Archives de mots clés: Espaces verts

CESE, un avis qui compte pour la nature en ville

Logo du Conseil économique, social et environnemental (CESE)Le 11 juillet 2018, l’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté le projet d’avis intitulé « La nature en ville : comment accélérer la dynamique ? », en présence de M. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

L’Interprofession VAL’HOR salue l’adoption de ce rapport dont les préconisations sont en phase avec l’argumentaire pour une Cité Verte développé depuis de nombreuses années. Les 22 préconisations sont déclinées autour de 5 axes :

  • donner toute sa place à la nature dans les politiques publiques,
  • connaître et faire connaître les bienfaits de la nature en ville,
  • répondre aux besoins des habitants et accueillir la nature en ville,
  • faire de la nature un élément structurant de l’aménagement urbain,
  • contribuer à la solidarité de la ville avec son territoire.

Avec des pistes concrètes et s’appuyant sur les bonnes pratiques de villes pionnières et des auditions de personnalités qualifiées, l’avis vise « à généraliser à l’ensemble des villes françaises de métropole et d’outre-mer une dynamique qui donne une meilleure place à la nature dans la ville et qui insère mieux la ville dans la nature » Annabelle Jaeger, rapporteure pour la section Environnement du CESE.

Une place importante est donnée aux bienfaits de la nature et du végétal en ville, ainsi qu’à la nécessité de créer ou préserver des espaces verts et bleus qualitatif et efficients pour la biodiversité. Citons également le souhait de M. Nicolas Hulot, exprimé à la tribune du CESE, que « chaque habitant puisse avoir accès à un espace de nature à moins de 15 minutes ».

Cliquez pour retrouver la synthèse de l’avis sur le site Cité Verte.

394 sites portent le label EcoJardin

Logo EcoJardinSuite au premier comité de labellisation de l’année 2018, 394 sites, répartis sur 12 des 13 régions métropolitaines, ont obtenu la labellisation EcoJardin depuis 2012 qui vise à encourager l’adoption de pratiques de gestion respectueuses de l’environnement.

Ce label valorise le travail des jardiniers gestionnaires des espaces verts et sensibilise les usagers aux problématiques du développement durable ainsi qu’aux pratiques écologiques des espaces verts.

43 sites étaient présentés à cette première session de labellisation 2018. L’ensemble des sites s’est vu décerner ou renouveler le label EcoJardin. Le fort taux de renouvellement se confirme d’année en année mettant ainsi en évidence que le label EcoJardin n’est pas seulement un outil de communication mais également une démarche continue d’amélioration des pratiques. Les rapports montrent que tous les gestionnaires ont amélioré ou maintenu leurs pratiques dans les différents domaines du référentiel. En trois ans, les équipes ont pu progresser sur les points faibles identifiés lors du premier audit grâce aux préconisations des auditeurs.

Pour la première fois depuis le lancement du label en 2012, une entreprise du paysage, Marcel Villette, a obtenu le label pour la qualité de la gestion écologique des espaces verts de son siège social de Gennevilliers. Cette société a la particularité d’intervenir en tant que prestataire sur des sites déjà labellisés comme le cimetière des Fauvelles à Courbevoie. Cette labellisation montre tout l’intérêt du label pour les entreprises du paysage pour lesquelles il est une véritable vitrine de leur savoir-faire en matière de pratique de gestion écologique.

Les informations sur les sites labellisés sont accessibles à tous sur www.label-ecojardin.fr

L’organisation du label national EcoJardin se veut pédagogique et transparente. Elle repose sur une gouvernance associant trois parties indépendantes entre elles :

  • Plante & Cité, plateforme nationale d’études et d’expérimentations sur les espaces verts et le paysage, propriétaire du label et qui en établit le référentiel avec l’appui d’un comité technique ;
  • L’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France, animateur de la procédure d’attribution qui s’appuie sur un comité de labellisation pluraliste composé de représentants des collectivités territoriales, des entreprises, des scientifiques, des associations environnementales et de l’État ;
  • des organismes indépendants chargés de l’audit des sites présentés.

Le végétal : clé de la ville de demain ?

Logo Unep - les entreprises du paysageLUnion Nationale des Entreprises du Paysage (UNEP), en partenariat avec Hortis, les responsables d’espaces nature en ville, ont dévoilé les résultats d’une nouvelle étude menée dans le cadre de l’Observatoire des villes vertes. Pour cette 6e enquête, le panel a été interrogé sur la place des infrastructures vertes dans leurs politiques urbaines. Résultat : les collectivités les plus en pointe ont pris conscience de l’atout que représentent les infrastructures vertes pour développer la biodiversité, améliorer le cadre de vie des habitants et favoriser l’attractivité de leur territoire. Les projets de végétalisation d’infrastructures « grises » quant à eux se multiplient. Pour Catherine Muller, présidente de l’Unep, il est souhaitable que cette dynamique s’étende rapidement à l’ensemble des villes Françaises.

Le végétal prend progressivement le pas sur le béton
La notion « d’infrastructure verte » englobe tous les espaces végétalisés, naturels ou aménagés – par opposition aux « infrastructures grises » : routes goudronnées, bâtiments. Pour cette étude, l’Observatoire des villes vertes a interrogé 25 villes parmi les plus en pointe ; celles dont les politiques liées au végétal préfigurent les futures tendances.
Premier enseignement : la végétalisation d’infrastructures grises est largement pratiquée par les collectivités interrogées. 7 sur 10 ont des projets en cours, qu’il s’agisse de végétaliser des parkings, des toitures de bâtiments collectifs, des voiries ou des ronds-points, comme par exemple la place de la Nation à Paris.
La végétalisation des voies de tramway, à l’instar des travaux démarrés en début d’année à Brest, est encore plus plébiscitée (8 villes sur 10). La végétalisation de pistes cyclables est en bonne voie, même si certaines villes sont plus investies que d’autres en la matière. Ces initiatives peuvent aller jusqu’à la création de véritables « voies vertes », comme à Angers où une ancienne voie ferrée a été entièrement végétalisée afin de relier la ville aux communes avoisinantes, (et permettre aux habitants de les emprunter à pied ou à vélo).

« Pour les Français, la ville idéale est d’abord écologique et végétale (Source : étude Unep–Ifop 2016 « Ville en vert, ville en vie »). Les bons résultats de cet Observatoire en matière de végétalisation d’infrastructures grises sont encourageants, car si les villes françaises souhaitent s’adapter aux aspirations de leurs citoyens, il est impératif qu’elles investissent non seulement dans la création de nouveaux espaces verts, mais également dans la végétalisation des infrastructures existantes » analyse Catherine Muller, Présidente de l’Unep. « Pour les y aider, les professionnels du paysage disposent de toutes les compétences techniques, végétales et écologiques nécessaires. »

Infographie, Observatoire des Villes vertes, UNEP (suite…)

Biodiversité : Versailles reçoit le prix régional Île-de-France 2017

Logo de la Ville de Versailles (Yvelines)Pour la deuxième année consécutive, la Ville de Versailles est distinguée par le Prix régional Île-de-France 2017 décerné par l’agence régionale pour la Nature et la biodiversité en Île-de-France (Natureparif), pour son travail pionnier de transformation paysagère de ses cimetières afin d’éviter l’usage de désherbants toxiques pour l’homme et la nature.

Logo NatureparifUn travail qui a inspiré de nombreuses autres collectivités et qui va beaucoup plus loin que l’obligation désormais réglementaire pour les acteurs publics de ne plus utiliser de pesticides chimiques sur certains de leurs espaces ouverts au public.

« Les produits phytosanitaires, que la ville de Versailles n’utilise plus depuis 10 ans sur ses espaces verts et voirie, avaient un impact néfaste sur la santé et l’environnement car ils agissaient sur les organismes vivants et réduisaient ainsi la biodiversité. Dans notre ville, ces produits s’écoulaient dans la nappe phréatique à raison de 130 000 litres par an. L’alternative est le désherbage manuel, mécanique et thermique qui est employé sur tout l’espace communal. » François de Mazières, maire (DVD) de Versailles.

La cérémonie de remise des trophées aux lauréats se tiendra le 17 octobre prochain à 17h dans les locaux conjoints des Ministères en charge du Logement et de l’Environnement à la Défense, en présence de Madame Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, en clôture d’une journée de valorisation, d’échanges et de débat co-organisée avec le Club EcoQuartier et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA). (suite…)

Colloque sur les Refuges LPO : « Objectif Zéro phyto »

Logo LPOSans attendre les nouvelles obligations règlementaires, des collectivités, entreprises et particuliers engagés dans une démarche de « Refuge LPO » ont déjà proscrit les pesticides de leurs jardins publics ou privés. Ils se retrouvent le 18 octobre 2017 à la Halle Pajol à Paris (18e) dans le cadre du colloque « Objectif Zéro Phyto » afin de partager leurs connaissances et leurs retours d’expériences sur les alternatives aux produits phytosanitaires en présence de plusieurs spécialistes.

Environ 60 000 tonnes de pesticides sont déversées chaque année en France, pour détruire des espèces jugées indésirables (insectes, adventices, champignons, etc.). Si la grande majorité de ces intrants chimiques sont la cause d’une agriculture déraisonnable et déraisonnée, 5% des produits phytosanitaires sont répandus dans les jardins et espaces verts, le long des routes et voies ferrées. Trop de particuliers, collectivités, établissements publics et entreprises, utilisent encore quantité de produits chimiques (notamment des herbicides) dont la nocivité pour la santé humaine autant que pour la nature est désormais connue.

Depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé (du nom du Sénateur Joël Labbé) interdit l’usage de pesticides dans les espaces verts publics et la vente en libre-service aux particuliers. A compter du 1er janvier 2019, l’interdiction sera généralisée aux particuliers. Heureusement, la société civile n’a pas attendu les obligations règlementaires : l’expérience s’est déjà accumulée au fil des années, témoignant de l’existence de méthodes alternatives. De nombreuses communes et entreprises ont déjà franchi le pas, notamment en s’engageant dans la démarche « Refuge LPO » qui permet de bénéficier d’un accompagnement sur-mesure par la LPO, basé sur une méthodologie simple, efficace et économiquement viable. La gestion écologique des espaces verts se décompose en plusieurs étapes, décrites dans chacune des 12 fiches proposées dans le guide « Objectif 0 phyto ». Illustrées par des retours d’expérience, des conseils d’expert et des ressources bibliographiques, ce guide technique a pour vocation à accompagner les collectivités et les entreprises dans leur passage au « 0 phyto ».

Le colloque du 18 octobre 2017 a l’ambition de présenter les retours d’expériences, partager les réussites, identifier les freins, pour développer encore davantage les solutions naturelles alternatives. Chacun peut participer à la transition écologique de manière concrète, au quotidien. En changeant ses propres pratiques, sur son balcon, dans son jardin ; en sensibilisant les enseignants de l’école, son employeur, les voisins… (suite…)

Enquête nationale sur l’acceptation du passage au zéro pesticides dans les espaces verts

"Zéro pesticides" en espaces verts : Qu'en pensez-vous ?Plante & Cité et le laboratoire de recherche en économie et management de l’Université d’Angers lancent une enquête nationale sur l’acceptation du passage au « zéro pesticides » dans les espaces verts publics, avec le soutien de l’Agence Française pour la Biodiversité dans le cadre du plan Ecophyto.

Cette enquête repose sur une méthode innovante d’évaluation pour étudier et comparer les préférences des élus, des gestionnaires d’espaces verts publics, et des habitants, vis-à-vis des changements induits par ces nouvelles pratiques. Cette enquête socio-économique permettra d’identifier d’éventuels freins au changement et des leviers pour améliorer la communication autour du « zéro pesticides » auprès des trois publics ciblés.

Le questionnaire est accessible en ligne sur le site de Plante & Cité (rubrique « Projets »).
Compter 20 minutes pour répondre. Date de clôture le 1er décembre 2017. (suite…)