Archive mensuelles: juin 2018

Floraison du Kniphofia Popsicle ‘Orange Vanilla’

Kniphofia Popsicle ‘Orange Vanilla’ en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)
Je suis toujours autant admiratif face aux dégradés de couleurs de l’épi de fleurs du Kniphofia Popsicle ‘Orange Vanilla’ qui s’épanouit en ce moment dans une des potées sur mon balcon parisien.

Kniphofia Popsicle ‘Orange Vanilla’ en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)Les boutons floraux sont d’un orange vif qui devient doux et qui se teinte de plus en plus de jaune pâle au fur et à mesure qu’ils vont s’ouvrir. La fleur tubulaire épanouie est jaune presque translucide. Magnifique, j’adore !

Séances d’arrosage à répétition sur mon balcon

Arrosage en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)Du vent, des fortes chaleurs et des plantes qui ont beaucoup poussé et sont en pleine végétation dans mes potées et jardinières, il n’en faut pas plus pour déclencher des séances d’arrosage répétées, chaque jour en ce moment.

Heureusement, je suis bien équipé et je n’arrose plus ou presque à l’arrosoir. Sinon cela me prendrait un temps fou. J’ai un tuyau d’arrosage et une super pomme à plusieurs jets pour adapter l’arrosage aux besoins des potées. Il me faut 15 à 20 mn au minimum pour tout arroser. Bien sûr, les jardinières où poussent les immenses alcathéas ont des besoins importants en eau, comme la potée avec le thunbergia et le cosmos chocolat.

Avec des arrosages réguliers et ces fortes températures, la végétation se développe à vue d’oeil. Et les floraisons explosent un peu partout. Sympathique récompense pour des efforts somme toute assez réduits.

Floraisons d’été dans le Domaine de Courson (Essonne)

Chateau de Courson, photo JONATHAN / Fotolia.comLe moment est bien choisi pour découvrir le parc du Domaine de Courson, à 35 kilomètres au sud de Paris. Dans ce lieu hors du temps, imaginé par Louis-Martin Berthault, le paysagiste attitré des impératrices Joséphine, à La Malmaison, et Marie-Louise, à Compiègne, l’avant-saison d’été se vit comme un rêve.

L’été à peine installé, le Domaine de Courson se pare de nouvelles floraisons et vibre au rythme d’une harmonieuse mélodie qu’on pourrait baptiser « La vie en fleurs ». Ainsi, les merveilleux rosiers tirent doucement leur révérence, leurs fleurs aux couleurs délicates continuant de teinter les perspectives du parc jusqu’au dernier instant, avant de tomber dans un souffle sur les contours des allées.

Logo Jardin Remarquable

À cette période de l’année, dans le parc labellisé « Jardin Remarquable » et « Parc Botanique », les rosiers cèdent le premier rôle aux hortensias et aux nombreux autres hydrangéas qui s’épanouissent dans les grandes plates-bandes dévolues aux rhododendrons et aux azalées, au début du printemps.

Hydrangea arborescens 'Annabelle', arbuste à fleurs, été, juin 2018Chacune de ces plantes fait ce qui lui plaît et s’épanouit au mieux à proximité de ses plus proches voisins. Ainsi, non loin du cèdre de l’Atlas pleureur, planté au bord de l’étang de Bülher depuis 1920, les bonnets de dentelle des hydrangéas serrata ’Blue Deckle’, et les têtes rondes des hortensias ‘Mme Mouillère’ et des hydrangéas arborescens ’Annabelle’ fleurissent en toute quiétude près du Cornus controversa ‘Variegata ». Ce remarquable compagnon des floraisons au feuillage panaché fait la gloire de cette partie du parc.

Cette plate-bande, ourlée d’astilbes aux épis en camaïeux de rose pâle et de vieux rose, abrite un jeune Stewartia pseudocamellia ‘Koreana’, offert à Patrice Fustier, le créateur des fameuses Journées des plantes de Courson qui vient de nous quitter. De taille encore modeste, cet arbre rare semble dialoguer avec un jeune Magnolia grandiflora, offert à Hélène Fustier, son épouse, qui contribua à ses côtés à la renommée des Journées des plantes, désormais installées à Chantilly.

À la fin du printemps et au début de l’été, le parc du Domaine de Courson offre ses frondaisons rafraîchissantes à des pique-niques entre amis ou en famille. Tandis que les simples promeneurs apprécient tout particulièrement l’ombre de ses immenses chênes centenaires et de ses 300 espèces différentes d’arbres et arbustes. Quant aux romantiques et aux rêveurs, ils privilégient les abords de l’étang, véritable chef-d’œuvre des plus célèbres paysagistes sous le second Empire, Eugène et Denis Bühler.

La mélodie de « La vie en fleurs » au Domaine de Courson se décline aussi auprès des enfants auxquels est dédié le désormais fameux « Parcours d’Hippolyte » qui s’adresse aux 7-12 ans. Leur quête de « l’arbre aux merveilles » est l’occasion de découvrir les plus beaux arbres et floraisons du parc, à l’aide d’un livret-jeu divertissant.
(suite…)

Des jardins qui font du bien

Logo de la Fondation Cognacq-JayLes établissements de la Fondation Cognacq-Jay misent sur leurs jardins pour accompagner les personnes fragilisées vers un mieux-être.

En 1906, Marie-Louise Jay, créatrice de La Samaritaine avec son mari Ernest Cognacq, offre un jardin botanique adjoint d’une « maison du médecin » à son village natal de Samoëns. Un siècle plus tard, les jardins des établissements de la Fondation Cognacq-Jay continuent à accompagner les personnes fragilisées vers un mieux-être, à Paris, en région parisienne et dans le département qui a vu naître Marie-Louise : la Haute-Savoie.

Un jardin d’inspiration japonaise au cœur de Paris
La conviction que les jardins ont un rôle à jouer dans l’accompagnement des personnes fragilisées a servi de précepte à Toyo Ito, l’architecte japonais qui a signé la nouvelle architecture de l’hôpital Cognacq-Jay, à Paris, en 2006. Rue Eugène Millon, dans le XVe arrondissement, chaque chambre donne sur ce jardin. Un jardin qui n’est pas qu’une présence mais un acteur du mieux-être des personnes.

Les patients de cet hôpital de soins de suite où les séjours durent entre 15 jours et 3 semaines et les jeunes autistes de l’institut médico-éducatif adjacent, sont invités à participer à des ateliers de jardinage. Les plantations, les semis de plantes potagères, la réalisation de compositions orales ou de tableaux végétaux sont autant de prétextes à organiser « des ateliers qui font appel à des capacités fonctionnelles, sensorielles, cognitives et motrices », explique Anne Surdon, jardin-thérapeute.

Dans ce cadre de verdure, la professionnelle observe que les activités liées au jardin génèrent du mieux-être et de la confiance en soi, favorisent l’échange entre participants, provoquent des situations d’entraide au sein du groupe. « Prendre soin du végétal, c’est prendre soin de soi », résume Anne Surdon.

Un jardin au carré pour les adultes handicapés psychiques
« Le jardinage s’inscrit dans un temps long comme les maladies chroniques. La maladie chronique psychique, c’est justement ce qu’ont en commun les 64 résidents du Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) de Monnetier-Mornex, en Haute-Savoie. Là encore, cet établissement de la Fondation Cognacq-Jay mise sur le jardinage pour améliorer le bien-être d’adultes handicapés psychiques, tous reconnus dans l’incapacité de travailler.

Sur une grande terrasse, des jardins au carré dont certains à hauteur (où l’on peut travailler debout) ont été imaginés il y a quatre ans pour développer les capacités de chacun et l’estime de soi. « Ce jardin permet notamment d’être ensemble, de faire du lien, de se retrouver, tout en devenant à son tour soignant », commente Sébastien Bonnet, moniteur d’atelier.

Ouvert aux participations actives ou aux participations plus contemplatives, cet espace vert produit des fruits, au sens propre comme au sens figuré. « Notre marché interne destiné aux professionnels crée une dynamique intéressante. Il permet aux résidents d’acquérir un autre statut », explique Sébastien Bonnet.

Du miel et des abeilles
Autre jardin, autre public. À Rueil-Malmaison, l’EHPAD Cognacq-Jay accueille 121 femmes et hommes d’une moyenne d’âge de 88 ans au sein d’un grand parc paysager, comportant aussi un potager et un verger. « Ce jardin est thérapeutique dans la mesure où il prête à voir, à sentir, à se rappeler des souvenirs. On peut y goûter une fraise ou une tomate quand c’est la saison, en étant accompagné ou non d’une animatrice », explique Jacques Alonso, directeur de l’établissement.

Dans la même volonté d’accompagner les résidents et les familles vers un mieux- être, des panneaux signalent les oraisons. À côté des iris et des nénuphars, le parc de l’EHPAD dispose d’une autre source naturelle de bien-être. Des ruches, mises en place dans le parc en 2016, année du centenaire de la Fondation, ont produit 82 kg de miel en 2017. Il a été distribué aux résidents et aux salariés dans des pots agrémentés d’étiquettes réalisées par les personnes âgées. Une source inestimable de vie et de douceur, où la nature permet à chacun de reprendre sa place au centre de sa vie.
(suite…)

394 sites portent le label EcoJardin

Logo EcoJardinSuite au premier comité de labellisation de l’année 2018, 394 sites, répartis sur 12 des 13 régions métropolitaines, ont obtenu la labellisation EcoJardin depuis 2012 qui vise à encourager l’adoption de pratiques de gestion respectueuses de l’environnement.

Ce label valorise le travail des jardiniers gestionnaires des espaces verts et sensibilise les usagers aux problématiques du développement durable ainsi qu’aux pratiques écologiques des espaces verts.

43 sites étaient présentés à cette première session de labellisation 2018. L’ensemble des sites s’est vu décerner ou renouveler le label EcoJardin. Le fort taux de renouvellement se confirme d’année en année mettant ainsi en évidence que le label EcoJardin n’est pas seulement un outil de communication mais également une démarche continue d’amélioration des pratiques. Les rapports montrent que tous les gestionnaires ont amélioré ou maintenu leurs pratiques dans les différents domaines du référentiel. En trois ans, les équipes ont pu progresser sur les points faibles identifiés lors du premier audit grâce aux préconisations des auditeurs.

Pour la première fois depuis le lancement du label en 2012, une entreprise du paysage, Marcel Villette, a obtenu le label pour la qualité de la gestion écologique des espaces verts de son siège social de Gennevilliers. Cette société a la particularité d’intervenir en tant que prestataire sur des sites déjà labellisés comme le cimetière des Fauvelles à Courbevoie. Cette labellisation montre tout l’intérêt du label pour les entreprises du paysage pour lesquelles il est une véritable vitrine de leur savoir-faire en matière de pratique de gestion écologique.

Les informations sur les sites labellisés sont accessibles à tous sur www.label-ecojardin.fr

L’organisation du label national EcoJardin se veut pédagogique et transparente. Elle repose sur une gouvernance associant trois parties indépendantes entre elles :

  • Plante & Cité, plateforme nationale d’études et d’expérimentations sur les espaces verts et le paysage, propriétaire du label et qui en établit le référentiel avec l’appui d’un comité technique ;
  • L’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France, animateur de la procédure d’attribution qui s’appuie sur un comité de labellisation pluraliste composé de représentants des collectivités territoriales, des entreprises, des scientifiques, des associations environnementales et de l’État ;
  • des organismes indépendants chargés de l’audit des sites présentés.