juillet 2018 – Paris côté jardin

Archive mensuelles: juillet 2018

Ipomoea sloteri

Ipomoea quamoclit en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)J’aime les petites fleurs rouges en trompette de cette plante grimpante exotique mais aussi tout autant son feuillage avec ces feuilles finement ciselées et vert fluo quand elles sont jeunes puis vert plus foncé quand elles sont complètement développées.

Beaucoup d’élégance, de raffinement, et un graphisme très fort, très original.

Vous pouvez l’admirer en ce moment dans la grande perspective du Jardin des plantes de Paris.

Au Jardin des plantes de Paris, réouverture après restauration de la Gloriette de Buffon

Gloriette de Buffon, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)Depuis le 27 juillet 2018, les visiteurs du Jardin des Plantes de Paris ont de nouveau accès à la Gloriette de Buffon. Après sept mois de travaux, ce belvédère surplombant les allées du Jardin, plus vieille construction métallique de Paris et l’une des plus anciennes au monde, aussi classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993, retrouve tout son éclat.

Un édifice historique à plus d’un titre
Depuis 1635, date de la création par Louis XIII du Jardin royal des Plantes médicinales, le Jardin des Plantes a évolué avec les besoins et les styles d’aménagements de chaque époque.  L’un des plus anciens témoins de cette évolution est la Gloriette de Buffon, érigée au sommet de la butte du labyrinthe. Cette butte, qui compte parmi les premiers terrains acquis pour la fondation du Jardin royal, n’a en fait rien de naturel : elle a été constituée au XIVe siècle par l’accumulation de détritus et de gravats calcaires provenant des faubourgs de la capitale !

Avant-gardiste pour l’époque, la Gloriette précède de 60 ans les œuvres de Victor Baltard, et de plus d’un siècle les réalisations de Gustave Eiffel. Le belvédère a en effet été construit en 1786-87 sur l’ordre du Comte de Buffon, d’après les dessins d’Edme Verniquet, architecte de Louis XVI, et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du Roi. Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993.

Une structure unique et précaire
La Gloriette est établie sur un plan de forme circulaire, présentant huit colonnes. Constitué d’une armature en fonte de très haute qualité fabriquée dans les forges de Buffon à Montbard, le kiosque présente des superstructures et des décorations composées de bronze, cuivre, laiton et or. Cet habillage dissimule en grande partie l’ossature en fer fixée par rivets, la soudure n’existant pas au XVIIIe siècle. S’élevant sur plus de 9 mètres, la Gloriette est surmontée d’une sphère armillaire en fonte et cuivre, modélisant le mouvement des étoiles, du Soleil et de l’écliptique autour de la Terre. Un gong solaire, qui sonnait chaque jour à midi, dominait l’ensemble. Ce dernier a aujourd’hui disparu.

Malheureusement, l’association des différents métaux transforma la structure en une pile polymétallique, et certains éléments se dégradèrent rapidement par électrolyse. Restauré au début des  années 80, l’édifice avait retrouvé son aspect originel. Mais depuis, la forte fréquentation du Jardin des Plantes, la pollution et la stagnation des eaux, entre autres, ont détérioré ses décors mais aussi fragilisé sa structure, le rendant dangereux pour le public et obligeant le Muséum à fermer son accès (ce que montre ma photo prise bien avant la restauration de l’édifice).

Pour sa rénovation, le Muséum a lancé en 2016 un appel aux dons auprès du grand public, qui a largement répondu. Les entreprises mécènes (Fondation du patrimoine grâce au mécénat de la Fondation Total, Fondation de la Maison de la Chimie, Eiffage, Société des Amis du Muséum) ont également apporté leur soutien à la rénovation.
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Décès de Pierre André Lablaude, ACMH des jardins de Versailles

Pierre André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques en charge des jardins du château de Versailles de 1990 à 2012, est décédé jeudi 26 juillet 2018. Il a été le grand artisan de la restauration des jardins après la tempête de 1990.

Arrivé en 1990 quelques jours avant la première tempête, Pierre André Lablaude a mené la replantation et le rétablissement des grandes perspectives du domaine, qu’il a poursuivi en 1999 après la seconde tempête. Il a conduit la restauration du Moulin du Hameau de la Reine, du bosquet de l’Encelade, du théâtre de la Reine, du Petit Trianon et du jardin anglais, du Belvédère et du bassin des Enfants dorés. On lui doit également la renaissance du bosquet des Trois Fontaines.

Son dernier grand chantier aura été la restauration du bassin de Latone, qu’il considérait lui-même comme l’apogée de sa carrière au château de Versailles.

Pierre André Lablaude voulait, selon ses propres termes : « rendre aux jardins et au parc la rigueur et la précision de leur géométrie d’origine », mais aussi « la richesse et l’exubérante fantaisie des décors disparus ».

Catherine Pégard, présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a tenu à rendre hommage à celui qui a su redonner vie aux jardins de Versailles, tels que les nombreux visiteurs du monde entier les admirent aujourd’hui. Son expertise, reconnue dans le monde entier, et sa volonté de partager son savoir-faire l’ont conduit, bien au-delà de nos frontières à contribuer à la restauration de lieux insignes : les temples d’Angkor ou bien les jardins impériaux du Shinjuku Gyoen à Tokyo. Son humour allié à une extrême courtoisie, son autorité bienveillante, sa passion intime pour Versailles lui donnaient une présence particulière qui ne s’effacera pas.

Le château de Versailles lui rendra hommage à la rentrée dans le bosquet des Trois Fontaines.

Herbes aux écouvillons argentées et rudbeckias pourpres

Rudbeckias pourpres et herbes aux écouvillons (Pennisetum villosum) dans le parc de Passy en été, Paris 16e (75)
Très beau mariage entre les épis plumeux aux reflets argentés d’une herbe aux écouvillons (Pennisetum villosum) et des rudbeckias hybrides (Rudbeckia hirta) à fleurs pourpres et vieux rose.

Un duo pour une plate-bande très ensoleillée.
À admirer en ce moment dans le parc de Passy, Paris 16e (75).

Année de l’oeillet d’Inde au Jardin des Plantes de Paris

Présentation de nombreuses variétés d'oeillet et rose d'Inde (Tagetes erecta et Tagetes patula), Astéracées, en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)En début d’année, je vous annonçais que 2018 était l’année de l’oeillet d’Inde selon l’organisation Fleuroselect. L’été étant bien avancé, il est temps d’aller découvrir les nombreuses variétés de cette fleur annuelle aux coloris vifs dans la grande perspective du Jardin des plantes de Paris.

À l’occasion de la campagne international de promotion « 2018, année de l’oeillet d’Inde » organisée par Fleuroselect, des essais de culture d’oeillets et de roses d’Inde ont été plantés en Angleterre dans le jardin de Wisley (Royal Horticultural Society) et Cotswold Wildlife Park, en France dans le Jardin des Plantes (Muséum national d’Histoire naturelle) de Paris et en Allemagne dans Ega Park à Erfurt.

En ce moment et pendant tout l’été 2018, vous pouvez admirer plus de 150 variétés proposées par les entreprises membres de Fleuroselect comme Ameriseeds, Benary, Burpee Seeds and Plants, Floranova, Hem Genetics, HM.Clause, Thompson & Morgan, Mr Fothergills, PanAmerican Seed, Sakata Ornamentals, Suttons et Syngenta Flowers. Les plantes sont bien poussées et fleuries, vous pouvez allez repérer vos variétés préférées.

Les variétés à grand développement sont très peu nombreuses. L’oeillet d’Inde (Tagetes patula) est devenu une plante compacte et rase motte, aux fleurs en pompons de plus en plus gros. Et les roses d’Inde (Tagetes erecta) ont aussi été nanifiées au point de ressembler de plus en plus à… des oeillets d’Inde à très grosses fleurs.

Pelargonium ‘Deacon Sunburst’ à fleurs vraiment orange

Pelargonium 'Deacon Sunburst' en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)
Lorsque j’ai parcouru le stand de la pépinière Fleurs de Gascogne et sa multitude de variétés de pélargoniums lors des dernières Journées des Plantes de Chantilly, j’ai immédiatement repéré cette variété de géranium zonale tant sa floraison orange était un vrai orange vif et intense, presque flashy. Une couleur que j’aime et dont je profite depuis sur mon balcon.

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