Archives de mots clés: 2011

2 249 975 parisiens dans la capitale en 2011

Logo de l'INSEE
Entre 2006 et 2011, la Ville de Paris a gagné 68601 habitants, soit une évolution de 0,6%, mais 21% de la croissance régionale, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) qui vient de publier son rapport annuel.

Paris a contribué ainsi fortement à la croissance démographique de l’Île-de-France. Celle-ci compte désormais 11 852 851 habitants.
Les plus fortes hausses dans la capitale sont enregistrées dans les XVIe et XVIIIe arrondissements. Par contre, les Ier, IVe, Ve et VIe arrondissement ont perdu des habitants.

Le saviez-vous ?
Les populations légales millésimées 2011 entrent en vigueur le 1er janvier 2014. Elles ont été calculées conformément aux concepts définis dans le décret n° 2003-485 du 5 juin 2003. Leur date de référence statistique est le 1er janvier 2011. Ces populations sont disponibles pour les différentes circonscriptions administratives existant au 1er janvier 2013 dans leurs limites territoriales à cette date.

(Source : INSEE, Recensement de la population 2011 – Limites territoriales au 1er janvier 2013)

2011, l’année la plus chaude en France depuis 1900

Après une année 2010 particulièrement fraîche en France métropolitaine (la plus froide de ces deux dernières décennies à égalité avec 1996), l’année 2011 se révèle être l’année la plus chaude que l’Hexagone ait connue depuis 1900.

Avec une température moyenne annuelle dépassant de 1,5 °C la normale*, l’année 2011 détrône ainsi l’année 2003 qui détenait le précédent record** avec un écart de température de +1,3 °C. Le printemps et l’automne remarquablement chauds ont largement contribué à faire de l’année 2011 une année exceptionnellement chaude. En effet, le printemps 2011 se positionne au premier rang des printemps les plus chauds** et l’automne 2011 au second rang des automnes les plus chauds**.

Copyright Météo France

Par ailleurs, tous les mois de l’année 2011 ont été plus chauds que la normale*, à l’exception notable de juillet 2011 qui, avec une température moyenne inférieure de 1,3°C à la normale*, a été le mois de juillet le plus frais de ces trente dernières années.

A la faveur d’un printemps exceptionnellement sec (le plus sec depuis au moins 1959), mais aussi d’un automne bien sec, 2011 compte parmi les années les plus sèches que la France ait connues au cours des cinquante dernières années. Cumulée sur l’ensemble du pays, la quantité d’eau recueillie en 2011 se situe sensiblement en-dessous de la normale* annuelle avec un cumul de pluie déficitaire d’environ 17%. Par ailleurs, ce diagnostic global masque certaines disparités géographiques. En effet, si les précipitations ont été très inférieures à la normale sur la quasi-totalité du pays (en particulier sur le quart Sud-Ouest de la France où les déficits atteignent 40%), les régions méditerranéennes ont recueilli une quantité d’eau proche ou supérieure à la normale*. Ces régions ont ainsi connu plusieurs épisodes méditerranéens de fortes précipitations en mars, octobre et novembre 2011.

Grâce à des conditions printanières exceptionnelles mais aussi à l’automne très ensoleillé, les durées d’ensoleillement cumulées sur l’année s’avèrent sensiblement supérieures à la moyenne*** sur la majeure partie de l’Hexagone, avec toutefois un ensoleillement moins remarquable sur les régions méditerranéennes.

Plusieurs événements météorologiques remarquables ont jalonné cette année 2011 : le printemps exceptionnellement chaud et sec, un mois de juillet remarquablement frais et pluvieux, un épisode de chaleur remarquable fin septembre début octobre, des épisodes méditerranéens de fortes pluies à l’automne entraînant de graves inondations dans le Sud-Est de la France et une importante tempête hivernale à la mi-décembre.

(Sources : Météo France)
* moyenne de référence 1971-2000
** depuis 1900
*** moyenne de référence 1991-2000

2011, l’année la plus chaude en France depuis un siècle

Hier mardi 27 décembre 2011, Météo-France a annoncé que l’année 2011 a été l’année la plus chaude en France depuis le début du XXe siècle, avec des températures moyennes à l’échelle nationale de 13,6 °C, supérieures de 1,5 °C à la normale.

Le précédent record de chaleur depuis que l’on fait des relevés météorologiques en France était l’année 2003. La moyenne annuelle des températures avait dépassé la normale de 1,3 °C.

Le printemps 2011 a été exceptionnellement chaud, avec des températures dépassant en moyenne de 4 °C les normales saisonnières en avril.
L’automne a lui aussi été particulièrement doux, avec un mois de novembre classé deuxième mois de novembre plus chaud depuis 1900, avec une moyenne des températures supérieure de 3 °C à la normale.

Plus globalement, tous les mois de 2011 ont dépassé la normale, sauf le mois de juillet, qui a été frais, avec un déficit de 1,3 °C par rapport à la normale.

Ces températures élevées se sont accompagnées d’un fort déficit pluviométrique, avec des précipitations environ 20 % inférieures en moyenne à l’échelle du pays, sauf dans le Sud-Est, où les pluies diluviennes du mois de novembre ont permis d’atteindre la normale.

(Sources : Le Monde.fr, AFP et Météo-France)

Des nouvelles de la nature en Île-de-France : Indicateurs d’état de santé 2011

La biodiversité francilienne n’échappe pas à l’érosion observée au niveau national : encourageons le développement du vivant en modifiant nos pratiques !

Les troisièmes rencontres naturalistes d’Île-de-France ont été l’occasion pour Natureparif de dresser un nouveau bilan de l’état de santé de la biodiversité en Île-de-France, un an après la parution des premiers indicateurs régionaux. Et cette année 2011, plus qu’un état des lieux, c’est la capacité de reconquête du vivant que l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France a souhaité analyser en proposant quelques indicateurs de résilience soigneusement sélectionnés. Cette faculté de la nature à retrouver un fonctionnement et un développement normal après d’importantes perturbations a été explorée à travers de 5 grands groupes d’espèces : les oiseaux, les papillons, les chauves-souris, les escargots et les végétaux.

La situation des oiseaux de la Région se confirme : une régression des effectifs est constatée sur l’ensemble des groupes, exceptées les espèces spécialistes du bâti. Plus inquiétant encore, alors que les effectifs de l’ensemble des espèces observées en France augmentent au niveau national, ceux-ci baissent en Île-de-France.

On s’aperçoit également qu’il est souvent difficile pour la biodiversité de s’approprier le milieu urbain (comme la diminution du parasitisme de la piéride du chou en ville), mais qu’une reconquête de celui-ci par le vivant est possible si nous changeons nos pratiques et laissons faire la nature.

C’est notamment le cas dans les jardins privés, où les données recueillies par les participants de l’Observatoire des jardins ont permis de prouver que plus de naturalité (présence de « mauvaises herbes » et de friches ou d’espaces laissés libres), une offre nectarifère élevée et pas de pesticides, permettaient aux citoyens d’accueillir plus de papillons et d’escargots dans leurs jardins, même au cœur des villes.

Pour finir, les milieux agricoles et forestiers franciliens se montrent moins accueillants pour les oiseaux (plus de la moitié des espèces menacées le sont dans ces deux types de milieux), et les végétaux que ces mêmes milieux au niveau national. En ce qui concerne les chauves-souris, on s’aperçoit ici aussi que les pratiques et le paysage ont beaucoup d’influence : elles se développent mieux dans les boisements constitués d’arbres anciens (quatre fois plus de Noctules de Leisler dans les boisements avec des arbres de plus de 50 cm de diamètre) et sur les parcelles agricoles séparées physiquement par des haies (deux fois plus d’individus).

Cette étude démontre donc que la biodiversité francilienne n’échappe pas à l’érosion observée au niveau national et met en lumière l’importance de changer notre rapport à la biodiversité et nos pratiques : plus de laisser faire, pour favoriser la résilience et encourager le développement du vivant !

(suite…)

Solstice d’hiver

L’hiver arrive ! En 2011, le solstice d’hiver se produit aujourd’hui jeudi 22 décembre à 6h 30m 4,04s en heure légale française.

Cette date marque le début officielle de la saison hivernale.
C’est la date où, sous nos latitudes, le Soleil se lève le plus au sud-est et se couche le plus au sud-ouest. C’est également la date où la durée de la nuit est maximale et la durée du jour est minimale. À partir du solstice d’hiver les jours recommencent à croître, mais pas de manière symétrique le matin et le soir. En effet nous utilisons comme échelle de temps un Soleil moyen, ainsi le Soleil continue de se lever en temps moyen de plus en plus tard même après le solstice (jusqu’au 2 janvier), alors qu’en début de mois de décembre, l’heure du coucher du Soleil décroît jusqu’au 13 décembre puis se met à croître.
(suite…)