potée ou jardinière

Tout ce qui concerne les potées, jardinières ou suspensions, d’intérieur ou d’extérieur.

De l’utilité de rempoter vite et bien !

Je vous ai parlé le week-end dernier de ma belle petite impatiens à grosses fleurs jaunes. Cette semaine, malgré le temps gris et souvent pluvieux, j’ai eu les plus grandes difficultés à la maintenir suffisamment arrosée, non pas par négligence, mais parce que le substrat dans lequel elle était plantée séchait en quelques heures à peine. Parfois du matin au soir. Il faut dire aussi que le pot de la suspension était de dimensions réduites.Il s’en est fallu de peu que je la perde même, car je l’ai souvent retrouvée fanée la pauvre !
Ce matin, séance de rempotage pour l’installer dans un plus gros pot. En principe, c’est la dernière pour cette année, tout est maintenant en place.
Quelle ne fut pas ma surprise en dépotant la motte de voir que le substrat n’était qu’un mélange de laine de verre et de gros morceaux de polystyrène. Inerte et très drainant ! Je comprends mieux maintenant pourquoi il s’asséchait aussi vite. Certainement très adapté à une culture sous serre avec un arrosage automatique et une forte humidité atmosphérique, mais pas du tout pour le plein air.
J’espère que la plante va vite refaire de nouvelles racines et coloniser le terreau que je lui ai mis. Mais en attendant, je vais encore surveiller les arrosages…

Derniers achats pour le balcon, maintenant bien planté

Journée grise et fraîche avec petite averse. Pas terribles le printemps et le mois de juin cette année.
13 °C ce matin, pour un peu on apprécierait un peu de chauffage, mais en juin quand même !

Cela n’empêche pas la potée d’Epicactus de poursuivre sa floraison. Un peu de couleur dans la grisaille, ça fait du bien.
J’ai quand même fait un petit tour sur le quai de la Mégisserie et le marché aux fleurs sur l’Île de la Cité. Ne trouvant pas ce que je cherchais, j’ai décidé de faire un grand saut jusqu’à Neuilly, pour découvrir la jardinerie Hermès. Un petit périple en métro, vite fait. La jardinerie est juste à côté de la sortie du métro (ligne 1, Pont de Neuilly).
Un choix très intéressant et varié, avec une offre importante de plants à l’unité, une attention bienvenue pour le citadin en mal de place. De très belles poteries aussi. J’ai craqué pour une plante cigarette (Cuphea ignea), un Begonia Bonfire et un plant d’impatiens Walleriana-Hybride « géante » aussitôt plantés. Cette variété d’impatiens est aujourd’hui rarement présentée, hormis quelques plants sur les quais de la Mégisserie, mais vendus par barquettes. Et pourtant, cela change des habituelles impatiens nanifiées à l’extrême. Ras le bol du tapis ou du coussin court sur pattes que nous impose les hybrides récents, j’aime l’opulence. Si l’été n’est pas trop sec (sic !), mon pied d’impatiens devrait atteindre 60 à 80 cm de hauteur.
Toutes ces fleurs sont de couleur rouge vif, comme les bégonias Dragon Wing et l’épicactus. Mais il y a beaucoup de vert sur le balcon, donc ce n’est jamais criard. Et puis j’aime bien le rouge, et l’orange aussi.
J’ai aussi acheté un tuteur cercle pour mon pied de corète du Japon, qui s’étale un peu trop dans tous les sens. Simple, discret et efficace comme système. Et facile à poser ! Au fait, les pigeons ne sont pas revenus écraser ma touffe de coeur-de-Marie blancs.

Dedans ou dehors, l’aspidistra résiste !

Il y a quelques jours je vous ai parlé d’une petite misère que j’adore. Aussi à l’aise dans l’appartement que dehors sur le balcon, cette petite plante n’est pas la seule à pouvoir passer de l’intérieur à l’extérieur. Les aspidistras aussi !

Je possède une belle touffe d’aspidistra à feuillage ponctué (Aspidistra elatior ‘Maculata’ ou ‘Milky Way’ selon les origines) qui est installée sur mon balcon depuis plus de quatre ans, car bien trop volumineuse pour rester dans ma salle de séjour. Elle a passé sans encombre les hivers, quelques feuilles ont bruni et séché, mais c’était plus du au manque d’arrosage qu’au froid.

Au printemps, avec un peu de sang desséché et de corne torréfiée, les nouvelles feuilles sont vite nombreuses.
A placer à l’ombre impérativement, c’est la seule véritable exigence de cette plante robuste, jamais malade.

Dernier achat : une belle impatiens à fleurs jaunes

Journée de samedi passée dans les très beaux jardins du château du Lude (72) pour la fête des plantes, la remise du prix P.-J. Redouté et les rendez-vous aux jardins.
Temps difficile, énorme orage en début d’après-midi avec des trombes d’eau, mais cela ne m’a pas empêché de trouver une petite plante nouvelle pour mon jardin suspendu.
Une belle impatiens à port retombant et grosses fleurs jaune d’or. Elle m’a été vendue pour Impatiens repens, mais les fleurs sont vraiment trop grosses je trouve…
Qu’importe le nom, la plante me plaît énormément ! Une nouvelle recrue vivement colorée qui va rejoindre mon balcon.

Balcons et terrasses : osons, osez d’autres plantes !

La gamme des plantes pour les potées d’été s’enrichit de nouvelles variétés chaque année, mais nos fenêtres, nos balcons et nos terrasses s’ornent presque toujours des mêmes plantes.
Géraniums, pétunias, gazanias et sauges pour le plein soleil; petits bégonias à massifs, impatiens et fuchsias pour les endroits ombragés. Et pourtant, ce ne sont pas les espèces qui manquent parmi les plantes vivaces ou annuelles pour décorer ces minis jardins entre terre et ciel. Comme le Saruma dont je vous ai déjà parlé.
Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une misère extraordinaire : Gibasis geniculata (à gauche sur la photo, en compagnie d’un plectranthus panaché).
Feuillage vert foncé et brillant, petites feuilles ovales et pointues, tiges grêles et innombrables petites fleurs blanches : rien de spectaculaire, mais une grace infinie associée à une excellente vigueur.
Si vous allez dans une jardinerie, vous la trouverez dans le rayon des plantes d’intérieur, le plus souvent proposée en suspension. C’est une excellente plante d’intérieur, mais aussi d’extérieur ! Je la cultive sur mon balcon depuis que je suis revenu vivre dans Paris, cela fait déjà dix ans. Et bien elle a supporté la plupart des hivers, même sans protection. Son feuillage disparaît si les gelées sont un peu fortes, mais elle repousse souvent au printemps, plus ou moins tôt selon la rigueur de la mauvaise saison. Et sa croissance rapide lui permet de reformer une belle touffe, jamais trop encombrante, dans une jardinière ou dans une suspension.Il faut l’installer à l’ombre ou à la mi ombre, car elle n’aime pas le chaud soleil du midi. Seules ou en compagnie de bégonias, d’impatiens, de fuchsias ou de plantes vivaces rustiques aimant l’ombre comme les hostas ou les fougères.
Comme toute les misères, elle se bouture facilement, dans l’eau ou même directement dans du terreau, le printemps et l’été étant les meilleures périodes pour cette opération.
De toutes les misères les plus fréquemment proposées, c’est certainement la plus florifère que je connaisse. Elle se couvre en permanence de petites fleurs simples blanc pur, si fine que l’on dirait du gypsophile. Je ne m’en lasse pas…

Le Saruma et moi…

Au royaume de l’ombre, le Saruma est roi…
J’ai découvert cette plante vivace de la famille des aristoloches il y a quatre ans maintenant. Avec juste un petit plant fleuri acheté chez Sandrine et Thierry Delabroye (59) lors d’une des éditions printanières des journées des plantes de Courson (91). Depuis la touffe s’est étoffée, n’a cessé de fleurir et s’est même ressemée dans la grande jardinière où je l’ai installée.
Jamais malade, résistant aux coups de soif pas trop prolongés, bien rustique et incroyablement florifère sur mon balcon ensoleillé seulement le matin jusqu’à 11 heures. Une plante idéale, pas vraiment spectaculaire mais fort sympathique… Je ne m’en lasse pas et ne m’en séparerais pour rien au monde.
Jardiniers des villes ou jardiniers des champs, si vous avez un coin ombragé inoccupé, pensez au Saruma henryi, il vous le rendra en fleurissant de la fin de l’hiver jusqu’au coeur de l’automne suivant. Avec un minimum de soins, quelques arrosages pour garder le sol frais et une taille de nettoyage à la sortie de l’hiver pour éliminer les tiges mortes.
Une valeur sûre à découvrir et à faire connaître !