Archives de mots clés: bulbe

Amaryllis forcé sans eau ni terre

Amaryllis (Hippeastrum) forcé, plante d'intérieur, bulbe à fleurs, Paris 18e (75)
Le vépéciste Bakker propose des bulbes forcés d’amaryllis (Hippeastrum) enveloppés d’une couche de cire et capables de fleurir sans être plantés dans du terreau ou posé sur de l’eau. J’ai testé un premier bulbe avec lequel j’ai obtenu deux hampes florales avec des grandes fleurs rouge vif.

Amaryllis (Hippeastrum) forcé, plante d'intérieur, bulbe à fleurs, Paris 18e (75)Ci-dessus un bulbe forcé d’amaryllis Wax Picasso blanc. La croissance des hampes florales est très rapide après réception et déballage, et on est vraiment surpris quand de ce bulbe relativement petit sort d’aussi grosses fleurs. Sans eau, ni terre !

Après la floraison, le bulbe s’est considérablement ramolli, vidé de toutes ses réserves nutritives. Avec la cire qui l’entoure, aucune racine n’apparaît. C’est donc une culture éphémère, plus longue qu’un bouquet quand même.

Muscari comosum ‘Plumosum’

Potée de Muscari comosum 'Plumosum', École du Breuil, Paris 12e (75)
Les grandes plumes violettes de cette variété de muscari sont particulièrement mises en valeur quand on cultive cette petite plante bulbeuse dans une potée ou une jardinière. La floraison est relativement courte comme pour un grand nombre de bulbes à floraison printanière qui fanent trop vite, mais ce serait dommage de se priver d’un tel plaisir !

Le muscari à toupet (Muscari comosum ‘Plumosum’) apprécie un sol bien drainé, qui reste frais tant que la plante est en pleine végétation. Plantez le à partir du mois de septembre et pendant tout l’automne. Installez-le en plein soleil, en bordure ou dans une rocaille pour une culture en pleine terre. En pleine floraison, ce muscari original ne dépasse pas 15 cm de hauteur.

Les photos ont été prises lors des Journées portes ouvertes de l’École du Breuil.

Un petit iris dans l’hiver parisien

Iris nain (Iris reticulata) en fleur en plein hiver dans la rue des Ardennes, Paris 19e (75)
Ici et là la nature et les jardins nous donnent des signes du retour du printemps de plus en plus proche. Les iris nains (Iris reticulata) sont parmi les premiers messagers de ce réveil printanier.

On trouve en ce moment des petites potées fleuries de ces iris miniatures dans les jardineries et chez les fleuristes. L’hiver étant très doux, il est donc possible de les laisser sur le rebord de la fenêtre, sur le balcon ou de les installer dans une bordure au jardin pour profiter de quelques fleurs dans cette grisaille sinistre et humide.

Les erreurs à ne pas faire avec une potée de lis forcés

Potée de lis forcés
En plein hiver, sans avoir une serre ou une véranda, la première erreur, à mon avis, c’est d’acheter une potée de lis forcés qui n’a rien à faire dans une maison et encore moins dehors quand les gelées menacent. Mais quand on vous l’a offerte et que l’on souhaite la garder (ou que l’on est obligé), voici les erreurs à éviter pour en profiter le plus possible.

Les lis hybrides forcés proposés en potées pendant l’hiver poussent habituellement dehors, en pot sur un balcon ou une terrasse, en pleine terre dans le jardin. Mais les belles fleurs et le feuillage de ces plantes bulbeuses ne résistent pas à la moindre gelée, ni à un coup de chaud et un manque de lumière. Avec une serre ou une véranda pas trop chauffées, on peut conserver sans problème ces plantes forcées, comme les autres bulbes à floraison printanière proposés tout au long de l’hiver. Dans une maison ou un appartement, la culture est plus difficile, pour ne pas dire vouée à l’échec, surtout si vous infligez à votre potée les quelques mauvais traitements suivant :

  1. Placer la potée dans une pièce peu lumineuse, près d’une source de chaleur (radiateur ou cheminée en activité)
  2. Oublier d’arroser et laisser le substrat complètement sécher.
  3. Trop arroser en laissant en permanence de l’eau dans le fond de la soucoupe ou du cache pot.
  4. Sortir la potée à l’extérieur pour la nuit alors qu’il gèle. Ou la laisser en permanence dehors tant que les gelées menacent.
  5. Donner un engrais pour plantes vertes, riche en azote et pauvre en phosphore et potassium.

L’oignon doux des Cévennes

Oignon 'Doux des Cévennes'

C’est la variété d’oignons que je préfère. Elle se caractérise par une chair blanche, une texture fondante et un goût sucré qui permet une utilisation des oignons crus dans les salades composées. Malheureusement, ces beaux oignons rebondis et blonds ne se gardent pas longtemps, il faut vite les consommer.

Oignon 'Doux des Cévennes'

Ce sont les premiers oignons en Europe à bénéficier d’une AOC (appellation d’origine contrôlée) depuis octobre 2003 et d’une AOP (appellation d’origine protégée) depuis juillet 2008. Les oignons ‘Doux des Cévennes’ ont un positionnement haut de gamme et garantissent au consommateur :

  • une provenance : une liste de 30 communes au Sud des Cévennes,
  • un terroir avec des caractéristiques pédo-climatiques particulières liées notamment à la production en terrasses,
  • le respect de savoir-faire traditionnels : production en terrasse, repiquage manuel, récolte manuelle,
  • la typicité du produit, tant sur son aspect que sur ses caractéristiques organoleptiques.

(suite…)

L’amaryllis se prend pour le haricot magique…

Juste avant Noël, je me suis dépêché d’installer deux gros bulbes d’amaryllis forcés sur des vases remplis d’eau pour qu’ils démarrent, en attendant d’être rempotés rapidement à mon retour. Du 23 au 27 décembre, en quatre jours seulement, l’évolution et la transformation de ces bulbes à fleurs est impressionnante.

Bulbes forcés d'amaryllis cultivés en hydroponie

Bulbes forcés d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur des vases remplis d'eau, 23 décembre 2010, photo Alain Delavie

Le 23 décembre, juste intallés, les bulbes montrent à peine leurs boutons floraux, d’une couleur blanc crème sans vert. Les bulbes étaient même un peu mous et fripés du fait du rempotage tardif en saison.

Bulbe forcé d'amaryllis cultivé en hydroponie

Bulbe forcé d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur un vase rempli d'eau, 23 décembre 2010, photo Alain Delavie

Des pousses naissantes sans chlorophylle. Et quelques jours plus tard, le 27 décembre très exactement, le changement est radical après cette mise en culture en hydroponie.

Bulbes forcés d'amaryllis cultivés en hydroponie

Bulbes forcés d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur un vase rempli d'eau, 27 décembre 2010, photo Alain Delavie

Les boutons floraux ont beaucoup poussé et se sont teintés de vert tendre.

Bulbes forcés d'amaryllis cultivés en hydroponie

Bulbes forcés d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur un vase rempli d'eau, 27 décembre 2010, photo Alain Delavie

Les bulbes se sont gonflés d’eau aussi.

Bulbe forcé d'amaryllis cultivé en hydroponie

Bulbe forcé d'amaryllis (Hippeastrum) mis en culture sur un vase rempli d'eau, 27 décembre 2010, photo Alain Delavie

Mêmes les racines ont pris de l’ampleur et de la turgescence.
Bulbes XXL, croissance XXL !

Si je ne les rempote pas, il faut que je trouve d’autres vases plus volumineux, sinon les bulbes tomberont emportés par le poids des tiges et des fleurs qui vont se diriger immanquablement vers la lumière.