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La Fête du Jardinier Amateur à Thiais les 13 et 14 septembre 2014

Affiche de la Fête du Jardinier Amateur 2014 à Thiais, Val-de-Marne
L’histoire des jardins sera le fil conducteur de la prochaine Fête du Jardinier amateur qui se tiendra à Thiais (Val-de-Marne), le samedi 13 et le dimanche 14 septembre 2014.

L‘empereur Néron mangeait des poireaux pour s’éclaircir la voix et sans doute ses jardiniers en cultivaient-ils près de son palais. En revanche, il aurait dû attendre le 15e siècle pour déguster des tomates, des pommes de terre ou des potirons. Nombreux sont ceux qui ont encore en souvenir le jardin potager de leurs grands-parents avec ses rangs de carottes, haricots ou choux, mais que savons-nous des jardins des couvents du 14e siècle où les religieux cultivaient sauges, gingembre, mandragores et autres plantes médicinales ?

Le visiteur pourra découvrir l’exposition-vente de plantes et de produits artisanaux, participer aux ateliers pédagogiques et ludiques, rencontrer les professionnels du jardin et associations diverses. Musique et spectacle seront au programme de cette 37e édition pour laquelle, comme toujours depuis la création de la fête, tout est gratuit (entrée, animations, concerts). (suite…)

Nouvelle association : HORTESIA

L’Association HORTESIA, association régie par la loi du 1er juillet 1901, s’est donnée pour but de valoriser sous une forme avant tout pédagogique, à destination de tous les publics, l’Art du Jardin, l’histoire des jardins au cours des siècles.

Les jardins sont le reflet de leur époque car ils témoignent des rapports de l’homme avec la nature et sont une reproduction, en réduction, du monde qui les entoure. L’association HORTESIA est destinée aux amoureux des jardins et de l’histoire, qui ont envie de découvrir toute la richesse du patrimoine naturel. HORTESIA, du nom de la Muse des Jardins, mise en valeur par La Fontaine dans son poème « Le Songe de Vaux » (1659).

Pour cela, la création d’évènements tout le long de l’année fera découvrir des lieux, pas toujours très connus, mais qui révèlent des trésors, et qui sont significatifs de leur époque.

Un certain nombre de visites sont déjà au programme de 2011, guidées par des professionnels de l’histoire des jardins. Une grande exposition est actuellement à l’étude, accompagnée de conférences, rencontres et publications.

Votre soutien en adhérant à l’association HORTESIA, et en participant à ses manifestations, permettra de la faire reconnaître et apprécier des organismes officiels.

Association HORTESIA
31, rue Rouget de l’Isle,
94100 Saint-Maur-des-Fossés.
Adhérent : 15€, membre bienfaiteur : à partir de 50€.

Exposition sur l’histoire des jardins romantiques français

Le Musée de la Vie romantique présente  du 8 mars au 17 juillet 2011 une importante exposition : Jardins romantiques français, du jardin des Lumières au parc romantique (1770-1840).

Cette exposition réunira quelque cent peintures, aquarelles, dessins et objets d’art autour des plus emblématiques réalisations qui ont marqué l’histoire du jardin français. Cette manifestation très attendue bénéficie du soutien des Archives nationales, Bibliothèque nationale de France, Muséum national d’Histoire naturelle, des musées du Louvre, La Malmaison, Carnavalet, Galliera, Marmottan, Sceaux, Chaalis, Ajaccio, Lille, Arenenberg (Suisse) et de collectionneurs privés.

Au siècle des Lumières, le jardin sensible qui parle à l’âme, né en Angleterre vers 1720, gagne bientôt la France. Jusqu’à la Révolution, les esprits éclairés, lecteurs de Jean-Jacques Rousseau, plantent les premiers jardins pittoresques ornés de fabriques qui invitent au sentiment et à une mélancolie préromantique. A Méréville, Ermenonville… comme à Paris, le promeneur solitaire rêve dans un sous-bois, déclame des vers de Delille, parcourt la carte du tendre. Il admire des fermes ornées, médite dans un ermitage, s’émeut devant une grotte, frissonne sous une cascade…

Sous l’Empire, l’impératrice Joséphine multiplie à la Malmaison boutures et cultivars envoyés d’Afrique ou d’Australie et fait peindre ses roses par Redouté, quand l’agriculture moderne ouvre, avec Berthault, le parc romanesque sur la nature.

Sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, la botanique enrichit un nouvel art de vivre que reflètent à loisir la peinture et les arts décoratifs. Le jardinage s’impose comme une occupation salvatrice et fructueuse qui apaise le mal du siècle.

Le Musée de la Vie romantique
Au cœur du quartier de la Nouvelle Athènes, l’hôtel Scheffer-Renan, sis au n°16 de la rue Chaptal, dans le IXe arrondissement, abrite depuis 1987 le musée de la Vie romantique de la Ville de Paris.

Jardin du Musée de la Vie romantique

Jardin du Musée de la Vie romantique

Une allée discrète bordée d’arbres centenaires conduit à un charmant pavillon à l’italienne devant une cour pavée et un délicieux jardin de roses et de lilas. Le peintre et sculpteur Ary Scheffer (1795-1858), artiste d’origine hollandaise y vécut de 1830 à sa mort. Il y avait fait construire deux ateliers orientés au nord, de part et d’autre de la cour, l’un pour travailler et enseigner, l’autre pour vivre et recevoir. Le Tout-Paris intellectuel et artistique de la Monarchie de Juillet fréquenta ainsi « l’enclos Chaptal » : Delacroix, George Sand et Chopin – fidèles habitants du quartier – Liszt, Rossini, Tourgueniev, Dickens, Berlioz …

Pieusement conservé par sa fille Cornelia Scheffer – Marjolin, puis par sa petite nièce Noémi, fille du philosophe Ernest Renan, ce lieu d’exception fut pendant cent cinquante ans le foyer d’une famille entièrement vouée aux arts et aux lettres. La ville de Paris en devint le dépositaire en 1983. Elle est devenue pleinement propriétaire le 1er janvier 2007.

L’orientation muséographique a permis de reconstituer en 1987, avec le concours du décorateur Jacques Garcia, un cadre historique harmonieux pour évoquer l’époque romantique :
– au rez-de-chaussée, les memorabilia de la femme de lettres George Sand : portraits, meubles et bijoux des XVIIIe et XIXe siècles légués au musée Carnavalet par sa petite-fille Aurore Lauth-Sand.
– au premier étage, les toiles du peintre Ary Scheffer entourées d’oeuvres de ses contemporains. Le charme évocateur du musée tient aussi à la reconstitution de l’atelier-salon, avec la bibliothèque enrichie par quatre générations : Scheffer, Renan, Psichari et Siohan.
L’atelier de travail du peintre, rénové en 2002 avec la complicité de François-Joseph Graf, permet d’élargir le concept modernité.

Musée de la Vie romantique
Hôtel Scheffer-Renan,
16 rue Chaptal,
75009 Paris.
Tél. : 01 55 31 95 67.
Tarifs :
plein: 7 €; réduit : 5 €; jeune : 3,50 €.
L’accès aux collections permanentes est gratuit.
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h, sauf les lundis et jours fériés.