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Exposition « Malmaison un jardin d’expérience » jusqu’au 29 avril 2018

Auguste Garneray, "La serre chaude", RMN-GP Musée national des château de Malmaison et Bois-Préau
Le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau présente l’exposition « Malmaison, un jardin d’expérience » dans l’orangerie du parc du Bois-Préau à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Pour Joséphine, Malmaison, c’était d’abord un jardin et elle en fit quelque chose extraordinaire. L’exposition, qui investira l’orangerie du Bois-Préau, au milieu des plantes exotiques et des orangers remisés pour l’hiver, vise à montrer au public que deux siècles après la disparition de l’impératrice, l’art des jardiniers poursuit toujours le rêve de la « merveilleuse créole » qui voulait voir pousser l’Amérique à Malmaison.

Cette installation s’articulera autour de trois thèmes principaux : le jardin d’expérimentation et d’acclimatation, où graines et plants parvenaient du monde entier, avec, en point d’orgue, une modélisation de la serre chaude, pour comprendre l’importance capitale de ce bâtiment, unique en son genre; le domaine d’exploitation, avec son élevage de mérinos, inspiré par la bergerie impériale de Rambouillet; le jardin fleuriste avec le travail dans les serres pour assurer le fleurissement des parterres et des salons.

Vues du jardin de Joséphine, Auguste Garnerey, Éditions des Falaises
À l’occasion de cette exposition, les Éditions des Falaises, en partenariat avec la RMN-Grand Palais, publient Auguste Garnerey, vues du jardin de Joséphine par Christophe Pincemaille. L’aménagement du jardin de Malmaison, entre 1800 et 1814, fut la grande entreprise de l’impératrice Joséphine (1763 – 1814). Elle trouva en Jean-Marie Morel (1728 – 1810) le peintre-jardinier capable de répondre à ses attentes. Il conçut pour elle un jardin composé de paysages variés qui étaient traités comme des tableaux peints grandeur nature. Elle désirait voir partout de l’irrégularité et du mouvement pour retrouver la vérité des horizons et exalter les beautés de la nature. Elle voulait aussi qu’on se crût au coeur des forêts d’Amérique, d’où sa passion pour la botanique. Les aquarelles d’Auguste Garnerey nous font entrer dans cette utopie que Joséphine, en souvenir de sa jeunesse antillaise, avait poursuivie à Malmaison et qui disparut avec elle. (suite…)