Archives par auteur: Alain Delavie

Au sujet de Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste, spécialisé dans le jardinage et la météorologie. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Rustica Hebdo et conseiller éditorial du site www.rustica.fr

Les Serres de Léon : grande vente de plantes le 16 juin 2018 chez l’Atalante (Paris 19e)

Les Serres de Léon : grande vente de plantes le 19 juin 2018 chez l'Atalante (Paris 19e)

Le samedi 16 juin 2018, Les Serres de Léon débarquent sur les bords du canal de l’Ourcq et Pauline, l’arrière petite-fille de Léon, fan de bière artisanale, a choisi l’Atalante comme QG pour une grande vente de plantes.

Les Serres de Léon, c’est une histoire de famille depuis plus de 80 ans. Horticulteurs dans les Yvelines spécialisés dans les rosiers, les hortensias et les azalées, l’entreprise propose aujourd’hui plus de 200 variétés de plantes vertes et fleuries, d’intérieur et d’extérieur. Venez dénicher la plus élégante ou la plus délirante des plantes pour votre papa chéri ou pour qui vous voudrez en dégustant une mousse bien fraîche.

Plantes d’intérieur et d’extérieur à partir de 2€ : Zamioculcas, dieffenbachia, pachira, lierre, lavande, plantes aromatiques, cactus, plantes grasses…
Conseils avisés d’horticulteurs depuis 3 générations.

Informations pratiques
L’Atalante, 26, quai de la Marne, 75019 Paris.
Samedi 16 juin de 11h à 18h30.
Paiement par carte bleue ou en espèces.

Génie naturel ! Génie humain ? Rencontres autour de Gilles Clément à Royaumont

Génie naturel ! Génie humain ? Rencontres autour de Gilles Clément, Cycle L'Homme & la Nature, Fondation de Royaumont, Val d'Oise, juin 2018
Depuis plus de quarante ans, Gilles Clément, paysagiste-écrivain, pense le paysage et développe des concepts qui trouvent un écho chaque jour plus grand dans notre société. La Fondation Royaumont (Goüin-Lang) pour le progrès des sciences de l’Homme lui consacre les 29 et 30 juin 2018 la première édition de son nouveau cycle, L’Homme & la Nature.

Pour cette première édition, Génie naturel ! Génie humain ?, Gilles Clément sera entouré de personnalités pour tenter de définir ce qui lie l’humain à son milieu, comment il l’habite, le façonne et interagit avec la nature au-delà de son territoire. Au total, huit tables rondes en compagnie de personnalités telles que le psychanalyste Adrien Pichon, le biologiste Marc-André Selosse, le philosophe Mohammed Taleb, l’ethnobotaniste Geneviève Michon, les architectes Eric Bernard et Constantin Petcou, la sémioticienne Nicole Pignier, les paysagistes Philippe Wanty et Christian Allaert, le géographe Etienne Grézillon, l’ingénieur Thierry Gaudin, le biomécanicien Bruno Moulia, l’historien de l’économie Marius Magne-Maurin, des occupants témoins de la Z.A.D. Notre-Dames-des-Landes… Un concert, une promenade à l’écoute des chants d’oiseaux et deux expositions viendront prolonger ces échanges. (suite…)

Le Goût des Plantes : grande vente de plantes spécial cactus les 16 et 17 juin 2018

Le Goût des Plantes, grande vente de plantes spécial cactus, Paris, juin 2018
Le Goût des Plantes propose un nouveau rendez-vous parisien pour les amoureux des plantes et tout ceux qui veulent mettre plus de vert dans leur environnement. Le week-end des 16 et 17 juin 2018, ne manquez pas la grande vente de plantes, notamment des cactées, prévue dans le 11e arrondissement de Paris.

Vente exceptionnelle de plantes à petit prix (à partir de 2 euros) : aromatiques, potagères et des plantes vertes d’intérieur et d’extérieur.
Vous allez trouver une sélection incroyable de cactées et plantes grasses : des tous petits et des très grands à prix tout doux mais qui ne manqueront pas de piquant !

Logo Le Goût des PlantesInformations pratiques
Entrée libre de 9h à 19h les 16 et 17 juin 2018.
La Galerie des 3 Bornes, 9, cité des Trois Bornes, 75011 Paris.
Métro : ligne 11, station Goncourt; ligne 3, station Parmentier; lignes 5 ou 9, station Oberkampf; lignes 3, 5, 8, 9 ou 11, station République.

Prévoir sacs ou cartons pour transporter les plantes achetées !

Bienvenue dans mon jardin au naturel 2018

Logo Bienvenue dans mon jardin au naturelLes 16 et 17 juin 2018, des jardiniers amateurs ouvriront leurs jardins à tous. Les visiteurs pourront s’informer et partager sur les techniques du jardinage. L’événement mobilise des jardiniers qui sont dans une démarche respectueuse de l’environnement : ils n’utilisent ni pesticides, ni engrais chimiques. En 2017, plus de 24 000 visiteurs ont été accueillis par 600 jardiniers et jardinières.

Créer du lien entre les habitants …
Créer du lien entre les habitants en favorisant le partage d’expérience et de techniques vers un jardinage sain et favorable à l’environnement est un objectif fort de l’opération. Convivialité, curiosité, passion… accompagneront les participants tout au long de ces deux jours de découverte et de partage sur les trucs et astuces du jardinage au naturel.

… pour préserver notre santé, notre eau et notre environnement
En réponse aux pollutions des eaux par les désherbants et aux problèmes sanitaires et environnementaux posés par les pesticides et engrais chimiques, une prise de conscience individuelle et collective est nécessaire. Paillage, compostage, récupération d’eau, utilisation des insectes auxiliaires… sont autant de techniques simples permettant de se passer des produits phytosanitaires. Les jardiniers participants les feront découvrir concrètement aux habitants les 16 et 17 juin 2018. Ainsi, tous pourront devenir acteurs de la préservation de leur santé et de leur environnement.

Des professionnels au service de l’action
Les centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE – www.cpie.fr), acteurs professionnels de l’environnement et de la sensibilisation, se mobilisent sur les territoires pour organiser l’opération. Ils accompagneront les jardiniers amateurs volontaires pour les aider à accueillir au mieux le public et promouvoir leurs pratiques.

Informations pratiques
Ouverture des jardins : samedi 16 et dimanche 17 juin 2018. Entrée gratuite. Horaires indiqués sur la fiche de présentation des jardins. Ces jardins sont privatifs, merci de respecter les jardiniers en observant les horaires et les jours d’ouverture. Liste et présentation des jardins (adresses, horaires, spéci cités et animations) disponible sur le site national http://mon- jardin-naturel.cpie.fr/.

Vous souhaitez visiter un jardin proche de chez vous ? Contactez le CPIE le plus proche de chez vous. Retrouvez les 63 CPIE organisateurs de l‘événement sur mon-jardin-naturel.cpie.fr

Les champignons qui nourrissent les arbres affectés par la pollution en Europe

Forêt en été, photo Fotolia / Swetlana Wall
La pollution modifie les communautés de champignons qui alimentent les racines des arbres en éléments nutritifs, ce qui pourrait expliquer la dégradation tendancielle de la nutrition des arbres dans les forêts européennes.

Les arbres sont dotés de racines prolongées par de longs réseaux de champignons, appelées mycorhizes. Ces associations sont basées sur l’échange entre le carbone capté par les arbres dans l’atmosphère, et l’eau et les minéraux puisés dans le sol par les champignons. La nutrition des arbres en dépend. Mais alors que celle-ci montre d’inquiétants signaux de dégradation en Europe, la diversité des mycorhizes demeure largement méconnue, qui plus est à de vastes échelles géographiques. Difficile alors de tenir compte de ces importants auxiliaires écologiques dans la gestion forestière et de prédire la réponse des écosystèmes aux changements des conditions environnementales. On sait, par les inventaires de leurs parties émergées (carpophores), que la reproduction de certains champignons est sensible aux changements globaux, mais ce qui se trame sous terre – leur croissance et leur association avec les racines – est nettement moins clair.

En prenant appui sur l’un des réseaux de suivi environnemental à la fois les plus complets et les plus étendus, ICP Forests (ICP Forests programme international concerté pour le suivi des impacts de la pollution atmosphérique sur les forêts, sous l’égide de la Convention des Nations unies sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance. http://icp-forests.net ), des chercheurs britanniques ont pu analyser 40 000 mycorhizes, à partir de 13 000 échantillons de sol collectés sur 137 sites d’observation répartis dans 20 pays sous le couvert des essences d’arbres les plus répandues en Europe. Les résultats montrent que la diversité des mycorhizes peut s’expliquer principalement par leur arbre hôte (son espèce et son niveau de nutrition) et par les conditions environnementales (pollution atmosphérique et acidité du sol).

Au-delà d’un seuil de pollution en azote, leurs communautés changent au détriment d’espèces capables de mobiliser l’azote présent dans les matières organiques du sol, et au profit d’autres espèces moins avantageuses pour l’approvisionnement des arbres en nutriments. Or ce seuil de retombées de polluants azotés s’avère bien inférieur au seuil critique couramment admis en Europe.

Cette étude intitulée « Environment and host as large-scale controls of ectomycorrhizal fungi » et publiée le 6 juin 2018 dans la version online du journal Nature, illustre la sensibilité de la biodiversité aux pollutions atmosphériques, ainsi que l’importance de l’activité des réseaux de suivi internationaux pour évaluer et comprendre ces impacts à large échelle. Elle a été menée par le Collège impérial de Londres (Imperial College London) et le Jardin botanique Royal (Royal Botanic Gardens, Kew), avec l’appui du Conseil du Royaume Uni pour la recherche sur l’environnement naturel (UK Natural Environment Research Council).

L’Office national des forêts est associé en tant que contributeur au programme international de suivi des écosystèmes forestiers ICP Forests. Il gère le réseau français RENECOFOR dont 12 sites (avec les observations qui sont menées depuis 25 ans) ont servi de support à l’étude.

Exposition « Jean Cotelle , 1646-1708. Des jardins et des dieux » au château de Versailles

Du 12 juin au 16 septembre 2018, au Grand Trianon, exposition consacrée à Jean Cotelle, peintre du XVIIeme siècle
L’exposition « Jean Cotelle, 1646-1708. Des jardins et des dieux » est la première consacrée à ce peintre du XVIIe siècle, disparu des mémoires, et qu’il est temps de redécouvrir dans le Grand Trianon à Versailles (Yvelines).

L’ensemble de sa carrière sera présentée, avec en point d’orgue son oeuvre la plus illustre : la galerie qui porte son nom au Grand Trianon. Il y a représenté les plus beaux bosquets du premier jardin de Louis XIV, conçu par André Le Nôtre. Ces toiles constituent aujourd’hui une référence majeure dans la représentation des jardins à la française, et dans la connaissance des jardins de Versailles. Plus d’une centaine d’oeuvres seront exposées : peintures, dessins, gravures, miniatures et sculptures provenant de collections publiques et privées.

Des restaurations d’oeuvres
Les 24 tableaux de la grande galerie dite Cotelle constituent un témoignage précieux de l’état des jardins sous le règne de Louis XIV. Certaines de ces oeuvres nécessitaient une restauration urgente. Cette opération a pu être menée grâce au concours de nombreux mécènes (la Société des Amis de Versailles et des mécènes particuliers), dans le cadre de la campagne « Adoptez un tableau de la galerie des Cotelle » lancée en 2013. Ainsi le public pourra découvrir, lors de l’exposition, ces chefs d’oeuvre de la peinture du XVIIe siècle dans toute leur beauté retrouvée. Un film diffusé dans l’exposition dévoilera aux visiteurs les coulisses de cette restauration de grande ampleur. Ils assisteront, au côté des restaurateurs, à la redécouverte de la fraîcheur des coloris des tableaux, en particulier pour les figures, et de la délicatesse du dessin des bosquets.

Le parcours de l’exposition
Jean Cotelle, le peintre des bosquets de Versailles
À partir de 1687, la décoration du Trianon de marbre, résidence de plaisance, retirée de la Cour, ouvre la voie à une nouvelle génération de peintres, pour laquelle priment la recherche de l’agrément et la représentation de la nature. L’un de ces artistes est Jean Cotelle. Très apprécié à son époque, il se voit confier l’essentiel de la décoration de la grande galerie, soit vingt et un tableaux probablement exécutés entre 1688 et 1691. Pour ce lieu, long de près de 53 mètres et rythmé par 16 grandes baies donnant sur les jardins, l’artiste opte pour des toiles de format vertical. Elles représentent chaque bosquet des jardins de Versailles agrémenté de personnages tirés de la mythologie ou des fables, disposés en deux registres (terrestre et céleste), et prenant modèle sur les paysages bucoliques du peintre bolonais l’Albane.
Ce cycle, complété par trois peintures de Jean-Baptiste Martin et d’Étienne Allegrain, constitue un ensemble unique, révélateur du goût de Louis XIV pour ses jardins. En écho à ces toiles, seront présentées quatorze gouaches commandées à l’artiste et représentant en miniature les mêmes scènes que les grands formats. De plus, des sculptures en plomb évoqueront le décor de certains bosquets disparus du jardin de Versailles, comme le bosquet du Labyrinthe, ou encore le bosquet des Dômes, largement détruit.

Jean Cotelle, une carrière riche
L’exposition abordera aussi l’ensemble de la carrière de l’artiste et toutes les autres facettes de son talent. Fils d’un décorateur et ornemaniste, Jean Cotelle se forme probablement chez le portraitiste Claude Lefèvre. Après un long séjour en Italie, il rentre à l’Académie royale de peinture et de sculpture en tant que miniaturiste. Il est chargé d’illustrer les Campagnes de Louis XIV. Bénéficiant d’un certain renom, il est appelé par Monsieur, frère du Roi, pour décorer vers 1680 le cabinet des bijoux, aujourd’hui disparu, au château de Saint- Cloud. L’artiste est également de ceux qui reçoivent la commande d’un May pour Notre-Dame de Paris, Les Noces de Cana. En 1693, il quitte Paris pour Marseille où il devient directeur adjoint de l’Opéra et où il décore le plafond de l’Hôtel de Ville. Ses talents de décorateur le conduisent à participer aux décors éphémères pour l’entrée du duc de Bourgogne et du duc d’Anjou en Avignon. De retour à Paris en 1703, sa carrière semble alors plus discrète.

Commissariat de l’exposition : Béatrice Sarrazin, conservateur général au château de Versailles, en charge des peintures du XVIIe siècle.
Scénographie : Nicolas Groult, Valentina Dodi.
Catalogue de l’exposition : Co-édition château de Versailles / éditions Liénart. Sous la direction de Béatrice Sarrazin.
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