Archives de mots clés: fleur en hiver

Premier forsythia avant la Saint-Valentin

Les températures douces du mois de janvier et de février ont dopé les forsythias qui commencent à fleurir dans Paris. Un petit air de printemps avant la Saint-Valentin, avec les oiseaux en fond sonore qui s’excitent dans les buissons.

L'hiver doux incite les arbustes à floraison printanière à fleurir en avance

Premières fleurs de forsythia en plein hiver, avenue Jean Jaurès, Paris 19e (75), photo Alain Delavie

Il n’y a pas que les forsythias qui se mettent à fleurir. Un peu partout on trouve des fleurs précoces. Ça sent le printemps !
Bon dimanche.

Le festival des mahonias

Plus spectaculaires que les jasmins d’hiver, les mahonias se remarquent de loin avec leur lumineuse floraison hivernale jaune vif qui n’est pas sans évoquer celle de certains mimosas, toutes proportions gardées et puissance du parfum mise à part. À défaut de généreux mimosas, vivent les mahonias !

Petite balade le long du canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement de Paris,

Arbustes persistants à floraison hivernale

Mahonias fleuris le long du canal Saint-Martin et du quai de Valmy, Paris 10e (75), janvier 2010, photo Alain Delavie

Avouez que cette petite haie fleurie est des plus sympathiques au coeur de la grisaille et de l’hiver.

Arbustes persistants à floraison hivernale

Mahonias fleuris le long du canal Saint-Martin et du quai de Valmy, Paris 10e (75), janvier 2010, photo Alain Delavie

Arbustes persistants à floraison hivernale

Mahonias fleuris le long du canal Saint-Martin et du quai de Valmy, Paris 10e (75), janvier 2010, photo Alain Delavie

Avec leur feuillage de houx très graphique et leurs épis de petites clochettes jaune vif qui font penser au mimosa, Mahonia x media ‘Charity’ et les autres variétés de Mahonia x media comptent parmi les rares stars des jardins en hiver.

On traverse la rue pour faire un petit tour en photos dans le jardin Villemin,

Le saviez-vous ?
Le nom de genre Mahonia est un hommage au botaniste Bernard Mac Mahon (1775-1816).
Irlandais d’origine, il s’était compromis dans une rébellion contre le gouvernement britannique et émigra en Amérique où il fonda le jardin botanique de Philadelphie.

Quelques fleurs de soucis malgré l’hiver

Les soucis, c’est à longueur d’année me direz-vous ! Oui peut-être, mais pas les fleurs de soucis, du souci, de la fleur que les botanistes appellent Calendula… Et pourtant, au coeur d’un petit jardin partagé parisien endormi par le froid hivernal, un pied donne encore quelques marguerites ensoleillées, d’un bel orange qui fait chaud au coeur.

Fleur en hiver dans un jardin parisien

Petit pied de souci encore fleuri dans le jardin partagé Le poireau agile, jardin Villemin, Paris 10e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

La fleur mérite bien son ancien nom de faux safran, non ?
Quelle idée d’avoir baptisé cette plante fleurie du triste nom de souci… Mais en fait l’appellation de souci dérive du latin « solsequi », qui indique que la fleur suit le parcours du soleil dans le ciel pendant toute la matinée et jusqu’au début de l’après-midi, quand le capitule se referme. Capitule qui se referme aussi quand le mauvais temps arrive.

Facile à cultiver, très florifère, robuste à toutes épreuves, cette petite fleur de la famille des Astéracées se cultive le plus souvent comme une plante annuelle, mais les touffes résistent souvent aux hivers et vivent quelques années. Des semis spontanés ne sont pas rares.

Il paraît même que planter des soucis entre les rangs de poireaux éloigne les vers ou les chenilles. Semés entre les pieds de tomates, les soucis repousseraient le ver de la tomate.

Avec les soucis, y’a pas de soucis !

Les pâquerettes fleurissent en janvier

Ces petites fleurs sauvages charmantes fleurissent à longueur d’année dans Paris. Qu’il neige, qu’il pleuve, qu’il gèle ou qu’il vente, il est bien rare de ne pas trouver quelques unes de ces fleurettes dans un coin de pelouse abritée de la capitale.

Fleurettes sauvages en hiver dans une pelouse parisienne

Pâquerettes (Bellis perennis) avec quelques fleurs dans une pelouse, place Raoul Follereau, Paris 10e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Les pelouses ont triste mine en plein hiver, le gazon ayant souvent beaucoup jauni et même si les pâquerettes n’ont pas été plantées ou semées, ces « mauvaises herbes » fleuries sont les bienvenues. J’ai trouvé ces petites pâquerettes dans le 10e arrondissement de Paris, près du Canal Saint-Martin.

Fleurettes sauvages en hiver dans une pelouse parisienne

Pâquerettes (Bellis perennis) avec quelques fleurs dans une pelouse, place Raoul Follereau, Paris 10e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Une aubaine pour les insectes pollinisateurs qui trouvent ainsi quelques fleurs par ci, par là pendant la mauvaise saison.

Un petit peu de botanique concernant ces pâquerettes (Bellis perennis) :
Description de Coste (tome 2, taxon n°1926), id : 3813 – pr : 9

Nom présent dans la flore de Coste : Bellis perennis Linné – Pâquerette vivace. En traduisant le nom latin, on obtient « beauté éternelle », un joli nom n’est-ce pas ?

Souche vivace ; tige de 5-15 cm. scapiforme, simple et nue, pubescente ; feuilles toutes radicales en rosette, à la fin glabrescentes, à limbe obovale-spatulé, uninervé, superficiellement crénelé, nettement pétiolées ; involucre pubescent à folioles lancéolées ; achaines petits, velus, obovales, fortement marginés ; capitule solitaire, terminal, de 2 cm. de diamètre environ ; fleurs du centre jaunes, tubuleuses, celles de la circonférence ligulées à ligules blanches ou purpurines, oblongues-linéaires, une fois plus longues que l’involucre.

Ces petites plantes vivaces sont présentes dans les pelouses, les prés, sur les bords des chemins dans toute la France, mais aussi en Europe et en Orient.

Les pâquerettes se ressèment toutes seules, mais si vous cherchez des graines, les Semences du Puy en proposent.
1000 graines de pâquerettes pèsent 0,1 gramme seulement !

Les abeilles butinent à la mi janvier

Le dimanche a été ensoleillé et très doux pour un mois de janvier, surtout après le début de l’hiver si froid que nous avons eu. Mon pied de rose de Noël (Helleborus Gold Collection ‘Josef Lemper’) a été visité par de nombreuses abeilles venues en nombre butiner les trois fleurs et les couronnes d’étamines. Des abeilles qui butinent en janvier, ce n’est quand même pas si courant, non ?

Insectes pollinisateurs butinant dans Paris en hiver

Abeilles butinant dans une fleur de rose de Noël (Helleborus Gold Collection 'Josef Lemper') sur mon balcon, 16 janvier 2011, photo Alain delavie

J’ai trouvé que le vol de ces butineuses était un peu cahotique, voire hésitant. Mais elles se sont délectées du pollen des fleurs de mon hellébore car elles n’ont pas cessé d’y venir et revenir en début d’après-midi. J’ai compté jusqu’à cinq abeilles en même temps sur les trois grosses fleurs de l’hellébore. Il faut dire que les fleurs sont rares à cette saison…

Insecte pollinisateur butinant en hiver dans Paris

Abeille butinant dans une fleur de rose de Noël (Helleborus Gold Collection 'Josef Lemper') sur mon balcon, 16 janvier 2011, photo Alain delavie

Un ballet fort agréable à voir et à observer, avec le soleil qui brillait sur fond de ciel bleu avec quelques nuages et le puissant parfum de mes sarcococcas qui sont en pleine floraison. Un petit air de printemps, bien avant l’heure…

Bonne semaine !

Pas d’hiver sans jasmin d’hiver…

Même s’il n’est pas toujours très joli ni bien touffu, le jasmin d’hiver (Jasminum nudiflorum) apporte des petites touches de couleurs et de lumière dans la grisaille de l’hiver. C’est toujours un plaisir de découvrir ses fleurettes au hasard d’une promenade dans la ville.

Jasminum nudiflorum, floraison hivernale

Jardinière de jasmin d'hiver au 6 de la rue des Hospitalières St-Gervais, Paris 4e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Dans une des ruelles pittoresques du Marais, au coeur de la capitale, un peu de couleur réjouissante !

Jasminum nudiflorum, floraison hivernale

Jardinière de jasmin d'hiver au 6 de la rue des Hospitalières St-Gervais, Paris 4e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

On pardonne le côté un peu fouillis de cet arbuste liane, aux longs rameaux souples qui partent dans tous les sens.

Ces deux petites jardinières me laissent penser que ce jasmin serait décidément le bienvenu sur mon balcon car il ne semble vraiment pas difficile à faire fleurir. Et les fleurs en hiver, on n’en a jamais assez !
Qu’importe s’il retombe et prend des airs penchés, il n’en sera que plus visible de la rue sans gêner les autres plantes à l’intérieur du balcon. Et je pourrai toujours palisser quelques branches le long de la rambarde…