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Belle vigueur pour le rejet de mon Nandina

Rejet de Nandina domestica 'Gulf Stream' sur mon balcon parisien en automne, Paris 19e (75)
Début septembre, je vous montrais le petit rejet apparu au pied de mon Nandina domestica ‘Gulf Stream’. La jeune pousse s’est vite développée et a déjà pris une belle ampleur avec son jeune feuillage empourpré. Qui a dit que les Nandina ne poussaient pas vite ?

L’arrivée des températures plus fraiches va certainement ralentir la pousse de ce drageon vigoureux. J’espère que l’hiver ne sera pas trop sévère car les fortes gelées malmènent les nandinas plutôt frileux. Quand les bégonias rustiques seront entrés en repos complet, j’installerai une protection hivernale pour préserver cette jeune pousse.

Envahissant, le bidens ‘Hannay’s Lemon Drop’

Rejet de Bidens aurea 'Hannay's Lemon Drop' sur mon balcon parisien en été, Paris 19e (75)
Au printemps l’année dernière, j’ai eu le malheur de craquer pour ce bidens vivace à très grand développement que j’ai installé dans une grande jardinière. Ses fleurs bicolores jaunes et blanches sont adorables, quoique par très abondantes, mais cette plante vivace est une envahisseuse redoutable.

Bidens aurea 'Hannay's Lemon Drop' en été dans la Coulée Verte, Paris 12e (75)Quand j’ai vu tous les rejets qui apparaissaient dans la jardinière loin du pied mère l’été dernier, j’ai décidé de me séparer de cette espèce pour ne pas être envahi. Avec précautions, j’ai arraché la touffe principale et chaque rejet. Mais les racines de cette vivace sont très traçantes. Et le moindre fragment redonne vite une nouvelle plante. Une vraie calamité !

Heureusement, ce n’est que dans une seule jardinière. J’ai oublié un rejet qui a poussé à l’extérieur de la rambarde du balcon dans la clématite et je ne l’ai découvert que bien trop tard, quand il était déjà bien développé. Depuis, je lui ai fait sa fête, mais je dois surveiller pour éviter les éventuelles repousses.

Le nandina ‘Gulf Stream’ drageonne

Bambou sacré, Nandina 'Gulf Stream' sur mon balcon parisien en été, Paris 19e (75)
Mon pied de bambou sacré (Nandina domestica ‘Gulf Stream’) est devenu un bel arbuste, un peu dégarni à la base cependant. Mais, ô surprise, un rejet vient de pousser sur le bord de la jardinière.

Drageon de Nandina domestica 'Gulf Stream' sur mon balcon parisien en été, Paris 19e (75)
Deux nouvelles tiges sortent de terre parmi les bégonias rustiques qui prospèrent et habillent la base du pied de bambou sacré. Je vais laisser pousser ce drageon car il ne devrait pas gêner les autres plantes. Cela donnera un aspect encore plus touffu à mon nandina qui s’obstine à pousser en hauteur, même avec des pincements.

Les bébés roses de l’acajou de Chine

Drageons de Toona sinensis 'Flamingo' au début du printemps, parc Monceau, Paris 8e (75)
Cette espèce d’arbre exotique est toujours spectaculaire au printemps avec son jeune feuillage entièrement teinté de rose crevette pendant quelques semaines. Mais c’est la première fois que je peux observer des rejets tous aussi roses que les feuilles du pied mère.

Drageons de Toona sinensis 'Flamingo' au début du printemps, parc Monceau, Paris 8e (75)
Les drageons restent près du tronc, l’espèce n’a pas l’air trop envahissante. Rien à voir avec un robinier faux-acacia, un ailante ou un févier d’Amérique à l’humeur très vagabonde et vite colonisatrice.

Rien n’arrête le clérodendron !

Rejet d'un arbre du clergé (Clerodendron trichotomum) poussant dans le trottoir en ville, Cap 18, Paris 18e (75)

À plus d’un mètre du pied mère, un rejet de cet arbre du clergé (Clerodendron trichotomum) a réussi à sortir dans le trottoir, bien plus vigoureux que n’importe quelle mauvaise herbe.

Une belle vigueur, mais aussi une alerte pour les jardiniers qui voudraient installer ce bel arbuste d’ornement dans leurs jardins… Gare à l’invasion !

Les statégies des plantes envahissantes varient, mais elles sont toutes efficaces !

J’ai profité d’une semaine de congés et du week-end de Pâques pour remettre un peu d’ordre dans les potées et les jardinières sur mon balcon. Une bonne occasion de faire le point sur les pertes de l’hiver et sur les quelques pestes imprudemment introduites qui ont plus que débordé de l’espace qui leur était imparti. Entres celles qui se ressèment à tout va, celles qui drageonnent ou qui lancent des stolons partout, la colonisation a été rapide, plus que je ne le pensais…

Persicaria virginiana 'Painter's Palette' sur mon balcon en été

Elles sèment à tout vent
La renouée ‘Painter’s Palette’ s’est ressemée comme une folle cette année. J’en ai partout ! Et pas un ou deux petits pieds, non, des dizaines de jeunes plants qui ne demandent qu’à pousser et étouffer leurs voisines. Qui penserait que les fleurs guère plus grosses qu’une tête d’épingle et portées par des fines tiges filiformes pouvaient libérer autant de semences ? Le froid ayant pas mal dégagé le sol des jardinières, les semis spontanés ont eu toute la place pour se développer. Heureusement les plantules s’arrachent facilement.
Parmi les semeuses redoutables, méfiez-vous de l’impatiens de Balfour (Impatiens balfouri), de l’impatience de l’Himalaya (Impatiens glandulifera) et de leurs petites cousines européennes (Impatiens parviflora, I. noli-tangere notamment). À surveiller de près aussi : Le sedum acre (Sedum acris), les coquelourdes (Lychnis coronaria), les molènes (Verbascum), les vergerettes (Erigeron karvinskianus), les valérianes des jardins (Centranthus ruber et variétés), le fenouil bronze (Foeniculum vulgare ‘Purpureum’), les épervières (Hieracium aurantiacum), etc.

Aster à fleurs bleues sur mon balcon en été

Elles tracent, drageonnent, courent sous terre
Avec leurs racines démesurément longues, ces plantes colonisent la potée, la jardinière ou le massif où le jardinier a eu le malheur de les planter. Les premiers mois après la plantation, tout semble parfaitement bien se passer, la touffe grossit, mais reste sagement à sa place. L’année suivante, c’est la stupeur quand des pousses apparaissent loin du pied mère, parfois au milieu des plantes voisines.
Dans ma quête d’asters d’été à fleurs bleues, je suis tombé sur deux variétés particulièrement vigoureuses et téméraires (notamment celle en photo dont je ne possède pas le nom)… En défaisant complètement deux jardinières, j’ai enlevé des racines de plus de 50 cm de longueur et j’ai du aller creuser dans les plantes vivaces à côté pour arracher les rejets qui sortaient. Toujours bien se renseigner quand on achète un aster sur son comportement. Autant le superbe Aster x frikartii ‘Mönch’ reste sagement en touffe se contenant de s’étoffer, autant d’autres espèces ou variétés sont des véritables pestes : Aster oblongifolius ‘Oktober Skies’, A. pilosus ‘Schneegitter’, Ampelaster carolinianus et bien d’autres). Cette fois-ci, j’ai fait le tri pour ne conserver que ceux qui s’étoffent sagement (et qui poussent déjà beaucoup).
Parmi les plantes cavaleuses, évitez : La terrible renouée du Japon, qu’elle soit verte ou panachée (Fallopia japonica et F. japonica ‘Variegata’), certaines liriopes (notamment Liriope muscari ‘Big Blue’, chez moi elle a envoyé des drageons à plus de 50 cm du pied mère parmi les sceaux-de-Salomon géants pourtant envahissants), le blé d’azur (Leymus arenarius), le redoutable liseron du Japon (Calystegia hederacea ‘Flore Pleno’) aux fleurs doubles si séduisantes, l’increvable millepertuis (Hypericum calycinum), un certain nombre de bambous, les vinaigriers (Rhus typhina et R. glabra), le sorbaria à feuilles de sorbier (Sorbaria sorbifolia), le lilas commun (Syringa vulgaris), certaines ronces d’ornement…
Les sceaux-de-Salomon mettent du temps à s’installer, mais avec un godet comportant trois tiges, j’ai occupé une grande jardinière de 80 cm de longueur en trois années seulement…

Fragaria vesca 'Flore Plena', Le Jardin du Morvan, Journées des Plantes de Courson (91)

Elles envoient des stolons partout
Le stolon est une fine tige aérienne ou souterraine qui part du pied mère et donne à son extrémité une nouvelle plante qui s’enracine très vite quand elle touche le sol. Tout le monde connaît les fraisiers, particulièrement stolonifères. Mais je vous recommande la variété Fragaria vesca ‘Flore Plena’, envahissement garanti en quelques mois seulement ! Le petit pied acheté au printemps l’année dernière a donné des stolons de plus d’un mètre de longueur. Impressionnant ! Et tous ceux qui ont été se poser dans les potées ou jardinières voisines sont vite repartis et se sont aussi vite multipliés.
À éviter sous peine d’envahissement intensif : Le faux fraisier ou fraisier des Indes (Duchesnea indica et sa variété à feuillage panaché), la plupart des saxifrages stolonifères (Saxifraga stolonifera et variétés), les bugles (Ajuga reptans et variétés), certaines potentilles vivaces, etc.
Chysoplenium macrophyllum produit des stolons immenses, mais il faut vraiment que les conditions soit idéales (sol toujours frais, mi-ombre) pour que cette plante deviennent gênante. Chez moi, elle a vite périclité, ne supportant pas l’été parisien trop desséchant.

Méfiez-vous en parcourant les trocs aux plantes. On y trouve des petites merveilles, mais aussi beaucoup de belles encombrantes car elles sont trop faciles à multiplier.