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Bilan de la 16e édition des Rendez-vous aux jardins 2018

Affiche des Rendez-vous aux Jardins 2018, création Chevalvert
Pour la première fois depuis leur création, plus de 2 500 parcs et jardins dans 16 pays européens ont ouvert leurs portes tout au long de ce premier week-end de juin pour la manifestation des Rendez-vous aux jardins, et ont pu accueillir 2 millions de visiteurs en Allemagne, Belgique, Croatie, Espagne, Estonie, France, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Monaco, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie et en Suisse.

En France, ce sont plus de 1,8 million de visiteurs qui ont choisi de découvrir 2 200 parcs et jardins, privés ou publics, dont environ 1 000 ouverts au public pour la première fois ou à titre exceptionnel.

Parmi les 3 500 animations proposées : démonstrations de savoir-faire, visites guidées, conférences ou encore ateliers ont été organisés sous la conduite de guides amateurs ou professionnels. Qu’ils soient paysagistes, jardiniers, parfois jardiniers d’art ou propriétaires, ces formateurs d’un jour ont pu communiquer avec enthousiasme leurs savoirs et savoir-faire, la mémoire des gestes, les méthodes de préservation de ces lieux fragiles.

Exemples de fréquentation en Île-de-France
Jardins du Docteur Gachet d’Auvers-sur-Oise, Auvers-sur-Oise, Val-d’Oise : 500 visiteurs
La Prairie du Canal, Bobigny, Seine-Saint-Denis : 150 visiteurs
Domaine national de Champs-sur-Marne, Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne : 1 600 visiteurs
Parc du Château de Courances, Courances, Essonne : 1 500 visiteurs
Potager du Château de La Roche-Guyon, La Roche-Guyon, Val-d’Oise : 500 visiteurs
Jardin du côté des roches brunes, Montreuil, Seine-Saint-Denis : 500 visiteurs
Jardin de l’Hôtel de Matignon, Paris : 6 100 visiteurs
Jardin des Tuileries, Entrée Lemonnier, Paris : 1 500 visiteurs
Musée national Eugène-Delacroix, Paris : 800 visiteurs
Archives nationales, Paris : 4 800 visiteurs
Parc de la Villette, Paris : 10 000 visiteurs
Jardin des toits rouges / Circuit de jardins, Pontoise, Val-d’Oise : 750 visiteurs
Arboretum de Chèvreloup, Rocquencourt, Yvelines : 2 100 visiteurs
Le Potager du Roi, Versailles, Yvelines : 300 visiteurs

Le végétal : clé de la ville de demain ?

Logo Unep - les entreprises du paysageLUnion Nationale des Entreprises du Paysage (UNEP), en partenariat avec Hortis, les responsables d’espaces nature en ville, ont dévoilé les résultats d’une nouvelle étude menée dans le cadre de l’Observatoire des villes vertes. Pour cette 6e enquête, le panel a été interrogé sur la place des infrastructures vertes dans leurs politiques urbaines. Résultat : les collectivités les plus en pointe ont pris conscience de l’atout que représentent les infrastructures vertes pour développer la biodiversité, améliorer le cadre de vie des habitants et favoriser l’attractivité de leur territoire. Les projets de végétalisation d’infrastructures « grises » quant à eux se multiplient. Pour Catherine Muller, présidente de l’Unep, il est souhaitable que cette dynamique s’étende rapidement à l’ensemble des villes Françaises.

Le végétal prend progressivement le pas sur le béton
La notion « d’infrastructure verte » englobe tous les espaces végétalisés, naturels ou aménagés – par opposition aux « infrastructures grises » : routes goudronnées, bâtiments. Pour cette étude, l’Observatoire des villes vertes a interrogé 25 villes parmi les plus en pointe ; celles dont les politiques liées au végétal préfigurent les futures tendances.
Premier enseignement : la végétalisation d’infrastructures grises est largement pratiquée par les collectivités interrogées. 7 sur 10 ont des projets en cours, qu’il s’agisse de végétaliser des parkings, des toitures de bâtiments collectifs, des voiries ou des ronds-points, comme par exemple la place de la Nation à Paris.
La végétalisation des voies de tramway, à l’instar des travaux démarrés en début d’année à Brest, est encore plus plébiscitée (8 villes sur 10). La végétalisation de pistes cyclables est en bonne voie, même si certaines villes sont plus investies que d’autres en la matière. Ces initiatives peuvent aller jusqu’à la création de véritables « voies vertes », comme à Angers où une ancienne voie ferrée a été entièrement végétalisée afin de relier la ville aux communes avoisinantes, (et permettre aux habitants de les emprunter à pied ou à vélo).

« Pour les Français, la ville idéale est d’abord écologique et végétale (Source : étude Unep–Ifop 2016 « Ville en vert, ville en vie »). Les bons résultats de cet Observatoire en matière de végétalisation d’infrastructures grises sont encourageants, car si les villes françaises souhaitent s’adapter aux aspirations de leurs citoyens, il est impératif qu’elles investissent non seulement dans la création de nouveaux espaces verts, mais également dans la végétalisation des infrastructures existantes » analyse Catherine Muller, Présidente de l’Unep. « Pour les y aider, les professionnels du paysage disposent de toutes les compétences techniques, végétales et écologiques nécessaires. »

Infographie, Observatoire des Villes vertes, UNEP (suite…)

Le Label Rouge plebiscité par les jardiniers

Logo Label Rouge

Le Label Rouge atteste un niveau de qualité supérieure sur toute une série de denrées alimentaires, mais pas que… Depuis quelques années, le Label Rouge concerne également des végétaux comme les rosiers, les dahlias, les pélargoniums et même les sapins de Noël. Un véritable gage de qualité pour les clients et un succès commercial avéré pour les distributeurs qui sont de plus en plus nombreux à proposer ces produits d’excellence.

50 ans d’existence ont permis au Label Rouge d’être le signe de qualité le plus connu des consommateurs et le mieux compris
Sur toutes les catégories de produits concernées, le Label Rouge bénéficie d’un fort capital confiance.

  • Plus de 90% des Français estiment que le Label Rouge est un signe de sérieux en qui ils peuvent avoir confiance et 86% le trouvent proche de leurs attentes.
  • 60 % le citent spontanément comme reconnaissance de qualité,
  • 97 % ont déjà acheté ou au moins connaissent le Label Rouge,
  • 49% en achètent régulièrement.

Côté végétaux, le Label Rouge est le résultat d’une démarche collective et volontaire émanant de la filière
L’association Excellence Végétale regroupe des producteurs, des distributeurs et des associations de jardiniers. Sa mission est de promouvoir les signes officiels de qualité (Label Rouge, IGP), mais aussi les certifications d’origine (Fleurs de France) ou environnementales (Plante Bleue) pour les plantes. Les critères d’attribution du Label Rouge sont clairement indiqués dans un cahier des charges strict validé par l’État, qui définit les spécifications produits et leur niveau d’exigence ainsi que les critères de production. Le cahier des charges est encadré par un plan de contrôle et des tests auprès des consommateurs sont effectués très régulièrement, pour valider le niveau d’appréciation du produit.

Au total : plus de 200 variétés végétales déjà labellisées
Avant d’acheter votre végétal, ayez le bon réflexe de vérifier si l’étiquette Label Rouge est présente.

La production de semences : une industrie innovante au cœur des territoires ruraux français

Avec une constante progression du nombre d’emplois et d’investissements, les entreprises semencières implantées dans 62 départements dynamisent l’économie locale tout en contribuant à la transition agro-écologique.

Des entreprises de toutes tailles et de toutes formes capitalistiques (coopératives, entreprises à capitaux familiaux et entreprises cotées) possèdent un parc industriel remarquable. Ce savoir-faire industriel associé à un niveau soutenu d’investissements dans la recherche permettent à la France de tenir son rang de premier exportateur mondial et de premier producteur européen de semences. La contribution du secteur au solde de la balance commerciale agricole atteint en 2016 un nouveau record avec un total de 951M€ soit 47 % du total.

Production de semences, infographie, UFS, mars 2018L’enquête sur la performance industrielle des entreprises semencières, réalisée par l’Union Française des Semenciers, montre que l’emploi progresse dans la filière de plus de 4% entre 2014 et 2017 (plus 5% pour les CDI). L’augmentation devrait se poursuivre avec plus de 3% de hausse annoncée d’ici 2022. Les investissements, très élevés entre 2010 et 2015, sont en légère baisse ces trois dernières années mais restent soutenus pour un secteur industriel avec un taux annuel de 2,2% du chiffre d’affaires.

Soucieux de la protection de leurs salariés, les entreprises s’engagent dans des actions d’amélioration concernant l’ergonomie des postes de travail, la poursuite de la maîtrise de l’exposition aux produits phytosanitaires ainsi que la sécurisation des déplacements ou la réduction du bruit. D’un point de vue environnemental, 60 % des entreprises déclarent mettre en place des actions volontaristes notamment dans l’amélioration de l’efficacité énergétique et le verdissement du mix énergétique.

Les adhérents de l’UFS souhaitent s’inscrire dans la transition agro-écologique de l’agriculture et développent des variétés tolérantes aux bioagresseurs (virus, champignons…) pour réduire la consommation de produits phytosanitaires ou des variétés résilientes aux aléas pour l’adaptation au changement climatique. D’autres leviers tels que le biocontrôle ou les biostimulants peuvent être associés aux semences par enrobage notamment. Ces alternatives, quand elles sont disponibles et efficientes, vont impacter les métiers de la production de semences et l’usine de demain. L’accès aux facteurs de production au champ reste essentiel avec notamment une utilisation toujours plus raisonnée de la ressource en eau. Cette transition agro-écologique se fera grâce à une approche combinatoire de toutes les solutions y compris agronomiques et numériques ; c’est le principe fondateur et pragmatique du contrat de solution auquel l’UFS choisit de contribuer avec 35 partenaires.

Logo UFS, Union Française des SemenciersLe saviez-vous ?
L’Union Française des Semenciers (UFS) est l’organisation professionnelle qui fédère et représente 130 entreprises semencières implantées en France ayant pour activités l’amélioration, la production et la commercialisation de variétés, de semences et de plants pour les agricultures, les jardins et les paysages. Interlocuteur de référence, l’UFS porte la voix de ses adhérents dans les filières agricoles et plus largement dans la société. Au sein des filières, les semenciers sont à l’origine d’une activité économique responsable et dynamique.

Truffaut élue enseigne jardin de l’année

Logo Truffaut 2018Pour la quatrième année consécutive, Truffaut est élue enseigne jardin de l’année suivant les résultats de l’étude du cabinet OC & C Strategy Consultants.

L’enseigne a été récompensée notamment pour la beauté de ses magasins (note de 8,1/10), la qualité de ses produits (8/10), sur le choix disponible, la disponibilité des produits et la facilité de repérage en magasin (7,8/10).

Truffaut s’est hissée aussi au dixième rang dans le classement général des enseignes préférées des Français, ex aequo avec Amazon (catégorie multimédia) et les surgelés Thiriet.

Comptage national des oiseaux des jardins les 26 et 27 janvier 2018

Logo LPO
Pour la 6ème année consécutive, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) invitent les citoyens à recenser les visiteurs ailés de leurs jardins durant une heure les 27 et 28 janvier 2018 pour le comptage national des oiseaux des jardins.

Logo Muséum National d'Histoire NaturelleCette initiative vise à établir un suivi des populations d’oiseaux de proximité afin d’évaluer leur état et préconiser des mesures de protection. Dans le cadre des sciences participatives, chacun peut s’investir dans ce projet : en ville ou à la campagne, sur un balcon ou dans un grand jardin, seul ou en famille. Ce comptage annuel constitue une manière concrète pour chaque citoyenne et chaque citoyen, adhérent ou non à la LPO, d’agir concrètement en faveur de la connaissance et de la protection de notre avifaune.

Quoi de neuf dans le jardin cet hiver ?
À l’inverse de la saison passée, les oiseaux semblent bien présents dans les jardins cet hiver. Certaines espèces présenteraient même un nombre inhabituel d’effectifs. C’est le cas du Grosbec casse-noyaux observé en nombre dans une très grande partie de la France du fait d’une arrivée massive d’oiseaux depuis le Nord de l’Europe. Déjà durant l’automne, 26% des jardins participants à l’Observatoire ont accueilli au moins 1 fois cette espèce, contre seulement 1 à 6% des jardins pendant les automnes 2014 à 2016. Les participants au comptage hivernal de cette année auront donc plus de chance d’observer des Grosbecs. D’autres espèces semblent également impactées, c’est le cas de la Mésange noire, qui a été vue dans 20% des jardins contre seulement 4 à 9% les années précédentes.

De fait, les experts pensent que d’autres espèces pourraient aussi être observées en plus grand nombre cet hiver : le Bec-croisé des sapins et les Sizerins cabarets et flammés.
Alors tous aux fenêtres pour participer au comptage des oiseaux des jardins les 27 et 28 janvier 2018. Il n’est pas nécessaire d’être un expert, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter.

Comment faire ?

  • Choisir un jour d’observation, samedi 27 ou dimanche 28 janvier 2018, et un créneau d’une heure, idéalement en fin de matinée ou début d’après-midi, lorsque les températures sont un peu plus chaudes.
  • Trouver un lieu d’observation, un jardin ou un balcon, à la ville ou en campagne. Un parc public peut également servir de lieu d’observation.
  • Compter et noter durant une heure tous les oiseaux qui visitent le jardin. Pour les reconnaitre plus facilement, une fiche d’aide est à la disposition des participants.
  • Transmettre les données sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins