maladie ou ravageur

Les parasites des plantes qui provoquent des maladies ou des dégâts pouvant entraîner le dépérissement des végétaux atteints

Clématite grignotée

Fleur de clématite 'Blue River' au printemps sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)Ma belle clématite a recommencé sa floraison, mais en faisant un tour hier sur mon balcon, je me suis aperçu qu’une des fleur était sérieusement grignotée. Les découpes effectuées dans les pétales ne laissent aucun doute, ce sont les méfaits des otiorhynques.

Les limaces et les escargots n’étant pas un problème sur mon balcon haut perché, et les grignotages étant disposés sur le pourtour des pétales, les fautifs sont vite désignés. Et cela ne m’étonne guère car j’ai déjà vu quelques adultes d’otiorhynque que j’ai vite éliminés.

Il est temps d’agir et d’effectuer un arrosage avec des nématodes pour réduire la population de ce ravageur très fréquent dans Paris…

Découverte de Plathelminthes invasifs géants en France et dans les territoires français d’outre-mer

Logo Muséum National d'Histoire Naturelle

Le 22 mai dernier, le Muséum national d’Histoire naturelle a envoyé une alerte à l’attention de la presse concernant la découverte de Plathelminthes terrestres, des vers plats géants invasifs, sur le territoire français métropolitain et ultramarin. Une menace pour nos vers de terre et la vie des sols.

Une conséquence de la mondialisation et de l’accroissement des échanges internationaux de marchandises est l’introduction d’espèces exotiques envahissantes. En France, on a ainsi vu arriver récemment le frelon asiatique, l’écureuil de Corée et le Plathelminthe de Nouvelle-Guinée. La découverte de ce dernier a donné lieu au lancement en 2013 par le Muséum national d’Histoire naturelle d’un appel à témoins sur les Plathelminthes terrestres (vers plats). Une équipe de chercheurs dirigée par Jean-Lou Justine de l’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité (ISYEB – Muséum / CNRS / Sorbonne Université / EPHE), a ainsi étudié pendant 5 ans quelque 700 contributions de citoyens. Il s’agit de la première enquête d’envergure sur le sujet en France métropolitaine et territoires français d’outre-mer, basée sur les sciences participatives, dont les résultats sont publiés dans PeerJ.

Bipalium kewense, prédation en France, photo Pierre Gros - CCBY4-0
Cinq espèces de Plathelminthes bipaliinés (des genres Bipalium et Diversibipalium), originaires d’Asie, ont été rapportées sur le territoire français métropolitain et ultramarin : Guadeloupe, Martinique, Saint Martin, Saint Barthélemy, Guyane Française, Réunion, Mayotte mais aussi en Suisse, à Monaco et au Portugal. La moitié des observations en France métropolitaine est localisée dans le seul département des Pyrénées-Atlantiques. Deux de ces cinq espèces sont des géantes parmi les Plathelminthes terrestres, atteignant jusqu’à 40 cm de long. Les bipaliinés sont des prédateurs de la faune du sol, notamment des vers de terre, et représentent donc une menace pour la biodiversité des sols et leur équilibre écologique – ils sont capables de tuer des proies jusqu’à 50 fois plus lourdes qu’eux ! De plus, ces espèces se reproduisent par scissiparité (reproduction asexuée), moyen efficace pour une espèce invasive d’envahir rapidement un territoire. Même si une évaluation de leur impact écologique sur la biodiversité locale est nécessaire, les bipaliinés correspondent bien à la définition des espèces exotiques envahissantes.

Bien que l’invasion ait commencé il y a 20 ans – certains témoignages remontent jusqu’en 1999 -, les chercheurs n’ont trouvé aucune publication scientifique sur la présence de bipaliinés en France. Il est paradoxal que l’invasion d’un pays développé, en Europe, par des animaux aussi spectaculaires, n’ait attiré l’attention d’aucun scientifique ni d’aucune institution. Cela montre bien la méconnaissance de tous les acteurs dans ce domaine ; il va falloir pallier ce manque d’information sur les Plathelminthes terrestres qui seront de plus en plus souvent rencontrés en Europe par les citoyens et les professionnels de l’agriculture, de l’aménagement paysager, des sciences vétérinaires et de la médecine.

Référence
Jean-Lou Justine, Leigh Winsor, Delphine Gey, Pierre Gros, Jessica Thévenot. Giant worms chez moi! Hammerhead flatworms (Platyhelminthes, Geoplanidae, Bipalium spp., Diversibipalium spp.) in metropolitan France and overseas French territories.
PeerJ. 22 mai 2018 – DOI : 10.7717/peerj.4672

Article (en anglais) en accès libre: https://peerj.com/articles/4672

Avec le retour des beaux jours, gare aux tiques !

Affiche "Une tique vous a piqué", Citique, AnsesLes balades en milieux naturels, notamment en forêt et les activités dans les jardins reprennent avec le retour de températures plus agréables. Particulièrement actives au printemps et à l’automne, les tiques restent le plus important vecteur d’agents pathogènes responsables de maladies infectieuses en Europe. Une simple piqûre peut entraîner la transmission de la bactérie responsable de la maladie de Lyme, principale maladie liée aux tiques en France. Un communiqué de presse de l’Anses en date du 15 mai 2018 incite à la vigilance.

Les tiques sont des acariens que l’on retrouve principalement en forêt et aussi dans les jardins au printemps et en automne. En Europe, elles sont le principal vecteur d’agents pathogènes responsables de maladies infectieuses, affectant les animaux et les hommes. En se nourrissant du sang des animaux ou des humains sur lesquels elles se fixent, elles peuvent s’infecter en prélevant des agents pathogènes (bactéries, virus, parasites). Elles transmettent ensuite ces agents pathogènes en se fixant sur d’autres hôtes.

Vigilance face au risque de transmission de la maladie de Lyme
En France, la principale maladie humaine liée aux tiques est la maladie de Lyme, provoquée par une bactérie appartenant au groupe Borrelia burgdorferi. En cas d’infection, quelques jours après la piqûre de tique, un érythème migrant (halo rouge caractéristique sur la peau) apparaît le plus souvent autour du point de piqûre et s’étend de façon circulaire. À ce stade, un traitement antibiotique permet d’enrayer la maladie. En l’absence de traitement, la maladie peut provoquer des atteintes cutanées, musculaires, neurologiques et articulaires pouvant être très invalidantes. Face à ce risque, quelques réflexes permettent de se protéger :

  • Utilisez des répulsifs, en privilégiant ceux disposant d’une autorisation de mise sur le marché et en respectant leurs conditions d’emploi (l’ensemble de ces informations figurent sur l’étiquette, l’emballage et/ou la notice des produits).
  • Portez des chaussures fermées et des vêtements couvrants et de couleur claire (afin de mieux repérer les tiques sur la surface du tissu).
  • Évitez de marcher au milieu des herbes hautes, des buissons et des branches basses et privilégiez les chemins balisés.
  • Inspectez-vous au retour de vos promenades et détachez immédiatement les tiques fixées à l’aide d’une tire-tique (n’utilisez en aucun cas de l’éther ou tout autre produit).
  • En cas de piqûre, désinfectez bien la plaie.
  • En cas d’apparition d’un érythème migrant suite à une piqûre de tique, consultez immédiatement votre médecin.

Citique, site internet (Anses)
Une application pour comprendre et prévenir la maladie de Lyme et les autres maladies transmissibles par les tiques
Dans le cadre d’un projet de recherche CiTIQUE, les chercheurs de l’Anses, de l’Inra et de l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort ont développé le site web https://www.citique.fr/ et l’application smartphone Signalement-Tique.
Cette application permet aux promeneurs de signaler une piqûre de tique et de recevoir des conseils en cas de piqûres. Grâce à cette application et aux signalements reçus, des cartes de présence de tiques sont élaborées permettant ainsi la mise en place d’actions de prévention ciblées.
Cette collecte de données permet également, grâce à la mobilisation des citoyens et des chercheurs, l’acquisition de connaissances pour mieux comprendre et prévenir la maladie de Lyme et les autres maladies provoquées par les agents pathogènes transmis par les tiques, notamment dans le cadre du projet de recherche CiTIQUE porté par l’Anses, l’Inra et l’Université de Lorraine.
L’application peut être téléchargée sur les plateformes AppStore et PlayStore.

Produits répulsifs contre les tiques : privilégier les produits disposant d’une autorisation de mise sur le marché
Dans le cadre du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques, l’Anses a évalué l’efficacité des produits biocides répulsifs contre les tiques disponibles sur le marché. En raison de la mise en œuvre progressive du règlement biocides qui régit les produits répulsifs, des produits disponibles sur le marché ne sont pas encore soumis à autorisation de mise sur le marché et n’ont par conséquent pas encore fait l’objet d’une évaluation.
L’Anses recommande dans ce contexte de privilégier les produits répulsifs disposant d’une autorisation de mise sur le marché, ce qui est indiqué sur l’étiquette, l’emballage et/ou la notice du produit et garantit, dans les conditions d’emploi préconisées une protection efficace contre les tiques et l’absence d’effets nocifs pour la santé humaine et l’environnement.

Lutter contre les cochenilles farineuses sur plante d’intérieur

Cochenille farineuse sur feuille de Phalaenopsis, orchidée, plante d'intérieur, rue de Nantes, Paris 19e (75)Inlassablement, les cochenilles farineuses refont leur apparition, souvent sur les mêmes plantes, notamment mon petit phalaenopsis à feuillage panaché. Je pensais pourtant en être venu à bout car je n’en avais pas vu depuis plusieurs semaines. L’ennemi se cachait bien et je dois continuer la lutte contre ces insectes ravageurs particulièrement tenaces.

En premier lieu, il ne faut surtout pas attendre et laisser ces animaux proliférer. Dès qu’on les repère, il faut agir. Sinon, ils vont se multiplier, envahir très vite la plante et les voisines. Action, réaction !

Souvent, je douche la plante avant de la traiter. J’élimine ainsi la plupart des adultes et tout le miellat collant qui rend les feuilles et les tiges si gluantes. La douche doit être assez énergique et il faut doucher les feuilles dessous et dessus. Il faut aussi nettoyer la soucoupe ou le cache-pot car ces animaux se cachent souvent dessus.

Quand le feuillage de la plante est sec, je pulvérise un anti cochenilles. J’ai choisi l’Anti Cochenilles Neudorff, insecticide Spruzit AF. C’est un produit prêt à l’emploi, utilisable en agriculture (et jardin !) biologique. Et il est très efficace, sans bruler le feuillage de la plante.

MOOC « Santé des plantes : de l’observation au diagnostic »

La Société Nationale d’Horticulture de France, avec l’appui d’Agrocampus Ouest, lance le MOOC « Santé des plantes : de l’observation au diagnostic ».

Logo de la Société Nationale d'Horticulture de FranceLa suppression prochaine des produits phytosanitaires de synthèse pour les jardins, les espaces végétalisés et infrastructures (JEVI) dont font partie les jardins amateurs, impose un accompagnement des utilisateurs. Ces produits peuvent être remplacés par des techniques dites « alternatives ». Ces techniques sont propres à chaque bioagresseur pour une période donnée. Il est donc primordial de savoir reconnaitre les bioagresseurs et autres causes de désordre affectant la santé et le développement des plantes pour viser au plus juste.

Ce MOOC donne toutes les clefs pour passer d’une simple observation au diagnostic, afin d’identifier précisément les causes de désordre affectant la santé des plantes : comprendre le fonctionnement des plantes, connaitre et identifier les principaux ravageurs et maladies des plantes. (suite…)

2ème édition de la Clinique des Plantes à la Mairie du 7ème le 16 mars 2017

Diagnostic, La clinique des plantes, Mairie Paris 7e (75), 16 mars 2017La seconde édition, en partenariat avec la Mairie du 7ème arrondissement, de la Clinique des Plantes, créée par l’UPJ (Union des entreprises pour la Protection des Jardins et Espaces Publics), ouvre ses portes le jeudi 16 mars 2017.

« Traiter, c’est pas automatique, tout commence par un diagnostic ». Voici la devise des 6 « Docteurs Plantes » qui répondront aux questions des afficionados des plantes et donneront des conseils simples et pratiques pour aider à les soigner.

Premier outil de diagnostic gratuit en ligne, la clinique des plantes se décline en version site web, Facebook, Twitter et le 16 mars en application IOS et Android. 4 clics pour un diagnostic basé sur l’identification visuelle ou un diagnostic personnalisé délivré par ses « Docteurs Plantes », ainsi que des fiches bonnes pratiques, des actualités et des vidéos didactiques.

Amenez vos plantes pour un diagnostic !

Jeudi 16 mars 2017 entre 14h et 16h30
Petit salon de la Mairie du 7ème arrondissement de Paris
116, rue de Grenelle,
75007 Paris.
Métro : ligne 12, station Solférino; ligne 13, station Varenne.