Appel à la mobilisation en faveur de la faune cavernicole

Certaines cavités constituent un piège mortel pour la petite faune sauvage. Par curiosité ou par nécessité, la faune cavernicole s’aventure dans les trous artificiels (poteaux creux, cheminées …) et se retrouve piégée. Les victimes se comptent par milliers chaque année. L’ASPAS et la LPO appellent les citoyens à agir concrètement pour la biodiversité en repérant puis neutralisant les cavités-pièges avant qu’il ne soit trop tard.

Été comme hiver, les cavité-pièges sont mortelles pour la faune sauvage cavernicole. Que ce soit pour nicher, se nourrir ou se protéger des prédateurs, l’issue leur est fatale : les petits animaux se retrouvent coincés sans possibilité de ressortir de ces cavités profondes, étroites, lisses.

L’arrachage de certains poteaux creux a révélé la présence de 40 à 80 oiseaux morts par poteau. D’autres espèces sont également concernées, en particulier les petits mammifères. Plus de 1500 cavités dangereuses ont été recensées depuis le lancement national en 2013. Si l’on estime en moyenne à 30 cadavres par cavité-piège, actuellement ce sont près de 45 000 oiseaux et mammifères qui sont potentiellement en danger.

Des cavités dangereuses partout
Elles sont partout, dans nos villes, nos campagnes et même dans nos jardins ! Poteaux téléphoniques, poteaux de clôture, poteaux de filets paravalanches, anti-éboulements, poteaux de supports publicitaires ou de fil à linge, panneaux de signalisation…
D’autres, tout aussi silencieux peuvent exister même chez vous, tel que les cheminées (surtout inutilisées et même condamnées), certaines gouttières, mais aussi toutes les cavités ou les trous au ras du sol qui ont des parois verticales, ne présentant aucune aspérité. Ce sont les regards de compteur d’eau, regards d’égout, vides sanitaires, étais, fosses diverses, piscines ou abreuvoirs, composteurs ouverts, et bien d’autres installations…

Agir aux côtés de l’ASPAS et de la LPO
Alors que la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages tout juste votée prévoit l’interdiction de la pose de poteaux creux à compter du 1er janvier 2017, ceux déjà installés ne seront pas rebouchés ! Pour remédier à ce fléau, il ne tient qu’à chacun de les neutraliser ! Chacun peut devenir un observateur et agir près de chez lui.

L’ASPAS et la LPO ont réalisé un guide d’actions (problèmes et solutions) pour aider tout un chacun à supprimer ces cavités-pièges ainsi qu’une vidéo pour connaître les bons gestes.

Guide d'actions, ASPAS et LPO
Par ailleurs, l’ASPAS et la LPO demandent à rencontrer la direction de la société Orange suite aux diverses sollicitations auprès des directions techniques. Ces dernières avaient été interrogées à plusieurs reprises pour mettre en place des actions de sécurisation des poteaux de télécommunication. Les demandes sont restées lettre morte.

Pour l’heure et pour que le recensement continue, il faut être nombreux à signaler les pièges. Pour cela, renvoyez le formulaire (papier) complété ou remplissez le nouveau formulaire en ligne. Dans votre jardin, lors d’une promenade ou d’un déplacement, ayez l’œil et neutralisez les pièges. Devenez la sentinelle de votre quartier.

Commentaires (2)

  1. jpp

    Cette campagne, avec appel à la délation et qui aura sans doute beaucoup d’écho, me met mal à l’aise. Bien sûr, si les poteaux creux sont dangereux pour les oiseaux, il ne faut pas de poteaux creux. De là à interdire les cheminées et les gouttières…
    Les oiseaux cavernicoles et les hommes vivent ensemble depuis fort longtemps. Le monde rural traditionnel était parfaitement organisé pour eux , avec ses cavités dans les murs, ses hangars ,ses granges. J’ai même vu de curieuses poteries fichées dans un mur à destination des hirondelles. C’est cela qui manque dans notre monde lisse et fermé. Donc la campagne à mener devrait d’abord consister à aménager des abris pour oiseaux dans les constructions modernes.
    En ville , le principal ennemi des oiseaux n’est pas l’homme mais le chat. A saint-Serge , depuis que des chats ont été adoptés, il y beaucoup moins d’oiseaux et beaucoup plus d’insectes et gastéropodes ravageurs. Je ne vais pas pour autant remettre en cause la présence des chats…je fais avec. je les aime bien aussi.
    Des dangers pour les oiseaux , il y en a toujours eu,il y en aura toujours avec ou sans l’homme.
    .Or le monde sauvage n’est pas un monde de bisounours : tout le monde y mange tout le monde. La campagne en question me trouble parce qu’elle propage une vision anthropomorphisée de l’animal sauvage. Il faudrait en prendre soin comme d’un parent, d’un enfant. On veut nous faire pleurer comme devant un dessin animé de Walt Disney.
    J’essaye d’entretenir avec la nature une relation de respect, sans tomber dans l’infantilisme.

  2. nanou

    TRES BIEN .Parlons en autour de nous

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