Archives de mots clés: herbe

Pavés parisiens enherbés

Herbe dans les pavés du parc de Bercy en fin d'automne, Paris 12e (75)

Ces festons herbeux vert vif tout autour des pavés ne manquent pas de charme et cette allée perd de sa rigueur.

Herbe dans les pavés du parc de Bercy en fin d'automne, Paris 12e (75)Pas propre, pas nette diront certains, chassons ces mauvaises herbes que l’on ne sauraient voir… Et pourtant, avec quelques coups de cisailles pour garder l’herbe assez courte, cela permet de rétablir un équilibre entre le minéral et le végétal. En ville, je trouve cela plutôt pas mal…

Petit florilège autour de l’herbe

Touffe d'herbe, mauvaise herbe, au bord du Canal Saint-Martin, Paris 10e (75)

L’herbe que l’on qualifie trop souvent de mauvaise a inspiré nombre de dictons, de proverbes, de citations ou de poèmes. Morceaux choisis…

« Si l’herbe en janvier déjà pousse, Reste de l’année ne sera que mousse. »

« L’herbe est toujours plus verte ailleurs. »

« Année d’herbe, Jamais superbe. »

« Le champ du paresseux est plein de mauvaises herbes. »
« Il ne faut pas laisser croître l’herbe sur le chemin de l’amitié. »
« Une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore trouvé les vertus. » (Ralph Waldo Emerson)
« Mauvaise herbe croit toujours. »
« La mauvaise herbe n’est jamais qu’une plante mal aimée. » (Ella Wheeler Wilcox)

« À chemin battu, ne croît point l’herbe. »

« Patience, avec le temps l’herbe devient du lait. »

« Il n’y a pas un brin d’herbe, il n’y a pas une couleur dans ce monde qui ne soit faite pour nous réjouir. » (John Calvin)

« Mangez sur l’herbe,
Dépêchez-vous.
Un jour ou l’autre,
L’herbe mangera sur vous. »
(Jacques Prévert) (suite…)

Rue d’Aubervilliers, l’herbe pousse librement…

Le terre-plein central de la rue d’Aubervilliers (Paris 18e), non loin de la porte du même nom et du boulevard Ney d’un côté, de la rue de Crimée de l’autre, offre un joli tapis d’herbes sauvages parsemé de lin bleu. Vision bucolique surprenante dans Paris…

Les petites taches bleu ciel qui oscillent au moindre souffle de vent ou de courant d’air provoqué par le passage incessant des véhicules est un pur enchantement, dans un endroit qui n’a rien d’enchanteur… Circulation intense, bouchons fréquents dus au passage sous le pont de chemin de fer bien trop étroit, véritable goulet d’étranglement (avec vélos et scooters sur les trottoirs, pourtant très étroits), pollution due au gaz d’échappement des voitures, des camions et des locomotives roulant au diesel. Rien de charmant dans cet endroit, hormis ces petites fleurs…

Et voici donc l’explication, à cet endroit l’herbe va pousser librement et sera entretenue dans le respect de l’environnement. Pour limiter la pollution par les désherbants chimiques… Une action qui s’inscrit dans la politique de gestion de la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement de la ville de Paris, qui a été profondément remaniée ces dernières années pour s’inscrire dans une gestion environnementale durable des espaces verts parisiens. Une gestion écologique encadrée par la certification ISO 14001.

Les papillons et autres insectes butineurs vont y trouver leur compte, les passants aussi. Moi je trouve ça très agréable quand je passe le matin avant d’aller m’enfermer dans mon bureau…

L’an dernier, j’avais vu quelques pieds de lin bleu au pied de la grande bibliothèque François Mitterrand, dans le 13è.Et vous, en avez-vous repéré ?