Conférence rencontre Main Verte sur la végétalisation participative

Logo Main VerteLe mercredi 6 janvier à 14h, le réseau Main Verte organise une conférence rencontre sur la végétalisation participative à la Maison du Jardinage dans le parc de Bercy (Paris 12e).

Au programme :

Rendez-vous à 14 heures.
41, rue Paul Belmondo, 75012 Paris.
Conférence gratuite, sur inscription
auprès de main.verte@paris.fr ou au 01 53 46 19 19.

 

Commentaires (12)

  1. nanou

    oui après mon retour de Hollande , c’est la première fois que j’ai pris conscience à quel point ttes nos clôtures , grilles etc , enlaidissaient le  » paysage  » de nos villes . Nous enfermons la nature dans des jardinières de ville , dans des jardins publics clôturés , alors que les hollandais et souvent les anglais vivent dans la nature , certes très limitée , mais bien présente.

    Sans tomber dans la philosophie , d’où cela vient cette volonté d’embrigader la nature ?

  2. nicole

    superbe, Nanou ! le rêve …… la notion de frontage est quasi inconnue chez nous, où efefctivement nous avons une vocation de vendeurs de cl^tures ….. certaines rues sont de vrais expositions de manières de se planquer ! et c’est d’un moche, ces clôtures disparates, vieillies ……

  3. jpp

    Parfaite illustration de ce que Nicolas Soulier appelle « frontage » : il y a continuité entre l’espace privé et l’espace public.

  4. nanou

    imaginez vous cela en France ? https://www.flickr.com/photos/24516237@N00/21238453959 . JE ne sais si on peut zoomer

    photo prise sur un blog anglais

  5. nanou

    eh oui , c’est bien français cette mentalité ; en hollande , la plupart du temps les maisons ne sont pas barricadées de grilles comme chez nous , c’est bien ds notre esprit puisque même
    à la campagne , des gens mettent des grilles d’abord avant même de construire des murs . donc on voit cette chose ahurissante : une grille seule en pleins champs avec, loin derrière , la maison .

  6. nicole

    je recommande aussi ce qui est devenu une de mes quelques bibles, ce « reconquérir les rues » cité par JPP (ce qui ne m’étonne pas ! LOL) qui , notamment, expose parfaitement le « merveilleux » et inflexible distingo espace public/espace privé . on y trouve aussi une analyse simple des systèmes de fonctionnement comparés hollande/france qui explique beaucoup de choses … un p’tit exemple vécu par moi l’an passé : co listière du nouveau maire, je m’implique dans les travaux des Espaces Verts. je propose à l’adjoint en charge des services techniques et donc des bouts de gazon le fleurissement des trottoirs par les riverains vlontaires, dossier à l’appui, avec des villes d’importance telles que Nantes, où je ne pense pas qu’on prenne les choses par dessus la jambe …. réponse du cadre fonctionnaire en charge de la voirie : dégager l’enrobé au pied des propriétés ? faut d’abord un constat d’huissier, qu’on soit pas accusés de dégradation . avec des mentalités comme ça, vaut mieux ne rien demander, et faire à la sauvage …..ce que je vais commencer au printemps ! et … bon je ne vais pas démarrer sur les merdes de chien , les mégots et les emballages mcdo !

  7. nanou

    voilà , c’est clair maintenant . primo , nous n’habitons pas Paris , secondo surtout je ne suis pas du tout au courant de ttes les actions écologiques où vous participez de près ou de loin, il y a qq temps je ne savais même pas ce qu’était un jardin partagé . Donc vous pouvez
    comprendre que la plupart de vos récriminations me passent complètement au dessus
    de la tête si vous n’êtes pas clair . suis je la seule ?

  8. jpp

    Pardon pour mes propos embrouillés qui supposent qu’on connaisse déjà le contexte parisien.
    Il existe à Paris un groupe qui se nomme la « guerilla gardening » en référence à la « green guerilla » de Liz Christie, une artiste plasticienne qui fut à l’origine des jardins communautaires new-yorkais. Ce groupe fait des plantations un peu partout sans demander d’autorisation . Il est donc contre le principe de demander un permis pour végétaliser. Il voudrait qu’il y ait un droit à planter ou à semer, reconnu une fois pour toutes.
    Les mairies d’arrondissement à Paris conseillent en général aux services de nettoyage de ne pas arracher les plantations faites dans l’espace public tant qu’elles ne posent pas de problème sérieux. Seulement il y a à Paris une administration qui n’en fait qu’à sa tête : les élus passent, eux restent. Les plantations spontanées ont donc un sort plus ou moins heureux selon qu’elles tombent sur un responsable de secteur intelligent ou pas (y ajouter des problèmes de sous-traitance des travaux qui peuvent encore embrouiller l’affaire).
    Le permis de végétaliser parisien est donc à double tranchant :
    -positif dans mon cas parce que j’ai obtenu une autorisation de la Mairie centrale et que les services de nettoyage ne peuvent plus détruire mes plantations comme cela m’est d’abord arrivé avant que n’existe le fameux permis;
    – négatif si on n’a pas le permis et si on tombe sur un dinosaure qui vous dit : pas de permis, pas de plantation.

  9. nanou

    Merci pour votre témoignage Josette

    en ce moment j’ai plein de petites herbes folles entre les pavés le long des trottoirs de ma rue . Cela me donne des idées …..
    un de ces jours on va voir une camionnette de la mairie arroser tt ça avec des produits chimiques ( peut être sur le coup de fil d’un voisin  » faites qqchose ça fait pas propre ttes ces mauvaises herbes ! )

    heureusement ça repousse toujours !

  10. Josette

    Je me disais aussi « pas ‘intervention de jpp sur un sujet aussi brûlant » ???

    Voilà qui est fait. Nanou apporte aussi un témoignage intéressant.

    Dans l »Essonne il y a quelques années j’intervenais dans un petit chemin « qui sentait bon la noisette » pour que les services municipaux épargnent des pieds de carottes sauvages, des pois de senteur, des arbustes qui débordaient des clôtures des jardins noisetiers, lilas, seringa, etc.

    Pendant des années ce chemin a été ignoré des services de la mairie, c’était parfait. l’été il était bien ombragé, parfait pour une petite promenade avec mon chien Toutou (je ramassais si nécessaire). Et puis un jour, patatras !! Tout a été passé régulièrement à la moulinette et je me demande bien pourquoi cette idée de destruction dans un si petit endroit qui reliait 2 rues.

    J’allais voir les employés leur demandant d’épargner tel pied de plante spontanée ou alors j’entourai la plante en question avec une banderole et un petit écriteau « merci d’épargner… » J’ai eu quelques satisfactions.

    Pendant qu’on rognait à tour de bras dans « mon » chemin », un gros massif de rhodos créé au parc de la ville crevait de soif et c’est moi qui donnait l’alerte car personne des espaces verts de la ville ne s’en souciait..Au lieu de ratiboiser, arroser aurait été plus avisé ; planter encore plus dans la vile aurait été également agréable. .

    Je parie qu ‘aujourd’hui « mon » petit chemin a été bitumé et qu’en plein été plus aucune ombre ne protège le promeneur .

  11. nanou

    JPP ,
    j’ai demandé des explications à mon mari parce que je ne comprenais pas grd chose à votre article , ceci entre autres  » on peut craindre que le permis de végétaliser appliqué au pied de la lettre, soit une arme aux mains de certains bureaucrates contre la pacifique
     » guérilla gardening  » Pas compris …….

    nous habitons une petite rue tranquille de banlieue parisienne avec de grdes jardinières de pavés structurant les places de stationnement ; Elles sont plantées et entretenues régulièrement par la mairie . IL y en a une en face de notre maison que je me suis empressée de planter de diverses plantes jolies et faciles . Si on ne surveille pas de tps en tps , ( on a le temps puisque nous sommes retraités ) , la mairie , au changements de saison , s’empresse d’arracher tout ce qui n’a pas été planté par EUX, beau ou pas beau , les ordres sont les ordres . IL a fallu qu’on fasse un gros mensonge  » Ah non touchez pas à ça , la mairie ne veut pas !  » ah bon du moment que la mairie a dit que……..mais il faut être tt le temps de garde , pénible !!

    vos pieds d’arbres salis , c’est pareil partout !il faudrait surtout éduquer les gens .
    je trouve que les panneaux qui sont ds les villes  » pour une ville propre  » ne sont pas inutiles
    ce sont nos enfants ou petits- enfants qui profiteront de l’évolution des mentalités

  12. jpp

    Il faut saluer le travail enthousiaste des responsables du projet à l’Agence d’écologie urbaine qui se démènent pour le mettre en place.
    J’expérimente le dispositif devant chez moi (deux pieds d’arbre). Et je constate qu’il y a des habitudes à changer en ce qui concerne l’usage de l’espace public tant du côté des usagers que de l’administration. D’abord je dois prendre sur moi de nettoyer ce que les gens ont pris l’habitude de balancer au pied des arbres : mégots, papiers gras , crottes de chien. Mes pancartes « permis de végétaliser » et mes végétaux n’ont pas l’air de les faire réfléchir.
    Comment en est – on arrivé là ? Les services du nettoyage sont censés nettoyer les pieds d’arbre aussi bien que les trottoirs , ils ne le font pas : petit à petit les propriétaires de chien ont abandonné la bonne habitude de ramasser les crottes de leur animal, il suffit qu’une personne le fasse et que la preuve reste en place pour que tout le monde s’y mette. Les arbres de ma rue sont devenus les crottoirs de tous les chiens du voisinage. Du côté de la Mairie, on « essaye de motiver le personnel », on donne la consigne (informelle) de respecter les plantations même sauvages . J’ai déjà raconté comment mes premières plantations spontanées avaient été anéanties probablement sur l’ordre d’un chef de service imbu de ses prérogatives : de ce point de vue , on peut craindre que le permis de végétaliser -appliqué au pied de la lettre- soit une arme aux mains de certains bureaucrates contre la pacifique « guerilla gardening ».
    Malgré cela il s’agit d’une bonne avancée. Mais il ne suffit pas d’envoyer les habitants au « casse-pipe ». il faut aussi réformer une administration qui date de Napoléon 3 (la caste des ingénieurs) et pâtit grandement d’un corporatisme qui n’a rien à voir avec un syndicalisme véritable.
    Sur ce thème de l’espace public vécu comme bien commun et non pas no mans land abandonné aux caprices d’une administration lointaine, on peut lire avec profit « Reconquérir les rues » de Nicolas Soulier qui relate notamment les expériences allemandes (Fribourg) ou américaines (« new urbanism »). Ça n’épuise pas la question mais c’est un bon élément de réflexion.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *