Archives de mots clés: jardin à la française

Le Domaine de Vaux-le-Vicomte renouvelle son parterre de fleurs

Nouvelles plantations dans le parterre de fleurs du château de Vaux-le-Vicomte, mai 2017Tous les ans, le domaine de Vaux-le-Vicomte renouvelle le parterre de fleurs visible depuis la chambre d’apparat de Nicolas Fouquet, pour émerveiller les visiteurs.

Cette année pour la première fois, deux sociétés s’associent en tant que mécènes à cette nouvelle composition originale, véritable ornement pour le jardin à la française de Vaux-le-Vicomte.

Composés de couleurs rose, bleu et blanc, selon les goûts de Cristina de Vogüé, les massifs seront également odorants, avec notamment de superbes agastaches bleues.

Informations pratiques
Château de Vaux-le-Vicomte
77950 Maincy.
Tél. : +33 (0)1 64 14 41 90.
Courriel : chateau@vaux-le-vicomte.com
Cliquer pour connaître les dates et horaires d’ouverture.

Buche de Noël de Lenôtre et du Prince Jardinier

Bûche de Noël 2013 Lenôtre chez Deyrolle, 46, rue du Bac, Paris 7e (75)
Non seulement presque homonymes, André Le Nôtre, architecte des jardins, et Gaston Lenôtre, architecte du goût, auront marqué leur époque par leur génie créatif et leur talent visionnaire. Pour rendre hommage à l’illustre jardinier de Louis XIV en cette année anniversaire de sa naissance, La Maison Lenôtre a ainsi fait appel à Louis Albert de Broglie, autre célèbre Prince Jardinier, pour revisiter la traditionnelle bûche de Noël en jardin d’hiver… à la française.

Louis Albert de Broglie présentant la bûche de Noël 2013 Lenôtre chez Deyrolle, 46, rue du Bac, Paris 7e (75)
Perpétuant une tradition chère à la Maison Lenôtre, cette création originale est le fruit du partage entre artisans passionnés réunis par le même amour de la nature nourricière. L’un, Louis Albert de Broglie, se plonge dans les merveilles de la biodiversité et cultive l’élégance dans l’art du jardin, tandis que les autres, Chefs de la Maison Lenôtre emmenés par le Chef Guy Krenzer, artistes dans l’âme et résolument créateurs, élaborent des pâtisseries alliant goût et design à partir des plus beaux produits de la terre.

Bûche de Noël 2013 Lenôtre chez Deyrolle, 46, rue du Bac, Paris 7e (75)

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Bibliographie du cours de l’École du Louvre du 11 janvier 2013

Dans le cadre du cycle des cours proposés en 2012-2013 par L’École du Louvre et la Ville de Paris sur le thème « Jardins et Nature à Paris au temps des rois », voici la bibliographie de la séance qui s’est déroulée le 11 janvier 2013 : « Le jardin des Tuileries avant Le Nôtre : l’invention du jardin à la française ? » Par Aurélia Rostaing, docteur en histoire de l’art.

Sources imprimées numérisées
INHA

 

Gallica

  • Charles Estienne, Jean Liebault, L’Agriculture et maison rustique, Lyon, Jacques de Puys, 1583.
  • Olivier de Serres, Le Théâtre d’agriculture et mesnage des champs, 1600.

 

Architectura et Gallica

 

INHA et Gallica

 

INHA et Gallica

 

Éditions de sources
Gallica

  • Fernand de Mallevoüe, Les actes de Sully passés au nom du roi de 1600 à 1610, Paris, Imprimerie nationale, 1911.
  • Catherine Grodecki, Histoire de l’art au XVIe siècle (1540-1600), vol. I, Paris, Archives nationales, 1985. (Les articles 496 à 525 concernent les jardins)

Articles

  • Françoise Boudon, « Jardins d’eau et jardins de pente dans la France de la Renaissance », Architecture, jardin, paysage : l’environnement du château et de la villa au XVe et XVIe siècles, Paris, 1999, p. 137-183.
  • Geneviève Bresc-Bautier, « Fontaines et fontainiers sous Henri IV », Les arts au temps d’Henri IV, 1992, p. 93-120.
  • Aurélia Rostaing, « La bêche ou le compas ? Le métier de jardinier au XVIIe siècle », dans Fragments d’un paysage culturel : institutions, arts, sciences & techniques, Georges Farhat (éd.), Sceaux, musée de l’Île-de-France, 2006, p. 74-87.
  • Ada V. Segre, « De la flore ornementale à l’ornement horticole : transferts de techniques et structures géométriques », Georges Farhat (éd.), André Le Nôtre, fragments d’un paysage culturel. Institutions, arts, sciences et techniques, Sceaux, musée de l’Île-de-France, 2006, p. 188-203.
  • Aurélia Rostaing, « Le jardin des Tuileries sous Henri IV », dans Les Palais du Louvre et des Tuileries, Guillaume Fonkenell et Geneviève Bresc-Bautier (dir.), Paris, éditions du Louvre, à paraître.

Aurélia Rostaing, Les jardins de Le Nôtre en Île-de-France, Paris, Éditions du Patrimoine, 2001 (Itinéraires du Patrimoine). (Éd. revue et corrigée, 2004).

Livres

  • Aurélia Rostaing, Les jardins de Le Nôtre en Île-de-France, Paris, Éditions du Patrimoine, 2001 (Itinéraires du Patrimoine). (Éd. revue et corrigée, 2004).
  • Kenneth Woodbridge, Princely gardens, the origins and development of the French formal style, Londres, Thames & Hudson, 1986.
  • Vanessa Bezemze Sellers, Courtly Gardens in Holland 1600-1650, Amsterdam, Architectura & Natura Press / Woodbridge, Garden Art Press, 2001.

Vanessa Bezemze Sellers, Courtly Gardens in Holland 1600-1650, Amsterdam, Architectura & Natura Press / Woodbridge, Garden Art Press, 2001

Grande haie et petite bordure pour jardin stylé

Grande haie d'ifs et petite bordure de buis dans le jardin d'iris du parc de Bagatelle, Bois de Boulogne, Paris 16e (75)

Le jardin d’iris du parc de Bagatelle est encerclé par une haie double composée d’un grand rideau d’ifs (Taxus baccata) longé par une petite bordure de buis (Buxus sempervirens). Le tout impeccablement entretenu comme il se doit dans un jardin à la Française.

Triomphe de l’ordre sur le désordre ! Une rigueur qui tranche avec le reste du parc conçu par Belanger et réalisé par Thomas Blaikie dans un style anglo-chinois. Mais qui permet de mettre en valeur les fleurs présentées dans cette partie, en l’occurrence les iris, stars des lieux.

Une haie double réservée aux fanas du taille haie ou de la cisaille 😉

1 Français sur 3 rêve d’un jardin nourricier (enquête Unep-Ipsos 2011)

Plus d’un Français sur trois rêve d’un jardin potager ou fruitier. Ce retour au « jardin nourricier » témoigne d’un désir d’authenticité, d’un plus grand respect de la nature et des saisons, et rejoint les attentes de la société pour un développement durable. Tels sont les résultats de la dernière enquête Unep-Ipsos 2011.

L’enquête a été menée par l’institut Ipsos pour le compte de l’Unep-les entreprises du paysage, les 28 et 29 janvier 2011 sur un échantillon de 639 personnes, représentatif de la population française âgée de 25 ans et plus. L’échantillon a été interrogé par téléphone selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d’agglomération et région).

1 Français sur 3 rêve donc d’un jardin « nourricier ».
Ce résultat est à rapprocher d’un des principaux enseignements de l’enquête Unep-Ipsos 2009, qui montrait que le jardin est le lieu d’apprentissage et d’application de « gestes verts » essentiels tels que l’utilisation de techniques de traitement naturelles (binage, désherbage manuel), la récupération des eaux de pluie ou encore le compostage des déchets végétaux – des pratiques plébiscitées par plus de la moitié des Français.

Comme Michelle Obama à la Maison Blanche, les femmes (55%) et les plus de 35 ans sont les plus enclins à rêver d’un jardin fruitier et/ou potager, à la maison comme au travail. Etonnamment, cette aspiration est beaucoup plus fortement exprimée par les habitants du Sud-Est (40%) que leurs voisins du Sud-Ouest (28%).

16% désirent un jardin à l’aspect sauvage, les hommes en tête.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce concept de jardin n’est pas synonyme de friche ou de terrain abandonné : innovant, il met en œuvre des aménagements paysagers qui préservent la biodiversité. Aujourd’hui, les solutions se multiplient : plantation d’essences locales, lutte biologique intégrée, gestion différenciée… Ce type de jardin à un bel avenir devant lui : il représente un compromis qui permet à la nature de « reprendre ses droits » tout en préservant la vocation esthétique du jardin, avec des besoins en entretien limités.

C’est la révélation 2011 : 15% des Français rêvent d’un jardin zen.
Véritables invitations au voyage, ces jardins japonais associant subtilement jeux d’eau, sable, rochers, graviers et mousses, font davantage rêver les plus jeunes, la moitié de leurs adeptes ont entre 25 et 34 ans !

Avec le Chelsea Flower Show, les Anglais sont connus pour leur folie des jardins. Il semblerait qu’ils aient fait quelques émules en France car 13% des sondés rêvent d’un jardin à l’anglaise. Une aspiration synonyme de position sociale privilégiée : la moitié d’entre eux ont un revenu mensuel supérieur à 3 000 €, 1/4 habitent Paris ou sa proche banlieue et la plupart sont des hauts-diplômés.

En 2007, 16% des Français déclaraient avoir comme idéal un jardin « à la française ». En 2011, ce type de jardin structuré et géométrique n’est plus plébiscité que par 11% de nos concitoyens et reste plutôt l’apanage de la gent masculine à 54% et des plus âgés (45% de ses adeptes ont plus de 65 ans).

Pour 2 Français sur 3, ce sont les éléments naturels (végétal, eau) qui doivent primer dans un jardin.
Pour 1 Français sur 6, la vocation première d’un jardin est d’embellir et de mettre en valeur leur habitation.

1 Français sur 5 rêve, à titre personnel, d’un jardin qui protégerait la nature et la biodiversité.

(Source : enquête Unep-Ipsos 2011, « Le jardin rêvé des Français »)