Archive journalières: 23 juin 2018

Le temps des cerises françaises

En 2018, la cerise française s’est donnée quelques jours de plus pour arriver jusqu’aux étals. En effet, selon la date de la floraison, la campagne peut débuter avec 8 à 15 jours de décalage d’une année à l’autre. Cette année, les premières cerises sont arrivées à la mi-mai, mais elles seront présentes jusqu’à la fin du mois de juillet pour le plus grand plaisir des gourmands.

AOP Cerises de France, Chiffres de la saison 2018
En mai, la cerise française fait ce qui lui plaît ! Après des températures d’avril un peu fraîches, les Pyrénées Orientales et le Gard seront les premiers terroirs français à cueillir la Burlat, attendue autour du 14 mai pour le plus grand plaisir des gourmets ! Le Ventoux et la région de Moissac démarreront à leur tour la cueillette à partir du 18-19 mai, tout comme la Vallée du Rhône. Dans les Monts du Lyonnais, il faudra attendre la fin mai, voire le début du mois de juin pour que les cerises puissent être récoltées. Le cœur de la saison est en mai et en juin.

Essentiellement cultivée en Provence Alpes Côte d’Azur (30%), Auvergne- Rhône-Alpes (34%), Occitanie (24%), la production annuelle de cerises en France se porte à 31 500 tonnes pour 8 000 ha, élevant ainsi la France au rang de 4ème pays producteur de cerises. Les Français en dégustent en moyenne 2 kg par ménage et par an.

Les fruits, récoltés au fur et à mesure de leur maturité, se doivent d’être manipulés avec soin. Le ramassage se fait encore à la main et que la récolte définitive nécessite plusieurs passages dans un verger. Il faut une heure à un ramasseur pour effectuer une sélection rigoureuse des fruits mûrs et cueillir à la main environ 10 à 15 kg de cerises (une cerise pèse entre 8 et 10 grammes).

L’AOP Cerises de France
L’AOP Cerises de France – Association d’Organisations de Producteurs. Elle fédère aujourd’hui plus de 800 producteurs français de cerises. Depuis sa création, l’AOP a doublé son nombre d’adhérents et joue un réel rôle économique au sein de la filière. L’AOP Cerises de France a obtenu sa reconnaissance en tant qu’AOP Nationale par Arrêté du 14 décembre 2011 portant modification de reconnaissance en qualité d’association d’organisation de producteurs de fruits et légumes.

Bon à savoir
Une bonne cerise n’attend pas et se déguste le jour de son achat. Mais un séjour de 72 h à température ambiante – sauf en période de canicule – dans la corbeille à fruits est possible. Vous pouvez porter cette durée à cinq jours en optant pour le réfrigérateur, à l’abri d’une boîte hermétique afin de protéger les cerises des odeurs environnantes. Pensez à les sortir au moins 20 minutes avant de les déguster pour qu’elles puissent recouvrer et exprimer tous leurs arômes neutralisés par le froid.

www.cerises-de-france.fr

Glyphosate, suite mais pas fin…

Logo du ministère de la transition écologique et solidaire

Vendredi 22 juin 2018, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire et Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et de l’alimentation ont réuni des représentants du monde agricole, de l’agro-alimentaire et de la distribution, ainsi que les acteurs de la recherche et de l’innovation pour s’engager dans la sortie définitive du glyphosate.

Les ministres ont rappelé le cadre du plan d’action global pour la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires présenté fin avril, avec un objectif de -25 % en 2020 et -50 % en 2025, et la décision du gouvernement de mettre fin aux principaux usages du glyphosate d’ici trois ans au plus tard et d’ici cinq ans pour l’ensemble des usages, tout en précisant que les agriculteurs ne seraient pas laissés dans une impasse.

Le rapport de l’INRA, remis en décembre au gouvernement, démontre que de nombreuses alternatives au glyphosate sont déjà disponibles dans le cadre de l’agro-écologie, notamment dans les grandes cultures, la viticulture et l’arboriculture qui sont les filières les plus consommatrices de glyphosate. Ce rapport identifie aussi les usages et pratiques agricoles, toutefois minoritaires, en situation d’impasse compte tenu des leviers et connaissances actuelles. Il est nécessaire d’accélérer le développement de solutions pour ces usages, notamment pour l’agriculture de conservation des sols, celle en zones difficiles comme les terrasses et les secteurs aux cahiers des charges très spécifiques.

Dans ce cadre, les ministres ont salué les démarches de progrès qu’ont d’ores et déjà engagées les filières agricoles, notamment dans leurs plans de filière ou le contrat de solutions porté par une trentaine d’acteurs autour de la FNSEA. Les ministres leur ont demandé d’assurer la cohérence de ces démarches avec les objectifs fixés par le gouvernement sur le glyphosate comme sur la réduction globale de l’utilisation des produits phytosanitaires.

Les ministres attendent des acteurs que ce travail par filière pour identifier les leviers du changement soit finalisé rapidement. Ils souhaitent pouvoir disposer de premiers engagements précis de réduction et de suppression d’usages sur le glyphosate d’ici trois semaines. Les ministres ont notamment demandé aux entreprises de l’agro-alimentaire et de la grande distribution de s’engager aux côtés des agriculteurs dans le déploiement de solutions et dans la valorisation des produits sans glyphosate.

Logo du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêchePour permettre la pleine mobilisation des filières et un suivi en toute transparence par les parlementaires et les citoyens des progrès accomplis vers la sortie du glyphosate, les ministres ont annoncé :

  • La création d’un centre de ressource d’ici la fin de l’année pour rendre accessible à l’ensemble de la profession agricole les solutions existantes pour sortir du glyphosate.
  • Le renforcement des actions d’accompagnement dans le cadre du programme Ecophyto pour diffuser les solutions et trouver de nouvelles alternatives pour les usages pour lesquels il demeurerait des impasses.
  • La mobilisation des réseaux territoriaux des chambres d’agriculture, et de l’enseignement agricole pour faire connaître et promouvoir les alternatives au glyphosate sur l’ensemble des territoires avec l’appui des CIVAM et des coopératives agricoles.
  • Le suivi des quantités vendues et utilisées des produits contenant du glyphosate afin de faire toute la transparence sur les usages en publiant régulièrement les données et en les mettant à disposition du public.
  • La valorisation de ce travail au niveau européen avec les pays volontaires pour s’engager comme la France dans une sortie rapide du glyphosate. Une première réunion avec ces pays se tiendra en marge du prochain Conseil Agriculture en juillet.

L’animation et le suivi de ce plan d’action sont confiés à une « Task Force » pilotée par les deux ministères, avec l’appui de l’INRA, de l’ACTA et de l’APCA. Cette équipe rendra compte des actions engagées et des progrès accomplis tous les trois mois aux ministres et aux parlementaires.

 Enfin, les ministres ont souligné les attentes des Français et les bénéfices attendus d’une transition réussie vers l’agroécologie. Le gouvernement a choisi de faire appel à la responsabilité des acteurs en s’engageant pleinement à leurs côtés pour obtenir rapidement des résultats et atteindre l’objectif de sortie du glyphosate.