Archives par auteur: Alain Delavie

Au sujet de Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste, spécialisé dans le jardinage et la météorologie. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Rustica Hebdo et conseiller éditorial du site www.rustica.fr

Alcathéa, le retour !

Premières fleurs de l'Alcathea suffrutescens 'Parkallee' sur mon balcon, jardinière, été, Paris 19e (75)
La chaleur excessive pour cette fin de printemps et tout début d’été fait jaunir un peu les feuilles de mon pied d’Alcathea suffrutescens ‘Parkallee’, mais cela ne l’empêche pas de pousser et de fleurir.

Une nouvelle saison fleurie débute pour les alcathéas. Un grand plaisir pour moi !

Quelques plantes souffrent de la canicule sur mon balcon

Feuilles jaunes sur le pied de pigamon (Thalictrum), balcon, jardinière, été, canicule, Paris 19e (75)
Avec les températures aussi élevées de ces derniers jours, certaines plantes commencent à montrer des signes de fatigue sur mon balcon.

Je me suis absenté seulement deux jours, et malgré un copieux arrosage avant de partir, cette courte absence a suffi pour permettre au terreau de s’assécher rapidement et les plantes qui aiment une certaine fraicheur ont souffert.

Feuilles jaunes sur le pied d'Alcathea, balcon, jardinière, été, canicule, Paris 19e (75)
Mon beau pied de pigamon (Thalictrum ‘Splendide White’) en pleine floraison a quelques feuilles qui ont complètement jauni. Comme si on était en fin d’été… Mes deux pieds d’Alcathea, grands buveurs et perpétuels assoiffés, ont aussi du mal à résister à cette chaleur intense. En une journée, ils assèchent le substrat de leur jardinière et il faut les arroser copieusement tous les jours. Deux jours, c’étaient déjà beaucoup trop. Un arrosage oublié et hop, c’est l’automne avant l’heure !

Le pire, c’est le pied de filipendule (Filipendula purpurea ‘Hjordis’) pourtant magnifique. Arrosé le matin, les grandes et belles feuilles s’écroulent de plus en plus au fur et à mesure que les heures passent. Je vais l’installer toute seule dans un pot à réserve d’eau car je n’arrive pas à l’arroser suffisamment.

Nous ne sommes qu’en juin, cela permet encore de corriger les plantations pour un bel été fleuri. Dans la mesure où l’on trouve encore les plantes souhaitées dans les jardineries, ce qui est loin d’être évident.

C’est l’été !

Transparences des fleurs de bégonias avec le soleil, balcon, Paris 19e (75)Le 21 juin 2017 à 6h 23m nous quittons définitivement le printemps pour accueillir officiellement l’été, qui s’est déjà installé depuis plusieurs jours avec déjà des températures caniculaires ou pour le moins très élevées selon les régions.

Depuis dimanche dernier, un puissant anticyclone s’est développé du Maghreb jusqu’à la France. Il a fait remonter de l’air saharien et entraine une canicule par endroit cette semaine avec des températures exceptionnellement élevées pour cette période de l’année.

Deux grands palmiers quittent le Jardin du Luxembourg pour la ville de Sète

Deux palmiers conservés au Jardin du Luxembourg à Paris depuis 1999 ont atteint des dimensions trop imposantes qui ne leur permettent plus d’être conservés dans l’Orangerie en hiver. Ils vont faire un grand voyage vers la ville de Sète.

Le Jardin du Luxembourg dispose d’une orangerie dans laquelle elle conserve durant l’hiver quelque 180 arbres en caisses qui l’été ornent les parterres autour du grand bassin. La gamme végétale, limitée aux agrumes au XVIIème siècle, s’est enrichie au fil du temps avec l’introduction de lauriers roses, de grenadiers et de palmiers, notamment au XIXème siècle. Certains antiques orangers sont ainsi les pensionnaires du jardin depuis plus de 200 ans. Quant aux palmiers, plus fraichement arrivés, ils ne sont souvent que de passage.

Palmiers dans le jardin du Luxembourg, Sénat, Paris 6e (75)En effet, s’il est possible de tailler agrumes, grenadiers et lauriers roses afin de les maintenir quasi indéfiniment dans des volumes limités, tel n’est pas le cas avec les palmiers. Car ces plantes préhistoriques, apparues il y a plus de 80 million d’années, ont un mode de développement très particulier. Ils se développent grâce à un bourgeon terminal unique qui chaque année produit le bouquet de feuilles palmées que l’on apprécie tant. Mais si ce bourgeon est abimé, la plante meure, incapable d’en fabriquer un nouveau. Ainsi les palmiers sont-ils condamnés à grandir en hauteur chaque année, de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètre selon les espèces. Aujourd’hui 2 d’entre eux ont atteints, avec leur caisse, la taille de 9 m, soit la hauteur du plafond de l’Orangerie du Jardin du Luxembourg. Tous deux sont des palmiers de Californie, ou palmiers à jupon (Washingtonia filifera). Ces 2 magnifiques exemplaires de 3,5 tonnes chacun encadrent habituellement l’entrée de l’Orangerie de leur haute silhouette. Leur histoire est récente, puisqu’ils ne sont arrivés à Paris qu’en 1999, à l’occasion d’une exposition organisée aux serres d’Auteuil. Faute d’Orangerie, la Ville de Paris n’a pas pu les conserver – ils faisaient déjà plus de 6 mètres de haut- et les a confiés au jardin du Luxembourg. Les soins attentifs des jardiniers ont fait merveille et les voici maintenant trop grands pour entrer pour un hiver supplémentaire dans l’Orangerie.

Il fallait donc trouver une solution pour leur assurer un avenir durable. Les Questeurs du Sénat ont souhaité faire don de ces 2 palmiers à une structure publique en mesure d’assurer leur pérennité. Mais aucune ne possède une orangerie d’une hauteur suffisante, d’autant que ces palmiers sont susceptibles d’atteindre 20 mètres. Leur choix s’est donc porté sur la ville de Sète, qui développe depuis des années une politique volontariste de fleurissement et de végétalisation de l’espace urbain. Pour François Commeinhes, sénateur-Maire de la ville, « il s’agit aussi de créer un lien entre la collectivité et le Sénat, faire découvrir que ce dernier détient, grâce au Jardin du Luxembourg dont il assure la gestion, un patrimoine vert d’une grande richesse et s’engage dans une démarche de proximité et de partage avec les Français par cette opération ».

Les deux palmiers voyageurs seront plantés en pleine terre, ce qui leur permettra de poursuivre leur croissance pendant encore de nombreuses années. Ils seront plantés, face à la plage de la Corniche, si chère à Georges Brassens, au carrefour du chemin des quilles et de la corniche de Neubourg, en un square dont la future dénomination rendra hommage au Sénat. (suite…)

1ère édition de la Semaine des plantes mellifères du 20 au 27 juin 2017

Collection de cosmos dans le Jardin des Plantes, Muséum national d'Histoire naturelle, Paris 5e (75)La Semaine française des plantes mellifères : une action des professionnels du végétal pour agir en faveur des pollinisateurs et des abeilles. 

VAL’HOR Iance la « Semaine des plantes mellifères » en partenariat avec l’Observatoire Français d’Apidologie. Cette nouvelle opération met en avant les bénéfices des plantes mellifères, qui constituent une ressource alimentaire essentielle à la survie et à la santé des abeilles et des pollinisateurs.

Pendant une semaine, du 20 au 27 juin 2017, les consommateurs sont invités à se rendre dans les points de vente participant à l’opération pour acheter des plantes mellifères et contribuer ainsi au maintien d’espaces fleuris – dans les jardins, sur les balcons, sur les terrasses – et à la protection des abeilles.

Cliquer pour consulter la liste des plantes attractives pour les abeilles et autres pollinisateurs.

Vient de paraître : Les plantes au rythme des saisons

 

Les plantes au rythme des saisons, Tela Botanica et Observatoire des Saisons, Biotope éditions, juin 2017
Le changement climatique bouleverse les rythmes saisonniers de nombreuses espèces. Bourgeonnement, floraison, maturation des fruits, coloration des feuilles, autant d’événements clés de la vie d’un arbre dont le calendrier est perturbé. Cet ouvrage vise à faire découvrir au plus grand nombre la phénologie, science qui étudie le cycle de vie annuel des plantes en fonction des conditions climatiques. Un domaine de recherche de plus en plus mis en lumière dans le contexte du changement climatique.

Quelles conséquences ces bouleversements auront-ils sur le devenir des espèces et le fonctionnement des écosystèmes ?
Peut-on prévoir ces changements ?
Autant de questions auxquelles les auteurs du livre répondent ici de manière claire et pédagogique.

Ce livre permet au lecteur de s’initier à l’observation phénologique avec 79 espèces de plantes communes (hêtre, mélèze, pêcher, anémone…). Il y trouvera pour chaque espèce : des critères d’identification illustrés de très belles aquarelles, l’écologie et la répartition de la plante, le calendrier du cycle annuel et les différents stades phénologiques photographiés.
(suite…)