Dorstenia – Paris côté jardin

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Chasse aux cochenilles farineuses

Les cochenilles sont la plaie du jardinage d’intérieur. Difficiles à éliminer complètement, elles résistent aux solutions douces et même aux plus radicales. Cette fois-ci, c’est mon gros pied de dorsténia et un palmier nain qui sont envahis par des cochenilles farineuses. Les douches n’ont rien fait ou si peu… Je suis donc passé aux traitements. Premier essai avec l’insecticide Jardin prêt à l’emploi de Neudorff.

Produit utilisable en agriculture biologique.

Nom homologué : Insecticide Spruzit AF.
Matière active : 0,18 g/l pyrèthres naturels et 8,25 g/l huile de colza.
Ce produit élimine les oeufs, les larves et les adultes. Il agit contre les pucerons, les cochenilles, les araignées rouges, les mouches blanches, les cicadelles et autres ravageurs. Il est recommandé pour les plantes ornementales et florales.

Après l’application, l’odeur légère du produit disparaît très vite. Rien à voir avec les nombreux produits chimiques anti cochenilles qui le plus souvent dégagent une odeur forte très désagréable. Je serai cochenille, rien qu’à la sentir, je fuirai, mais en fait c’est le jardinier qui finit par quitter la pièce, pas les cochenilles. Donc avec cet insecticide Neudorff, pas d’odeur. Pas de marque non plus sur les feuilles de mon dorsténia (Dorstenia hildebrandtii), juste un aspect un peu luisant mais qui n’est guère différent de l’aspect naturel des feuilles. Et pour le moment, je n’ai plus de cochenilles semble-t-il. À confirmer en attendant encore quelques semaines.

Bon à savoir : quand on traite une plante pour éliminer les cochenilles farineuses, il faut inspecter le pot et le cache-pot, car ces insectes piqueurs suceurs ont la fâcheuse manie de s’abriter un peu partout. Et si possible, il est préférable de traiter les plantes voisines, car la cochenille se déplace, qu’on se le dise !

Les fleurs araignées du dorsténia

Après avoir marqué une période de repos en hiver, ma potée de dorsténia (Dorstenia hildebrandtii) se remet à pousser et à fleurir. Avec toujours ces fleurs surprenantes, un peu animales… Des fleurs araignées !

Plante succulente

Dorstenia hildebrandtii avec des inflorescences, avril 2010, photo Alain Delavie

Ce que l’on appelle fleur est en fait une inflorescence composée de plusieurs fleurs. Cette inflorescence arachnéenne s’appelle un hypanthodium.

Cette espèce donne facilement des graines au centre de l’hypanthodium, dans la partie plate, graines qui sont éjectées loin de la plante mère quand elles sont arrivées à maturité. C’est ainsi que j’ai récupéré un semis spontané dans ma potée de clivia située en dessous. La plante aux tiges succulentes se bouture aussi facilement. Une espèce facile à cultiver de dorsténia.

Le saviez-vous ?
Les dorsténias appartiennent à la famille des Moracées. Ce sont des « cousins » du figuier et de nos Ficus.

Dorstenia brasiliensis, une rareté enfin disponible

Parmi les nombreuses nouvelles plantes présentées au dernier Salon du Végétal d’Angers (49), il y avait de superbes spécimens de Dorstenia brasiliensis, une plante d’intérieur de la famille des Moracées, donc proche cousine des figuiers et autres ficus.Je ne pensais pas en trouver rapidement dans les jardineries, les nouveautés étant parfois diffusées en petites quantités… Heureuse providence, je suis passé hier samedi sur le quai de la Mégisserie (Paris 1er) et j’ai fait un tour dans le magasin Delbard. Ô surprise, j’ai trouvé deux potées de ce dorsténia rarissime en France. Merci à Monique (la directrice du magasin Delbard), qui a toujours une gamme de plantes si originales. J’ai trouvé deux autres petites merveilles, mais ce sera pour d’autres billets…Alors, ce dorsténia… Superbe et imposant le feuillage, non ?
Pour l’instant je ne sais pas trop comment il va se comporter. J’ai déjà un beau pied de Dorstenia contrajerva, facile à cultiver et si florifère, avec toujours ces fleurs si curieuses, mi végétales, mi animales. Elles sont brun presque noir pour Dorstenia brasiliensis, encore plus insolite !
Ma petite collection de Dorstenia augmente. 4 espèces maintenant, deux espèces à caudex, deux autres à larges feuilles. J’adore !

Il faut rentrer les plantes d’intérieur installées dehors en été

Il est temps de rentrer les plantes d’intérieur installées pendant l’été sur le balcon, la terrasse, dans la cour ou le jardin. Il ne faut plus traîner !

Les nuits sont très fraiches, beaucoup trop même pour la majorité des plantes d’intérieur. J’ai relevé 13°C samedi matin, 12 °C dimanche matin et 11 °C lundi en début de journée. Quand on sait qu’à 12 °C, les Hibiscus x rosa-sinensis attrapent un sérieux coup de froid, il y a péril sur le balcon… Aussi j’ai rentré ma petite orchidée malgache, Angraecum compactum, échangée au Troc Vert de Montreuil et qui a fait trois nouvelles feuilles pendant son séjour estival sur le balcon. J’ai aussi mis à l’abri mon autre petite orchidée, un pied de Masdevallia qui, ô surprise, à un bouton de fleur prêt à s’ouvrir. Retour à l’intérieur aussi pour mes rhipsalis et mes deux dorsténias, qui auront ainsi moins de mal à s’habituer à l’intérieur des pièces qui ne sont pas chauffées pour le moment. Les deux vases de boutures d’impatiens (Impatiens namchawarbensis et I. sodenii subsp. sodenii) et de bégonias préparées en juillet et août dernier ont aussi trouvé le chemin de l’appartement. Le clivia à feuillage panaché a réintégré sa place. Pour une fois, j’ai pu trouvé un emplacement pour chacun et chacune, sans trop tasser, ouf !!!

Plus tôt les plantes exotiques sont remises à leur place dans l’appartement ou la maison, plus facile sera leur adaptation à leur nouvelle situation, car elles retrouvent des températures douces constantes pas trop élevées et l’air des pièces n’est pas encore trop asséché par le chauffage central.
Allez courage, c’est la rentrée des plantes d’intérieur !

Tag-attacks : mes 12 fleurs médaillées

Taggé avant-hier par Guillaume qui avait lui-même été taggé par Caro, ma co-blogueuse sur le blog de Caro & Alain, voici donc mon palmarès des plantes les plus méritantes et les douze médailles que je décerne bien volontiers :
– Dans la catégorie ultra facile à vivre (en fait les plantes pour un débutant) :
Médaille d’or : Pavonia missonium, un petit cousin des hibiscus rose de Chine, qui se pare de petites fleurs d ‘hibiscus rouge vif en été et qui sur mon balcon a résisté dehors à tous les hivers parisiens.Médaille d’argent : la phalangère (Chlorophytum comosum ‘Variegatum’), aussi à l’aise dans l’appartement que dehors sur le balcon, et qui à Paris résiste à tous les hivers depuis presque dix ans. Médaille de bronze : Pinellia pedatisecta, un cousin curieux de l’arum des jardins, aux fleurs en cornet très effilé d’un joli vert amande.
– Dans la catégorie bonne surprise (les plantes réputées difficiles et qui finalement poussent bien sans trop de soins) :
Médaille d’or : Begonia boliviensis, espèce botanique à la floraison si généreuse, chaque année toujours plus abondante.Médaille d’argent : Hibiscus coccineus, qui, malgré un été pourri, me donne de si grandes fleurs.Médaille de bronze : le coeur-de-Marie grimpant (Dicentra scandens), qui atteint chaque année ses trois bons mètres en tous sens, couvert du printemps jusqu’à la fin de l’été de petites grappes de fleurs jaunes.
– Dans la catégorie plante la plus originale :
Médaille d’or : le sauromatum ou arum cornu (Typhonium venosum) à la fleur si animale et puante, suivie d’immenses feuilles très exotiques.Médaille d’argent : Impatiens namchawarbensis, la plus bleue des impatiens.Médaille de bronze : Dorstenia contrajerva, aux si curieuses fleurs et aux grandes feuilles découpées. Et d’une manière générale, je décerne une grosse médaille à toutes les espèces de Dorstenia, si curieuses.
– Dans la catégorie raté de chez raté (vous lui avez fourni des conditions de culture idéales et pourtant elle végète, elle déçoit) :
Médaille d’or : la menthe verte, belle jusqu’en mai et qui se couvre invariablement d’oïdium le reste de l’été, au point de devenir immangeable, laide.Médaille d’argent : les coleus qui ont toujours végété pour finir couverts d’araignées rouges.Médaille de bronze : le chlorophytum Green Orange, une plante d’intérieur aux tiges orange vif, couleur que j’adore, mais qui n’a jamais voulu pousser chez moi. Tant pis !Après cette belle distribution de médailles, je passe maintenant le relais, s’il l’accepte bien sûr, à JeanJi là-haut dans ch’Nord.

Les fleurs araignées de mon dorstenia

Je vous ai déjà parlé d’un de mes dorsténias (Dorstenia contrajerva), plantes que j’adore. J’en ai deux autres, dont un qui est couvert de curieuses fleurs en ce moment.Des fleurs semblables à des araignées à longues pattes, très animales, très graphiques. Le nom de cette espèce m’est inconnu, j’ai oublié de le noter quand je l’ai achetée à Jérome Planche (pépinière Plantes Miniatures). Mais ce dorsténia pousse très vite et ne cesse de fleurir, pour l’instant sur le balcon à l’abri du soleil et dans quelques semaines dans l’appartement, à l’abri du gel.