budget moyen des achats de fruits et légumes des jardiniers se situe autour de 20 € par semaine.

Légumes
En hiver, 57% des jardiniers achètent entre 60% et 100% de leurs légumes dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont que 8 %. En contrepartie, ils sont 42 % à n’acheter aucun légume dans le commerce l’été.

Fruits
En hiver, 93 % des jardiniers achètent plus de 80 % de leurs fruits dans le commerce, alors qu’en été, ils ne sont plus que 48 %.

Les motivations citées pour l’investissement dans une parcelle de jardin familial
Les motivations citées par les jardiniers, par ordre d’importance, sont les suivantes :
– le plaisir de jardiner et de consommer ses propres produits,
– les discussions, les rencontres
– l’aspect alimentation santé
– le côté convivialité familiale
– les raisons économiques
Si 18 % participent au concours du meilleur jardin, c’est surtout pour leur satisfaction personnelle.

Conclusion
Cette enquête démontre que certes, bénéficier d’une parcelle de jardin familial représente un atout financier appréciable, mais celui-ci reste proportionnel à la superficie de celle-ci, à l’expérience du jardinier et à son investissement en temps.
Les légumes les plus cultivés sont les salades, tomates, haricots verts ou beurres, courgettes et pommes de terre.
Les choix de culture sont surtout guidés par les goûts personnels des jardiniers. Quant aux motivations pour s’investir dans une parcelle de jardin familial, le plaisir de jardiner et la consommation de ses propres produits sont mis en avant.
En pratiquant le jardinage, leur vie a changé sur le plan social pour 85 % des jardiniers. Un grand nombre d’entre eux évoque l’occupation et la passion du jardinage suivi de la détente, de l’aspect convivialité et de l’activité physique. La nature en ville, retrouver ses origines et l’estime de soi sont également souvent cités.
Pour conclure, même si un tiers des jardiniers ne trouvent pas leur production suffisante, en partie à cause d’une surface insuffisante, d’un climat inadapté ou par manque de temps, 99 % sont désireux de garder leur parcelle et 21 % sont intéressés par l’obtention d’une parcelle plus grande.

Le saviez-vous ?
Quelques définitions pour mieux comprendre la distinction entre les jardins familiaux objets de cette synthèse et les jardins partagés plus fréquents dans la capitales, deux types très proches de jardins, mais différents quand même.
– Les jardins familiaux sont des groupes de parcelles de potagers, gérés par une association loi 1901 et mis à disposition de jardiniers (moyennant une cotisation annuelle versée à l’association). Les jardiniers peuvent cultiver ces parcelles pour les besoins de leur famille, à l’exclusion de tout usage commercial.
– Un jardin partagé est un jardin de proximité, créé à l’initiative d’habitants qui désirent se retrouver dans un lieu convivial pour jardiner. Il est planté et entretenu par les riverains regroupés au sein d’une association. C’est un lieu ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre les générations et les cultures. Il permet de tisser des relations entre les différents lieux de vie de l’arrondissement : écoles, maisons de retraite, hôpitaux… Ce jardin est confié à une association par convention pour une durée limitée (1 an renouvelable jusqu’à 5 ans). Dans ce jardin, respect de l’environnement et développement de la biodiversité sont de mise.