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Petite séance de désherbage sur mon balcon

Mauvaise herbe dans une jardinière dégarnie sur mon balcon en hiver, rue de Nantes, Paris 19e (75)

Cette corvée est tellement exceptionnelle sur un balcon ou une terrasse qu’il fallait bien immortaliser l’évènement ! Et quel évènement, puisque en tout et pour tout, je n’avais qu’un malheureux petit pied de mauvaise herbe à arracher dans l’une des  mes grandes jardinières. Trop facile !!!

Arrachage d'une mauvaise herbe dans une jardinière dégarnie sur mon balcon en hiver, rue de Nantes, Paris 19e (75)

Ce petit pied d’herbe (on dirait du chiendent) a du arriver avec la terre du pied de cymbalaire planté juste à côté au début de l’automne dernier. Sur mon balcon, les mauvaises herbes ont toujours été rares, le plus souvent absentes. C’est un des privilèges du jardinage en pot et en hauteur. Très peu ou pas de mauvaises herbes, encore moins de limaces, d’escargots, de taupes ou de mulots… Ce sont plutôt les plantes qui se ressèment dans les potées et les jardinières là où le sol est suffisamment dégagé de tout feuillage.

Désherbage bio bien sûr ! À la main, même pas de binette ou de gouge, les conditions météorologiques étaient favorables, le jardinier avait plein d’ardeur… Une séance vite terminée (LOL).

PS : non, je n’irai pas vous aider à désherber, les bonnes choses il ne faut pas en abuser.

Galinsoga : une mauvaise herbe très envahissante

Véritable peste pour les jardins dans lesquelles elle a le malheur de se semer et ressemer, le galinsoga cilié compte parmi les mauvaises herbes envahissantes et pénibles à éradiquer.Avec la fin de l’été, on devient souvent plus négligeant dans le jardin, on tolère quelques pieds de mauvaise herbe qui ont vite fait de fleurir à qui mieux mieux. Erreur fatale !
Comme toute mauvaise herbe qui se respecte, le galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata) se ressème à tout va si on a le malheur d’oublier d’arracher les pieds avant qu’ils ne fleurissent. Cet oubli signe le début de l’invasion ! Et ne vous réjouissez pas quand les gelées viennent trucider cette petite plante annuelle, car les graines qui se sont répandues par centaines voire milliers n’auront de cesse de repousser au printemps suivant, dès que les températures s’adoucissent.
Dans une planche de potager sans légume, mais envahie de galinsoga, le meilleur moyen pour l’éliminer, c’est de couvrir avec des cartons ou une bache plastifiée opaque. Dans les rangs de légumes ou de fleurs, il faut jouer de la binette fréquemment, pour arracher les jeunes plants le plus tôt possible. Un coup de binette, on déracine la plante et on la laisse sécher sur place. Dans les potées et jardinière, une inspection hebdomadaire est de rigueur, avec arrachage systématique.
Allez courage !

Chantiers d’arrachage du raisin d’Amérique en forêt de Fontainebleau

Des chantiers d’arrachage du raisin d’Amérique sont organisés en forêt de Fontainebleau les 13, 19 et 27 septembre et les 3, 11 et 17 octobre 2008.
Le raisin d’Amérique (Phytolacca decandra) est une plante d’Amérique du Nord envahissante. C’est une Hémicryptophyte très toxique pour tous les mammifères. Voici quelques informations :
1 – Très grande plante herbacée, vivace par sa racine pivotante. Les tiges tombent à la base
en hiver. Les feuilles sont grandes et ovales-allongées, vert-pale. Elle est très facile à identifier.
2 – Toutes ses parties sont toxiques parfois mortelles par ingestion (humains et tous les
autres mammifères omnivores ou herbivores).
3 – Son plus grave défaut est d’être très envahissante : elle provoque une perte de bio-
diversité.
4 – Parmi les composés toxiques : protéines hémagglutinantes, saponines, saponosides,
Béta-cyanines, Lectines, acides Jaligonique et Phytolaccagénique. D’autres recherches sont en cours.
5 – Effets sur des mammifères par ingestion : brûlures du tractus digestif, diarrhées
sanglantes, vomissements, modification de la formule sanguine (leucocytes), embolies, asphyxies. Les humains doivent être hospitalisés.
Le caractère envahissant est le plus grave car il provoque une perte de biodiversité envers
la flore indigène, souvent fourragère, ce qui a pour effet, par enchainement naturel, une dénutrition de la faune locale.
Des chantiers d’arrachage du raisin d’Amérique ont été initiés dès juin 2003 au sein de l’Association des J.B.P.P.F. lors d’un voyage d’étude en forêt de Fontainebleau et des Trois-pignons. Cette activité civique de protection de la Biodiversité a été appuyée et fréquentée par des membres d’associations diverses : MNHN, SNPN, ANVL, LPO, CAF, ADA-IF, IUFM de Bonneuil, etc. En tout premier lieu, l’ONF a autorisé ces chantiers et a proposé un protocole d’action rédigé en commun et suivi par le groupement des arracheurs. Il faut préciser que l’U.I.C.N. a enregistré le raisin d’Amérique dans la catégorie des pestes végétales avérées et ce, au niveau international ; c’est dire la réalité des dangers provoqués par cette plante.

Le groupement des arracheurs est informel : les volontaires viennent lorsqu’ils le peuvent. Rendez-vous à la gare de Fontainebleau sur le parking : arrivées à 09h00 puis co-voiturage par les véhicules autorisés.
Renseignements complémentaires auprès de :
C.L. ROTH, Conservateur du Parc et Jardin botanique,
Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort,
Parc et Jardin botaniques,
Graineterie de Plantes Entomophiles,
7, Avenue du général de Gaulle,
94704 Maisons Alfort Cedex.
Tél. : 01 43 96 73 33.
Fax : 01 43 96 73 33.