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Belle opulence de mon Typhonium venosum

Feuille de Typhonium venosum (Aracées) sur mon balcon en été

Feuille de Typhonium venosum (Aracées) sur mon balcon en été, fin juillet 2011, photo Alain Delavie

La météo déroutante de cette année 2011 n’a pas affecté mon pied de Typhonium venosum, belle plante bulbeuse exotique de la famille des Aracées qui survit sans protection hivernale sur mon balcon depuis de nombreuses années maintenant.

Le pied mère a donné une très grande feuille profondément découpée et portée par une longue tige tachetée de pourpre. Un look graphique et très exotique pour une plante sans soucis. Au pied, de nombreux bébés sont apparus, provenant de la multiplication des tubercules souterrains. La descendance est bien assurée !

Je n’ai pas eu de floraison cette année. La fleur très curieuse (grande spathe poilue à l’intérieur, jaune tachée de pourpre) et ô combien malodorante apparaît bien avant la pousse des feuilles. Elle ne dure qu’une journée. Mais en fait, je préfère le feuillage très original. L »humidité du mois de juillet a empêché les araignées rouges de s’attaquer à cette feuille imposante, une chance ! Pourvu que cela dure…

Plus d’informations sur le genre Typhonium (en anglais, source International Aroid Society Inc.)

Begonia masoniana, le bégonia ‘Croix de fer’

Ça a été un de mes tous premiers bégonias, quand la passion de ces plantes m’a emporté dans la quête effrénée de nouvelles espèces ou variétés pour augmenter ma collection naissante. Cela fait plus de… 25 ans ! Et ça a été aussi un de mes échecs les plus répétés, tellement cette espèce chinoise est capricieuse et difficile à conserver dans un intérieur. Qu’importe, je profite d’un nouvel arrivage chez CasaNova Outdoor pour retenter !

Bégonia 'Croix de Fer' (Begonia masoniana), bégonia botanique à feuillage décoratif

Bégonia 'Croix de Fer' (Begonia masoniana), bégonia botanique à feuillage décoratif, plante d'intérieur, juillet 2011, photo Alain Delavie

Cette espèce botanique (et non, ce n’est pas une création horticole, mais bien un des prodiges de Dame Nature) a un feuillage gaufré et poilu, vert avec une marque brun noir en forme de croix (d’où son nom commun) le long des nervures.

Bégonia 'Croix de Fer' (Begonia masoniana), bégonia botanique à feuillage décoratif, plante d'intérieur, juillet 2011, photo Alain Delavie

Bégonia 'Croix de Fer' (Begonia masoniana), bégonia botanique à feuillage décoratif

En chinois, 铁甲秋海棠 (tiě jiǎ qiū hǎi táng). Croix de fer, c’est plus facile pour moi.

Cette espèce a été importée en Angleterre en 1952 seulement, par L. Maurice Mason.
En 1959, Edgar Irmscher décrivit ce bégonia comme étant une nouvelle espèce à part entière.
C’est un bégonia rhizomateux, qui peut former une large touffe d’environ 50 à 60 cm d’envergure et de hauteur. Le bégonia ‘Croix de Fer’ peut fleurir, ce n’est pas fréquent, mais sachez que les fleurs sont parfumées. Il existe quelques variétés de ce beau bégonia à feuillage décoratif, mais je ne les ai vues qu’en photos sur des sites américains et encore, que très rarement.

L’espèce type est proposée de façon sporadique en France dans les arrivages de plantes d’intérieur. Assez facile à cultiver en serre ou en véranda si on ne l’arrose pas trop, ce bégonia très décoratif se montre beaucoup plus délicat dans un appartement où la sécheresse ambiante ne lui réussit guère. Il est aussi très sensible à l’oïdium qui enlaidit son beau feuillage. Et le moindre excès d’arrosage le fait pourrir…
La solution serait de le confiner dans un terrarium, mais il y pousse beaucoup trop et très vite, il déborde de son contenant. Bref, un beau bégonia, mais… pénible !

Geogenanthus poeppigii

C’est un de mes achats du salon Édénia 2011 où je suis allé samedi dernier. J’ai choisi la plante sans savoir son nom, car elle n’était pas identifiée. Mais son aspect caractéristique, très exotique, m’évoquait le nom de Geogenanthus, aperçu dans des livres de botanique. En fouillant sur Internet, j’ai donc pu facilement lui attribuer son véritable nom botanique : Geogenanthus poeppigii.

Plante d'intérieur de la famille des Commélinacées : Geogenanthus poeppigii

Petite potée de Geogenanthus poeppigii, photo Alain Delavie

Cette plante exotique appartient à la famille des misères, les Commélinacées.
Son feuillage gaufré et très décoratif est d’un vert vif parfois teinté de bronze sur le dessus avec des stries argentées. Le revers est plus ou moins pourpre.

Plante d'intérieur de la famille des Commélinacées : Geogenanthus poeppigii

Petite potée de Geogenanthus poeppigii, photo Alain Delavie

Je ne connais pas grand chose de son mode de culture, hormis ce que j’ai pu découvrir sur le web.

La plante pousse paraît-il en sous-bois dans la nature, sur le sol, dans des forêts tropicales chaudes et humides. Elle apprécie une forte hygrométrie, une lumière vive sans soleil direct, un sol riche et humifère qui reste frais. Je l’ai donc aussitôt installée dans un grand terrarium où j’espère elle pourra prospérer. En compagnie d’orchidées bijoux (Macodes et Goodyera). Un trio aux noms pas vraiment faciles à retenir, mais aux feuillages exotiques en diable et d’une grande élégance. À suivre !

Tradescantia spathacea ‘Sitara’

Cousin des misères, le rhoéo ‘Sitara’ se distingue de l’espèce type par un feuillage disposé en rosettes vert foncé strié de blanc crème et de rose, le revers des feuilles étant teinté de rose vif. Une jolie petite plante verte d’intérieur pas difficile à cultiver, sous réserve de lui trouver un emplacement où la lumière est abondante.

Rhoéo à feuillage panaché, Tradescantia spathacea 'Sitara'

Tradescantia spathacea 'Sitara', photo Alain Delavie

La plante forme des rosettes de feuilles effilées portées par des tiges courtes. Quand elle manque de lumière, elle donne des tiges plus fines qui s’allongent, le port compact en rosette étoilée de la plante disparaissant.

Rhoéo à feuillage panaché, Tradescantia spathacea 'Sitara'

Tradescantia spathacea 'Sitara', photo Alain Delavie

Longtemps l’espèce type a été appelée Rhoeo discolor, puis Rhoeo spathacea pour devenir Tradescantia spathacea. Elle est originaire du Mexique et d’Amérique centrale, mais on la trouve dans de nombreux pays tropicaux où elle permet de composer de superbes bordures ou tapis dans les endroits clairs mais ombragés ou alors légèrement ensoleillés. Les feuilles mesurent jusqu’à 30 cm de longueur, pour une largeur de 2 à 8 cm.

On trouve plusieurs variétés dans le commerce dont ‘Sitara’, panachée de blanc et de rose. Dans nos intérieurs, ces plantes à feuillage décoratif apprécient la proximité d’une baie vitrée et une forte lumière qui accentue leurs couleurs. Le soleil peut même les toucher en hiver.

L’entretien de Tradescantia spathacea ‘Sitara’ est facile. Il faut arroser modérément, quand le substrat est sec à la surface. Attention aux excès d’humidité qui font pourrir les racines et les tiges. Pendant la belle saison, faites des apports d’engrais azoté tous les quinze jours. Prévoyez un rempotage quand la touffe déborde largement de part et d’autre du contenant. Rempotez dans un pot légèrement plus grand, car cette misère apprécie d’être à l’étroit dans son contenant.

La multiplication est tout aussi facile par bouturage d’une rosette dans l’eau ou dans un mélange de terreau et de perlite (10 %). Cette opération peut s’effectuer toute l’année, mais la reprise est meilleure et plus rapide au printemps et en été.

Glechoma hederacea ‘Variegata’, une cascade de plus d’un mètre !

Le tout petit pied de lierre terrestre panaché (Glechoma hederacea ‘Variegata’) acheté au printemps dernier s’est métamorphosé en quelques mois et retombe désormais sur plus d’un mètre à une des extrémités de mon balcon.

Plante vivace à feuillage décoratif

Suspension de Glechoma hederacea 'Variegata' sur mon balcon en fin d'été, septembre 2010, photo Alain Delavie

Une belle cascade de petites feuilles arrondies et crénelées, formant un rideau végétal bien dense qui plonge désormais vers le sol du balcon. Et le feuillage est toujours impeccable, pas de trace d’oïdium si fréquent sur cette belle plante vivace en fin d’été. Un feuillage solide car il y a eu quelques bons orages et des fortes rafales de vent à plusieurs reprises qui ont balancé les longues tiges un peu dans tous les sens. Pas une feuille n’est tombée !

Inutile de vous dire que je dois souvent arroser, presque tous les jours car il y a aussi un gros pied de balsamine dans la suspension. Si je trouve une suspension à réserve d’eau l’année prochaine, je change pour m’éviter toutes ces corvées d’arrosage. Et je vais installer d’autres gléchomas en bordure de mes grandes jardinières, pour peu à peu les dissimuler…

Ipomoea batatas ‘Sweet Caroline Bronze’

En quelques années, la gamme des patates douces d’ornement, utilisées pour leurs feuillages décoratifs dans les potées et jardinières estivales, s’est vite enrichie de nouveaux coloris. Cette année, j’ai craqué pour ‘Sweet Caroline Bronze’, aux grandes feuilles teintées de caramel, de bronze et de pourpre.

Patate douce à feuillage décoratif

Ipomoea batatas 'Sweet Caroline Bronze' dans une suspensions sur mon balcon, juillet 2010, photo Alain Delavie

Ces patates douces d’ornement doivent être installées dans des grands contenants car elles poussent vite et beaucoup. C’est peut-être la raison qui fait qu’on les rencontre davantage dans les compositions florales estivales des villes.

Les fortes chaleurs ne les dérangent pas, bien au contraire, sous réserve d’arrosages copieux et réguliers. Ce sont des plantes gourmandes qui montrent leur besoin en eau en se fanant très vite. Il suffit alors de bien arroser pour que le feuillage retrouve son bel aspect. Mais il est prudent de ne pas trop attendre.

Comme toutes les autres espèces de patates douces, celles cultivées pour leurs feuillages décoratifs produisent des tubercules souterrains. Au début de l’automne, quand les températures baissent sérieusement, c’est un moyen de les conserver. Il suffit d’arracher les tubercules et de les entreposer dans une boite remplie de tourbe sèche, gardée dans une pièce non chauffée, mais à l’abri du gel. L’autre solution pour les conserver d’une année sur l’autre est de prélever des boutures de tiges de 15 à 20 centimètres de longueur. Les boutures s’enracinent facilement dans l’eau. Elles passent l’hiver dans la maison, dans une pièce très lumineuse et chauffée modérément. Au-delà de 18 °C, les patates douces sont sensibles à la sécheresse de l’air intérieur et sont souvent envahies par les araignées rouges.

Patate douce à feuillage décoratif bronze et pourpre

Ipomoea batatas 'Sweet Caroline Bronze' dans une suspensions sur mon balcon, juillet 2010, photo Alain Delavie

Ipomoea batatas ‘Sweet Caroline Bronze’ est un cultivar créé récemment aux États-Unis. Il a été obtenu pendant l’hiver 1999-2000 à partir d’un croisement entre deux variétés de patate douce d’ornement, le pied femelle étant de la variété ‘Sulfur’ (très proche de la variété ‘Margarita’, aux feuilles en coeur vert doré acidulé). L’obtenteur était Horticultural Greenhouses, situé dans l’Université de l’État de Caroline du Nord (Raleigh, Caroline du Nord). Les graines obtenues par le croisement ont été plantées au printemps 2000. La variété telle que nous la connaissons dorénavant a été sélectionnée en juillet 2000 parmi tous les jeunes plants issus de ce croisement. Depuis, elle est multipliée par voie végétative exclusivement.

Les jeunes feuilles et pousses ont une couleur vert chartreuse qui se teinte au fur et à mesure de leur développement de bronze et de pourpre bronze. Les tiges et les nervures sont colorées en pourpre. La coloration bronze est plus marquée en plein soleil. Les feuilles sont découpées en trois à cinq lobes. Le port de cette patate douce est plutôt compact et ramifié. Le feuillage est dense. Quand les jours raccourcissent, Ipomoea batatas ‘Sweet Caroline Bronze’ peut fleurir. Les fleurs en tube évasé ressemblent à celles d’une ipomée.