Archive journalières: 14 mars 2017

Les 48h de l’agriculture urbaine à Paris

Les 48h de l'agriculture urbaine, samedi 18 et dimanche 19 mars 2017
Le samedi 18 et le dimanche 19 mars 2017, les 48h de l’agriculture urbaine vous invitent à lancer la saison de jardinage en ville lors d’un weekend convivial et animé ! En plus du jardinage, retrouvez des concerts, des ateliers bien-être, et des activités pour les enfants.

Les 48h de l'agriculture urbaine, samedi 18 et dimanche 19 mars 2017La Société d’Agriculture Urbaine Généreuse et Engagée (La Sauge) a créé les 48h de l’Agriculture Urbaine pour relancer les initiatives de végétalisation juste après la pause hivernale et célébrer joyeusement l’arrivée du printemps, comme cela est fait pour l’été avec la fête de la musique.

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Exposition « Jardins » au Grand Palais du 15 mars au 24 juillet 2017

Affiche de l'exposition Jardins, Grand Palais, Paris 8e (75)Dimanche dernier, j’ai eu l’immense plaisir de parcourir en avant-première la nouvelle grande exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais qui va ouvrir ses portes le 15 mars 2017. Un grand rassemblement pluridisciplinaire de peintures, sculptures, photographies, dessins, films, etc. pour refléter toute la diversité des jardins. À découvrir sans plus tarder !

Le pot doré de Jean Pierre Raynaud, exposition Jardins, square Jean Perrin, Grand Palais, Paris 8e (75)Jardins se veut un modeste écho à la phrase, souvent reprise mais essentielle, de Foucault : « Le jardin, c’est la plus petite parcelle du monde et puis c’est la totalité du monde. »

150 ans après la publication de l’ouvrage fondateur d’Arthur Mangin, Les Jardins : histoire et description et quarante ans après l’exposition déterminante de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites en 1977, Jardins, 1760-1820. Pays d’illusion, terre d’expérience, l’engouement que suscite le patrimoine vert en France ne se dément pas, avec aujourd’hui 22 000 parcs et jardins présentant un intérêt historique, botanique ou paysager, dont près de 2000 sont inscrits ou classés au titre des monuments historiques.

Jardins, dont le titre entend refléter sobrement toute la diversité du sujet, considère à la fois l’histoire de l’art des jardins et l’histoire des expositions sur ce thème, qui n’a que rarement retenu l’attention des institutions culturelles. Si sa présence au musée semble fondée sur une contradiction – le jardin, monument vivant, par nature changeant, éphémère et in situ, n’est-il pas l’objet par excellence d’une exposition impossible ? – les liens entre le musée et le jardin sont en vérité étroits. Lieux de savoir et de plaisir, qui naissent, grandissent et meurent, ils sont aussi un espace que peut arpenter, à son rythme, le visiteur.
Éclair vert, PVC, feutre, eau, plantes, Patrick Blanc, exposition Jardins, Grand Palais, Paris 8e (75)Le sujet est étudié dans sa définition essentielle : comme enclos, entité délimitée au sein d’un territoire, espace mis en scène et donc miroir du monde.

Présenté dans les Galeries nationales du Grand Palais, ce rassemblement pluridisciplinaire de peintures, sculptures, photographies, dessins, films, etc., n’est ni une histoire complète de l’art des jardins, ni un état des lieux qui prétendrait à l’exhaustivité. Des notions connexes, comme celle de nature, seront tenues à l’écart d’un propos fermement centré sur son sujet mais qui entend néanmoins montrer, comme dans un grand collage, le jardin comme œuvre d’art totale, qui éveille tous les sens, et poser la question essentielle de la représentation.

Le parcours thématique, où s’entremêlent l’histoire de l’art et celle des sciences, est construit comme une promenade où le jardin « réel » – ni littéraire, ni symbolique, ni philosophique – est entendu à la fois comme ensemble botanique et construction artistique. Cette exposition « jardiniste », un mot d’Horace Walpole repris par Jean-Claude-Nicolas Forestier, entend défendre le jardin comme forme d’art et ses créateurs comme artistes.

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