terrariophilie

L’univers des terrariums

Commande d’aquariums bien arrivée

Ne trouvant pas mes aquariums Nano cube 10 litres Dennerle vides de tout accessoire dans Paris, je me suis résolu à passer une commande sur Internet, sur le site Goldfish.fr, spécialiste en aquariophilie et terrariophilie. Les deux bacs sont arrivés aujourd’hui, en parfait état.

J’étais un peu inquiet, car le transport était effectué par Chronopost. Invariablement, le livreur n’appelle pas par téléphone et ne sonne pas à l’interphone. Résultat je me retrouve toujours avec un avis pour cause d’absence (sic !). Et j’ai du encore une fois faire la queue à La Poste. Moins longtemps que je ne le craignais. Finalement j’ai pu transporter dans les bras mes deux petits bacs vides, pas trop lourds. Et les deux lampes qui vont les éclairer. Un premier essai concluant. Service impeccable, rapide, précis, bravo à Goldifsh.fr !

Il ne me reste plus qu’à installer ces deux bacs, qui ne deviendront pas des aquariums, mais des terrariums. Pour des plantes qui devraient bientôt m’arriver de fort loin, pas voie postale aussi. Encore des inquiétudes tant qu’elles ne seront pas chez moi, bien vivantes…

Mini terrarium pour Chirita tamiana

Il y a une semaine je vous montrais mon mini terrarium pour mes orchidées bijoux. J’en ai un deuxième, planté d’une petite Gesnériacée : Chirita tamiana.

Cette plante qui tient dans le creux de la main est donc de la famille des saintpaulias, des codonanthes, des épiscias, des columnéas et des aeschynanthus. Jamais proposée en France à ma connaissance, il est possible de l’acheter en Angleterre, chez Dibleys Nurseries. Mes pieds sont issus de graines que j’avais récolté il y a quelques années sur des pieds que je cultivais dans un grand terrarium, à partir de semences diffusées par la Gesneriad Society, société américaine consacrée aux Gesnériacées, dont je suis membre depuis… Je ne compte plus ! Bref, dès que cette espèce a été diffusée (la Gesneriad Société propose un service de vente de graines avec une liste incroyable d’espèces, régulièrement mise à jour), j’ai commandé des graines et j’ai obtenu facilement des plants, qui fleurissent en quelques mois à peine quand ils sont cultivés en terrarium sous éclairage artificiel.

La plante n’est peut être pas très spectaculaire, mais elle est résolument charmante, tout simplement ! Elle forme une rosette de feuilles ovales vert vif brillantes d’où sortent les hampes florales. Les fleurs sont tubulaires, blanches avec deux marques violettes au coeur. Elles donnent ensuite un fruit allongé, très effilé, rempli de graines très fines (photo ci-dessous). Dans un terrarium, les semences germent facilement, il faut même surveiller pour que les plantes ne soient pas trop serrées. Car cette espèce est vraiment facile à cultiver, même à l’air libre si j’en crois la réussite de Plantine. Pour ma part, je les ai toujours cultivées dans un terrarium éclairé.

Mes plants sont maintenant installés dans un aquarium Nano cube 30 litres Dennerle, le même que celui utilisé pour mes crevettes. J’ai simplement doublé l’éclairage, 2 x 11 watts. J’attends maintenant qu’elles reprennent et se remettent à pousser dans leur nouveau territoire qui leur est entièrement dédié. Jusqu’ici, je les cultivais dans un grand terrarium avec des bégonias, mais ces derniers sont décidément trop envahissants, je devais sans cesse surveiller pour que mes chiritas ne soient pas étouffés. En terrarium, tout va très vite… Des plantes trop serrées, une feuille qui pourrit et c’est toute une branche ou une touffe qui périt. Aussi, j’ai maintenant un grand terrarium à bégos, un petit à orchidées bijoux, un petit à chiritas. J’en ai d’autres en préparation, mais je dois d’abord trouver le meuble qui va les supporter.

Un peu d’histoire concernant cette espèce miniature, tiré de l’article de John Boggan, du département de botanique du Smithsonian Institute à Washington, publié fin 1999 dans le journal de la Gesneriad Society, qui s’appelait à l’époque The Gloxinian : il y a à peu près 20 espèces de chiritas au Vietnam, et, exception faites de deux espèces annuelles de la section Microchirita considérées comme des mauvaises herbes, les espèces sont très peu connues. Chirita tamiana a été récoltée par une expédition de botanistes russes et vietnamiens en 1986 sur le mont Tam Dao, au Nord Ouest d’Hanoi, la capitale du Vietnam. Les premières plantes ont fleuri au jardin botanique de Saint-Petersbourg en 1991. Elle a transité ensuite par les jardins botaniques de Liberec (République tchèque), l’Université de Vienne et le Royal Botanic Garden d’Edinburgh en Écosse. Elle a été importée aux Etats-Unis par Anna Weitzman, collègue de John Boggan lors d’un voyage effectué en mai 1998 au Royal Botanic Garden. À l’époque, la plante a été introduite sous le nom erroné de Chirita eberhardtii. Il s’agissait en fait d’une espèce encore non dénommée, ce qui fut fait en 1999 lors de la convention de l’American Gloxinia and Gesneriad Society (devenue depuis la Gesneriad Society) qui se déroulait à Nashville, Tennessee (USA) : Chirita tamiana B. L. Burtt.

Le type a été cultivé au Royal Botanic Garden d’Edingburgh sous le n° 199811743 (E). Origine : N. Vietnam, Prov. Vinh Phu, Tam Dao (NO de Hanoi), coll. Soviet-Vietnamese Expedition 1986, N° 114.

Mini terrarium pour orchidée bijou

De mon séjour en Bretagne et de mon passage dans le Jardiland de Cap Malo, j’ai rapporté deux beaux pieds d’orchidée bijou, Macodes petola. Je les ai installés dans un petit aquarium avec un troisième pied acheté lors du salon Edenia en mars dernier.

J’ai investi dans un aquarium Nano Cube Dennerle 20 litres (environ 25 cm de côté), avec une lampe de 11 Watts. Je ne sais pas encore ce que donneront ces orchidées miniatures assez difficiles à cultiver semble-t-il selon ce que j’ai pu lire sur la Toile, mais dès la plantation, je trouve l’ensemble plutôt séduisant.

Le petit pied acheté à Edénia au printemps dernier a déjà bien poussé dans un autre grand terrarium rempli de bégonias, il a même fait une hampe florale, donc la culture sous verre a du lui plaire quand même. Le tout, c’est de ne pas trop détremper le substrat, composé de tourbe et de perlite.

Pourquoi un mini terrarium ?

  • Je trouve ça extrêmement décoratif quand les plantes sont poussées.
  • C’est une culture propre : pas d’eau sur le parquet, de terre ou de fleurs qui tombent sur la moquette.
  • Ca ne prend pas beaucoup de place et on peut facilement l’installer n’importe où, puisque l’éclairage est artificiel.
  • L’entretien est très réduit, un arrosage de temps à autre, quelques nettoyages pour enlever fleurs et feuilles fanées, c’est tout !
  • La culture en terrarium fermé permet d’avoir une atmosphère plus humide que celle de l’appartement beaucoup trop sèche pour la plupart des plantes exotiques des forêts humides. Un milieu idéal pour cultiver un grand nombre de raretés délicates.

La bouture du Begonia pavonina est réussie !

Il y a quelques mois maintenant, je vous parlais de ma petite bouture du célèbre bégonia bleu de Patrick Blanc, Begonia pavonina. Une feuille mise à raciner dans un grand terrarium. 2 petites feuilles sont apparues, la reprise est assurée.
La feuille mère s’est presque complètement décomposée, laissant la place aux nouvelles feuilles. Il va falloir maintenant que la plante se développe, prenne de l’ampleur et, je l’espère, se pare de ses superbes reflets bleus. Quelques mois de patience !

Après le bégonia bleu, un sublime bégonia rose

Avec cette météo glaciale et les journées si courtes, je délaisse le jardinage en extérieur pour m’occuper davantage de mes plantes d’intérieur. Aujourd’hui je vous présente un de mes bégonias au feuillage rose fluo, hélàs introuvable dans le commerce en France : Begonia ‘Martin’s Mystery’.Chez moi il pousse vite et beaucoup dans un terrarium éclairé par des tubes fluorescents environ 14 heures par jour, le bac ne recevant pas la lumière du jour. Facile tant qu’elle bénéficie d’une forte hygrométrie, cette espèce est vraiment d’un rose intense, aussi bien les tiges que les feuilles rondes, avec à peine quelques marques vert argenté le long des nervures. Je ne suis pas un fan du rose, mais ce bégonia je l’adore !

Bégonia bleu, un rêve devenu réalité

Collectionneur de bégonias, je rêvais depuis de nombreuses années du célèbre bégonia bleu (Begonia pavonina) découvert et importé par le non moins célèbre botaniste Patrick Blanc. Et bien j’ai eu l’immence bonheur de recevoir une bouture vendredi dernier.Une belle feuille non enracinée, bien saine, envoyée de façon très astucieuse dans une boite à CD. Un colis parfait, qui protège bien le végétal et permet de le faire voyager dans une enveloppe matelassée.
Il s’agit de la forme à feuilles rouges au revers et vert bronze sur le dessus. Aussitôt reçue, aussitôt placée dans mon grand terrarium, en attendant de l’installer dans un petit terrarium particulier, qui lui sera uniquement réservé.Car ce beau bégonia, qui ne semble pas bien particulier quand on voit la feuille comme cela, s’il reprend, devrait un jour présenter le fameux phénomène qui le rend si exceptionnel par rapport aux autres bégonias et plantes : son reflet bleu fluorescent incroyable. Comme ceci…(Photos prises en décembre 2006 lors de l’exposition Folies Végétales présentée par Patrick Blanc à l’espace Electra de la fondation EDF, dans le 7ème arrondissement à Paris)